Publié le 14 Juillet 2022

Dimanche 13 juillet 1952 - la paille d'avoine
Dimanche 13 juillet 1952 - la paille d'avoine

Beau temps ciel mi-couvert

J'ai continué à nettoyer le sol et sortir des vannes*. Marty de Vallègue est venu nous voir pour nous vendre une vache. Julien de Las Trilles est venu chercher 20 balles de paille d'avoine qu'il nous paiera comme nous vendrons l'autre.

 

* enveloppes du grain lorsqu'il a été ventilé

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Publié le 14 Juillet 2022

Samedi 12 juillet 1952 - le camion des silos

Ciel couvert le matin vent d'ouest chaud le soir

Avons ventilé le grain du sol et nettoyé les vannes. Le soir Camille sa mère Paulette sont allés dépiquer à Roou chez Elie Puget. Le camion du silo de Castelnaudary est venu chercher 125 sacs de blé à 81 kg sur 200. Il reste encore 75 sacs.

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Publié le 11 Juillet 2022

Vendredi 11 juillet 1952 - silos et grenier
Vendredi 11 juillet 1952 - silos et grenier

Temps très chaud

Avons fini de dépiquer à midi

Avons eu 288 htre de blé

En avons pesé 200 pour les silos reste au grenier 88 h

Avoine 162 sacs à 50 kg

Gaston a pris 50 balles à 70 kg donc 70 sacs à 50 kg

Durand 70 sacs à 50 kg au grenier plus 22 sacs à partager au grenier aussi

Paumelle 58 sacs à 65 kg

Compte que nous avons fait à Bayssières 

Blé 280 à 80 kg

Avoine 150 à 50 kg

Paumelle 50 à 65 kg

Dan spa marge : Récolte en tout 508 sacs de grain

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Publié le 10 Juillet 2022

Jeudi 10 juillet 1952 - les dépiquaisons

Beau temps très chaud

Avons commencé à) dépiquer avec le matériel de Julien Bayssières

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Publié le 9 Juillet 2022

Dimanche 10 juillet, la Borde Perdue à Mirepoix (09)

J'aurai le plaisir de vous retrouver au 26e Salon du Livre de Mirepoix - Mirenpages - le dimanche 10 juillet de 9h à 18h pour une présentation et dédicace du roman des métayers du Lauragais : Ceux de la Borde Perdue.

60 auteurs environ seront présents à ce salon dans le cadre exceptionnel qu'offre Mirepoix.

Dimanche 10 juillet, la Borde Perdue à Mirepoix (09)

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Publié le 9 Juillet 2022

Mercredi 9 juillet 1952 - entre foins et blé

Beau temps

Camille et rené ont fini de dépiquer chez Lanegrasse à midi. Ici avons chargé une charrette de fourrage et préparé pour dépiquer. Suis allé en Esteve et Montmaur pour les commander

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Publié le 8 Juillet 2022

Mardi 8 juillet 1952 - Dépiquer

Ciel brumeux temps moins chaud 

Avons fini de gerboyer à quatre heures. Camille et René Fauré sont allés dépiquer au Tivoli après dîner

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Publié le 7 Juillet 2022

Lundi 7 juillet 1952 - d'autres champs

Beau temps très chaud

Avons continué à gerboyer fini le champ des artichauts et commencé celui des aygalots 

Paulette et Huguette sont revenues de soigner son père à Roou.

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Publié le 6 Juillet 2022

Dimanche 6 juillet 1952 - l'étoile de Choisy

Ciel couvert temps lourd

Avons continué à gerboyer. Fini le Reasi sous le petit bois et commencé l'Etoile de Choisy au champ des artichauts

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Publié le 5 Juillet 2022

Samedi 5 juillet 1952 - le blé et les soins

Temps frais le matin vent marin assez fort le soir

Avons fini de rentrer le blé du haut du grand champ celui du haut du champ de derrière la maison et commencé sous le petit bois. Paulette et Huguette sont à Roou pour soigner son père. Camille y va coucher chaque soir.

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Publié le 4 Juillet 2022

Vendredi 4 juillet 1952 - gerboyer le blé

Temps moins chaud 

Avons commencé à gerboyer le blé au haut du grand champ

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Publié le 3 Juillet 2022

Jeudi 3 juillet 1952 - Elie est malade

Temps très chaud orage sur l'est

Quelques gouttes de pluie ici

Avons fini de gerboyer l'avoine. Suis allé voir Elie de Roou qui est assez malade

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Publié le 2 Juillet 2022

Lauragais d'Autrefois (177) : dictons occitans sur le blé et les moissons

De saison... Petite revue des expressions et dictons occitans liés au blé et aux moissons...

 

Es un gran de blat dins la gargamela d'un ase

C'est un grain de blé dans la gorge d'un âne ( = ce n'est presque rien)

Balhar de blat d'ase

Donner du blé d'âne (= donner des coups)

Balhar de blat banhat

Donner du blé mouillé (= tromper quelqu'un)

Le blat demora quaranta jorns en flor per esperar le segal son companhon

Le blé reste quarante jours en fleur pour attendre le seigle son compagnon

Sega ras, que ganharás.

Moissonne ras/court, tu gagneras.

Cal pas segar abans de semenar.

il ne faut pas moissonner avant de semer 

 

Petit lexique des moissons d'autrefois

segar : moissonner

la dalha : la faux / la garba : la gerbe  / le tavèl : le tas de gerbes. / le garbièr, la garbièra : le gerbier

l'òrdi : l'orge / la civada : l'avoine / la paumola : la paumelle / le blat : le blé

 

Si vous connaissez d'autres dictons ou expressions sur ce thème qui étaient usités en Lauragais, n'hésitez pas à me les adresser. Nous complèterons ce post ensemble au fur et à mesure. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

 

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Publié le 2 Juillet 2022

Mercredi 2 juillet 1952 - les gerbes du Souleilha

Beau temps lours moins chaud qu'hier

Le matin avons chargé le fourrage de derrière la maison et celui de sous le vivier quatre petits chargements. ET avons chargé et déchargé deux charrettes de gerbes et avoine du Souleilla. Moi et Camille avons descendu l'auge abreuvoir et la pompe au ruisseau 

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Publié le 1 Juillet 2022

Mardi 1er juillet 1952 - l'esparcette et le camion
Mardi 1er juillet 1952 - l'esparcette et le camion

Vent marin très chaud grande sécheresse 

Le matin Jules Pech est venu chercher la dernière esparcette 

Il a pris sur le camion.   4620 kg

sur la remorque.          2820

et sur le camion de Bonas 

l'autre jour 18 juin.        2650

il a pris en tout.           10090 kg

à 6 francs 50 le kilo égale 65585 francs

Le même jour il a pris 4160 kg de paille à 1 francs 50 cent égale  6240 f

Total dû par Pech.       71825 francs

une part                         35912 f

       part pour Durand Jean 17956 f

Le soir avons fini de gerbier la paumelle. Rentré six charrettes et avons commencé à rentrer l'avoine

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Publié le 30 Juin 2022

Lundi 30 juin 1952 - les gerbes de paumelle

Vent marin très chaud

Le matin avons ramassé le fourrage du fond du champ derrière la maison et celui de sous le vivier et coupé celui de sur le lotier. Le soir avons commencé à gerboyer la paumelle du champ du hangar six charrettes

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Publié le 29 Juin 2022

Dimanche 29 juin 1952 - pincer les vignes

Vent marin léger Forte chaleur

Le matin avons ramassé le fourrage du champ du pailler et j'ai fini de pincer les vignes. Gaston Lanegrasse est venu chercher un sac de maïs. François de Bonifié est venu pour voir René Fauré pour le prendre gagé à Piquetalen.

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Publié le 28 Juin 2022

Samedi 28 juin 1952 - Eugène du château

Temps très chaud, orage de St Ferreol à quatre heures très peu de pluie

Avons continué à sulfater les vignes et à les tailler. Le matin coupé le fourrage sous le vivier. Euhène du château des Borrels vient de venir se faire tailler les cheveux.

 

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Publié le 27 Juin 2022

Vendredi 27 juin 1952 - le fourrage du pailler

Temps moins chaud nuages

Camille et rené ont coupé le fourrage du pailler et celui de derrière maison. Moi j'ai continué à tailler

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Publié le 26 Juin 2022

photo Coll. Nardèze

photo Coll. Nardèze

La ruscada était la lessive du linge du quotidien qu'on faisait environ une fois par semaine. Mais pour les grandes pièces de linge comme les draps, il existait la Granda bugada. Parfois, on trouvait cela dans le bail de métayage : les femmes de la maison se chargerait de cela pour le propriétaire. Voici un témoignage recueilli auprès de Paulette D.

Elle y relate les journées de grande lessive, la granda bugada (la grande buée) et le travail que cela représentait.

"La lessive habituelle que l’on faisait une fois par semaine, le plus souvent le lundi, ne ressemblait pas aux grandes buées que l’on faisait deux ou trois fois par an pour laver les draps.

Une fois par semaine, on triait le linge et grâce à l’eau tirée du puits ou, à la Rigole (nb : le cours d'eau à proximité) lorsque la saison s’y prêtait, on lavait et on battait le linge de toute la famille avant de le mettre à sécher sous un hangar. On utilisait pour la ruscada (lessive en occitan) une lessiveuse, du savon et de l’huile de coude pour frotter vigoureusement

On lavait aussi les draps de toute la maisonnée du propriétaire. On attendait qu’il y en ait suffisamment car c'était un sacré travail. La granda bugada (la grande buée en occitan) avait lieu ainsi trois ou quatre fois par an, en général, au début du printemps et de l’automne.Toutes les femmes des métayers étaient réunies pour cette occasion.

Les draps étaient mis à tremper la veille dans le dorc, c’était un grand cuvier de bois cerclé de fer, muni d’une bonde et d'un tuyau sur le côté permettant l’évacuation de l’eau. (nb : L’appelation dorc désigne communément un pot à graisse en occitan mais dans ce cas, c'est également le cuvier) 

Les draps trempaient une nuit entière avec de la cendre qu'on mettait par dessus, enfermée dans un vieux drap. Le matin, les femmes des métayers se réunissaient et nous mettions l’eau à chauffer dans une lessiveuse ou un grand chaudron. Cette eau était versée petit à petit sur les draps, récupérée par l'évacuation et remise à chauffer. L’opération devait être suffisamment lente pour que l’eau monte lentement en température au fur et à mesure, de la buée se répandant dans tout le local, le plus souvent nous faisions cela sous un vieil hangar. Une eau bouillante déversée directement aurait pu faire s’amalgamer les saletés plutôt que des les dissoudre grâce aux propriétés détergentes de la cendre. 

Le lissieu, l’eau de lessive, faisait ainsi plusieurs cycles au fur et à mesure dans le dorc. Au bout de deux à trois heures, lorsqu’elle bouillait, on évacuait alors toute cette eau sale. Parfois, on n'était pas d'accord, il y avait de petites chamailleries.  Certaines considéraient que l’eau était suffisamment chaude, d’autres préféraient en verser encore davantage. Après utilisation l’eau de lessive était répandue  sur le tas de fumier le plus proche à grands coups de seaux en fer blanc. Les draps encore lourds de l’eau qu’ils contenaient, lorsqu’ils étaient un peu refroidis, étaient entassés dans de grandes panières ou des comportes.

Il fallait alors attendre l’intervention des hommes qui, grâce à des brouettes, ou à la force des bras, les apportaient jusqu’au bord de la Rigole de la plaine.

Il fallait alors entreprendre le rinçage. Selon la saison, le travail était de taille, on pouvait en cumuler jusqu’à cinquante. Les abords de la Rigole n'étaient pas aménagés pour cette opération et elle n’en était rendue que plus délicate. Un drap pouvait nous échapper et être emporté par le courant pour aller s’échouer dans les racines sur les berges. L’eau dévalant du barrage de Saint Ferréol pour aller alimenter le Canal du Midi pouvait être très froide à certains moments de l'année, on ne sentait plus nos mains glacées.

Les draps rincés, il fallait enfin les essorer. On se mettait alors deux par deux pour les tordre et leur faire rendre le plus d’eau possible. Cette tâche pénible n’était pas la dernière, puisqu’il fallait encore les étendre sous un hangar le long de fils prévus pour cela."

Je remercie Paulette D. pour son témoignage et la famille Nardèze qui m'a confié de précieux clichés dont celui de la lessive.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Publié le 26 Juin 2022

Jeudi 26 juin 1952 - la vigne

Beau temps orageux très chaud 

avons fini de moissonner ce matin. Le soir avons emoché la vigne et commencé de la sulfater à 5kg de cuivre

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Publié le 25 Juin 2022

Mercredi 25 juin 1952- le blé du haut du grand champ

Beau temps très chaud

Avons continué à moissonner

Coupé le blé du haut du grand champ. Gaston est parti à 3 heures 1/2

Le vétérinaire est venu tuberculiser les deux paires de boeufs nouveaux.

Huguette Durand 4 mois aujourd'hui 

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Publié le 24 Juin 2022

Mardi 24 juin 1952 - le temps des moissons

Beau temps très chaud

Avons continué à moissonner. Coupé et mis en tas le champ des aygalots sous le petit bois et la paumelle du champ du hangar avec le tracteur

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Publié le 23 Juin 2022

Lundi 23 juin 1952 - faire les passages

Orages sans pluie ici vent le jour

Avons fini de faire les passages

Gaston est venu le soir avec le tracteur

Avons moissonné le champ des artichauts

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Publié le 22 Juin 2022

Dimanche 22 juin 1952 - curer l'abreuvoir

Beau temps chaud - J'ai travaillé tout le jour à arranger et curer l'abreuvoir et coupé des buissons au ruisseau. Camille et Paulette et Huguette sont allés dîner à Roou. Claud Rey d'en Touzet de Montmaur a eu une fille aujourd'hui à onze heures.

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