Publié le 24 Septembre 2022

Lauragais d'Autrefois (188) : les battages d'antan

Louis Bruno était agriculteur en Lauragais, fermier plus exactement. Retraité, il a consigné ses souvenirs dans des cahiers que sa famille partage avec nous aujourd'hui. Dans de précédents posts (ici et ), nous avions découvert sa description des travaux de printemps puis les activités de début d'été (). Il racontait également les moissons (voir ici), voici ses écrits concernant les battages.

"Le battage était assuré par des entrepreneurs possédant un ou plusieurs matériels lesquels comprenaient un tracteur pour le déplacement et l'entraînement de l'ensemble, une batteuse et une presse à lier la paille en balles.

Chaque entrepreneur possédait sa clientèle et se déplaçait à tour de rôle de borde en borde fournissant les machines précitées, 4 hommes dont un responsable qui conduisait et 3 empailleurs, le reste du personnel nécessaire soit 15 personnes minimum émanait d'un groupe de voisins travaillant en entraide mutuelle. C'était un travail pénible et éprouvant sous les chaleur torride et dans la poussière de l'aube au crépuscule mais auquel on participait volontiers étant donné l'ambiance conviviale et gaie qui régnait entre amis, jeunes et vieux, copains et copines.

Ce travail durait de 40 jours à 2 mois suivant les années et le volume des récoltes, les rendements ne dépassaient guère les 15 à 20 hectolitres l'arpent malgré les progrès de la recherche génétique sur les variétés déjà amorcés. Une partie de la récolte était stockée au grenier, futures semences, besoin domestique, échange blé plain avec le boulanger ou règlement en nature des services du forgeron (affutages divers). 

Le restant était vendu aux négociants ou livré aux coopératives qui déjà se créaient petit à petit par exemple succursales de la CPB Rue Ozenne Toulouse CAB Baziège CAL Castelnaudary laquelle lançait également avec le syndicat Agricole Audois les premières entreprises de gros labour, chenillard Caterpillar traînant les charrues balance trisocs Carrière-Guyot."

Un immense merci à Daniel Bruno - ainsi qu'à Christiane et Jean-François Bruno - pour avoir partagé les écrits passionnants de Louis.

Merci beaucoup à Serge Visentin pour les photos transmises

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

Lauragais d'Autrefois (188) : les battages d'antan
Lauragais d'Autrefois (188) : les battages d'antan

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Publié le 24 Septembre 2022

Mardi 24 septembre 1952 - un peu de fourrage grain

Beau temps

Avons continué à ramasser maïs. Le matin j'ai coupé un peu de fourrage de grain derrière la maison. Le facteur est venu porter la retraite des vieux 21600 francs

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Publié le 23 Septembre 2022

Lundi 23 septembre 1952 - le blé 1952

Plus en brouillard le matin

Avons commencé à ramasser du maïs 36 saches

Camille et Marius ont fini de labourer pour le maïs au. haut du grand champ. Gaston Lanegrasse est venu porter 100 litres de mazout. Il m'a donné un chèque de 100000 francs sur la paye de blé de notre part donné au silo de Castel. Camille Puget est venu souper il est convalo

dans la large : blé 1952 touché 100000

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Publié le 22 Septembre 2022

Dimanche 22 septembre 1952 - débroussailler le ruisseau

Beau temps

Avons mis la matinée à réparer non vieux 1/2 muid pour charrier de l'eau. Le soir j'ai débroussaillé le ruisseau pris de la source à cause des rats d'eau 

Camille et Paulette sont allés dîner en Naudet

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Publié le 21 Septembre 2022

Samedi 21 septembre 1952 - quatre comportes à distiller

Beau temps

Le tracteur de Bordes est venu arracher la vigne vieille avec le tracteur à chenille et la grosse charrue. Moi et René avons fini d'arracher la vendange.

Camille et Marius Fauré ont continué à labourer pour le maïs. J'ai donné quatre comportes de vendange à G?? de la Serre pour distiller. 

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Publié le 20 Septembre 2022

Vendredi 20 septembre 1952 - presser la vendange

Beau temps

Avec Marius et Yves Fauré avons coulé le vin 50 Htres et avons pressé la vendange 600 l à 3f 18000f payé à Subra

Continué à labourer pour le maïs avec le tracteur au haut du grand champ

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Publié le 19 Septembre 2022

Jeudi 19 septembre 1952 - Avec le tracteur

Beau temps

Avons fini de couper et charger la vigne vieille et aussi les piquets. Le soir avons continué à labourer avec le tracteur en haut du grand champ.

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Publié le 18 Septembre 2022

Mercredi 18 septembre 1952 - les souches de la vigne

Beau temps

Camille et René Fauré sont allés vendanger à St Jean. Fauré Marius et moi avons coupé des souches à la vigne vieille que nous voulons arracher.

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Publié le 17 Septembre 2022

Le roman du Lauragais d'Autrefois

C'est ici que tout a commencé. Ici, sur ce blog, les Carnets d'Emile créé il y a plus de 6 ans maintenant. La petite communauté qui s'est formée autour de ce Lauragais de la terre, ce Lauragais d'autrefois qu'évoquaient les carnets de mon grand-père m'a, de fil en aiguille, amené vers la fiction. Quoi de mieux que le roman pour redonner du souffle à ces vies d'antan, à ces métayers qui étaient alors encore nombreux au début des années 50 ?

Ceux de la Borde Perdue est ainsi passé du feuilleton hebdomadaire numérique à roman édité. Il arrive en ce mois d'avril chez les libraires où on peut le commander et il est sur les plateformes (Fnac, Amazon...).

L'histoire ? L’histoire est celle des Bourrel. En novembre 1951, la famille s’installe à la Borde Perdue à Florac-Lauragais. Elia, Léonce, Germain et tous les leurs ont quitté soudainement la métairie d’Alfred Belloc qu’ils exploitaient depuis plus de vingt ans.
Quatre générations vivent sous le même toit, quatre générations que le destin n’a pas épargnées à tel point, qu’en chuchotant, on surnomme ces métayers les « maffrés ». Ils fuient le poison de la rumeur et les douleurs du passé. Au sein de ce clan balloté, Louise cherche sa place...

Le roman est déjà disponible sur le site des éditions Il est Midi (frais de port gratuits) depuis avril. (Le tome 2 arrivera bientôt.) En voici le lien :

On se retrouve la semaine prochaine pour de nouveaux posts évoquant le Lauragais d'autrefois. Merci pour votre fidélité.

Pour tout renseignement, écrivez-moi : contact@bordeperdue.fr 

Le roman du Lauragais d'Autrefois

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Publié le 17 Septembre 2022

Photo coll.J-C Rouzaud

Photo coll.J-C Rouzaud

Grâce aux photos confiées par Jean-Claude Rouzaud, nous découvrons aujourd'hui des moissonneuses-batteuses d'antan, certaines tractées, les autres étaient automotrices.

Les moissonneuses tractées disposaient parfois de leur propre moteur outre cela du tracteur. La moissonneuse-batteuse McCormick F 64 disposait par exemple d'un moteur 4-cylindres. Ces machines à moteurs auxiliaires disparaîtront au fur et à mesure que la puissance des tracteurs augmentera.

La moissonneuse-batteuse automotrice affirmera sa suprématie entre 1955 et 1965 pour devenir l'engin de référence. 

Si cela vous rappelle des souvenirs, n'hésitez pas à miles adresser pour publication ici.

 

Merci à Jean-Claude Rouzaud pour ce partage.
Merci à Jean-Claude Rouzaud pour ce partage.

Merci à Jean-Claude Rouzaud pour ce partage.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Publié le 17 Septembre 2022

Mardi 17 septembre 1952 - le tracteur de Marius

Beau temps chaud petit orage à la nuit très peu de pluie

Avons continué à labourer avec le tracteur avec Marius Fauré. 

Camille Paulette et Huguette et René sont allés vendanger à Roou

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Publié le 16 Septembre 2022

Lundi 16 septembre 1952 - les fils de fer

Beau temps orages tout autour mais pas ici

Avons commencé à sortir les fils de fer à la vigne vieille que nous voulons arracher. Avons commencé de labourer pour le maïs au haut du grand champ avec le tracteur. Yves est en perme. 

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Publié le 15 Septembre 2022

Dimanche 15 septembre 1952 - l'échange de muids

Beau temps

Avons transvasé la vendange dans le demi-muid que j'ai acheté hier pour rendre l'autre à Segadennes. Moulet est venu nous le porter. Anna Puget de Roou est venue nous dire de vendanger mardi.

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Publié le 14 Septembre 2022

Samedi 14 septembre 1952 - un demi-muid de 600 litres

Vent marin violent

J'ai fini d'arranger la vendange. Le soir je suis allé à Villefranche acheter un demi-muid de 600 litres qui m'a coûté 7000 f. L'électricien Moulet est venu chercher 80 litres à 15 f = 1200f. Camille et René sont allés vendanger au Tivoli.

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Publié le 13 Septembre 2022

Vendredi 13 septembre 1952 - la vigne jeune

Beau temps

Avons vendangé la vigne jeune 90 comportes

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Publié le 12 Septembre 2022

Jeudi 12 septembre 1952 - soixante et une comportes

Petites rafales de pluie tout le jour

Avons commencé de vendanger . Ramassé la vigne vieille 61 comportes

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Publié le 11 Septembre 2022

Mercredi 11 septembre 1952 - préparer la futaille

Beau temps frais 

J'ai préparé des futailles pour vendanger demain 

Camille et René sont allés vendanger en Esteve 

Je suis allé à Villefranche chercher le docteur Izard pour Huguette qui a la diarrhée 

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Publié le 10 Septembre 2022

Lauragais d'Autrefois (186) : souvenirs des battages

Aimé Boyer m'avait confié il y a quelques années ses souvenirs des battages. Je vous les propose à nouveau aujourd'hui.

"Je me souviens de ces journées de battage.

Le matériel classique du battage était constitué d’un tracteur, d’un batteur, d’une presse et d’un caifat (caisse à outils).

La presse était un engin tout en longueur qui récupérait la paille qui tombait du batteur.

Elle était poussée verticalement  à l'intérieur par un engin qu’on appelait le cap d’ase (tête d’âne si on traduit littéralement) et tout de suite tassée par le piston qui la poussait horizontalement.

Il y avait la un mécanisme complexe, mais efficace. Utiliser cette presse pouvait mobiliser jusqu’à 5 personnes. Cette partie du travail n'était pas forcément pénible physiquement mais rendue difficile à cause de la poussière, on n'avait aucun répit. Il arrivait parfois que les enfants de la ferme soient employés à cette tâche. C'était mon cas lorsque j'avais 11 ou 12 ans et j'étais contrarié si quelqu'un occupait déjà ce poste. J'étais fier de pouvoir être utile et prendre part au travail.
L' homme qui s’occupait du matériel de battage était appelé le mécanicien. C'est lui qui envoyait sans hésitation dans la paille tassée l’aiguille, qui traversait de l'autre côté de la cage. L’aiguille était équipée d’une gorge de chaque côté qui permettait de passer le fil de fer.

Il y avait un préposé qui enfilait un fil de fer, adapté pour ce travail, et de l’autre côté, un autre repassait le fil dans la dernière aiguille engagée. Enfin un dernier, liait les deux extrémités des deux fils de fer nécessaires pour faire une balle rectangulaire.

A l’autre bout de la presse, munie d'une faux à main, une dernière personne séparait les balles.

Pendant la Guerre 39-45, il n'y avait plus du fil de fer. On achetait des rouleaux de câble au marché noir. Il fallait défaire ces câbles, les séparer pour récupérer des fils individuels : on obtenait des fil vrillés. Il fallait les tendre avec un appareil que nous avait fabriqué le forgeron.

A cette période de notre Histoire de France, le matériel de battage était parfois actionné par une Locomobile, chauffée au bois.

Tout ce matériel était déplacé d'une ferme à l'autre avec des boeufs en l'absence de tracteur. Parfois il y avait aussi des branchements électriques établis directement au pylône le plus proche avec des crochets fixés au bout de longs bambous, et branchés à un gros moteur électrique posé sur un chariot."

Je remercie Aimé  pour ce formidable témoignage.

Merci à Michel Fontez pour les photos d'illustration.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

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Publié le 10 Septembre 2022

Mardi 10 septembre 1952 - celui des aygalots

Beau temps nuit froide

Avons fini de nettoyer le fossé du grand champ le soir

Avons commencé à celui des aygalots et relevé les arbres

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Publié le 9 Septembre 2022

Ceux de la Borde Perdue au Campestral d'Aureville les 17 et 18 septembre

J'ai le plaisir d'être invité par Le Lecteur du Val à présenter "Ceux de la Borde Perdue", le roman des métayers des années 50, sur son stand au Campestal d'Aureville les samedi 17 et dimanche 18 septembre.

J'y serai chaque après-midi à partir de 14h.

L'histoire de Ceux de la Borde perdue est celle des Bourrel. En novembre 1951, la famille s’installe à la Borde Perdue à Florac-Lauragais. Elia, Léonce, Germain et tous les leurs ont quitté soudainement la métairie d’Alfred Belloc qu’ils exploitaient depuis plus de vingt ans.
Quatre générations vivent sous le même toit, quatre générations que le destin n’a pas épargnées à tel point, qu’en chuchotant, on surnomme ces métayers les « maffrés ». Ils fuient le poison de la rumeur et les douleurs du passé. Au sein de ce clan balloté, Louise cherche sa place...

Sorti au mois d'avril aux éditions Il est Midi, après le succès du tome 1, le tome 2 paraîtra à l'automne.

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Publié le 8 Septembre 2022

Mercredi 8 octobre 1952 - l'impôt et l'assurance

Beau temps - Avons continué à labourer où était le maïs avec les trois paires. Suis allé à Villefranche. J'ai payé l'impôt 1280 f et l'assurance incendie 3420 f. Sommes allés à Villefranche avec papa voir le Docteur Seloude pour un kyste qu'il a à l'oeil 

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Publié le 8 Septembre 2022

Lundi 9 septembre 1952 - un peu de pluie

Vent d'ouest frais pluie fine à la nuit mais très peu

Avons continué à nettoyer le fossé du grand champ

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Publié le 8 Septembre 2022

Dimanche 8 septembre 1952 - la fête de Folcarde

Fête de Folcarde

Beau temps

Sont venus dîner Julie et Emile Pagès de la Chartreuse Alfred Mimi et Richard Cazeneuve du Mas Lucienne Henri et Robert Rouquet de Labastide d'Anjou Elie et Anna de Roou

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Publié le 7 Septembre 2022

Samedi 7 septembre 1952 - le fossé du grand champ

Vent d'ouest frais

Avons continué à nettoyer le fossé entre le grand champ et le hangar

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Publié le 6 Septembre 2022

Samedi 6 septembre 1952 - le hangar et le fossé

(erreur date)

Vent 'ouest faris

Avons continué à nettoyer le fossé entre le grand champ et le hangar

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