Publié le 14 Avril 2021

Samedi 14 avril 1951 - 150 kg de pommes de terre

Beau temps - Ciel nuageux Le matin nous avons semé 150 kg de pommes de terre. le soir avons couvert le fumier à la vigne vieille.

Elie et Anna Puget sont venus à la veillée.

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Publié le 13 Avril 2021

Vendredi 13 avril 1951 - dix sillons de betteraves

Beau temps - Avons semé dix sillons de betteraves le long du chemin d'arrivée.

semé les vesces 

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Publié le 12 Avril 2021

Jeudi 12 avril 1951 - Préparer la terre

Vent d'ouest avec rafales de pluie

Avons préparé la terre et sillonné pour les betteraves

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Publié le 11 Avril 2021

Mercredi 11 avril 1951 - déchausser les jeunes plants

Vent d'ouest froid avec rafales de pluie qui ont tourné vers les Pyrénées.

Avons fini de fumer les vignes et ce matin avons fini de déchausser les jeunes plants

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Publié le 10 Avril 2021

Photo et montage Aimé Boyer

Photo et montage Aimé Boyer

Grâce à une reconstitution faite par Aimé Boyer, nous allons aujourd’hui passer en revue quelques pièces d’attelage autour du joug. De l’occitan au français et du français à l’occitan

le surjoug (sebrejo) : Le surjoug, placé au centre sur le joug (jo), permettait de l'équilibrer, permettant aux bovins attelés de conserver une bonne position de travail. C'était aussi un objet décoratif qui exprimait le savoir-faire de son sculpteur. Il servait aussi à accrocher les tresegats, la redonda, et les trait (chaînes) mais aussi un bouquet de fleurs, pour  des événements festifs et rares : Saint Roch, mariages etc...

découvrir l'article de S.Pilmann dans la Dépêche de l'Aude sur le surjoug :https://www.ladepeche.fr/2021/02/21/objets-dici-le-surjoug-bobine-cluquet-9385428.php

Trescavilha : élément posé sur le timon permettant au joug de faire corps avec l’outil, et reculer charrette, rouleaux, tombereaux, faucheuse, fâneuse, râteau.

Pour attacher la charrue ou le brabant au joug qui permettait aux bœufs de les tirer, une pièce était essentielle le tresegat. Afin de mieux comprendre la fonction de cette pièce, commençons par la redonda, l'anneau le plus simple.

La redonda (prononcer redoundo) sert pour les outils qui roulent et principalement la charrette. Une cheville devant, une derrière, le tiradon était bien tenu.

Le tresegat était pour les outils tirés, les charrues... il y avait un peu plus de jeu.

La tresèga (de tressa, tresse) était un anneau de branches tordues ou de cuir, pendu à la cheville du joug et le tiradon y passait dedans : une cheville de chaque côté pour qu'il ne puisse pas avancer ni s'extraire de l'anneau. Le tresegat sert à la même chose mais est en fer.

Cheville timon : Posée dans un trou sur le timon devant le joug pour la traction avant  

Cheville asta : élément pour atteler les charrues sarcleuses sans recul, non solidaire avec le Joug

Morial : élément posé sur le museau de l’animal l’empêchant d’attraper une bouché d’herbe ou autre branche qui aurait perturbé sa position de traction.

Moscals : filet tressé posé sur les yeux pour protéger le dépôt de mouches .

Julhas (juilles)  : appareil pour lier, joindre, les animaux de traction, bœufs ou vaches avec le joug.

Trait (chaîne): Fixé au sebrejo (surjoug) pour tirer brabant , canadienne, herse, houe, décavailloneur.

Merci à Aimé Boyer pour le partage de son savoir et de son expérience et à Jean-Claude Rouzaud pour la photo des boeufs.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

 

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Publié le 10 Avril 2021

Mardi 10 avril 1951 - Au loin les Pyrénées

Vent d'ouest un peu froid avec giboulées sur les Pyrénées

Avons commencé de fumer la vigne jeune 15 chargements

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Publié le 9 Avril 2021

Lundi 9 avril 1951 - seize charrettes

Beau temps - Avons fumé la vigne vieille. Mis 16 charrette de fumier

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Publié le 8 Avril 2021

Dimanche 8 avril 1951 - les cousines et le curé

Vent d'ouest assez froid avec rafales de pluie

Le matin suis allé au Tivoli 10 230 francs que je devais à Gaston sur les règlements des comptes. Ma cousine Anna et Colette de Bourrel de Belesta sont venues dîner le curé Cucurou les a portées et dîné ici.

Jean Bousquet est venu chercher deux cinquièmes de blé. il a payé un sac à 80 kg 2050 F. Camille de Roou est venu dîner aussi.

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Publié le 7 Avril 2021

A la fin de l'été 1952, Louise prend ses marques dans une nouvelle borde : de l'étable au potager, de la grande pièce à vivre jusqu'au puits, un nouveau quotidien s'offre à elle. Angelin le métayer l'accueillera-t-il chaleureusement?
 
#occitanie #agriculture #lauragais #édition #roman
 
Dernier épisode de CEUX DE LA BORDE PERDUE
 
Saison 2 à découvrir à partir du 12 mai

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Publié le 7 Avril 2021

Samedi 7 avril 1951 - un cageot pour les poulets

Temps lourd pluie à deux heures de l'après-midi

Avons labouré et déchaussé aux 900 jeunes plants de vigne. Le soir j'ai fait un cageot  pour les poulets. Après souper je suis allé à Roou tailler les cheveux à Elie Puget

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Publié le 6 Avril 2021

Vendredi 6 avril 1951 - déchausser la vigne

Beau temps nuages

Avons fini de déchausser la vigne jeune

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Publié le 5 Avril 2021

Jeudi 5 avril 1951  - la truie et le verrat

Ciel couvert - Avons continué  à déchausser la vigne vieille jeune. Le soir j'ai mené la truie de Revel au verrat en Metchou. Après souper, je suis allé régler le compte au Tivoli avec Lanegrasse.

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Publié le 4 Avril 2021

Mercredi 4 avril 1951 - le fil de fer de la vigne

Beau temps - Avons mis le fil de fer aux 9 rangées de la vigne jeune et le soir commencé à déchausser la jeune.

Le matin suis allé à Villefranche chercher 20 kg de fil de fer galvanisé à 80 f le kg Chez Castell. Payé 1600 F

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Publié le 3 Avril 2021

coll. Sébastien Saffon

coll. Sébastien Saffon

La suite du mariage racontée par Aimé Boyer... La cérémonie a eu lieu (voir ici), place au repas aujourd'hui...

 

"Voilà le cortège ! Les mariés sont en tête, quelques enfants gambadent sur les côtés, les parents sont mélangés et traînent un peu à l’arrière, les jeunes restent collés aux nouveaux époux.

Tous sont accueillis par l’équipe de serveuses et serveurs en tabliers blancs attachés autour de la taille, une serviette jetée sur l’épaule. On s’embrasse, on se présente, la rencontre est conviviale.

Aux questions posées, des réponses sont nécessaires. Il est prévu une pièce dans la maison ou une table dans la salle de réception qui n’est autre que le hangar, rappelons-le, pour poser les sacs à main, les mantilles, et autres vestes.

Il y a aussi les commodités : généralement il y a une cabane au fond du jardin ou, la veille, des toilettes ont été construites avec des longues branches de saule, appuyées au mur borgne de la ferme, c’est-à-dire à l’Ouest. Une bâche ficelée, un trou creusé dans la terre, à la bêche, aménagé à la Turque et pour les hommes, la haie de la vigne.

Pour se laver les mains, s’il n’y a pas de puits, une bassine est posée sur une comporte renversée à côté de la charrette, un essuie-main pendu à celle-ci.  

Il est plus de midi lorsqu’on on s’installe dans le hangar aménagé pour l’occasion. Selon la disposition des tables, les mariés prennent place au milieu, les jeunes autour d’eux, le couple d’honneur en face. Pour les autres invités, chacun s’organise, par affinités On faisait rarement un plan de table. On sent une certaine excitation. Tous les évènements depuis le matin ont ouvert les appétits.

La salle et la table sont accueillantes, je ne parlerai pas des couverts. Quelques bouquets de fleurs, la pièce montée, les poissons, le vin, le pain. S’il n’est pas coupé, les hommes se chargent de cette tâche avec leurs Opinel.   Un vin de noix, de pêche ou un pastis fabriqué maison est proposé.

Quand tout d le monde est en place, même s’il y a quelques retardataires, on enlève les poissons et la pièce montée.

La danse des soupière fumantes commence, parfume l’atmosphère, le bruit des cuillères qui battent le fond des assiettes, font taire un instant le brouhaha des conversations. A la plonge, on se prépare au premier assaut des soupières. Les radis roses, le saucisson le jambon, sont déjà sur la table, faisant presque partie du décor.

Il y a à l’entrée une table ou sont posés tout le service de table : couverts, verres. Pour un remplacement rapide s’il y a quelques bris involontaires. Les conversations reprennent de l’ampleur, et ça ne va faire en baissant.  Quelques enfants sortent déjà de table.

Le caviste assure au remplacement des bouteilles vides.

Dans les cuisines, règne une ambiance chaude. L’affaire est sérieuse : maintenir le feu, la braise…

L’assaisonnement est un geste très important, Les préposés aux soins des animaux donnent un coup de main mais il ne faut pas trop compter sur eux, à une heure donnée il va falloir aller garder les vaches, faire téter les veaux. Quelques hommes vont venir tout à l’heure, pour donner leurs appréciations, leurs avis.

A la noce le couple d’honneur passe, pour prendre les noms des personnes intéressés pour les photos, le groupe,  le couple. On paye maintenant, ou on paiera plus tard, il faut tout noter,

Un évènement nouveau ? Un serveur vient parler au garçon d’honneur : l es musiciens sont arrivés. 

On invite les musiciens, on les applaudit et ils vont s’installer. Quatre comportes tournées a l’envers, une ou deux portes posées dessus, une guirlande tout autour - du grand art - les chansons commencent à peine, des histoires. Le dessert ne va pas tarder, les serveurs débarrassent les salières, les couverts le pain.

Les chansons sont accompagnées par un musicien, l’ambiance est mise. Tant que les enfants ne sont pas là, quelques chassons dites paillardes fusent. Les assiettes à dessert sont apparues avec un petit chou tiré de la pièce montée.

Puis les soupières reviennent avec leurs louches, c’est la crème. Je ne vous dirai pas le nom de cette crème mais je peux vous dire que c’est très bon avec la madeleine cuite au four à pain. Des gâteaux secs Variés, quelque fois il y a aussi des oreillettes, friandises typiques du pays d’Oc ! Il y a, posées sur la table, quelques bouteilles de vin blanc. Les cuisiniers viennent saluer et sont longuement applaudis

   C’est le moment que choisissent les musiciens pour ouvrir le bal de la noce. Les jeunes abandonnent leur dessert, pour s’enlacer et s’en donner à cœur joie. Marches, scottishs, mazurka, java, valses, et l’incontournable quadrille avec ses « cinq figures » dansé par groupe de quatre. Typique du pays d’Oc là encore.  Les musiciens ont leurs clarinette, saxophone, cornet à piston, un tambour... ambiance champêtre. Il va y avoir de la poussière dans le hangar !"

A suivre...

Un grand merci à Aimé Boyer pour ce témoignage 

 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Publié le 3 Avril 2021

Mardi 3 avril 1951 - des genêts pour les balais

Petites rafales de pluie - Le matin avons curé le fossé qui descend la vigne. Le soir avons ramassé des genêts pour faire des balais et des gaules pour faire de la palissade des dindons

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Publié le 2 Avril 2021

Lundi 2 avril 1951 - les nichoirs à pigeons
Lundi 2 avril 1951 - les nichoirs à pigeons

Pluie tout l'après-midi 

Le matin avons commencé à labourer la jeune vigne. Le soir j'ai fait trois niches pour pigeons.

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Publié le 1 Avril 2021

Dimanche 1er avril 1951 - Les dîners du dimanche

Beau temps - Sommes allés avec Joséphine sur le cimetière à Montmaur. Moi j'ai dîné à en Touzet et Fine à la chartreuse

Camille et Paulette sont allés sur le cimetière aux Casses

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Publié le 31 Mars 2021

Photo coll. Laure Pagès

Photo coll. Laure Pagès

Eté 1952 - A la métairie, quand le TD 18 Mc Cormick fait son entrée dans la cour avec une charrue balance bisoc Carrière-Guyot, les boeufs, eux, sont poussés vers la sortie. C'est un déchirement pour Léonce qui n'a connu que la traction animale pour travailler...

#occitanie #agriculture #lauragais #édition #roman

Un nouvel épisode de Ceux de la Borde perdue à retrouver ici 

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Publié le 31 Mars 2021

Samedi 31 mars 1951 - le charcutier de Villefranche

Vent d'ouest froid

Avons fini de déchausser la vigne vieille. le charcutier benêt de Villefranche est venu nous acheter un petit cochon qui avait une hernie. payé 3000 f

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Publié le 30 Mars 2021

Vendredi 30 mars 1951 - l'auto de Gaston

Vent d'ouest froid

Sommes allés avec l'auto de Gaston vendre 9 petits cochons à la foire de Villefranche au prix de 310 f le kg 204 kg à 310 f = 63240

Le soir avons continué à déchausser la vigne vieille

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Publié le 29 Mars 2021

Jeudi 29 mars 1951 - Le petit Roger vient dîner

Temps frais beau temps

Avons continué à labourer et déchausser la vigne vieille. Le petit Roger des Bertousses est venu dîner

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Publié le 28 Mars 2021

Lauragais d'autrefois (122) : les dictons occitans sur les Rameaux

A point nommé, en suivant la fête du jour, voici deux petits dictons occitans du Lauragais d'autrefois offerts comme un bouquet de fin de journée.

 

Pluèja sus Ramèls, pluèja sus tavels

Pluie sur les rameaux, pluie sur les dizeaux  (tas de gerbes donc pluie sur les moissons)

 

Quand l'auta bufa per Rampan, bufa tot l'an. 

Quand le vent d'autan souffle pour les Rameaux, il souffle toute l'année.

 

Merci Aimé pour vos suggestions ! :)

Si vous connaissez d'autres dictons ou proverbes sur les Rameaux, n'hésitez pas à me les adresser. Nous complèterons ce post ensemble au fur et à mesure. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr 

 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Publié le 28 Mars 2021

Mercredi 28 mars 1951 - déchausser la vigne

Ciel mi-couvert un peu de brume par moments et pluie fine à la nuit

Avons commencé à labourer la vigne vieille et à la déchausser. Paulette est à sa maison pour soigner sa mère.

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Publié le 27 Mars 2021

coll. S.Saffon

coll. S.Saffon

Il y a quelques semaines, Aimé Boyer nous avait raconté les préparatifs d'un mariage à la campagne (voir ici). Il poursuit aujourd'hui avec le jour de la cérémonie... Immersion dans une fête d'autrefois...

"Avant la cérémonie, nous procédions à un brin de toilette, sans douches évidemment, avec de l’eau puisée avec un seau ensuite vidé dans une bassine. Les hommes puis les femmes s’installaient pour cela dans l’écurie. Les femmes s’enfermaient à clé.

Pour le mariage, il n’y avait pas forcément de tenue spéciale mais la tenue du dimanche.

Pour le mari, un costume et chapeau noirs assorti de gants blancs

Pour la mariée, une robe blanche , une couronne, des gants blancs mais il n’y avait à l’époque pas de traîne.

Anecdote un peu triste mais bien souvent le costume et le chapeau noir du marié devaient être utilisés pour l’habiller des décennies plus tard pour ses obsèques

Mais revenons au jour de fête.  Rendez vous était donné sur la place du village, non loin de la mairie ou sous la halle qui n’était pas fermée. Les plus proches parents et les jeunes allaient au domicile. Quand il pleuvait – souvent il n’y avait pas de chemin – la mariée était alors amenée au village sur la charrette avec les parents et les demoiselles d’honneur ! Et les plus anciens. 

Touts le monde se retrouvait alors sous la Halle, on s’embrassait, se saluait.  C’était une petite assemblée joyeuse. Puis le garçon d’honneur appelait au rassemblement, le cortège se formait.

J’ai beau creuser mon champ des souvenirs : je ne me souviens pas, si le marié était avec sa mère, et la mariée avec le père…

Les voilà partis vers la Mairie qui n’était qu’à quelques mètres de là. Le cortège s’était un peu disloqué en une joyeuse pagaille. Hormis les futurs époux et les parents, le reste de la troupe bavardait sans réserve

Le grand escalier en paliers accueillait l’assemblée pour rejoindre la salle des mariages qui était aussi celle du conseil municipal.

Le Maire accueillait. Connaissant beaucoup de monde, cela se passait à la bonne franquette.

Le secrétaire de mairie lisait le code civil relatif au mariage, Monsieur le Maire se tenant debout avec son écharpe tricolore, les mariés étaient devant lui côte à côte.  Il posait alors la question à laquelle les époux répondaient immanquablement : OUI ! Le contraire aurait été étonnant. Il embrassait la mariée, félicitait le marié et les parents du nouveau couple.

Puis le secrétaire faisait signer les deux époux, les parents et les témoins.

Le cortège se reformait alors vers l’église ou les cloches appelaient les fidèles avec une autre tenue. Il fallait traverser le village en donnant bonne impression. Il y avait des badauds sur le trottoir. Les commentaires allaient bon train.

Ils entraient dans l’église par le grand escalier, il y avait déjà du monde : des voisins, des amis.

 Les nouveaux mariés se plaçaient en avant avec devant eux des chaises prie dieu, les parents de chaque côté de leurs enfants. Les jeunes de la noce s’installaient au plus près avec un certain recueillement.

Je ne vais pas détailler le déroulement de la cérémonie de mariage mais il y a bien sur le OUI attendu.

Tous sortaient de l’église après que les mariés les témoins avaient signé l’acte de mariage. Traversant de nouveau le village, ils allaient s’installer derrière le monument aux morts.

Il y a une façade devant laquelle il était habituel de prendre la photo souvenir qui immortalisait ce jour particulier.

Un système d’échafaudage avait été mis en place en forme de grand escalier. Au milieu, en bas, debout, les mariés, les parents assis de chaque côté, chacun entourant leur enfant. Les grands-parents, quelques petits enfants assis sur leurs genoux. Au premier rang surélevé, les oncles, tantes, cousins et enfin, en haut, le groupe de jeunes tout près de leurs cavalières. Bien sûr tout cela était orné de fleurs surtout blanches, disposées par le photographe. On prenait aussi une photo de couple et parfois de groupe avec les jeunes.

Et les voilà partis vers la maison, ou les attendaient le personnel qui allait accueillir pour la suite incontournable du repas et de l’amitié.

Chemin faisant, ce n’était pas triste ! On entendait quelques chants, quelques histoires et on finissait de faire connaissance entres nouveaux parents."

A suivre dans un prochain post...

Je remercie Aimé Boyer pour son témoignage tellement détaillé et tellement évocateur

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Publié le 27 Mars 2021

Mardi 27 mars 1951 - 900 plants de jeune vigne

Beau temps. Le matin avons attaché les 900 plants de vigne. Le soir avons semé le fourrage 60 kg et 2 sacs de luzerne au champ de sous le vivier. Paulette est allée soigner sa mère qui est malade.

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