Publié le 5 Septembre 2021

Mercredi 5 septembre 1951 - 3e coupe de fourrage

Vent marin lourd Lematin avons fini de sortir le fumier au grand champ 32 charrettes. Le soir avons coupé du fourrage 3e coupe au ruisseau et moi j'ai labouré despotes à côté de la jeune vigne

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Publié le 4 Septembre 2021

Mardi 4 septembre 1951 - 22 charrettes

Beau temps chaud

Avons sorti 22 charrettes de fumier au fond de la grande pièce

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Publié le 4 Septembre 2021

Lauragais d'Autrefois (144) : la granda bugada, la grande lessive à la borde

Voici un témoignage que je vous avais présenté il y a deux ans environ, recueilli auprès de Paulette D., ma grand mère. Elle y relate les journées de grande lessive, la granda bugada (la grande buée) et le travail que cela représentait.

"La lessive habituelle que l’on faisait une fois par semaine, le plus souvent le lundi, ne ressemblait pas aux grandes buées que l’on faisait deux ou trois fois par an pour laver les draps.

Une fois par semaine, on triait le linge et grâce à l’eau tirée du puits ou, à la Rigole (nb : le cours d'eau à proximité) lorsque la saison s’y prêtait, on lavait et on battait le linge de toute la famille avant de le mettre à sécher sous un hangar. On utilisait pour la ruscada (lessive en occitan) une lessiveuse, du savon et de l’huile de coude pour frotter vigoureusement

On lavait aussi les draps de toute la maisonnée du propriétaire. On attendait qu’il y en ait suffisamment car c'était un sacré travail. La granda bugada (la grande buée en occitan) avait lieu ainsi trois ou quatre fois par an, en général, au début du printemps et de l’automne.Toutes les femmes des métayers étaient réunies pour cette occasion.

Les draps étaient mis à tremper la veille dans le dorc, c’était un grand cuvier de bois cerclé de fer, muni d’une bonde et d'un tuyau sur le côté permettant l’évacuation de l’eau. (nb : L’appelation dorc désigne communément un pot à graisse en occitan mais dans ce cas, c'est également le cuvier) 

Les draps trempaient une nuit entière avec de la cendre qu'on mettait par dessus, enfermée dans un vieux drap. Le matin, les femmes des métayers se réunissaient et nous mettions l’eau à chauffer dans une lessiveuse ou un grand chaudron. Cette eau était versée petit à petit sur les draps, récupérée par l'évacuation et remise à chauffer. L’opération devait être suffisamment lente pour que l’eau monte lentement en température au fur et à mesure, de la buée se répandant dans tout le local, le plus souvent nous faisions cela sous un vieil hangar. Une eau bouillante déversée directement aurait pu faire s’amalgamer les saletés plutôt que des les dissoudre grâce aux propriétés détergentes de la cendre. 

Le lissieu, l’eau de lessive, faisait ainsi plusieurs cycles au fur et à mesure dans le dorc. Au bout de deux à trois heures, lorsqu’elle bouillait, on évacuait alors toute cette eau sale. Parfois, on n'était pas d'accord, il y avait de petites chamailleries.  Certaines considéraient que l’eau était suffisamment chaude, d’autres préféraient en verser encore davantage. Après utilisation l’eau de lessive était répandue  sur le tas de fumier le plus proche à grands coups de seaux en fer blanc. Les draps encore lourds de l’eau qu’ils contenaient, lorsqu’ils étaient un peu refroidis, étaient entassés dans de grandes panières ou des comportes.

Il fallait alors attendre l’intervention des hommes qui, grâce à des brouettes, ou à la force des bras, les apportaient jusqu’au bord de la Rigole de la plaine.

Il fallait alors entreprendre le rinçage. Selon la saison, le travail était de taille, on pouvait en cumuler jusqu’à cinquante. Les abords de la Rigole n'étaient pas aménagés pour cette opération et elle n’en était rendue que plus délicate. Un drap pouvait nous échapper et être emporté par le courant pour aller s’échouer dans les racines sur les berges. L’eau dévalant du barrage de Saint Ferréol pour aller alimenter le Canal du Midi pouvait être très froide à certains moments de l'année, on ne sentait plus nos mains glacées.

Les draps rincés, il fallait enfin les essorer. On se mettait alors deux par deux pour les tordre et leur faire rendre le plus d’eau possible. Cette tâche pénible n’était pas la dernière, puisqu’il fallait encore les étendre sous un hangar le long de fils prévus pour cela."

Je remercie Paulette D. pour son témoignage et la famille Nardèze qui m'a confié de précieux clichés dont celui de la lessive.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

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Publié le 3 Septembre 2021

Lundi 3 septembre 1951 - ramasser les pommes de terre

Beau temps couvert ciel mi-couvert

Le matin avons ramassé les pommes de terre

Avons eu en tout 20 sacs de 50kg. Le soir avons commencé à couper du fourrage de 3e coupe et moi suis allé à Folcarde chercher le gros brabant qui était en réparation. J'ai commencé de labourer au Souleilla

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Publié le 2 Septembre 2021

Dimanche 2 septembre 1951 - Ventiler les fèves

Beau temps

Le matin avons fini de ventiler les fèves il y a eu 19 sacs. Sommes allés à la fête à Labastide d'Anjou moi Camille et Paulette

Suis passé à Villefranche pour payer la cuve à Espitalier somme 25000 f et 5000 que j'avais donné quand nous avons fait l'affaire

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Publié le 1 Septembre 2021

Lauragais d'antan : fèves et blés, les semis

Décembre 1952 - Quand vient le temps de semer les fèves au potager, les blés dans les sillons, les métayers se laissent parfois aller à la tristesse des jours gris. Solange se sent prisonnière à la borde et Léonce, diminué...

Un nouvel épisode de Ceux de la Borde Perdue à retrouver ici : Tristesses à la borde

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Publié le 1 Septembre 2021

Samedi 1er septembre 1951 - le camion est venu

Beau temps chaud

Le matin j'ai fini de biner la vigne vieille. Après Crespy est venu avec le camion et quatre hommes porter la cuve à vendange que nous avons achetée à espalier de Villefranche de 30hl 30000 f.

Le soir avons battu les. fèves mais nous n'avons pas fini de le ventiler. 

Camille et sa mère sont allés dépiquer à la Chartreuse de Montmaur.

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Publié le 31 Août 2021

Vendredi 31 août 1951 - ramasser les pommes de terre

Beau temps un peu de pluie à huit heures

Le matin avons biné à la vigne vieille le soir avons ramassé les pommes de terre à la vigne 10 sacs 

espalier de Villefranche est venu nous dire que demain il nous apporterait la cuve à vin. 

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Publié le 30 Août 2021

Jeudi 30 août 1951 - dépiquer puis battre les haricots
Jeudi 30 août 1951 - dépiquer puis battre les haricots

Vent marin modéré tourné à deux heures

Avons dépiqué chez Dagada à la garrigue fini au souper

Il a eu 178 de blé 100 d'avoine et 60 d'orge Camille et sa mère ont fini en Touzet à deux heures. Le soir ils ont battu les haricots

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Publié le 29 Août 2021

Mercredi 29 août 1951 - aider dans les métairies

Vent marin moins fort

Avons fini à midi de dépiquer chez Subra il a eu 184 de blé 130 d'avoine 41 d'orge

Après dîner avons commencé chez dagada àa la Garrigue

Camille et sa mère sont allés en Touzet ils ont commencé à 2 heures

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Publié le 28 Août 2021

Photo coll.Nardèse

Photo coll.Nardèse

Je vous propose de redécouvrir aujourd'hui un témoignage concernant les battages que j'avais publié il y a deux ans environ.

« Le fauchage réalisé, nous faisions des gerbes puis des tabels dans les champs, ces petits tas de gerbes inclinés qui attendaient le passage de la charrette pour les rapporter dans la cour de la ferme. Là, nous faisions de gigantesques gerbiers. Le blé, l’orge et l’avoine stockés ainsi attendaient le passage de la machine à dépiquer qui appartenait au forgeron du village. Les gerbiers étaient surmontés de gerbes inclinées pour faciliter l’écoulement éventuel de l’eau et nous louions aussi des bâches pour les protéger en attendant de dépiquer.

On s’entraidait ces jours-là, entre voisins, cousins, famille et on se rendait les journées de travail. C’était d’ailleurs un travail pénible sous la chaleur. Il fallait transporter les gerbes, les sacs de grain. Mais c’était joyeux, on riait beaucoup malgré la difficulté. Nous les femmes de la maison, nous participions de différentes façons. Certaines devait assurer le repas pour tout ce monde : il fallait qu’ils soient copieux, tout le monde avait très faim.  D’autres, comme moi, aidions aux battages. On disait dépiquer.

On attendait impatiemment que ce soit notre tour. Le jour donné, on installait, de très bonne heure, la batteuse dans la cour à côté du gerbier. On installait les courroies que l’on reliait au tracteur qui produisait la force motrice. Le forgeron venait avec son tracteur Ford ainsi qu’une presse pour faire les balles de paille au fur et à mesure. 

Dans un grand fracas mécanique et beaucoup de poussière, la machine se mettait en marche. 

Une personne était chargée, de mettre les gerbes dans le bon sens sur la rampe qui les montait en haut de l’appareil. Là, une personne, souvent c’était moi à la maison, j’étais la femme la plus jeune, les récupérait au fur et à mesure, les déliait rapidement en prenant soin de sectionner la corde au niveau du nœud. On récupérait tout. On en faisait de gros bouquets afin de pouvoir s’en resservir pour les petits travaux du quotidien.

Parfois, pour plaisanter, la cadence de l’arrivée des gerbes augmentait trop ou on les plaçait à l’envers sur la rampe, je donnais un petit coup de coude et la gerbe dégringolait sur l’envoyeur. On riait.

Une autre personne récupérait les gerbes que j’avais déliées pour les engouffrer dans l’ouverture de la machine qui les happait. D’un côté, le grain tombait par des bouches pour remplir des sacs de jute, ils pesaient 80 kg. On remplaçait vite fait un sac plein par un vide et on les transportait sous le hangar en attendant que le camion de la C.A.L. (Coopérative Agricole Lauragaise) vienne les récupérer. Cette opération de force mobilisait trois ou quatre hommes assez jeunes. 

De l’autre côté de l’imposante machine, la paille tombait directement dans la presse qu’on avait pris soin d’installer tout près. A intervalles réguliers, une personne était chargée d’introduire une aiguille dans les bottes de foin, il s’agit en fait d’un outil pointu permettant de séparer l’agglomérat de paille pour le diviser en balles régulières. Une autre personne, munie d’une fourche de bois récupérait les àbets qui jonchaient le sol, c’étaient des débris de paille mais là encore, on ne voulait rien en perdre.

Cette opération était extrêmement poussiéreuse et la chaleur qui régnait la plupart du temps n'arrangeaient rien à l’affaire. 

Parfois, l’un de nous, innocemment, se rendait près de l’échappement du tracteur pour se débarrasser d’un peu de poussière. Il suffisait d’une accélération facétieuse pour qu’il se retrouve noir corbeau. Cela faisait rire tout le monde. On ne parlait pas encore du danger des particules.

Ce jour là, on faisait successivement, en changeant les grilles, l'avoine, l'orge et le blé. Une dizaine d’années plus tard, au début des années 60, tout cela était terminé. Les moissonneuses-batteuses avaient pris le relais sauf dans les penchants qu’on faisait encore à la faux. »

Merci à Paulette D., ma grand-mère, pour son témoignage et à Berthe Tissinier pour la photo

 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Publié le 28 Août 2021

Mardi 28 août 1951 - la métairie de Folcarde

Vent marin très fort

Avons continué à dépiquer à la métairie de Folcarde 

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Publié le 27 Août 2021

Lundi 27 août 1951 - dépiquer à Folcarde

Beau temps

Le matin avons biné la jeune vigne et commencé à la vieille. le soir avons commencé à dépiquer à la métairie de Folcarde avons fait 100 hl de blé

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Publié le 26 Août 2021

Dimanche 26 août 1951 - les deux lapins

Ouverture de la chasse

Beau temps chaud

Suis allé à la chasse j'ai tué deux lapins. Camille et Paulette sont allés dîner à Roou et le soir à la fête à Marès. 

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Publié le 25 Août 2021

Lauragais d'antan : le secret du bois de la borde

Dans le bois de la borde, en novembre 1951, il y fait froid pourtant y naît un secret qu'on va essayer de dissimuler.

Pendant ce temps, au village, des confidences s'échangent...

Les travaux de la métairie qui se poursuivent laissent un peu de place aux sentiments...

Un nouvel épisode de Ceux de la Borde Perdue à retrouver ici

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Publié le 25 Août 2021

Samedi 25 août 1951 - Choux-fleurs

Brume et pluie de 7 à 10 heures

Avons fini de dépiquer aux Bourrels à midi. Le soir avons planté les choux-fleurs et des poireaux

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Publié le 24 Août 2021

Jeudi 23 août 1951 - les lames de la faucheuse

Beau temps - Le matin avons réparé les lames de la faucheuse le soir avons dépiqué moi et Camille à Ramelou

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Publié le 24 Août 2021

Vendredi 24 août 1951 - Dépiquer aux Borrels

Beau temps 

Avons dépiqué aux Bourrels

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Publié le 22 Août 2021

Mercredi 22 août 1951 - les poireaux et les choux

Le matin avons planté des poireaux et des choux. Le soir avons fini d'arracher des ronces à la vigne vieille. Antonin Marc sa femme Yvonne et son fils Alain sont venus nous voir.

Donné du blé à Seloudre 30 kg

A Zanata des Bourrels 16 kg

Avoine à Seloudre 10 kg

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Publié le 21 Août 2021

Mardi 21 août 1951 - ceinture pour la hernie

Pluie dans la nuit

Suis allé à Villefranche acheter une ceinture pour la hernie 2639 f et 300 f à Mr Izard. J'ai payé à Rouquet Jean un cuvier 3000 f 

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Publié le 20 Août 2021

Lundi 20 août 1951 - Biner sous la pluie

Pluie tout le jour à partir de huit heures

Le matin avons commencé à biner la jeune vigne le soir avons fait le terrassement à la garde ??

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Publié le 19 Août 2021

Dimanche 19 août 1951 - le baptême des nouvelles cloches

Vent marin léger et chaud Ciel couvert à la nuit

Le matin avons fini de sulfater les vignes. Le soir j'ai fait un peu de sieste et j'ai brûlé des chaumes. Joséphine est allée à Labastide d'Anjou au baptême de nouvelles cloches

Yves et Emile Pagès sont venus souper

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Publié le 18 Août 2021

Lauragais d’Antan : l’incident de la carriole

Quand Léonce traverse Florac en novembre 1952 en rentrant de chez le bouilleur de cru il ne s’attend pas à l’incident dont il va être victime. Lui ne pense qu’à l’aigardenta qu’il transporte. Mais au village, la rumeur enfle…

Un nouvel épisode de la saga des métayers Ceux de la Borde Perdue #occitanie #lauragais #agriculture

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Publié le 18 Août 2021

Samedi 18 août 1951 - du monde à la veillée

Beau temps chaud

Avons fini de relever les vignes et sulfaté la jeune et commencé à la vieille. Elie et Anna Puget sont venus à la veillée

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Publié le 17 Août 2021

Vendredi 17 août 1951 - la foire à Villefranche

Beau temps ciel heureux le matin

J'ai fini de relever la vigne vieille et commencé à la jeune. Camille et Paulette sont allés à la foire de Villefranche

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