Publié le 7 Décembre 2022

Dimanche 7 décembre 1952 - le froid vif

Ciel brumeux le matin froid tr!s vif glace tout le jour

J'ai débroussaillé le tour du clapier au grand bois.

Mme Alquier est venue chercher 25 l de vin.

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Publié le 6 Décembre 2022

Samedi 6 décembre 1952 - un manche de bêche

Forte gelée ciel clair vent d'ouest très froid

Le matin j'ai fait un manche à une pelle bêche et avons commencé à nettoyer le fossé limite au matelot

Le soir avons fini de labourer les bords du champ de la terre mais au haut du grand champ

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Publié le 5 Décembre 2022

Vendredi 5 décembre 1952 - fabriquer une table

Vent d'ouest très froid glace

Le matin j'ai fini une table le soir avons fini de labourer pour la paumelle au champ des aygalots.

Fine est allée à Villefranche se faire piquer chez le docteur Izard.

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Publié le 4 Décembre 2022

Jeudi 4 décembre 1952 - les trois brabants

Vent d'ouest très froid

Avons continué à labourer avec les trois brabants au champ des aygalots pour la paumelle

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Publié le 3 Décembre 2022

archives personnelles

archives personnelles

Aimé Boyer m'a fait parvenir ce témoignage, celui de sa naissance telle qu'on la lui a racontée :

"Je suis né l’année où Hitler a pris le pouvoir en Allemagne, en 1933.

On m’a dit que ce jour-là, il y avait beaucoup de neige. Il n’y avait pas de téléphone et moi j’ai décidé qu’il fallait aller voir. Mon père est allé chercher le voisin, A.B., faire appel aux voisins c’était fréquent et incontournable en ce temps-là.

Un long chemin enneigé et semé d'embûches pour prévenir le médecin

A. B après avoir salué ma mère et vu la situation, est parti à Caraman à 12 km pendant que son épouse est restée, prête à devenir en sage femme.                                                         

Le trajet ne fut pas simple. Il a pris le vélo mais au bout de quelques kilomètres, il l'a jeté dans le fossé et a continué à pied car il y avait vraiment trop de neige.

En outre, il n’y avait pas de chemin pour aller jusqu'à la route. Pour la rejoindre, ils y allaient en sabots, changeaient de chaussures, et cachaient les sabots sous un buisson, une racine d’arbre. Malgré ces précautions, quelques farceurs déplaçaient parfois les sabots, il fallait rentrer pieds nus.

Il n’y avait pas non plus de pont pour traverser le ruisseau, les attelages passaient à gué ; il fallait attendre que l’étiage soit modéré. Pour traverser à pied il y avait une passerelle, un arbre couché en travers du ruisseau, équarri à la hache, une branche d’acacia, ou autre bois, bricolé en guise de parapet ou bien, dernière solution, il fallait faire un grand détour.

Pendant tout ce temps, mon père alimentait le feu pour que la maison soit chaude quand l’enfant arriverait. On ne savait pas le sexe du nouveau venu. Il portait aussi de temps à autre de la braise dans un chaudron dans la chambre, il n’y avait pas le chauffage central. Le feu était alimenté par de grosses bûches ou arbres fendus avec les coins et la masse et bien-sûr du petit bois. Le feu tenait une grande place dans les maisons surtout en agriculture pour avoir l’hiver de l’eau chaude et faire cuire toute la nourriture.

Notre brave voisin, après un long trajet compliqué, est enfin arrivé chez le docteur qui n’était pas là ; il était route de Saint Anatoly pour aider à la naissance de N., qui est devenu plus tard mon copain de classe et de jeunesse.

Après, sans doute un remontant, en l’honneur du nouveau venu, ils ont repris la route via Caraman et se sont arrêtés au cabinet du docteur pour refaire la trousse de matériel médical stérile.  

Et tous ces événements se sont passés au petit matin. Je n’ai jamais su, comment ils étaient venus à pied ou à cheval. Ma mère assistée par la voisine, se faisait beaucoup de souci et commençait à trouver le temps long.

Un enfant est né 

Enfin ils sont arrivés, et le docteur s’est occupé tout de suite de ma mère, et de moi. Je me garderai de détailler tous les gestes qui suivent une naissance, juste vous dire q’on m’a enveloppé dans des langes en tissu que mon père avait pris soin de réchauffer, pendus au dossier d’une chaisedevant le feu.

Je suis né pauvre, dans une chambre sans chauffage, et sans lumière.

Le bon docteur et notre dévoué voisin n’avaient pas déjeuné quand tout a été terminé et moi endormi. Vers dix heures, mon père a fait réchauffer une soupe de pain tranché en fines lamelles tirées de la marque de deux kilos, sans doute du boudin, saucisse car en décembre on avait souvent rangé le cochon.

Et pendu au plafond, ceci raconté par le docteur plus tard, quand j’allais à l’école : une pleine grille de moineaux ; mon père n’était pas braconnier mais l’hiver, comme l’a chanté Jean Ferrat, « la caille et le perdreau, et la tomme de chèvre…  En dessert sans doute des noix, amandes, noisettes et l’incontournable confiture maison, du vin tiré de la barrique du fond de la cave.

Pour l’occasion, mon père a ouvert une bouteille de prune de l’année, histoire de goûter. Il n’y avait pas de café.

La longue histoire de la bouteille 

Cette bouteille a une longue histoire : il l'a rouverte pour mon baptême en famille et aussi pour ma communion solennelle, j’y ai alors eu droit avec un sucre. Et quand les parents de mon épouse sont venus pour la première fois, il y avait projet de mariage, avec de généreuses explications du parcours de cette bouteille. J’ai pu en boire à mon tour mais j’étais alors un homme."

​​​​​​​

Mes sincères remerciements à Aimé pour ce témoignage

 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile

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Publié le 3 Décembre 2022

Mercredi 3 décembre 1952 - le brouillard ou le vent

Brouillard épais et pluie fine le matin. Le soir vent d'ouest très froid.

Avons continué à labourer pour la paumelle au champ des aygalots.

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Publié le 2 Décembre 2022

Mardi 2 décembre 1952 - Julie à moto

Beau temps chaud

Avons tué les oies 24. Gaston est venu en prendre 12. Julie est venue et Anna de Roou nous aider. Je suis allé porter Julie le soir avec la moto. 

Avons continué à labourer pour la paumelle avec les trois brabants.

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Publié le 1 Décembre 2022

Lundi 1er décembre 1952 - labourer pour la paumelle

Vent marin calme

Avons labouré pour la paumelle et fini le champ derrière la maison

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Publié le 30 Novembre 2022

Dimanche 30 novembre 1952 - la fête de Saint Assiscle

Vent marin

Le matin suis allé à Villefranche acheter une ceinture bandage pour hernie qui m'a coûté 2496 francs

Camille Puget est venu souper à l'occasion de la fête de Saint Assiscle.

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Publié le 29 Novembre 2022

Samedi 29 novembre 1952 - la paumelle

Vent marin 

Continué à labourer derrière la maison 

Moi le matin j'ai fumé le haut de ce champ avec du terreau. Le soir. j'ai commencé à labourer pour la paumelle au champ des aygalots. 

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Publié le 28 Novembre 2022

Vendredi 28 novembre 1952 - les grains grossiers

Beau temps chaud vent marin à la nuit

Avons fini de semer les fèves

Moi j'ai sorti du fumier au champ derrière la maison. Camille a commencé de labourer pour les grains grossiers derrière la maison aussi. Yves est allé tuer le cochon à Peyrousi chez sa soeur Paulette hier est arrivé ce soir. Paulette est allée à Villefranche.

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Publié le 27 Novembre 2022

Ceux de la Borde Perdue, conférence à Belpech (11) le vendredi 2 décembre à 20h 30

A l'invitation de la société d'Histoire de Belpech et du Garnaguès, je sera le vendredi 2 décembre à 20 h 30, salle multigénérations à Belpech (entrée libre et gratuite).

Une petite causerie intitulée "Un regard sur le Lauragais agricole des années 50" sera proposée Il y sera question de métayage, des grandes traditions, des boeufs au tracteur, des lieux de socialisation tels que les marchés, le tout émaillé de quelques anecdotes d'époque.

les deux tomes de la saga "Ceux de la borde Perdue" parus aux éditions Il est Midi seront ensuite dédicacés à ceux qui le souhaiteront.

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Publié le 27 Novembre 2022

Jeudi 27 novembre 1952 - la manivelle de l'égrenoir
Jeudi 27 novembre 1952 - la manivelle de l'égrenoir

Vent marin modéré 

Avons fini de semer le blé au petit champ du jardin

Le matin j'ai réparé la manivelle à l'égrenoir du maïs. Le docteur Izard est venu chercher une dinde. 

Les Seloudres sont venus nous voir. 

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Publié le 26 Novembre 2022

Lauragais d'Autrefois (195) : les dictons occitans du bestiaire

Quoi de mieux que de convoquer nos amis les animaux pour souligner un trait de caractère, un travers ou une qualité chez nos congénères... La langue française ne Genest pas privée mais l'occitan non plus. En voici quelques exemples :

Una loba fa pas d'anhèls

Une louve ne fait pas d'agneaux

 

Les pòrcs s'engraissan pas amb d'aiga clara

Les porcs ne s'engraissent pas avec de l'eau claire.

 

urós coma un buòu a la grúpia

Heureux comme un boeuf à la mangeoire.

 

es pas totjorn la pola que canta qu'a fait l'uòu

Ce n'est pas toujours la poule qui chante qui a fait l'oeuf

 

Fat coma una feda que se confessa al lop

Fou comme une brebis qui se confesse à un loup

 

 S'i entendre coma un pòrc a ratar

S'y entendre (s'y connaître) comme un porc à chasser les rats

 

Variante :  S'i entendre coma un pòrc a far la ruscada

S'y entendre comme porc à faire la lessive

 

 

Si vous connaissez d'autres dictons ou proverbes sur les animaux qui étaient usités en Lauragais, n'hésitez pas à me les adresser. Nous complèterons ce post ensemble au fur et à mesure. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

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Publié le 26 Novembre 2022

Mercredi 26 novembre 1952 - le demi-muid

Temps ensoleillé chaud vent marin à la nuit

le matin avons réparé le demi-muid de l'eau et en avons charrié. Le soir avons coupé un frêne et fait des bûches

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Publié le 25 Novembre 2022

Mardi 25 novembre 1952 - le moulin à vent

Ciel couvert vent marin fort à la nuit

Le matin avons fini de recouler le vin. Le soir avons mis la pompe du ruisseau au puits de Belair pour laver. Avons fait de la farine au moulin

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Publié le 24 Novembre 2022

Lundi 24 novembre 1952 - recouler le vin

Pluie jusqu'à midi

Avons fini de recouler le vin et tout 50 Htres

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Publié le 23 Novembre 2022

Dimanche 23 novembre 1952 -  les boeufs

Pluie le matin

J'ai soigné les boeufs et le soir j'ai j'ai fait un coffret.

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Publié le 22 Novembre 2022

Samedi 22 novembre 1952 - un manche de hache

Rafales de pluie 

Avons monté le tour au puits

Le soir j'ai fait un manche à la hache. madame Alquier est venue chercher 25 litres de vin. Elle paris maintenant 70 litres.

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Publié le 21 Novembre 2022

Vendredi 21 novembre 1951 - la vieille pompe du puits

Vent marin jusqu'à midi et pluie l'après-midi 

Le matin avons enlevé la vieille pompe du puits et j'ai fait u tour pour monter l'eau du puits du jardin. Camille sa mère et Paulette sont allés à Villefranche.

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Publié le 20 Novembre 2022

Jeudi 20 novembre 1952 - la fonte

Fonte de la neige et pluie l'après-midi

Vent marin et forte gelée glace

Avons réparé les portes où nous faisons tomber le fourrage pour les boeufs et l'avons nettoyé. Le soir avons continué à recouler du vin. Pierrot le camarade de Gaston est venu nous voir.

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Publié le 19 Novembre 2022

Lauragais d'Autrefois (194) : la soupe à l'ail d'antan

Grâce à Berthe Tissinier, nous avons redécouvert il y a quelques semaines les farinettes (voir ici), ce dessert traditionnel qui a accompagné notre enfance. Grâce aux recettes d'Emma Colombiès, cuisinière si talentueuse qui a régalé les enfants des écoles autrefois à Baziège, Berthe nous permet de redécouvrir aujourd'hui la traditionnelle soupe à l'ail qu'on préparait souvent dans nos campagnes.

Pour la préparer il vous faut : 

  • du pain rassis
  • une bonne poignée d'ail
  • un gros oignon
  • un oeuf
  • sel,poivre
  • vinaigre
  • 1,5l d'eau

Dans un faitout, mettez l'eau à bouillir. Ajoutez l'oignon découpé en tranches fines, l'ail, le sel et le poivre et laissez cuire une heure.

Cassez l'oeuf, séparez le blanc du jaune. Mettez le blanc à cuire dans le bouillon. Dans un bol ajoutez une pointe de vinaigre au jaune et mélangez. Au dernier moment, versez dans le bouillon.

Versez le bouillon dans une soupière sur le pain que vous aurez découpé en fines tranches et servez.

Et puis... laissez vous envelopper par ces saveurs d'antan... simples et réconfortantes.

Si vous connaissez d'autres recettes traditionnelles du Lauragais, n'hésitez  pas à me les adresser. Nous constituerons une petite collection ensemble au fur et à mesure. Vous pouvez me les adresser à lauragais@lescarnetsdemile.fr . Nous les partagerons dans les posts ici. 

Un immense merci à Berte Tissinier pour la transmission de la recette.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Publié le 19 Novembre 2022

Mercredi 19 novembre 1952 - la neige et le joug

Neige dans la nuit qui recouvrait tout le sol et n'a pas fondu tout dans la journée

Le matin j'ai fini un joug

Le soir avons commencé à recouler le vin

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Publié le 18 Novembre 2022

Mardi 18 novembre 1952 - la neige

Ciel couvert froid neige à la nuit

Avons fini de labourer pour le blé aux petits champs du jardin et commencé à y semer du blé

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Publié le 17 Novembre 2022

Lundi 17 novembre 1952 - les fèves

Pluie presque toute la matinée.

Le matin avons fini de sortir le fumier au champ le haut derrière la maison. Le soir avons semé des fèves au même champ

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