Publié le 10 Décembre 2019

Jeudi 10 décembre 1959 - arracher un arbre

Pluie le matin - Avons arraché un arbre au champ derrière la maison

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Publié le 9 Décembre 2019

Mercredi 9 décembre 1959 - Fin des travaux au hangar

Vent d'autan - Déchargé du fourrage et fini de mettre de l'ordre au hangar de la G. et ici

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Publié le 8 Décembre 2019

Mardi 8 décembre 1959 - le fourrage

Pluie dans la soirée - Le matin avons chargé  1 remorque de fourrage au hangar de la G. Les S. ont pris 4 kg de foie de canard à 2000 F le kg.

Après souper, je suis allé à Montmaur à une réunion la CAL*

* Coopérative Agricole Lauragaise

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Publié le 7 Décembre 2019

Lauragais d'Autrefois (32) : Journal d'un semeur d'antan (le semenaire)

Emile évoque les semailles dans ses carnets, une période de l'année cruciale surtout à l'heure où les assolements comportaient beaucoup de blé. La météo de novembre et décembre était alors - et encore aujourd'hui - une inquiétude vive. Ne pas semer trop en retard... Cette évocation a fait resurgir quelques souvenirs. Voici ceux d'Aimé du temps où l'on semait à la main et qu'il a eu l'amabilité de m'adresser.

 

Les semences :

Dans les années 40 et 50, les agriculteurs  produisaient leurs propres semences. "Nous faisions des échanges entre nous. Il y avait aussi quelques négociants qui passaient dans les fermes et proposaient des semences de blé de la Beauce. Ils nous disaient que c'étaient des blés à grand rendement, sourit-il. Ce qu'il ne nous disaient pas bien-sûr, c'est nous n’avions pas le potentiel pour produire ! Nous n'avions ni l'engrais, ni les semoirs adaptés, ne les produits nécessaires mais c’était un espoir auquel nous nous raccrochions. Nous le voyons tous les jours avec  les carnets d'Émile, le tournant était bel et bien négocié. Avant les années 50 nous ne parlions pas surface, c'étaient des arpents, le journal."

 

Les rendements  :

"Si, aujourd’hui, on parle de quintaux/hectare, à l'époque on connaissait presque le nombre de grains de blés à l’hectare.  On parlait de semences : un sac de blé 80 kilos, c’était le poids spécifique recherché pour commercialiser le blé. Par exemple 80 kilos produisaient  plus ou moins 8 sacs de semence à 80 kilos, 640 kilos donc.  Plus ou moins. Je ne saurais dire ce que ça représentait en termes de surface."

 

Le journal :

C'était une évaluation du temps qu'il fallait pour ensemencer un champ ou une surface donnée à la main.  Un grand champ pouvait contenir un certain nombre de journées d'homme à semer. C'était une vieille notion qui a parfois perduré tant que les mesures de semences ne pouvaient servir.

"Notre journal en Lauragais variait. Semé à la main, tributaire du vent, du terrain sec ou mou et de tant d'autres facteurs. reprend Aimé. Les chaussures étaient des sabots (les esclòps  en occitan) qui ramassaient facilement la boue, ralentissaient la marche surtout dans les champs en pente du Nord Lauragais. Cela ne facilitait pas l'avance du semeur"

 

Les jalons :

Ils étaient faits avec les jambes de maïs (las cambòrlas) que les animaux avaient nettoyées de leurs feuilles. Ils étaient plantés à chaque bout du champs, parallèlement au fossé. "Quand les champs étaient rectangulaires ou carrés, pas de problème. Pour les autres formes trapézoïdales, triangulaires ou biscornues, c'était parfois plus compliqué."

 

Le semis :

"Nos jalons en place, il fallait s’occuper du blé ou de l'orge ou de l'avoine. Ils constituaient l'essentiel de notre assolement d'alors. D'abord on montait au grenier pour en descendre la quantité de grain programmée pour la journée de semis.  Ce blé qui avait été passé au trieur à grain ambulant était étalé. On faisait un mélange de vitriol et d'eau - à vertu fongicide - que l’on vidait sur le tas et il était mélangé comme du mortier. Nous étions alors prêts pour semer."

Le sac de blé posé sur la canadienne, une bouteille dans la musette pour la soif, le semeur était prêt. "On n’allait pas chez le docteur, mais on savait qu’il fallait boire. Je préparais ensuite le semenador (prononcer semenadou) : une sache en jute, une petite corde attachée à l’angle bas du sac, et l’autre bout à l’angle de la gueule du sac qui contenait une quantité de blé suffisante pour faire l’aller retour. Ce semenador  (voir reconstitution photo) était posé de façon à être divisé en deux sur le bras.

 

Le rythme et le geste du semeur :

"Nous y allons. On prend position devant le premier jalon en imaginant une ligne virtuelle avec le jalon. On commence par jeter un peu de blé autour de soi pour combler la marge. Et en avant, d'un pas régulier, ni trop grand, ni trop petit. Une fois le rythme pris, ça devenait presque mécanique. D'ailleurs ce n’était pas si désagréable. Quand le pied gauche touchait le sol, le bras droit partait en un geste large comme une demi-lune. Autant vous dire que lorsque cela durait une journée entière, le soir, on n’avait pas besoin de compter les moutons pour s’endormir.

Personnellement, je n’étais pas un champion. Je ne lâchais pas le blé régulièrement. Et au printemps, ça faisait des tas ou des ondulations. Et bien-sûr les voisins ne manquaient pas de me le signaler en riant, surtout les anciens, mais c'était bon enfant.

Ensuite, pour couvrir  il y avait aussi la herse  et quand le temps le permettait, on terminait en passant le rouleau en bois."

 

 

Merci à Aimé B. pour sa précieuse collaboration et ses souvenirs savoureux et tellement précis.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

Reconstitution du semenador par Aimé B.

Reconstitution du semenador par Aimé B.

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Publié le 7 Décembre 2019

Lundi 7 décembre 1959 - les canards (les tirons)

Pluie à la nuit - Avons tué 22 canards. Sont venues aider ma belle-mère, mémé et Rose Continué à nettoyer le hangar de la G.

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Publié le 6 Décembre 2019

Dimanche 6 décembre 1959 - le hangar encore

Vent d'autan - Le matin avons continué au hangar de la g. le soir je suis allé à Roou

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Publié le 5 Décembre 2019

Samedi 5 décembre 1959 - une livraison

Pluie averses - Continué à fermer le hangar de la G. La BP a livré 500 litres de fuel domestique. Eliette est allée tuer les oies en Estève.

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Publié le 4 Décembre 2019

Vendredi 4 décembre 1959 - le hangar

Averses - Continué à fermer le hangar de la G.

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Publié le 3 Décembre 2019

Jeudi 3 décembre 1959 - les oies de l'hôtel Fourcade de Castelnaudary

Beau - Pluie à la nuit - Le matin travaillé aux oies. Le soir coupé des arbres pour fermer le hangar de la G. Vendu des foies d'oie à l'hôtel Fourcade à Castel 3500 F le kg

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Publié le 2 Décembre 2019

Mardi 2 décembre 1959 -  les oies (las aucas)

Brumeux frais - avons tué 15 oies. Sont venues nous aider Tante marie, belle-mère, Cécile, Tante Julie

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Publié le 1 Décembre 2019

Lauragais d'Autrefois (31) : les tracteurs à chenilles
Lauragais d'Autrefois (31) : les tracteurs à chenilles

Grâce aux trésors photographiques partagés par la famille Nardèse, nous voici aujourd'hui face à un tracteur à chenilles. Et pas n'importe lequel, il s'agit d'un Mc Cormick International et plus exactement un TD18, semble-t-il.

Les tracteurs agricoles se sont développés en France depuis la fin de la 1ère Guerre Mondiale mais ils ont connu leur véritable essor dans les campagnes à partir des années 40. Cependant, dans bon nombre de métairies, leur arrivée s'est longuement faite attendre en rais, de moyens financiers limités ou de la force des habitudes du travail avec les boeufs.

Comme nous l'avait dit Emile dans l'article qui lui était consacré (ici), il se souvient parfaitement de cette transition qui, le concernant, a eu lieu au tout début des années soixante.  "Nous avons beaucoup hésité car il y avait de nombreuses discussions autour de cela. Les anciens étaient contre, n'en voyaient pas l'intérêt car nous avions toujours travaillé avec les boeufs. Le propriétaire me mettait en garde, un tracteur c'était un investissement et de l'entretien, du carburant... Et puis, il y avait ces histoires d'accidents. De temps en autre, il en survenait un, parfois grave, qu'on apprenait. C'était souvent faute d'une maîtrise suffisante de l'engin. Et ici, dans les coteaux, il y avait un risque supplémentaire, une crainte... je sais que certains disaient qu'avec mes 15 hectares d'alors, je ne m'en sortirais pas en faisant cet investissement."

Pour cette transition, beaucoup de paysans ont conservé des boeufs pour les endroits les plus inaccessibles ou plus étroits comme la vigne par exemple ou pour utiliser des outils agricoles qu'on ne pouvait pas atteler au tracteur. Chez Emile, la transition s'est faite plus sèchement, la vente des boeufs ayant contribué à l'achat du tracteur. Si le changement a réduit la peine de travail et le temps qu'on consacrait à une tâche "peut-être par 10 !", Emile en avait  nourri des regrets.

"Mon premier tracteur était un Farmall. Une fois garé sous le hangar, on réalise qu'on a face à soi un objet inerte, de tôle, sans émotion. On a beau dire ce n'est pas pareil que les boeufs auxquels j'étais très attaché et dont j'aimais m'occuper. Je me souviens encore du jour où ils sont partis. Le camion était garé dans la cour, là devant la maison, et il sont montés lentement à l'intérieur..."

Le TD18 présenté ici a été construit à 19000 exemplaires entre 1939 et 1955. Il est muni d'un moteur diesel International à six cylindres en ligne. Sa boîte comporte 6 vitesses. Ses deux phares lui donnent l'air imposant d'un curieux insecte. La version la plus large (2,33 m) dépassait 10 tonnes. 

Cela a pu donner lieu à quelques anecdotes que l'on raconte encore dans nos contrées lauragaises. Aux abords des fermes, on avait parfois l'habitude de mettre la récolte de haricots secs sur la route pour que le passage des véhicules contribue à les battre pour les écosser. S'il arrivait par malchance que l'un de ces véhicules soit un tracteur aussi lourd que le TD18, on imagine sans peine l'état des haricots qui avaient eu le malheur de se trouver sur la trajectoire des chenilles d'acier...

Pour faciliter ces transitions, le Ministère de l'agriculture éditait des brochures pour accompagner pas à pas les nouveaux acquéreurs de tracteurs (voir photos). Nous en proposerons prochainement d'autres extraits.

 

Mes remerciements renouvelés à Berthe et Jean pour le partage de ces photos tellement évocatrices de ces vies d'antan.

Merci à Louis, Denis et aux membres de l'association LE PASTEL pour leurs éclairages précieux et le partage de leurs connaissances si précises sur les tracteurs.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Lauragais d'Autrefois (31) : les tracteurs à chenilles
Lauragais d'Autrefois (31) : les tracteurs à chenilles

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Publié le 1 Décembre 2019

Mardi 1er décembre 1959 - la neige

Forte pluie et neige tout le jour - Avons bricolé dedans, le soir je suis allé à Montmaur 

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Publié le 30 Novembre 2019

Lundi 30 novembre 1959 - le sainfoin et les poussins

Brouillard- Belle soirée - Labouré au sainfoin de la G. et la milliaire du moulin du poivre. Je suis allé porter 50 poussins à Roou

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Publié le 29 Novembre 2019

Dimanche 29 novembre 1959 - chez les cousins

Brouillard - Le soir nous sommes allés en Estève

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Publié le 28 Novembre 2019

Samedi 28 novembre 1959 - Jeannot de Saint Jean

Beau - Labouré à la milliaire du moulin du Poivre et le soir au sainfoin de la G. Jeannot de St Jean est venu nous voir.

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Publié le 27 Novembre 2019

Vendredi 27 novembre 1959 - Chausser les socs

Pluie dans la matinée - le matin faire chausser les socs de la charrue. Charrié du bois du Genivre et le soir le scier. Le matin fait les bords sous la Perrière

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Publié le 26 Novembre 2019

Jeudi 26 novembre 1959 - Continuer

Vent d'autan - Continué à labourer au champ de la Perrière

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Publié le 25 Novembre 2019

Mercredi 25 novembre 1959 - Labours

Vent d'autan - Labouré au champ de la Perrière milliaire

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Publié le 24 Novembre 2019

Dans les années 50, même si le mode d’autoconsommation est encore très prononcé, la nécessité de se déplacer pour une famille de métayers se fait ressentir chaque jour un peu plus.

Paulette D. nous explique : "Nous produisions beaucoup de ce que nous mangions mais bien-sûr qu'il nous fallait nous déplacer... Que ce soit pour aller prêter main forte aux voisins ou à la famille pour certains travaux, prévenir le médecin qu'on avait besoin de son diagnostic pour l'arrière grand-mère souvent malade ou pour les enfants... Il fallait aussi aller vendre des produits sur les différents marchés, les lapins, les pigeons, les œufs... Nous allions essentiellement à Castelnaudary le lundi mais aussi parfois à Villefranche, Revel ou Puylaurens même si cela était moins fréquent."

Négocier la vente ou l'achat de boeufs, rencontrer des acheteurs lors des foires, passer des commandes à la coopérative agricole, faire parfois quelques achats en ville, amener les enfants à l'école, aller prier, aller à la pêche, les déplacements motivés par des raisons liées à la vie familiale ou à la vie professionnelles étaient nombreux.

Alors comment s'y prenait-on ? "Nous essayions d'optimiser les sorties. Lorsque l'un d'entre nous partait pour le marché de Castelnaudary, il passait également à la C.A.L. (Coopérative Agricole Lauragaise) pour les affaires et au retour chez le forgeron par exemple si cela était nécessaire.", reprend Paulette.

Dans sa famille, faute de moyens suffisants et, peut-être  défaut d'être complètement convaincus de son absolue nécessité, la décennie entière, celle des années 50, se fera sans que la voiture automobile n'entre dans la cour de la ferme. Cela nécessitait un investissement financier assez conséquent et un peu de temps pour obtenir le permis de conduire.

"Pour aller au village, visiter la famille, aller à la messe, on marchait beaucoup à pied. Cela ne nous posait pas de problème, nous étions habitués. Lorsque mes parents étaient jeunes au début du siècle, se souvient-elle encore, ils marchaient même les pieds nus avec leurs chaussures dans leur panier et ne les mettaient qu'avant d'arriver au village pour ne pas les user. Nous faisons attention à tout. Nous n'étions pas très fortunés et prenions grand soin du peu que l'on avait"

Mais il y a aussi la bicyclette. On en dispose d'une ou deux selon les métairies, il n'y en a pas une pour chacun. Elles sont munies de sacoches pour transporter un peu de matériel ou quelques petits animaux que l'on aurait vendus ainsi que d'une porte-bagage qui permettait d'avoir un passager.

"Pour les déplacements représentant des distances plus conséquentes, on avait parfois recours à la moto, se souvient Paulette, on en possédait une qui n'était pas de première jeunesse mais elle rendait de grands services. C’étaient les hommes qui la pilotaient. Et même la ménine (l’arrière grand-mère) jusqu'à un âge très avancé était passagère pour se rendre en visite chez sa fille qui habitait le village voisin. Parfois c'était tout une organisation. Par exemple, lorsque nous étions invités à une fête locale par la famille, mes beaux-parents prenaient la moto pour y aller dîner (nb: le repas de midi en Occitanie) pendant que nous nous occupions des animaux et de la métairie et le soir, à leur retour, c'est nous qui prenions la moto pour aller souper chez nos hôtes et profiter du bal."

Elle explique également : "Nous, les femmes de la maison, avions une certaine autonomie pour nous rendre à Castelnaudary, au marché par exemple, grâce à la ligne de bus qui s'arrêtait au bord de la route départementale qui longeait la métairie. On pouvait aussi aller l'attendre au village voisin. Le chauffeur autorisait les passagers à mettre en soute une panière ou deux contenant lapins, pigeons, poules ou poulets que nous souhaitions vendre."

Aimé rajoute : "Oui, c'est comme cela que j'ai vécu cette période 54-65 moi-aussi . L’autobus avait une remorque pour porter les veaux... Pour les cochons c'était plus compliqué, les volailles étaient  dans les paniers posés sur l'impériale du bus. On n'était pas malheureux."

Et puis, la famille s'agrandissant, la situation est devenue plus complexe pour Paulette et son mari qui avaient deux fillettes en bas-âge. Pour se rendre dans la belle-famille tous ensemble, c'est le frère de Paulette qui venait récupérer tout le monde en voiture pour les ramener ensuite.

"Au tout début des années 60, mon mari a passé son permis de conduire à son tour et la famille a acheté une automobile, 4 ou 5 ans après le premier tracteur. C'est une liberté nouvelle que nous avons trouvée là. Évidemment, les temps de trajets ont considérablement réduit et les déplacements ont été grandement facilités. Mais pour autant, les vélos et la moto n'étaient jamais loin. Nous les avons gardés et ils ont continué à nous être très utiles."

 

Chez Aimé aussi, la famille s'est agrandie aussi a-t-il fallu prendre des décisions : "J'avais un scooter, j'ai acheté ma première auto en 64! Nous avons eu des jumeaux qui ont étés placés en couveuse à Montauban. Il a bien fallu aller les voir, ces petits. Les grands-mères, les grands-pères, tout le monde voulait les voir. J'ai acheté une B 14 Sport d'occasion qui n'avait pas roulé depuis longtemps. Aussi, à cause des durites, de Caraman à Montauban, j'ai fait connaissance avec pas mal de mécanos sur le trajet ! Il y avait même une courroie de mobylette au ventilateur. S'il y en a qui vont à l'aventure, nous c'est l'aventure qui est venue à nous !"

 

Mise à jour du 24 novembre 2019

Merci à la famille Nardèze pour le partage de ses trésors photographiques et à Paulette D., ma grand-mère, pour son témoignage ainsi qu'à Aimé B. pour sa précieuse collaboration.

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Publié le 24 Novembre 2019

Mardi 24 novembre 1959 - au sainfoin et au moulin

Brouillard - Continué à labourer au sainfoin de la G. Fini de semer le blé au champ sous le moulin du poivre.

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Publié le 23 Novembre 2019

Lundi 23 novembre 1959 - Et le blé...

Brumeux - Labouré à la Perrière le soir semé du blé au champ sous le moulin du poivre? Le matin je suis allé à Caste. Camille de Roou est venu.

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Publié le 22 Novembre 2019

Dimanche 22 novembre 1959 - Aller chercher le médecin

Pluie dans la nuit - Je suis allé chercher I. pour Jacqueline, il est venu le soir.

Le soir nous avons descendu du fourrage de la G.

Dans la marge : Visite I.

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Publié le 21 Novembre 2019

Samedi 21 novembre 1959 - deux sacs et deux cinquièmes

Vent d'autan - Avons semé le blé au plateau du moulin du poivre mis 2 sacs 2 cinquièmes. Hersé pour faire le blé au sainfoin.

Dans la marge : Moulin du poivre 2 sacs 2 cinquièmes

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Publié le 20 Novembre 2019

Vendredi 20 novembre 1959 - Six sacs de blé

Vent d'autan fort. - Semé 6 sacs de blé au champ du jardin et fini d'y mettre l'engrais

dans la marge : jardin 6 sacs

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Publié le 19 Novembre 2019

Jeudi 19 novembre 1959 - l'engrais

Vent d'autan - mis de l'engrais et préparé au champ du jardin pour faire du blé

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