Publié le 7 Avril 2022

Lundi 7 avril 1952 - le décavillonneur

Vent marin assez fort. Avons fini de labourer et de passer le décavillonneur* à la jeune vigne et commencé à la déchausser. Julie Pagès de la Chartreuse est venue pour voit Huguette. Gaston Lanegrasse est venu aussi.

 

* pour labourer entre les pieds de vigne

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Publié le 6 Avril 2022

Dimanche 6 avril 1952 - le joug long

Beau temps vent marin à la nuit

J'ai réparé le joug long.

Jean-Marie et sa femme Mimi et son fils Roger Elie et Anna Puget sont venus à la veillée

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Publié le 5 Avril 2022

Samedi 5 avril 1952 - des labours

Gelée beau temps

Avons commencé à labourer et déchausser la jeune vigne

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Publié le 4 Avril 2022

Vendredi 4 avril 1952 - déchausser la vigne

Vent d'ouest très froid

Avons fini de déchausser la vigne vieilles. Joséphine est allée à Villefranche vendre des pigeons 450 f la paire et les oeufs 110 f

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Publié le 3 Avril 2022

jeudi 3 avril 1952 - la neige encore

Vent d'ouest très froid quelques giboulées de neige. Avons continué à déchausser la vigne vieille

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Publié le 2 Avril 2022

Le roman du Lauragais d'Autrefois

C'est ici que tout a commencé. Ici, sur ce blog, les Carnets d'Emile créé il y a près de 6 ans maintenant. La petite communauté qui s'est formée autour de ce Lauragais de la terre, ce Lauragais d'autrefois qu'évoquaient les carnets de mon grand-père m'a, de fil en aiguille, amené vers la fiction. Quoi de mieux que le roman pour redonner du souffle à ces vies d'antan, à ces métayers qui étaient alors encore nombreux au début des années 50 ?

Ceux de la Borde Perdue est ainsi passé du feuilleton hebdomadaire numérique à roman édité. Il arrive en ce mois d'avril chez les libraires où on peut le commander et il est sur les plateformes (Fnac, Amazon...).

L'histoire ? L’histoire est celle des Bourrel. En novembre 1951, la famille s’installe à la Borde Perdue à Florac-Lauragais. Elia, Léonce, Germain et tous les leurs ont quitté soudainement la métairie d’Alfred Belloc qu’ils exploitaient depuis plus de vingt ans.
Quatre générations vivent sous le même toit, quatre générations que le destin n’a pas épargnées à tel point, qu’en chuchotant, on surnomme ces métayers les « maffrés ». Ils fuient le poison de la rumeur et les douleurs du passé. Au sein de ce clan balloté, Louise cherche sa place...

Le roman arrive donc le 19 avril mais il est déjà disponible sur le site des éditions Il est Midi (frais de port gratuits). En voici le lien :

On se retrouve la semaine prochaine pour de nouveaux posts évoquant le Lauragais d'autrefois. Merci pour votre fidélité.

Pour tout renseignement, écrivez-moi : contact@bordeperdue.fr 

Le roman du Lauragais d'Autrefois

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Publié le 2 Avril 2022

Mercredi 2 avril 1952 - de la neige en avril

Vent d'ouest très froid bourrasques de neige dans la nuit. Avons commencé à déchausser la vigne vieille

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Publié le 1 Avril 2022

Mardi 1er avril 1952 - les vesces

Beau temps dans la journée mauvais temps à la nuit vent d'ouest avec pluie fine

Le matin avons fini de semer les betteraves et les vesces. Le soir avons passé les deux herses au blé du champ des aygalots

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Publié le 31 Mars 2022

Lundi 31 mars 1952 - fèves et betteraves

Vent marin orageux

Le matin j'ai passé la houe aux fèves et fini de préparer pour les betteraves au petit champ du jardin le soir. Avons commencé de les semer.

Camille est allé à Villefranche payer le médecin Izard de l'accouchement de Paulette 10000 f et 12000 de visite soit pour papa ou pour Paulette en tout 22000f 

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Publié le 30 Mars 2022

Dimanche 30 mars 1952 - préparer le jardin
Dimanche 30 mars 1952 - préparer le jardin

Beau temps chaud et orageux Tonnerre le soir sans pluie

J'ai travaillé au jardin. J'ai fait les raies pour les tomates et travaillé les artichauts. Elie et Anna Puget de Roou sont venus à la veillée.

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Publié le 29 Mars 2022

Samedi 29 mars 1952 - orages sur les Pyrénées

Beau temps chaud et orageux. Tonnerre et orage sur les Pyrénées sans pluie ici

Avons préparé la terre pour les betteraves au petit champ du jardin. Le médecin Izard est venu hier aussi voir Paulette

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Publié le 28 Mars 2022

Vendredi 28 mars 1952 - les herses

Vent marin fort Le matin avons fini de fumer la jeune vigne 28 charrettes

Le soir avons fumé pour les melons et commencé à passer les herses au blé derrière la maison. Hongreur Boutonnes est venu castrer cinq petites cochons à 60 f l'un = égale 360

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Publié le 27 Mars 2022

Jeudi 27 mars 1952 - les flacons de médicament

Vent marin froid - Avons continué à fumer la jeune vigne. Camille est allé à Villefranche chercher quatre flacons de spécule pour Paulette. Elie est venu la voir avant de souper

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Publié le 26 Mars 2022

Photo coll. Rouzaud

Photo coll. Rouzaud

Les fèves avaient une place de choix dans les exploitations agricoles d'antan pour l’alimentation, qu'elle soit animale ou humaine, et la rotation culturale. On semait quand on le pouvait les graminées sur les légumineuses et vice versa.

 

Des semis avec le brabant - Semenar las favas

Aimé Boyer se souvient :

"On les semait le plus souvent, sur une milliaire, avec le brabant sans oublier d'incorporer le fumier.

À partir du 11 novembre suite au déménagement - au changement de borde pour les métayers - lorsque c'était le cas et jusqu’en février. On allait au champ avec un sac de fèves posé sur le brabant, sans oublier un petit panier. On faisant un premier sillon en rabattant le labour sur un bord de champ. C'était le labour à plat.

Et, au troisième sillon, le panier posé et bien calé sur le brabant, tout en menant les vaches qui savaient ce qu'elles avaient à faire. on semait en égrenant sans forcément s’appliquer à le faire graine par graine. Puis on posait le panier au sol, avant de tourner le brabant, on faisait trois sillons supplémentaires, et on reprenait le panier qui était resté au bout, Et on répétait cette opération sur un hectare environ."

 

Un sarclage difficile au début du printemps -sarclar et deserbar

Il poursuit :

« Quant elles était nées, il fallait les sarcler, ce n’était pas une mince affaire ! Elles avaient étés semées l’hiver donc la terre était molle. Cela signifie que le printemps venu, il n’y avait pas de terre meuble. C'était surtout le désherbage manuel qui était l’essentiel de l’action. Et quelques fois il fallait le faire deux fois avant quelles fleurissent."

Vers la table - A taula !

Apres la floraison, dès que le grain était formé, un premier ramassage permettait d'en déguster à croque sel.

En omelette, on faisait revenir les fèves dans la poêle et on vidait dessus les œufs battus. On les cuisinait en sauce, préparées un peu comme la mongetada. On les servait aussi en soupe avec des légumes classiques.  

Les petites fèves mélangées avec le pain dans la soupière et consommées aussi avec les légumes après la soupe. La soupe était une recette à base de pain. 

La soupe était épaisse tellement que la cuillère tenait debout dans l’assiette. Elles étaient cuites en purée, vidées sur le pain dans la soupière.  Quelle joie de déjeuner avec une assiette de soupe refroidie, un carré de lard coupé en dés, sur une tranche de pain tiré de la marque et arrosée du vin de la vigne. 

Cela constituait notre régime alimentaire journalier durant un bon mois de l'année."

 

La récolte des fèves sèches - batre las favas

« Quant elles étaient mûres bien noires, pied compris, on les ramassait le matin avec la rosée, sinon elles s’égrenaient. De petits tas étaient rassemblés toutes les trois ou quatre rangées. Il fallait aussi les charger sur les charrettes disponibles.     

Il fallait ensuite se préoccuper de la préparation du terrain pour les battre avec le rouleau en bois à traction animale.

La préparation consistait, sur un sol plat, à couper l’herbe en faisant glisser le dessous du sarcloir sans faire de trou dans la terre.On formait un espace circulaire, pour permettre à l’attelage de tourner sans faire de manœuvre. 

Le jour J, les fèves était étalées sur le sol en bonne couche en prenant soin de ne pas en mettre au centre, toujours pour la même raison de manœuvres à réaliser.  Le rouleau en bois tiré par nos braves vaches allait tourner en rond toute la journée. Cela s'entrecoupait de longues pauses. Quand on avait fais quelques tours sur les fèves qui craquaient sous le pois du rouleau, on écartait l’attelage hors de l'espace, à l'ombre, et avec la fourche on retournait les pieds. On brassait pour faire tomber les fèves au sol et redonner du volume à la récolte. On reprenait alors nos vaches qui en avaient profité pour ruminer.

On refaisait quelques tours de plus et on allait délier les vaches qui avaient suffisamment tourné en rond.

 

Puis c'était à notre tour de jouer, équipés de chapeaux, un mouchoir calé dessous comme les légionnaires, on tournait en donnant du volume on faisait tomber les dernières fèves rebelles accrochées aux fanes. On faisait plusieurs tas de toutes ces tiges et feuilles qui n’étaient pas tombées car elles allaient être rentrées à l’abri pour être consommées plus tard en récompenses à nos bonnes vaches.

Avec le revers du râteau à foin, on poussait pour faire plusieurs tas de graines mais aussi de résidus divers : feuilles, tiges cassées, fanes écrasées sans oublier de la terre portée du champ avec les racines et du sol de battage.

On installait ensuite au pied d’un tas, une ou deux couvertures ou draps. Et on posait dessus le moulin, à ventiler à traction manuelle. Toute la famille participait, chacun avait son poste, avec pour mission de remplacer de temps en temps le chauffeur.

Avec une pelle ou un seau ont alimentait la trémie, quelqu’un tournait le ventilateur qui activait aussi plusieurs grilles de différentes dimensions superposées en étages et animées en va-et-vient. Elles étaient suffisamment inclinées pour que les fèves descendent sur une dernière grille de dimension adaptée afin d'éliminer les derniers rejets trop lourds pour le ventilateur comme la terre par exemple. 

Une personne était chargée de récupérer les graines et de remplir des saches pas trop abondamment : il allait falloir les monter au grenier. 

Pour les derniers débris laissés sur place, la basse-cour, les pigeons, pies et corbeaux allaient s’occuper du nettoyage sans oublier les tourterelles et oiseaux nombreux.

 

Toutes ces graines, une fois la semence réservée de côté, étaient consommées de différentes façons selon les animaux. »

 

 

Merci à Aimé Boyer pour son témoignage ainsi qu'à Jean-Claude Rouzaud pour le partage de ses clichés.

 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

 

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Publié le 26 Mars 2022

Mercredi 26 mars 1952 - de la fièvre

Beau temps. Avons continué à fumer la jeune vigne. Anna de Roou est venue nous aider à laver la lessive. Camille est allé chercher le médecin Izard après souper pour Paulette qui a 38.7 de fièvre.

Il est venu à 10 heures elle a un abcès au sein et il faut la piquer à la spéculaire toutes les trois heures.

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Publié le 25 Mars 2022

Mardi 25 mars 1952 - vigne et lessive

Beau temps - Avons commencé de fumer la jeune vigne au milieu des rangées. Yves nous a aidés. Nous lui avons donné 600 f deux jours. les femmes ont fait la lessive.

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Publié le 24 Mars 2022

Lundi 24 mars 1952 - charrier les fagots

Brume le matin belle soirée

Le matin avons remonté le moulin à vent le soir Yves est venu en permission et avons charrié des fagots et des sarments. papa et Camille ont clôturé le blé derrière la maison avec les fagots

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Publié le 23 Mars 2022

Dimanche 23 mars 1952 - l'essieu du moulin

Beau temps

J'ai travaillé à réparer le moulin à vent. J'ai fait l'essieu e, bois.

Camille et Paulette sont allés dîner à Roou. Alfred Albertine et Richard Cazeneuve sont venus avec l'auto et ont porté Henri Lucienne Robert et ma soeur Marie Rouquet. Le médecin Izard est venu voir Huguette.

 

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Publié le 22 Mars 2022

Samedi 22 mars 1952  les sarments de la vigne

Beau temps chaud

Avons lié et sorti les sarments des deux vignes

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Publié le 21 Mars 2022

Vendredi 21 mars 1952 - le maïs du patron

Vent d"ouest fort avec brume

Le matin avons fini d'égrener le maïs du patron avec le moulin à vent et avons fait la farine pour les cochons. l'arbre du moulin s'est coupé au roulement depuis dix ans.

Le soir avons continué à reculer le vin. Fine est allée à Villefranche vendre des lapins et des oeufs.

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Publié le 20 Mars 2022

Jeudi 20 mars 1952 - recoulé un demi-muid

Beau temps jusqu'à quatre heures après vent d'ouest et pluie fine

Le matin avons reculé un demi-muid de vin et nettoyé la cave. le soir avons ramassé des sarments à la vigne vieille. Camille est allée à Villefranche dire au médecin Izard de venir voir Huguette que nous croyons malade.

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Publié le 19 Mars 2022

Le foirail de Baziège coll.Serge Arnaud

Le foirail de Baziège coll.Serge Arnaud

La traction animale, lorsqu'elle était encore la force motrice principale de travail, générait beaucoup de transactions. Il était important pour le paysan d'avoir des paires de boeufs homogènes, dociles, calmes et beaux. Les nombreuses foires et multiples marchés drainaient vendeurs et acheteurs de tout un territoire. 

Aux grande foires de Salies-du-Salat, Mirepoix, et aussi dans l’Aveyron, on trouvait de solides et rudes animaux qui avaient passé l’été en estive. La race gasconne à la robe gris foncé, excellente pour la traction, était particulièrement prisée. 

La mena

Pour les acquérir et les récupérer, les maquignons partaient en voiture à plusieurs et revenaient à pied en accompagnant les bêtes. Ce déplacement étaient appelé la mena en occitan. 

Aimé se souvient : "A deux reprises, j’ai été invité à participer, à cette aventure. Car, oui, c’était une aventure ! Les maquignons se regroupaient et partaient la veille avec une auto (une traction avant Citroën 15 ou 11). Le lendemain, dès 3 heures du matin, les meneurs, s'arrêtaient en route pour un petit déjeuner. Puis,  en arrivant, on commençait à rassembler les animaux marqués avec les ciseaux, au dessus de la cuisse, à côté de la queue. Le troupeaux était composé de bœufs, de braus (veaux d'un an environ), de vaches, de génisses.  

Vers deux heures de l’après-midi, nous étions prêts pour la première étape. Ces animaux qui descendaient de l'estive se regroupaient assez rapidement. Lorsque nous sortions de la ville, les rues avaient été désertées pour l’occasion. Une fois dans la campagne, j’ai compris pourquoi j’avais été invité.

En effet, sur la route, les bêtes commençaient à prendre le large, dans les champs autour, il y avait de l’herbe, des arbres, autant de tentations pour eux.

       J’avais 16 ou 17 ans et j’étais très véloce, pour traverser le fossé, un bond me suffisait. Mais les bêtes repartaient de l’autre côté.  Pichon - c'est ainsi qu’on m’appelait -  passa delà ! me criait-on (Petit, passe là-bas !). Nous suivions les chemin de traverse (les carretals) qui étaient bien entretenus en raison des passages fréquents. Il n’y avait pas des chemin empierré, il y avait des sources à niveau constant.      Plus loin en avant, les deux voitures passaient au devant pour vérifier les obstacles possibles et prévenir les agriculteurs du passage du troupeau Il valait mieux que leurs bêtes ne voient pas le troupeau qui déambulait."

 

Station de nuit

        La nuit avec les animaux avait était prévue au préalable. L'arrêt se faisait chez des amis, des connaissances. Un carré de pré avait été clôturé pour l'occasion, avec des piquets et des fils, il y avait du foin et de de l’eau.

       Aimé poursuit : "Nous allions manger, à tour de rôle, une portion au restaurant du coin. Les maquignons dormait à l’hôtel et nous, les meneurs couchés dans la paille, dans une couverture, au plus près des animaux. Ça faisait partie du jeu. Nous repartions le lendemain, tôt, dès le point du jour."

 

Un curieux cortège 

"En route, on nous apportait un copieux petit déjeuner fait de la cochonnaille et autres victuailles bien arrosées. En route les gens venaient nous voir passer : les enfants, les anciens qui nous racontaient leurs parcours.

      Nous arrivions enfin à Caraman à la tombée de la nuit. Là on rejoignait un pré, aménagé comme celui de l’étape. Des amis des maquignons venaient récupérer les animaux de chacun d'entre eux. C’était un moment agréable, nous passions presque pour des héros. Et j'ai eu la chance de vivre cette expérience."

               

L'arrivée du camion, la fin de la mena

"Nos maquignons se sont ensuite cotisés pour acheter un gros camion, s’allouer les services d'un chauffeur et ont fait aussi du transport pour d’autres personnes. En suivant cet exemple, d’autres personnes se sont équipées à leur tour de petites bétaillères et portaient des animaux chez les particuliers ou sur les marchés de la région. Veaux, porcelets, etc...

          Certains sont devenus négociants en jeunes veaux (repopets).

Aujourd’hui bien-sûr, rien n'est plus pareil. Tout ce système commercial a disparu. Sur la canton de Caraman, au début des années 60, on recensait plus de 5000 têtes de bovins, aujourd'hui je crois qu'il y en a à peine plus de 600".

 

Merci à Aimé pour ce témoignage très éclairant et rare et à Serge Arnaud pour le document iconographique.

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Publié le 19 Mars 2022

Mercredi 19 mars 1952 - l'étable à la chaux

Pluie dans la nuit vent d'ouest dans la journée. Le matin avons désinfecté l'étable à la chaux vive. Le soir avons commencé à égrener le maïs du patron avec le moulin à vent. Elie et Anna Puget de Roou sont venus à la veillée.

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Publié le 18 Mars 2022

Mardi 18 mars 1952 - de la visite

Vent marin pluie le soir

Le matin avons fini d'égrener le maïs avec le moulin à vent. Le soir avons fini de tailler les vignes. Rose Teysseyre d'Estelle est venue nous voir et Anna Puget de Roou aussi

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Publié le 17 Mars 2022

Lundi 17 mars 1952 - la taille de la vigne

Petites averses beau temps

Avons continué à tailler la vigne vieille

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