Publié le 28 Février 2022

Vendredi 29 février 1952 - l'une arrive, l'autre part

Brouillard belle soirée

Avons semé des pommes de terre au petite champ du jardin. Camille est allé à Villefranche pour les papiers de l'accouchement pour la sociale. Rose d'Estèbe est venue. Gaston de la Castatgne est venu nous dire la mort d'oncle Rey Guillaume d'en toupet de Montmaur à l'âge de 75 ans. Mimi des Bertousses est venue pour passer la nuit avec Paulette. Les gendarmes de Villefranche sont venus faire le rapport sur la fièvre aphteuse. Gaston Lanegrasse est venu nous voir.

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Publié le 28 Février 2022

Jeudi 28 février 1952 - la chaux vive et le goudron

brouillard le matin belle soirée

Le matin suis allé à Villefranche chercher de la chaux vive 15 kg à 25 f = 375 f et du goudron 205 f 

le soir j'ai semé l'engrais au champ du pailler 900 kg Camille a fini de semer l'ammonitre au champ des artichauts

 

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Publié le 27 Février 2022

Mercredi 27 février 1952 - la fièvre aphteuse

Beau temps - Avons semé des pommes de terre le soir. le vétérinaire Euillet de Revel est venu voir un boeuf et nous a dit que nous avions la fièvre aphteuse.

Le soir avons jeté d'engrais et d'ammonitre au blé du champ des artichauts. Alfred Mimi Cazeneuve sont venus voir papa et Huguette. Le médecin est venu à 10 heures voir papa et Paulette.

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Publié le 26 Février 2022

Photo coll. Nardèse

Photo coll. Nardèse

Voici un article saison que je vous avais déjà proposé il y a deux ans :

 

Les métairies, bordes et ostals du Lauragais étaient construits autour d'une grande pièce à vivre dont la cheminée (la chiminièra) constituait l'élément central. Elle pouvait être, selon les maisons, assez  monumentale. Elle permettait de cuisiner, de se chauffer mais aussi de s'éclairer.

Autour du foyer, on se réunissait lors des veillées hivernales pour se réchauffer, réaliser de petites tâches - les femmes tricotaient tandis qu'on racontait des anecdotes du temps passé - ou accueillir les visiteurs pour discuter en buvant du vin chaud ou de la tisane. tout une vie vie s'organisait à la saison froide au coin du feu.

Comme c'était le cas chez Emile, parfois la cheminée avait un tirage un peu capricieux et emplissait volontiers la pièce d'une fumée qui irritait les yeux. Alors la porte était laissée entrouverte pour faciliter le courant d'air mais cela avait des conséquences notables sur la qualité de la chaleur répandue dans la pièce...

Un avaloir conséquent, posé le plus souvent sur une énorme poutre de chêne, disparaissait au plafond et se transformait en conduit de fumée pour ressortir au-dessus du faîtage de la maison. 

Certains mesuraient plus de 3 mètre de long et 1 mètre 50 de profondeur. Ces cheminées étaient entourées d’objets servant à son bon fonctionnement et dont Aimé B. se souvient.

 

La cheminée et les souvenirs d’une cuisine lauragaise savoureuse

 

« La crémaillère (le cremalh) était scellée au mur arrière. C’était une chaîne équipée à son bout de deux crochets, un pour accrocher le récipient, et l’autre, pour monter ce dernier à la bonne hauteur de chauffe. L’escramalh accroché à la crémaillère avec une pièce rigide, comme une anse de seau, était une sorte de trépied, mais… sans pieds, sur lequel on pouvait poser la marmite qu’on appelait  l’ola, ou le pot à feu (le topin). Cet escramalh pouvait être utilisé au-dessus de grosses bûches contrairement au trépied. »

 

Mais les trépieds étaient souvent à proximité. « Le petit trépied était destiné à poser la casserole pour faire le café par exemple, le gros trépied servait pour le chaudron léger et celui en fonte ou en cuivre pour cuire le boudin, faire le salé qu’on appelle aujourd’hui confit sans oublier les confitures ; ce trépied accueillait aussi la lessiveuse et aussi à stériliser les conserves familiales. 

Le four de campagne était constitué d’un plateau rond fixé sur un trépied et d’un couvercle posé sur le plateau. On mettait de la braise sous le plateau et sur le couvercle, devant le feu allumé,  et à l’intérieur mijotaient deux poulets ou la dinde ou un macaroni. Ce que c’était bon ! La préposée à ces préparations devait faire face à la chaleur. 

Chez nous, le four de campagne, la lessiveuse, les gros trépieds, et les gros chaudrons était entreposés dans la cave sur les barriques. N’étaient jamais très loin non plus les grilles pour la saucisse, les costelons (prononcer coustélous, plat de côtes), les moineaux… 

 

Les chenets (les capfoguièrs) posés de chaque côté de la plaque en fonte empêchaient les bûches de toucher la tôle pour favoriser la circulation d’air. Ils étaient équipés sur le devant, de crochets pour supporter la pique du tournebroche. J’ai d’ailleurs vu fonctionner dans mon enfance le tournebroche mécanique, un appareil ni rond ni carré, il y avait une manivelle qu’il fallait tourner, de temps en temps. Je me souviens de ce bruit, c’était le même cliquetis que la pendule dans la cuisine quand mon père la remontait. 

C’est appareil faisait tourner une pique enfilée dans une pièce de viande posée sur les crochets des chenets devant le feu.  De temps en temps, la mémé (la menina) arrosait avec une louche (la còça) à long manche. Il faisait chaud devant le feu. .       

 

A proximité, bien sûr, le nécessaire était à disposition pour attiser le feu. Les pinces (las mordassas) pour manipuler les braises, la pelle à feu (la rispa)  un petit balai (l’engranièra) et le soufflet (le bufet) pour relancer le feu.

Parfois assis sur une caisse à sel, l’ancien était occupé à décortiquer des rafles de maïs qu’on appelait charbons blancs (les cocarilhs ou cocarèls).

Enfin chez nous, il y avait aussi une niche creusée au départ de l’avaloir dans laquelle demeurait une boite en fer, qui contenait des gâteaux faits maison. Il fallait prendre quelques risques pour arriver à en chiper un. »

 

Sur l’étagère (la laissa) posée au-dessus du linteau de la cheminée, trônaient des conserves, des boites de bouillon Kub remplies de gâteaux,, un crucifix, l’eau de vie ou encore les chandeliers, les lampes à pétrole à portée de main. Devant cette étagères était attaché avec des punaises un rideau (la panta ou cortina) égayé de motifs variés : fleurs, fruits ou encore formes géométriques. Cela permettait de dissimuler la grosse poutre noircie par la fumée au fil du temps et donnait en rentrant dans la pièce un air accueillant. »

 

Et grâce à la fée électricité, la lumière fut...

 

« Pour s’éclairer, le soir, la cheminée était une aide précieuse et puis il y avait quelques chandelles, une lampe à pétrole, une lampe tempête réservée souvent  pour aller prodiguer les soins aux animaux et aussi une lampe à carbure qui servait pour le vélo ou aller chercher des escargots », précise Aimé. « Elle était alimentée avec du carbure de calcium et de l’eau mais quand on était trop loin de la maison sur le chemin, il pouvait arriver qu’à défaut d’eau,... on fasse pipi dedans… système D. »

Et puis un jour, au crépuscule des années 30, vers 1937 ou 38 Aimé se souvient avoir vu arriver dans la cour de la ferme une équipe d’ouvriers venue poser les pylônes. L’électricien a ensuite installé une douille avec une ampoule dans l’écurie, une dans la cuisine ainsi qu’une une prise électrique.

« Après souper, à la tombée de la nuit, mon père s’est levé de table pour voir si cela fonctionnait. Il a tourné l’interrupteur, et la lumière a rempli la pièce ne laissant plus aucun coin d’ombre. Devant ce miracle technique, ma mère et mon arrière-grand-mère se sont levées et ont dit une prière. Ce moment reste pour moi un souvenir impérissable. »

La cheminée en a gardé ses fonctions essentielles de chauffage et de support de cuisine mais l’âtre rougeoyant a alors été sans doute moins sollicité pour la lumière ondoyante qui pouvait en émaner.

 

Merci une nouvelle fois à la famille Nardèse pour ses photos formidables et à Aimé Boyer pour ses anecdotes précieuses.

 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile

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Publié le 26 Février 2022

Mardi 26 février 1952 - les pommes de terre

Beau temps chaud

J'ai semé des pommes de terre au petit champ du jardin. Le médecin est revenu voir Paulette et Papa.

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Publié le 25 Février 2022

Lundi 25 février 1952 - un événement à la métairie
Lundi 25 février 1952 - un événement à la métairie

Beau temps vent marin modéré

Le matin suis allée à Estèbe chercher ma soeur pour voir papa qui est malade. suis passé à Villefranche commander le médecin Izard pour l'accouchement de Paulette qui a eu une fille le soir à onze heures heure solaire. 

Carsalade a porté 5 sacs de pommes de terre semence à 1§00 le sac de 50 kg.

André Gemar est venu deux veaux 172 et 158 kg total 330 kg à 26f = 85800 f

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Publié le 24 Février 2022

Dimanche 24 février 1952 - la velle suisse et l'automobile

Vent marin modéré

Camille est allé à Mazamet acheter une velle suisse qui a coûté 22000 f. il y est allé avec Camille Castelle et son auto et Bressolles Jean-Marie de Massot. Le médecin Izard est revenu voir papa. Je suis allé chercher des remèdes à Villefranche.

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Publié le 23 Février 2022

Samedi 23 février 1952 - paumelle et fourrage
Samedi 23 février 1952 - paumelle et fourrage

Vent marin modéré 

Avons fini de semer paumelle et fourrage au champ du hangar

Avons semé à ce champ 7 sacs de paumelle 9 de luzerne et 100kg de graine de fourrage

Suis allé à Villefranche chercher le médecin Izard pour papa qui a une congestion. Camille est revenu chercher des remèdes après dîner.

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Publié le 22 Février 2022

Vendredi 22 février 1952 - la graine de fourrage

Vent marin froid

Le matin suis allé à Villefranche voir si la graine de fourrage était passée. Elle l'a pas été passée Camille y est revenu le soir. Il l'a apportée 90 kg de jolie sur 120. Av ont commencé de la semer au champ du hangar sur la paumelle. Joséphine est allée en Touzet voir oncle Cadet qui est gravement malade.

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Publié le 21 Février 2022

Jeudi 21 février 1952 - la veillée

Gelée belle journée

Avons commencé à semer la paumelle au champ du hangar 

Elie et Anna Puget de Roou sont venus à la veillée

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Publié le 20 Février 2022

Mercredi 20 février 1952 - la foire à Montmaur
Mercredi 20 février 1952 - la foire à Montmaur

Gelée vente 'ouest 

Suis allé à la foire à Montmaur André Gemar boucher à Villefranche est passé et nous a acheté deux veaux à 260 frs le kg. le soir suis allé à Massot voir Jean marie pour nous entendre pour aller dimanche voir une jeune velle suisse avec Camille castille Gaston Lanegrasse est venu chercher un sac de luzerne

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Publié le 19 Février 2022

L'enfant et les oies, archives personnelles

L'enfant et les oies, archives personnelles

Sans aller jusqu'aux oies du Capitole, aujourd'hui nous replongeons dans les proverbes, dictons et expressions idiomatiques qui convoquent l'oie, l'auca en occitan.

Per Sant Martin, l'auca es al topin.

Pour la Saint Matin, l'oie est à la marmite.

 

Aver pas mas d'èime qu'un auca de cresta

Ne pas avoir plus de jugement qu'une oie n'a de crête

 

Al mes de febrièr, auca de bona raça de pondre es pas alassada.

Au mois de février, l'oie de bonne race n'est pas lasse de pondre.

 

Tot aquò val pas fems d'auca.

Tout cela ne vaut pas fumier d'oie (ça ne vaut pas grand chose).

 

Plumar l'auca sens la far cridar

Plumer l'oie sans la faire crier (escroquer quelqu'un)

 

Pèrdre las aucas

Perdre les oies (perdre la raison)

Mise à jour (contribution de Didier Agar, merci !)

Se semblan coma un pòrc amb una auca. (ils/elles n’ont aucune ressemblance.)
Se perdre las aucas / Se perdre les aucons (déraisonner)
Per compànhia, las aucas se banhan (on agit par imitation, par effet de groupe, comme des moutons de Panurge)
.

Nous finirons par une comptine d'autrefois :

Quan tres aucas van al camp,
La primièra va davant,
La segonda sieg la primièra,
La tresena es la darrièra,
Quan tres aucas van al camp,
La primièra va davant.

Quand trois oies vont au champ

La première va devant

La deuxième suit la première

La troisième est la dernière

Quand trois oies vont au champ

La première va devant

Si vous connaissez d'autres dictons ou proverbes sur les oies qui étaient usités en Lauragais, n'hésitez pas à me les adresser. Nous complèterons ce post ensemble au fur et à mesure. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

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Publié le 19 Février 2022

Mardi 19 février 1952 - chez ma soeur

Ciel brumeux froid

Suis allé avec Joséphine tuer le cochon chez ma soeur à Estèbe Labastide d'Anjou

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Publié le 18 Février 2022

Lundi 18 février 1952 - pesé les boeufs

Neige dans la nuit ciel brumeux et froid

Le matin j'ai fait une corbeille. Le soir nous sommes allés avec Camille peser les boeufs à Villefranche

Les mascarets ont pesé 1873 kg net

Les roussels ont pesé 1848 net

les gras ont pesé 2112 net

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Publié le 17 Février 2022

Dimanche 17 février 1952 - vendre les veaux
Dimanche 17 février 1952 - vendre les veaux

Froid très vif glace 

Le matin j'ai soigné le boeufs et suis allé au Tivoli lui dire pour vendre les veaux. Le soir Gaston est venu s'entendre. Anna de Roou est venue. A la nuit nous sommes allés voir oncle Rey Guillaume d'En Touzet qui est bien malade. Jean de la Barrière est venu nous chercher en auto

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Publié le 16 Février 2022

Lauragais d'Antan : les battages
L'ultime épisode de la 2e saison de Ceux de la Borde Perdue avec à la clé des révélations sur cet été 1953 à la métairie
 
#Lauragais #occitanie
 
Bientôt, le feuilleton "Ceux de la Borde Perdue" sera édité. Le livre sera disponible chez votre libraire et les plateformes habituelles dans quelques mois. Encore un peu de patience... Renseignements mail/contact : contact@bordeperdue.fr

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Publié le 16 Février 2022

Samedi 16 février 1952 - les cheveux

Vent d'ouest fort et froid

Avons fini de blanchir la cuisine

Rene Dagada est venu se faire tailler les chevaux

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Publié le 14 Février 2022

Jeudi 14 février 1952 - des flocons

Vent d'ouest froid quelques flocons de neige

Le matin avons curé un peu de fossé au grand champ. Le soir avons fini de faire des fagots au même champ avec peupliers 

Avons fait en tout 500 fagots

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Publié le 13 Février 2022

Mercredi 13 février 1952 - ventiler la paumelle
Mercredi 13 février 1952 - ventiler la paumelle

Pluie dans la nuit vent d'ouest froid dans la journée

Le matin avons ventilé la paumelle de semence le soir. Avons nettoyé le hangar et monté le distributeur d'engrais

Les femmes ont lavé la lessive

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Publié le 12 Février 2022

Photo coll. Nardèse (Fête à St Germier)

Photo coll. Nardèse (Fête à St Germier)

Les confinements successifs et le couvre-feu mis en place en raison de la crise sanitaire ont mis en lumière à travers son atténuation l'importance du lien social dans notre quotidien. Si les moyens modernes - numériques notamment - permettent de garder le contact, ils ne pallient pas complètement l'absence d'échanges directs. 

Dans les campagnes d'antan, les occasions d'échanges humains étaient moins fréquentes mais la sociabilité avait cependant un certain nombre d'occasions de s'exprimer : travail, commerce, religion, liens familiaux et amicaux... En voici quelques exemples...

Foires et marchés

Même si les métayers avaient développé, comme on l'a souvent vu ici, une autoconsommation importante (potager, élevage...), la famille se rendait à un rythme hebdomadaire au moins au marché. On y vendait de la volaille et cela permettait, grâce à l'argent gagné, de faire des courses d'appoint(sel, sucre, etc...). 

Le marché, les foires constituaient des lieux de socialisation importants. On y rencontrait ses connaissances, amis, familles, voisins et on y échangeait des nouvelles, on y parlait métier, avancées de travaux, famille quand on ne négociait pas l'achat ou la vente de bestiaux.

Les fêtes de village

Lors de la fête de son village ou de manifestations traditionnelles (voir illustration), souvent à la belle saison, il était de tradition d'inviter une partie de la famille pour un repas parfois deux. Ainsi, une partie de la famille était reçue le dimanche à midi, l'autre  le soir. En effet, dans une même métairie, on veillait à ce que quelqu'un soit toujours présent pour le soin à apporter aux animaux. En conséquence, un roulement s'instituait pour se rendre à l'invitation, qui au "dîner" (repas de midi en Occitanie), qui au "souper " (repas du soir) après être allé au bal. 

En dehors de ces moments, on prend également visite de temps à autre, pour prendre quelques nouvelles lorsqu'on a l'occasion de passer à proximité de la ferme d'une connaissance.

La religion

Se rendre à la messe, aux célébrations pour Noël (voir ici) ou Pâques fournissait aussi l'occasion d'échanger sur le parvis de l'église ou d'échanger sur le chemin lorsqu'entre voisins on gagnait ainsi le village souvent à pied en l'absence de moyens de transport (voir ici). A cela s'ajoutent les mariages, communions, baptêmes  qui réunissent famille et connaissances proches. Pour les enterrements, les proches mais aussi plus largement la communauté villageoise vient témoigner de leur soutien à la famille endeuillée. 

L'entraide lors des travaux

Les grands événements annuels amenaient familles, voisin, amis à se réunir pour s'entraider. On se rendait ainsi les journées ce qui amenaient à se fréquenter souvent : moissons, battages, vendanges, cochons, canards nécessitaient de la main d'oeuvre.

Des posts consacrés à ces grands travaux (voir post sur les battages  par exemple ou celui sur le cochon ) émanent de longues journées de travail mais aussi de grandes parties de fous-rires et de moments de convivialité autour de grandes tablées joyeuses.

L'entraide se mettaient en place lorsqu'un accident ou une maladie survenait dans une métairie, on apportait de l'aide ou on soignait le bétail lorsqu'un paysan était alité dans la maison voisine (voir ici).

Les prestations, ces journées dues à la municipalité dans le cadre du paiement en nature de la taxe vicinale réunissaient aussi quelques jours par an les hommes du village pour tailler les haies, entretenir, haies, chemins et fossés (voir ici).

Les veillées hivernales

Après les emblavures, il était de coutume de se réunir de temps à autre le soir pour échanger des nouvelles, jouer à la manille ou à la belote le temps d'une soirée amicale (voir article à ce sujet ici).

Pour les familles paysannes du Lauragais, le lien social était donc  un élément essentiel de vie quotidienne et régulièrement entretenu en différentes occasions tout au long de l'année. Ces échanges, réunions et rencontres, nous n'en avons noté ici que quelques exemples, relevaient de relations de travail, amicales ou familiales et ce maillage constituait le tissu social, essentiel à la vie rurale.

Si vous avez des témoignages, des photos de la vie d'antan dans les fermes et métairies lauragaises, n'hésitez pas à me les faire parvenir, je les publierai : lauragais@lescarnetsdemile.fr 

 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Scène de village Montmaur, 1950, Phot coll. JC Rouzaud

Scène de village Montmaur, 1950, Phot coll. JC Rouzaud

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Publié le 12 Février 2022

Mardi 12 février 1952 - la ruscada

Beau temps chaud

Avons fait des fagots aux peupliers du grand champ

Les femmes ont fait la lessive

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Publié le 11 Février 2022

Lundi 11 février 1952 - émonder les peupliers

Glace beau temps

Avons lié 100 fagots de bois et avons continué le soir à émonder les peupliers au grand champ

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Publié le 10 Février 2022

Dimanche 10 février 1952 - une truie au charcutier

Gelée à glace belle journée

Le matin suis allé vendre une truie à Gandoulas Henri charcutier à Villefranche. il est venu la chercher. Le soir elle a pesé 265 kg à  à190 f le kg. Payé 50350 f 

Rise d'Estebe est venue après dîner Emile et les Seloudres aussi. Joséphine est revenue à L'Angles Renneville pour lui aider à faire la saucisse

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Publié le 9 Février 2022

Lauragais d'antan : quand l'enfant paraît

Ce qu'il fallut de retenue et de contrôle à ceux de la Borde Perdue lorsqu'ils virent apparaître, par un beau matin de février, Hélène au bras de Louise ne pourrait se dire. 

Un nouvel épisode de Ceux de la Borde Perdue

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Publié le 9 Février 2022

Samedi 9 février 1952 - permission de 36 h

Vent d'ouest rafales de pluie et neige

Sommes akkés moi et Joséphine tuer le cochon à l'Anglais de Renneville chez mon cousin Jean-Marie Pagès

Yves Fauré est venu souper il est en permission de 36 heures

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