agriculture

Publié le 5 Avril 2020

Mardi 5 avril 1960 - tuberculiner les boeufs

Vent d'autan - Fait les fosses pour les tomates. Semé du salsifis.

Continué à passer le canadien. Paulette est allée laver à Roou. Le vétérinaire de Revel est venu tuberculiner* les boeufs nouveaux

* injecter en sous-cutané de la tuberculine pour détecter les sujets allergiques aux bacilles tuberculeux

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Rédigé par Emile

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Publié le 4 Avril 2020

Lundi 4 avril 1960 - le décavailloneur

Brumeux plus dans la soirée

Commencé à passer le canadien au champ de la Ginelle la pluie m'en a sorti.

Fini de passé le décavaillonneur* à la vigne

* ou décavaillonneuse. Décavaillonner consiste à labourer entre les pieds de vigne pour supprimer notamment les adventice (mauvaise herbe)

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Rédigé par Emile

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Publié le 3 Avril 2020

Dimanche 3 avril 2020 - les boeufs arrivent

Orageux

J'ai fait la vidange au tracteur.

Sacaze nous a porté une paire de boeufs. Il nous a rendu 15000 sur les autres. Après souper nous sommes allés à Roou. 

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Publié le 31 Mars 2020

Jeudi 31 mars 1960 - de l'orage dans l'air

Beau - orageux

Continué à labourer et déchausser la vigne

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Publié le 28 Mars 2020

Lundi 28 mars 1960 - l'assurance de la mobylette

Pluie

Je suis allé à Castel. Payé l'assurance de la moto mobylette 11045 F. 

Coupé un arbre au fond du pré.

Paulette est allée dormir à Roou.

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Publié le 26 Mars 2020

Samedi 26 mars 1960 - Les pommes de terre de Stapin

Vent d'autan pluvieux

Travaillé à la vigne

Semé les pommes de terre de Stapin

Je suis allé chercher Paulette à Roou que* Régine est malade

* construction empruntée à l'occitan que à la place de parce que

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Rédigé par Emile

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Publié le 25 Mars 2020

Vendredi 25 mars 1960 - la visite au nouveau-né

Vent d'autan fort

Fini de passer le canadien* sous le jardin et labouré à la pointe

Je suis allé à Roou. Camille a porté Paulette.

 

* outil aratoire muni de dents adaptées pour préparer les terres agricoles

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Publié le 24 Mars 2020

Jeudi 24 mars 1960 - une naissance chez les cousins

Vent d'autan

Passé le canadien au champ sous le jardin

Labouré la vigne et à la pointe

Naissance d'Alain P de Roou

Paulette est allée à Roou

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Rédigé par Emile

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Publié le 23 Mars 2020

Mercredi 23 mars 1960 - début des travaux à la vigne

Vent d'autan

Avons semé du fourrage à la pièce du jardin. Commencé à labourer la vigne

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Publié le 30 Janvier 2020

Le foirail de Baziège

Le foirail de Baziège

La traction animale, lorsqu'elle était encore la force motrice principale de travail, générait beaucoup de transactions. Il était important pour le paysan d'avoir des paires de boeufs homogènes, dociles, calmes et beaux. Les nombreuses foires et multiples marchés drainaient vendeurs et acheteurs de tout un territoire.

Aux grande foires de Salies-du-Salat, Mirepoix, et aussi dans l’Aveyron, on trouvait de solides et rudes animaux qui avaient passé l’été en estive. La race gasconne à la robe gris foncé, excellente pour la traction, était particulièrement prisée. 

La mena

Pour les acquérir et les récupérer, les maquignons partaient en voiture à plusieurs et revenaient à pied en accompagnant les bêtes. Ce déplacement étaient appelé la mena en occitan.

Aimé se souvient : "A deux reprises, j’ai été invité à participer, à cette aventure. Car, oui, c’était une aventure ! Les maquignons se regroupaient et partaient la veille avec une auto (une traction avant Citroën 15 ou 11). Le lendemain, dès 3 heures du matin, les meneurs, s'arrêtaient en route pour un petit déjeuner. Puis,  en arrivant, on commençait à rassembler les animaux marqués avec les ciseaux, au dessus de la cuisse, à côté de la queue. Le troupeaux était composé de bœufs, de braus (veaux d'un an environ), de vaches, de génisses. 

Vers deux heures de l’après-midi, nous étions prêts pour la première étape. Ces animaux qui descendaient de l'estive se regroupaient assez rapidement. Lorsque nous sortions de la ville, les rues avaient été désertées pour l’occasion. Une fois dans la campagne, j’ai compris pourquoi j’avais été invité.

En effet, sur la route, les bêtes commençaient à prendre le large, dans les champs autour, il y avait de l’herbe, des arbres, autant de tentations pour eux.

       J’avais 16 ou 17 ans et j’étais très véloce, pour traverser le fossé, un bond me suffisait. Mais les bêtes repartaient de l’autre côté.  Pichon - c'est ainsi qu’on m’appelait -  passa delà ! me criait-on (Petit, passe là-bas !). Nous suivions les chemin de traverse (les carretals) qui étaient bien entretenus en raison des passages fréquents. Il n’y avait pas des chemin empierré, il y avait des sources à niveau constant.      Plus loin en avant, les deux voitures passaient au devant pour vérifier les obstacles possibles et prévenir les agriculteurs du passage du troupeau Il valait mieux que leurs bêtes ne voient pas le troupeau qui déambulait."

 

Station de nuit

        La nuit avec les animaux avait était prévue au préalable. L'arrêt se faisait chez des amis, des connaissances. Un carré de pré avait été clôturé pour l'occasion, avec des piquets et des fils, il y avait du foin et de de l’eau.

       Aimé poursuit : "Nous allions manger, à tour de rôle, une portion au restaurant du coin. Les maquignons dormait à l’hôtel et nous, les meneurs couchés dans la paille, dans une couverture, au plus près des animaux. Ça faisait partie du jeu. Nous repartions le lendemain, tôt, dès le point du jour."

 

Un curieux cortège

"En route, on nous apportait un copieux petit déjeuner fait de la cochonnaille et autres victuailles bien arrosées. En route les gens venaient nous voir passer : les enfants, les anciens qui nous racontaient leurs parcours.

      Nous arrivions enfin à Caraman à la tombée de la nuit. Là on rejoignait un pré, aménagé comme celui de l’étape. Des amis des maquignons venaient récupérer les animaux de chacun d'entre eux. C’était un moment agréable, nous passions presque pour des héros. Et j'ai eu la chance de vivre cette expérience."

              

L'arrivée du camion, la fin de la mena

"Nos maquignons se sont ensuite cotisés pour acheter un gros camion, s’allouer les services d'un chauffeur et ont fait aussi du transport pour d’autres personnes. En suivant cet exemple, d’autres personnes se sont équipées à leur tour de petites bétaillères et portaient des animaux chez les particuliers ou sur les marchés de la région. Veaux, porcelets, etc...

          Certains sont devenus négociants en jeunes veaux (repopets).

Aujourd’hui bien-sûr, rien n'est plus pareil. Tout ce système commercial a disparu. Sur la canton de Caraman, au début des années 60, on recensait plus de 5000 têtes de bovins, aujourd'hui je crois qu'il y en a à peine plus de 600".

 

Merci à Aimé pour ce témoignage très éclairant et rare et à Serge Arnaud pour le document iconographique.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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