Publié le 14 Janvier 2020

Jeudi 14 janvier 1960 - faire des bûches

Dégal- Neige et forte gelée le soir

Le matin avons nettoyé le poulailler et le soir fait des bûches aux noyers du verger

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Publié le 13 Janvier 2020

Mercredi 13 janvier 1960 - Ranger

Neige glace

Fait des rangements dans la maison

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Publié le 12 Janvier 2020

Mardi 12 janvier 1960 - Repeindre la cuisine

Gelée - Neige -

Avons peint la cuisine

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Publié le 11 Janvier 2020

Photo famille Nardèse : une veillée après avoir tué le cochon

Photo famille Nardèse : une veillée après avoir tué le cochon

Dans un précédent post (ici), nous avons évoqué les travaux d'hiver à la métairie. Nous allons évoquer ici les veillées d'hiver qui amenaient les familles à se retrouver entre voisins ou parents pour un moment convivial grâce aux souvenirs d'Aimé B. 

 

"A partir de mi-décembre, quand les emblavures et labours étaient terminés, commençait une tradition incontournable : faire des échanges de veillées.

Après le souper (repas du soir en Occitanie où l'on servait souvent la  soupe), nous partions bien couverts, équipés de lampes tempête ou à carbure et bien souvent au clair de lune en suivant les sentiers (carreirons) tracés d’une ferme à l’autre.

Nous étions attendus et bien accueillis. Souvent nous commencions la conversation en prenant des nouvelles des uns et des autres, des nouveaux événements, de l'avancée de certains petits travaux. 

Les hommes prenaient ensuite place autour de la table pour jouer le plus souvent à la manille coinchée - si on gagnait la partie, les points était doublés - pendant que les femmes s'installaient autour du feu en tricotant ou reprisant les chaussettes. 

Les enfants, eux, allaient jouer dans l’étable (l’estable). Au coin du feu, assis sur la caisse à sel, l'ancien de la maison racontait ses souvenirs d'autrefois : la guerre, les tranchée, les gaz, l'ennemi mais il évoquait aussi parfois les sorciers, les jeteurs de sorts.  Apres la première manche, les hommes allaient faire un tour dans l’étable, la conversation portait alors sur les animaux.

Dans notre secteur, les veillées avaient lieu le jeudi, jour de marché ou de foire à Caraman. Étaient relatés alors le prix des veaux, le cours du cochon. On évoquait aussi celui qui ne s’était pas décidé, et qui avait finalement repris le veau malgré le risque de diarrhées, de grippes transmissibles sur le champ de foire au risque même de mettre en danger les autres animaux de la ferme.

Parfois c'était simplement le régisseur qui n’avait pas accepté le prix.

La deuxième manche reprenait ensuite. Bien-sûr on servait un peu de vin pour les hommes, celui que chante Jean Ferrat. Pour les dames une tisane était servie avec l’eau qui avait chauffé sur la tôle en fonte du feu. 

La dernière manche terminée, on repartait vers minuit. Avant de se séparer,on se rappelait le programme des veillées suivantes pour éviter les doublons ou les erreurs.

Pendant la guerre, c’était un jeu risqué que de circuler la nuit venue. Et si on était tombé sur une patrouille allemande ?"

 

Merci à Aimé B. pour ses souvenirs ainsi qu'à la famille Nardèze pour ses archives photographiques précieuses.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Publié le 11 Janvier 2020

Lundi 11 janvier 1960 - faire une aste (asta)

Neige - Fait une aste*. Nous sommes allés avec Camille chercher 100 poussins à Castel. IL nous a porté un cochon 18 kg x 250 = 4500 F La CAL a livré 400 kg blé dur.

 

*De l'occitan asta : un timon. La pièce, longue pièce de bois, reliait le joug à l'outil tiré.

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Publié le 10 Janvier 2020

Dimanche 10 janvier 1960 - le retour

Gelée - Nous sommes arrivés de Roou

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Publié le 9 Janvier 2020

Samedi 9 janvier 1960 - Tuer le cochon

Gelée - Nous sommes allés tuer le cochon à Roou *

*chez les beaux-parents d'Emile

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Publié le 8 Janvier 2020

Vendredi 8 janvier 1960 - les vieux artichauts

Beau - la matin arraché les vieux artichauts. Le soir faut du bois et jeté du super sur les fourrages

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Publié le 7 Janvier 2020

Jeudi 7 janvier 1960 - la foire de Castelnaudary

Vent marin beau - Sommes allés à la foire à Castel. Semé de l'ail Vié du Soulié nous a pris 6kg de plumes à 1500 F le kg. 

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Publié le 6 Janvier 2020

Mercredi 6 janvier 1960 - 2e jour des prestations

Fait des prestations tout le jour

4400 aujourd'hui

2200 hier

6600

 

voir articles sur les prestations : ici et

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Publié le 5 Janvier 2020

Photo famille Nardèse : la neige à la métairie

Photo famille Nardèse : la neige à la métairie

L'hiver saison morte pour le paysan ? Que nenni ! On s'active, on s'occupe, on s'organise, on anticipe les saisons à venir. "Evidemment, c'était moins stressant qu'un champ de fourrage à ramasser avant que l'orage n'arrive mais tout de même..." se souvient Aimé B. 

L'hiver est la période où l'on fait du bois. Rappelons que la borde est construite sur le modèle le plus classique du Lauragais et possède une pièce à vivre avec une cheminée immense, la seule pièce de la maison à être chauffée.

Souvent dans le contrat de métayage, figure cet entretien nécessaire des parties boisées de l’exploitation et la proportion du bois coupée qui revient au propriétaire. Les contrats varient en la matière en fonction des négociations menées mais le plus souvent il s'agit d'un partage à moitié, là encore.

Extrait d'un bail de métayage des années 60 (archives personnelles)

Aimé précise : " On coupait les arbres, on montait des stères. Le petit bois, lui, était mis en fagots avec du fil de fer de récupération, de l’osier. Coincés avec le genou ou un instrument à serrer (las sarras), on formait les fagots ! Entassés par dizaines, pour les laisser sécher avant de les rentrer,  pour faire des grandes flambées ou allumer le feu."

Le soin apporté aux animaux

Le soin des animaux dans l’écurie va prendre beaucoup de temps. Ne pacageant plus, il faut augmenter la ration de fourrage à distribuer aux bovins. Il faut régulièrement leur apporter un mélange de paille et de luzerne et bien-sûr évacuer les excréments. Pour cela, une brouette est mobilisée deux fois par jour sinon l’ammoniaque investit l’étable, ce qui n'est pas bon pour la santé des animaux. Il faut également nettoyer les mangeoires avec une régularité scrupuleuse.

Avec un grand couteau, on racle les salissures que les vaches accumulent en se couchant sur la bouse. Une fois sec, le pelage est brossé et cardé. 

" Deux fois par jour on sortait le troupeau, paire par paire, pour aller boire soit à la mare, soit au puits où il fallait pomper l’eau. C’était un moment de jeu et aussi d’autorité. Dans le troupeaux, il y a des bêtes au caractère fort, un peu rebelles

Lorsque l’eau est arrivée dans les fermes, cette tâche a été considérablement allégée." rajoute Aimé.

 

Avant Noël, le gavage des canards et autres oies était un moment important. 

Chez Emile, ces produits étaient non seulement pour la consommation familiale mais étaient également vendus à des acheteurs qui venaient directement à la métairie ou sur le marché de Castelnaudary que fréquentait la famille. Selon les contrats, le bailleur pouvait prétendre à une partie des bêtes qu'il venait parfois choisir lui-même, une fois abattues.

C'est aussi la période où l'on tue le cochon. Outre celui de la maison, on aide aussi parents et amis qui le tuent à leur tour. Les salaisons sont un aliment important du régime alimentaire d'alors. Il faut pour chaque cochon au moins deux jours : un pour le tuer et le préparer, l'autre pour le débiter et réaliser les diverses préparations : saucisse, boudin, jambon etc... Voisins et amis viennent prêter main forte comme on le fait tout au long de l'hiver à son tour chez eux. Le troisième jour, en cercle restreint, est consacré aux dernières préparations et au rangement

 

Fabriquer et réparer l'outillage pour la saison suivante

 

Quant l'étable devient un atelier : Les jours de grand froid étaient occupés à fabriquer des paniers, des balais, des manches d'outils, des outils eux-mêmes (râteau,...). On fabriquait ou réparait les barreaux des râteliers, des échelles. Ces travaux ce déroulaient dans l’étable. "Les voisins venaient faire un tour, et discuter un peu, prendre des nouvelles, échanger des conseils.

On profitait de cette période pour entretenir les bâtiments : réparer ou repeindre les volets, portes...

"On réparait aussi les chaînes avec de faux maillons. On tournait les dents de la canadienne, changeait les plaques d'usure des charrues. Il fallait les démonter et les porter chez le forgeron (le faure en occitan). On rapiéçait les "juilles" pour joindre les vaches au joug (le jo) avec des rivets ou du crin, pour ça il fallait être équipé   d'alênes comme le cordonnier."

 

Entretenir les abords et les prestations

 

Entretenir les bordures de champs, les tertres, couper les buissons, creuser les fossés, tailler les haies, procéder à l'élagage étaient autant de tâches hivernales.

On y procédait aussi pour les chemins communaux dans le cadre des prestations, ces journées de travail dues à la commune pour son entretien en fonction de la surface travaillée (voir article dédié ici)

 

Mais l'hiver c'est aussi la période des veillées entre voisins, entre amis ou parents. Nous y reviendrons dans un prochain post.   

 

Merci à Aimé B. pour son apport ainsi qu'à la famille Nardèze pour ses archives photographiques précieuses.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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La pince à fagots (las sarras)

La pince à fagots (las sarras)

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Publié le 5 Janvier 2020

Mardi 5 janvier 1960 - les prestations

Vent d'autan beau - le matin fait des bûches.

Le soir prestations

tracteur 2400

              +200

remorque 200

2 hommes 1600

                   4400

Mr C. est imposé de 17120

Voir articles consacrés aux prestations : ici

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Publié le 4 Janvier 2020

Lundi 4 janvier 1960 - le frêne derrière la tine

Bruine - coupé un frêne sec derrière la tine*. Paulette est allée chercher 50 poussins chez Ruffat.

* cuve servant au transport de la vendange. Par extension ici lieu qui la contient

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Publié le 3 Janvier 2020

Dimanche 3 janvier 1960 - le chevalet

Pluie dans la matinée - Fait un chevalet pour le bois, le soir on est allé à Roou *

*chez les beaux-parents d'Emile

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Publié le 2 Janvier 2020

Dans son édition du 20 décembre la France Agricole a consacré un article aux Carnets d'Emile. Merci à Florence Mélix.

Les Carnets d'Emile sont aussi sur Twitter : @carnetsemile et Instagram  : lescarnetsdemile

Les Carnets d'Emile dans la France Agricole

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Publié le 2 Janvier 2020

Lauragais Agricole (40) : aller à la chasse (anar a la caça)

Dans la vie d'un paysan et d'un métayer notamment, la chasse avait une place particulière et l'usage du fusil plus largement.

La vertu première de la chasse n'était pas le loisir mais le complément intéressant de nourriture que les prises pouvaient constituer. Grives, perdrix, faisans, lièvres, lapins de garenne et d'autres encore étaient les bienvenus sur la table familiale.

Aimé B. se souvient : " Lorsque nous tuions le cochon, l'après-midi alors que les femmes s'occupaient du boudin, les hommes allaient fureter. J'ai pu voir alors que j'étais enfant plus de vingt lapins allongés sur le sol de la cuisine. Avec le lard du cochon fraîchement tué, nous faisions du pâté.

Pendant la guerre, il n'y avait pas de fusil alors nous furetions avec une bourse. J'étais très jeune et lorsque j'avais de la chance, on me confiait parfois un poste, ce dont j'étais ému et fier ! Il fallait être vigilant, prompt et réactif !"

Pour un paysan, le fusil avait aussi un rôle de protection du bétail mais aussi des récoltes. D'ailleurs des primes aux nuisibles étaient octroyées. Aimé rajoute : "Le renard, la buse, les pies, la belette étaient craints et surveillés de près. On nous payait les pattes des pies, des faucons, des buses à la paire ainsi que les queues du renard et de la belette. Cela faisait un tout petit complément à nos revenus modestes."

En effet, les dégâts occasionnés dans les clapiers ou le poulailler étaient redoutés car entraînaient des pertes sèches de nourriture et de revenus dans un système où l'autoconsommation était très développée.

Lexique cynégétique occitan :

la chasse : la caça

le fusil : le fusilh

le gibier : le gibièr

le lièvre : la lèbre

le perdreau : le perdigal o perdial

Merci à Aimé pour son éclairage ainsi qu'à Laure pour ses archives photographiques précieuses.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Publié le 2 Janvier 2020

Samedi 2 janvier 1960 - le brabant et le fourrage

Pluie dans la soirée - Le matin arrangé un brabant*. Le soir Pech a fait retirer par la SE4 le reste de fourrage

*type de charrue

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Publié le 1 Janvier 2020

Montage photo B.Alasset (contributions famille Nardèse, Laure P. et archives personnelles)

Montage photo B.Alasset (contributions famille Nardèse, Laure P. et archives personnelles)

Très bonne année 2020 à tous les lecteurs fidèles et contributeurs précieux de ce blog devenu participatif en 2019. Que l'an nouveau vous garde en bonne santé et nous permette de nourrir abondamment nos échanges de photos, témoignages, découvertes et documents variés autour de la mémoire agricole de ce Lauragais que nous aimons tant.

Plaisir du jour, quelques dictons de bon aloi en ce jour de l'an :

Bona annada ! Plan rosa et plan granada !

Bonne année ! Très heureuse et abondante !

 

A l'an que ven ! Se sèm pas mai, que siam pas mens !

A l'an qui vient ! Si nous ne sommes pas plus que nous ne soyons pas moins!

 

Et parce que les jours rallongent :

Les jorns alongan : per Nadal d'un pè de gal, per l'an nòu d'un pè de buòu.

Les jours allongent : pour Noël d'un pied de coq, pour l'an neuf d'un pied de bœuf

 

Al primièr de l'an, les jorns creissan d'un pan.

Au 1er de l'an, les jours augmentent d'un pan.

 

Bonne année à toutes et tous !

 

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Publié le 1 Janvier 2020

Vendredi 1er janvier 1960 - le fossé de la pointe

Beau doux - travaillé au fossé de la pointe

 

 

En 1960, Emile consigne ses journées sur un petit carnet publicitaire à couverture cartonnée. Les années 60 qui s'ouvrent lui apporteront des évolutions dans les techniques et les pratiques que nous observerons ici au quotidien.

Rendez-vous chaque jour sur ce blog...

Vendredi 1er janvier 1960 - le fossé de la pointe
Vendredi 1er janvier 1960 - le fossé de la pointe

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Publié le 31 Décembre 2019

Jeudi 31 décembre 1959 - les balles et le fossé

Vent d'autan - Fini d'emballer le fourrage 98 balles totalisant 6362 kg vendu à 10F le kg. Fourrage 1ere coupe mouillé. Il en a retiré 49 balles aujourd'hui. Continué aux fossés de la pointe.

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Publié le 30 Décembre 2019

Lauragais d'Autrefois (39) : inventaire d'arrivée à la métairie (2/2)

Dans le post précédent, nous avons commencé à examiner l'inventaire d'arrivée daté du 1er novembre 1953. (ici). La liste éclaire sur la façon dont on vit à cette époque dans le cadre du métayage. On y a recensé les boeufs, le grand volume de paille et de fourrage. La section matériel de l'inventaire à laquelle nous nous intéressons aujourd'hui est riche d'une quantité de mentions qui donnent une idée assez précise de l'environnement qu'Emile et sa famille investissent.

On trouve ainsi :

2 charrettes en bon état (3 à réparer au frais du patron)

1 semoir

2 brabants

1 herse canadienne

1 rouleau

2 charrues "pesant ensemble 80 kg"

Sont aussi cités, en vrac et non exhaustivement, beaucoup d'éléments du petit matériel et outillage du quotidien. Ces éléments ont trait au travail des champs mais aussi du potager et de l'élevage qui caractérisent le mode de vie en autoconsommation. On note ainsi parmi d'autres : des pelotes de ficelle, des liens en bon état et usagés, des brosses, des chaînes d'attache pour les boeufs, des tresegats (pour diriger les boeufs lors du labour, voir article ici), 3 jougs de labour, 1 joug à coulisse (qui permettait d'ajuster l'écartement entre les boeufs)

Sont également mentionnés des anduzats (pour andusac = bêche), des pelles, des fourches, 3 foussous (fossors= houes) ainsi qu'un certain nombre d'autres outils.

Lors de l'inventaire, la métairie a donc été passée au peigne fin pour bien lister tous les éléments, accessoires et outils de travail fournis à la famille de nouveaux métayers et qu'il faudrait trouver en cas de départ.

Cette liste de trois pages est éclairante sur la vie quotidienne des métayers en Lauragais au début des années 50. Un certain dénuement règne encore, on le remarque la mécanisation n'est pas une caractéristique de cette liste. Le matériel est encore hérité des méthodes traditionnelles d'exploitation essentiellement animales et manuelles. L'arrivée du tracteur notamment viendra bouleverser les pratiques et remettre en cause les façons de travailler pour une plus grande productivité et moins de peine.

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Lauragais d'Autrefois (39) : inventaire d'arrivée à la métairie (2/2)
Lauragais d'Autrefois (39) : inventaire d'arrivée à la métairie (2/2)

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Publié le 30 Décembre 2019

Mercredi 30 décembre 1959 - des balles de fourrage

Brumeux  - Avons emballé 65 balles de fourrage pour Pech avec Pastré et Soual

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Publié le 29 Décembre 2019

Mardi 29 décembre 1959 - la presse à fourrage du Carciès

Brumeux pluvieux - Travaillé au fossé de la pointe je suis allé chercher la presse à fourrage au Carciès

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Publié le 28 Décembre 2019

Lauragais d'Autrefois (38) :  Un inventaire d'arrivée à la métairie (1/2)

Dans un précédent post, nous avons évoqué la façon dont se passait les changements de métayers au mois de novembre lorsqu'un nouveau contrat était signé (ici). Parmi les tâches incontournables, il en était une minutieuse parmi d'autres : réaliser l'inventaire d'arrivée. La métairie était passée au peigne fin avec le propriétaire pour recenser chaque outil, chaque élément dans les moindres détails. Nous allons prendre pour exemple l'inventaire d'arrivée à la métairie lauragaise d'Emile qui donne un aperçu de cette méticulosité nécessaire pour les deux parties. Nous y consacrerons deux posts.

Dans un vieux cahier d’écolier, on trouve un inventaire daté du 1er novembre 1953 réalisé l’arrivée d'Emile et des siens et sans doute adossé au bail fraîchement signé.

La première page comporte dans la marge les mentions bœufs, paille, fourrage et terres.

Six bœufs se trouvent ainsi dans l’écurie. Ils figurent en tout premier dans l’inventaire. Simple hasard ou position hiérarchique dénotant le caractère fondamental des bêtes de trait pour réaliser la plupart des travaux ? Le tracteur n’est arrivé chez Emile qu’en 1957 contribuant ainsi à la diminution du cheptel qui passe de 6 à 2. 

Ces bœufs, en 1953, mentionnés par paire, sont âgés de 10, 5 et 7 ans. On précise même que l’un d’entre eux, parmi les plus âgés, présente un léger vésigon (variante de vessigon). Il s’agit le plus souvent d’une enflure qui se forme à l’articulation du genou, sorte de tumeur synoviale. Le poids de ces bœufs est indiqué (toujours pour la paire) et varie de 1390 à 1590 kg, ce qui équivaut à des bêtes de 700 à 800 kg environ.

On trouve d’ailleurs régulièrement des tickets de pesée au fil des pages des carnets (voir exemple datant de 1957).

Sont aussi évaluées avec précision les quantités de paille et de fourrage stockées dans les bâtiments à l’arrivée de la famille : 315 balles de paille et environ 225 mètres cubes de fourrage. Leur importance est d'ailleurs confortée par des références multiples dans le bail. Souvent le métayer arrivant à l’automne était venu s’assurer durant l’été précédent du bon déroulement des opérations de stockage de ces éléments précieux. En effet, la négociation des contrats était largement anticipée d’une année pour assurer une transition et une continuité les plus fluides possibles.

De la même manière une partie des terres seulement est ici inventoriée et notamment celle qui est ensemencée de fourrage grande luzerne et cela représente un peu plus de 8 hectares , l’exploitation en comporte pour rappel 38.

Dans cet inventaire, deux autres pages sont ensuite consacrées au matériel grand comme plus petit voire anecdotique où la langue française se mêle à de savoureux occitanismes… Nous y reviendrons dans un prochain post pour continuer la visite de la métairie d'Emile...

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Lauragais d'Autrefois (38) :  Un inventaire d'arrivée à la métairie (1/2)
Lauragais d'Autrefois (38) :  Un inventaire d'arrivée à la métairie (1/2)

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Publié le 28 Décembre 2019

Lundi 28 décembre 1959 - un bras plâtré

Pluie - Je suis allé avec Paulette et (la petite) tuer le cochon en Estève 182 kg 

mémé est allée se faire plâtrer le bras chez Gouzy 9000 F.

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Rédigé par Emile

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