Publié le 25 Février 2022

Lundi 25 février 1952 - un événement à la métairie
Lundi 25 février 1952 - un événement à la métairie

Beau temps vent marin modéré

Le matin suis allée à Estèbe chercher ma soeur pour voir papa qui est malade. suis passé à Villefranche commander le médecin Izard pour l'accouchement de Paulette qui a eu une fille le soir à onze heures heure solaire. 

Carsalade a porté 5 sacs de pommes de terre semence à 1§00 le sac de 50 kg.

André Gemar est venu deux veaux 172 et 158 kg total 330 kg à 26f = 85800 f

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Publié le 24 Février 2022

Dimanche 24 février 1952 - la velle suisse et l'automobile

Vent marin modéré

Camille est allé à Mazamet acheter une velle suisse qui a coûté 22000 f. il y est allé avec Camille Castelle et son auto et Bressolles Jean-Marie de Massot. Le médecin Izard est revenu voir papa. Je suis allé chercher des remèdes à Villefranche.

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Publié le 23 Février 2022

Samedi 23 février 1952 - paumelle et fourrage
Samedi 23 février 1952 - paumelle et fourrage

Vent marin modéré 

Avons fini de semer paumelle et fourrage au champ du hangar

Avons semé à ce champ 7 sacs de paumelle 9 de luzerne et 100kg de graine de fourrage

Suis allé à Villefranche chercher le médecin Izard pour papa qui a une congestion. Camille est revenu chercher des remèdes après dîner.

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Publié le 22 Février 2022

Vendredi 22 février 1952 - la graine de fourrage

Vent marin froid

Le matin suis allé à Villefranche voir si la graine de fourrage était passée. Elle l'a pas été passée Camille y est revenu le soir. Il l'a apportée 90 kg de jolie sur 120. Av ont commencé de la semer au champ du hangar sur la paumelle. Joséphine est allée en Touzet voir oncle Cadet qui est gravement malade.

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Publié le 21 Février 2022

Jeudi 21 février 1952 - la veillée

Gelée belle journée

Avons commencé à semer la paumelle au champ du hangar 

Elie et Anna Puget de Roou sont venus à la veillée

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Publié le 20 Février 2022

Mercredi 20 février 1952 - la foire à Montmaur
Mercredi 20 février 1952 - la foire à Montmaur

Gelée vente 'ouest 

Suis allé à la foire à Montmaur André Gemar boucher à Villefranche est passé et nous a acheté deux veaux à 260 frs le kg. le soir suis allé à Massot voir Jean marie pour nous entendre pour aller dimanche voir une jeune velle suisse avec Camille castille Gaston Lanegrasse est venu chercher un sac de luzerne

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Publié le 19 Février 2022

L'enfant et les oies, archives personnelles

L'enfant et les oies, archives personnelles

Sans aller jusqu'aux oies du Capitole, aujourd'hui nous replongeons dans les proverbes, dictons et expressions idiomatiques qui convoquent l'oie, l'auca en occitan.

Per Sant Martin, l'auca es al topin.

Pour la Saint Matin, l'oie est à la marmite.

 

Aver pas mas d'èime qu'un auca de cresta

Ne pas avoir plus de jugement qu'une oie n'a de crête

 

Al mes de febrièr, auca de bona raça de pondre es pas alassada.

Au mois de février, l'oie de bonne race n'est pas lasse de pondre.

 

Tot aquò val pas fems d'auca.

Tout cela ne vaut pas fumier d'oie (ça ne vaut pas grand chose).

 

Plumar l'auca sens la far cridar

Plumer l'oie sans la faire crier (escroquer quelqu'un)

 

Pèrdre las aucas

Perdre les oies (perdre la raison)

Mise à jour (contribution de Didier Agar, merci !)

Se semblan coma un pòrc amb una auca. (ils/elles n’ont aucune ressemblance.)
Se perdre las aucas / Se perdre les aucons (déraisonner)
Per compànhia, las aucas se banhan (on agit par imitation, par effet de groupe, comme des moutons de Panurge)
.

Nous finirons par une comptine d'autrefois :

Quan tres aucas van al camp,
La primièra va davant,
La segonda sieg la primièra,
La tresena es la darrièra,
Quan tres aucas van al camp,
La primièra va davant.

Quand trois oies vont au champ

La première va devant

La deuxième suit la première

La troisième est la dernière

Quand trois oies vont au champ

La première va devant

Si vous connaissez d'autres dictons ou proverbes sur les oies qui étaient usités en Lauragais, n'hésitez pas à me les adresser. Nous complèterons ce post ensemble au fur et à mesure. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

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Publié le 19 Février 2022

Mardi 19 février 1952 - chez ma soeur

Ciel brumeux froid

Suis allé avec Joséphine tuer le cochon chez ma soeur à Estèbe Labastide d'Anjou

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Publié le 18 Février 2022

Lundi 18 février 1952 - pesé les boeufs

Neige dans la nuit ciel brumeux et froid

Le matin j'ai fait une corbeille. Le soir nous sommes allés avec Camille peser les boeufs à Villefranche

Les mascarets ont pesé 1873 kg net

Les roussels ont pesé 1848 net

les gras ont pesé 2112 net

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Publié le 17 Février 2022

Dimanche 17 février 1952 - vendre les veaux
Dimanche 17 février 1952 - vendre les veaux

Froid très vif glace 

Le matin j'ai soigné le boeufs et suis allé au Tivoli lui dire pour vendre les veaux. Le soir Gaston est venu s'entendre. Anna de Roou est venue. A la nuit nous sommes allés voir oncle Rey Guillaume d'En Touzet qui est bien malade. Jean de la Barrière est venu nous chercher en auto

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Publié le 16 Février 2022

Lauragais d'Antan : les battages
L'ultime épisode de la 2e saison de Ceux de la Borde Perdue avec à la clé des révélations sur cet été 1953 à la métairie
 
#Lauragais #occitanie
 
Bientôt, le feuilleton "Ceux de la Borde Perdue" sera édité. Le livre sera disponible chez votre libraire et les plateformes habituelles dans quelques mois. Encore un peu de patience... Renseignements mail/contact : contact@bordeperdue.fr

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Publié le 16 Février 2022

Samedi 16 février 1952 - les cheveux

Vent d'ouest fort et froid

Avons fini de blanchir la cuisine

Rene Dagada est venu se faire tailler les chevaux

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Publié le 14 Février 2022

Jeudi 14 février 1952 - des flocons

Vent d'ouest froid quelques flocons de neige

Le matin avons curé un peu de fossé au grand champ. Le soir avons fini de faire des fagots au même champ avec peupliers 

Avons fait en tout 500 fagots

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Publié le 13 Février 2022

Mercredi 13 février 1952 - ventiler la paumelle
Mercredi 13 février 1952 - ventiler la paumelle

Pluie dans la nuit vent d'ouest froid dans la journée

Le matin avons ventilé la paumelle de semence le soir. Avons nettoyé le hangar et monté le distributeur d'engrais

Les femmes ont lavé la lessive

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Publié le 12 Février 2022

Photo coll. Nardèse (Fête à St Germier)

Photo coll. Nardèse (Fête à St Germier)

Les confinements successifs et le couvre-feu mis en place en raison de la crise sanitaire ont mis en lumière à travers son atténuation l'importance du lien social dans notre quotidien. Si les moyens modernes - numériques notamment - permettent de garder le contact, ils ne pallient pas complètement l'absence d'échanges directs. 

Dans les campagnes d'antan, les occasions d'échanges humains étaient moins fréquentes mais la sociabilité avait cependant un certain nombre d'occasions de s'exprimer : travail, commerce, religion, liens familiaux et amicaux... En voici quelques exemples...

Foires et marchés

Même si les métayers avaient développé, comme on l'a souvent vu ici, une autoconsommation importante (potager, élevage...), la famille se rendait à un rythme hebdomadaire au moins au marché. On y vendait de la volaille et cela permettait, grâce à l'argent gagné, de faire des courses d'appoint(sel, sucre, etc...). 

Le marché, les foires constituaient des lieux de socialisation importants. On y rencontrait ses connaissances, amis, familles, voisins et on y échangeait des nouvelles, on y parlait métier, avancées de travaux, famille quand on ne négociait pas l'achat ou la vente de bestiaux.

Les fêtes de village

Lors de la fête de son village ou de manifestations traditionnelles (voir illustration), souvent à la belle saison, il était de tradition d'inviter une partie de la famille pour un repas parfois deux. Ainsi, une partie de la famille était reçue le dimanche à midi, l'autre  le soir. En effet, dans une même métairie, on veillait à ce que quelqu'un soit toujours présent pour le soin à apporter aux animaux. En conséquence, un roulement s'instituait pour se rendre à l'invitation, qui au "dîner" (repas de midi en Occitanie), qui au "souper " (repas du soir) après être allé au bal. 

En dehors de ces moments, on prend également visite de temps à autre, pour prendre quelques nouvelles lorsqu'on a l'occasion de passer à proximité de la ferme d'une connaissance.

La religion

Se rendre à la messe, aux célébrations pour Noël (voir ici) ou Pâques fournissait aussi l'occasion d'échanger sur le parvis de l'église ou d'échanger sur le chemin lorsqu'entre voisins on gagnait ainsi le village souvent à pied en l'absence de moyens de transport (voir ici). A cela s'ajoutent les mariages, communions, baptêmes  qui réunissent famille et connaissances proches. Pour les enterrements, les proches mais aussi plus largement la communauté villageoise vient témoigner de leur soutien à la famille endeuillée. 

L'entraide lors des travaux

Les grands événements annuels amenaient familles, voisin, amis à se réunir pour s'entraider. On se rendait ainsi les journées ce qui amenaient à se fréquenter souvent : moissons, battages, vendanges, cochons, canards nécessitaient de la main d'oeuvre.

Des posts consacrés à ces grands travaux (voir post sur les battages  par exemple ou celui sur le cochon ) émanent de longues journées de travail mais aussi de grandes parties de fous-rires et de moments de convivialité autour de grandes tablées joyeuses.

L'entraide se mettaient en place lorsqu'un accident ou une maladie survenait dans une métairie, on apportait de l'aide ou on soignait le bétail lorsqu'un paysan était alité dans la maison voisine (voir ici).

Les prestations, ces journées dues à la municipalité dans le cadre du paiement en nature de la taxe vicinale réunissaient aussi quelques jours par an les hommes du village pour tailler les haies, entretenir, haies, chemins et fossés (voir ici).

Les veillées hivernales

Après les emblavures, il était de coutume de se réunir de temps à autre le soir pour échanger des nouvelles, jouer à la manille ou à la belote le temps d'une soirée amicale (voir article à ce sujet ici).

Pour les familles paysannes du Lauragais, le lien social était donc  un élément essentiel de vie quotidienne et régulièrement entretenu en différentes occasions tout au long de l'année. Ces échanges, réunions et rencontres, nous n'en avons noté ici que quelques exemples, relevaient de relations de travail, amicales ou familiales et ce maillage constituait le tissu social, essentiel à la vie rurale.

Si vous avez des témoignages, des photos de la vie d'antan dans les fermes et métairies lauragaises, n'hésitez pas à me les faire parvenir, je les publierai : lauragais@lescarnetsdemile.fr 

 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

Scène de village Montmaur, 1950, Phot coll. JC Rouzaud

Scène de village Montmaur, 1950, Phot coll. JC Rouzaud

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Publié le 12 Février 2022

Mardi 12 février 1952 - la ruscada

Beau temps chaud

Avons fait des fagots aux peupliers du grand champ

Les femmes ont fait la lessive

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Publié le 11 Février 2022

Lundi 11 février 1952 - émonder les peupliers

Glace beau temps

Avons lié 100 fagots de bois et avons continué le soir à émonder les peupliers au grand champ

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Publié le 10 Février 2022

Dimanche 10 février 1952 - une truie au charcutier

Gelée à glace belle journée

Le matin suis allé vendre une truie à Gandoulas Henri charcutier à Villefranche. il est venu la chercher. Le soir elle a pesé 265 kg à  à190 f le kg. Payé 50350 f 

Rise d'Estebe est venue après dîner Emile et les Seloudres aussi. Joséphine est revenue à L'Angles Renneville pour lui aider à faire la saucisse

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Publié le 9 Février 2022

Lauragais d'antan : quand l'enfant paraît

Ce qu'il fallut de retenue et de contrôle à ceux de la Borde Perdue lorsqu'ils virent apparaître, par un beau matin de février, Hélène au bras de Louise ne pourrait se dire. 

Un nouvel épisode de Ceux de la Borde Perdue

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Publié le 9 Février 2022

Samedi 9 février 1952 - permission de 36 h

Vent d'ouest rafales de pluie et neige

Sommes akkés moi et Joséphine tuer le cochon à l'Anglais de Renneville chez mon cousin Jean-Marie Pagès

Yves Fauré est venu souper il est en permission de 36 heures

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Publié le 8 Février 2022

Vendredi 8 février 1952 - le "banquet" et les lapins

Vent d'ouest froid

Avons continué à travailler les bords du champ du changer. le soir pluie 

J'ai fait un banquet* pour travailler le bois. Fine est allée à Villefranche vendre des lapins à 560 f

* de banc/Bancet en occitan : petit banc, petit tréteau

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Publié le 7 Février 2022

Jeudi 7 février 1952 - de l'aide

Ciel couvert et froid gelée à glace

Avons continué à tirer les bords de la terre du maïs au fond du grand champ. Noël Pagès de l'Anglais de Renneville est venu nous dire de lui aller aider à tuer le cochon samedi.

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Publié le 6 Février 2022

Mercredi 6 février 1952 - les bords du grand champ

Glace vent d'ouest très froid

Avons continué à nettoyer les fossés et travailler les bords au grand champ au fond à la terre pour le maïs

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Publié le 5 Février 2022

Photo coll. Nardèse

Photo coll. Nardèse

Nous allons nous plonger aujourd'hui dans les traditions liées à la maison et notamment à la maison qu'on venait de faire construire. Grâce aux souvenirs d'un de nos grands témoins récurrents, Aimé Boyer, nous allons évoquer la palhada e penjar le cremalh (la paillade et pendre la crémaillère).

Il se souvient :

"Après la guerre, dans notre secteur, il y eut de nombreuses constructions de maisons. Cela marquait le début de la modernidation agricole mais également une avancée sociale.

Ces maison se ressemblaient beaucoup et pour cause, pour se faciliter la vie, on se prêtait les plans entre amis et voisins.

Quand la nouvelle maison était enfin terminée, il y avait la cérémonie de la palhada qui intervenait en même temps qu'on pendait la crémaillère..

Lorsq ue la maison était hors d'eau, que les fenêtres, volets et portes étaient posés, tous les corps de métiers qui avaient participé à cette construction étaient invités à un repas. Le menu était traditionnel le plus souvent il s'agissait d'une mongetada, haricots secs cuisinés avec porc et canard, variante du cassoulet et différente selon les recettes locales.

Elle était précédée de cochonnailles de la maison et le repas se terminait par une crème maison servie à la louche. Le repas était arrosé de bon vin. Avant de se séparer, on partageait bien sûr une prune conservée dans l'eau de vie.

La palhada avait lieu avant le repas le plus souvent. On faisait brûler une poignée de paille pour voir si la cheminée fonctionnait bien. Il fait bien le dire, c'était plutôt rare en Lauragais et souvent il fallait laisser décroché le loquet à pouce d'une porte en face de la cheminée pour que le tirage se fasse correctement. Mais que voulez-vous, on n'allait pas démolir la maison pour ça.

Et, enfin au moment où on s'installait dans l'ostal, on pensait à penjar le cremalh c'est à dire pendre la crémaillère dans l'âtre en l'accrochant à la cheville que le maçon avait pris soin de sceller dans l'avaloir en construisant la maison."

Rappelons pour être complet que la crémaillère était cet ustensile qui permettait de pendre la marmite plus ou moins en hauteur au dessus du feu de cheminée. Elle était, traditionnellement, le dernier élément qu'on posait dans une maison quand on avait fini de s'y installer.

Mes sincères remerciements à Aimé Boyer pour le partage de ses souvenirs et à la famille Nardèse pour la photo d'illustration.

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Publié le 5 Février 2022

Mardi 5 février 1952 - le fossé

Vent d'ouest froid. Le matin avons fini la cage à lapins. Le soir Camille est allé aux prestations. Moi j'ai commencé de nettoyer le fossé entre le champ du hangar et le champ grand. 

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