Publié le 14 Août 2022
Vent marin très chaud
J'ai fait une dalle pour la pompe
Avons sorti des crêtes et monté le demi-muid sur le chariot et charrié de l'eau
Les carnets d'Emile sont les souvenirs de mes aïeux, métayers dans le Lauragais, qui consignaient chaque jour le labeur familial sur un journal de bord. Nous sommes en 1951 au coeur de l'Occitanie. Je recueille aussi la mémoire des traditions, des méthodes de travail, du quotidien au fil des saisons grâce à des documents authentiques (blog participatif)
Publié le 14 Août 2022
Vent marin très chaud
J'ai fait une dalle pour la pompe
Avons sorti des crêtes et monté le demi-muid sur le chariot et charrié de l'eau
Publié le 13 Août 2022
Au fil de notre exploration du Lauragais d'autrefois, il a été mis en évidence la nécessité pour les familles de fermiers ou de métayers de complémenter les revenus, complémenter l'ordinaire pour les siens.
Parmi ces activités du quotidien, il en est une qui demandait un peu de travail de préparation mais permettait d'avoir à sa disposition des lapins de Garenne plus ou moins facilement.
Près des métairies, étaient ainsi érigés des clapiers. Il fallait, si on voulait favoriser le bien-être des animaux et leur survie, respecter quelques critères. Aimé Boyer en témoigne : "Il fallait bien-sûr choisir un emplacement pas trop éloignés de la maison mais où, tout de même, il n'y avait pas trop de passage. On évitait évidemment les zones inondables et on choisissait un endroit pas trop exposé au vent, surtout le vent d'Ouest."
Commençait ensuite l'installation de quelques têtes d'arbres : ormeaux et frênes. Aimé poursuit : "Elles étaient difficiles à fendre. On les entassait ensuite en veillant à couvrir une bonne surface au face au sol. Nous prenions soin ensuite d'éparpiller dessus quelques fourchées de fumier de lapins domestiques."
Enfin, l'amoncellement était recouvert due buissons : aubépines, pruneliers bien tassés. "Pour cela, on montait sur le tas avec les sabots à cause des épines tout en veillant à la bonne tenue de l'ouvrage. "
Pour peupler ce nouveau clapier, on furetait avec des bourses et une ou deux femelles étaient ainsi installées dans leur nouveau logis. Ne restait plus qu'à attendre le peuplement, souvent rapide, des lieux en espérant que chats et autres prédateurs ne capturent pas avant les jeunes lapins.
"L'idéal, reprend Aimé, était qu'il y ait une haie entre le clapier et la maison. A des heures bien précises de la journée, il fallait alors se cacher, attendre patiemment la sortie des lapins et choisir, selon les besoins du jour, lequel serait cuisiné en civet, poêlé avec une persillade..."
Cela n'empêchait nullement en parallèle et selon les métairies l'élevage de lapins domestiques pour la consommation familiale mais aussi vendus sur les marchés... Nous y reviendrons...
Petit lexique occitan :
lapin : lapin, conilh
lapine : lapina, conilha
lapereau : lapinon
lapinière : lapinièra, conilhèra
portée de lapins : lapinada
(rappel : le a final se prononce o et le on final se prononce ou)
Remerciements : Aimé Boyer
Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)
Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.
Publié le 13 Août 2022
Ciel couvert le matin vent marin le soir très chaud
Le matin avons sorti et coupé des crêtes le soir avons curé le trou du ruisseau pour l'eau des boeufs
Publié le 12 Août 2022
Publié le 11 Août 2022
Publié le 10 Août 2022
Beau temps chaud.
J'ai réparé la pompe du ruisseau. Jean-Marie Dagada. est venu se faire tailler les cheveux.
Publié le 9 Août 2022
Changement de temps vent d'ouest l'après-midi temps orageux
Le matin suis allé à Vallègue chez Marty changer les boeufs de 230000 pour une paire de 255000. Je lui ai rendu 25000.
Le soir avons continué à nettoyer le ruisseau. Joséphine est allée servir à la noce d'Yvonne Fauré.
Dans la marge : la jeune vache suisse a commencé aujourd'hui d'être de taureau
Publié le 8 Août 2022
Beau temps très chaud
Continué à nettoyer le ruisseau
Camille est allé dépiquer à Camboyer pour Gaston. Fine est allée plumer les volaille pour la noce demain de'Yvonne Fauré à Fraysse Rieumajou
Publié le 7 Août 2022
Beau temps couvert le matin très chaud le soir. Avons fini de ramasser les pommes de terre 20 sacs. Camille est allé dépiquer à Mauri et René en Sicre et le soir à Camboyer pour Gaston. Marty de Vallègue est venu et avons fini l'affaire des boeufs à 255 mille.
Dans la marge : Boeufs gras à 255000
Publié le 6 Août 2022
Au mois de mars, nous avions découvert le MAP grâce à quelques documents d'époque (voir ici). Grâce à la générosité de quelques contributeurs qui ont bien voulu partager leurs photos avec nous, voici quelques tracteurs de différentes époque. Cet engin a changé définitivement le visage de l'agriculture en général et lauragaise en particulier lorsqu'il s'est généralisé après la 2nde guerre mondiale.
Ils rappelleront certainement des souvenirs à nombre d'entre vous.
Voici pour commencer un Zetor 25A, fabrique en Tchécoslovaquie de 1949 à 1961.
Voici pour suivre un Massey Harris 745 équipe d'un moteur Perkins (années de fabrication de 1954 à 1958) :
Merci à Serge Visentin et Hubert Saffon pour les clichés du jour.
Si vous possédez des photos de tracteurs d'époque en situation de travail, n'hésitez pas à me les adresser. Nous constituerons une petite collection de posts ensemble au fur et à mesure. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr
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Publié le 6 Août 2022
Vent marin orageux orage et très peu de pluie à 3 heures
Avons ramassé 15 sacs de pommes de terre
René est allé dépiquer en Sicre. Je suis allé à Vallègue chez Marty faire prolonger pour tuberculiser la vache qui a de la fièvre.
Publié le 5 Août 2022
Vent marin très chaud
Gaston est venu finir de déchaumer. Il a fini avant de dîner sous le petit bois.
Avons commencé à nettoyer le ruisseau. Le soir nous sommes allés avec Gaston voir des boeufs à Vallè!gue dont nous n'avons pas fini l'affaire. Camille Puget est venu souper.
Publié le 4 Août 2022
Forte chaleur
Avons fini de sortir les vannes.Le soir j'ai continué à nettoyer le ruisseau. Le matin Gatson est venu déchaumer le champ du ruisseau. Le soir il est allé à Castelnaudary.
Dans la marge : Le vétérinaire houiller est venu voir un boeuf.
Publié le 3 Août 2022
Beau temps. J'ai soigné les boeufs. Le soir j'ai préparé le tracteur pour demain. Alba le mari d'Avignonet est venu nous rendre visite. Camille Paulette et Huguette sont allés à Roou et à la fête à Vallègue.
Publié le 2 Août 2022
Beau temps
Avons sorti des vannes
Le soir continué à débroussailler le ruisseau. Gaston a continué de déchaumer. Il nous a porté un petit veau de 41 kg.
Publié le 1 Août 2022
Orages sans pluie le matin
Avons fini de dépiquer à midi à la Chartreuse. Le soir avons débroussaillé le ruisseau. Gaston a continué à déchaumer.
Publié le 31 Juillet 2022
Beau temps chaud
Avons fini de labourer les fèves au petit champ du jardin; Le soir suis allé avec Fine dépiquer à la Chartreuse. Gaston est venu déchaumer.
Dans la marge :Le vétérinaire Heuiller est venu tuberculiner les boeufs jeunes.
La vache Millette a mis bas une velle.
Publié le 30 Juillet 2022
Les moments de deuil à la ferme, lorsqu’ils survenaient, étaient empreints de rituels précis, de traditions à respecter et une solidarité remarquable était mise en œuvre autour de la famille endeuillée. Grâce aux souvenirs d’Aimé Boyer, nous allons redécouvrir comment étaient vécu ces moments. Première partie aujourd’hui, lorsque le deuil survenait…
Lorsque la mort frappait une famille paysanne, le premier geste était celui d’arrêter les pendules de la maison comme pour suspendre le temps. Seule la montre dans la poche du gilet continuait à marquer le temps.
Prévenir l’entourage, s’organiser
Immédiatement, un membre de la famille s’en allait prévenir les voisins, amis. Ils étaient chargés d’aller chercher les autres voisins au nombre de quatre ou cinq. On prévenait également le médecin pour certifier le décès et le maire afin de délivrer le permis d’inhumer.
En même temps, on rencontrait le prêtre de la paroisse rapidement pour les derniers sacrements et fixer l’heure de la cérémonie religieuse.
Le menuisier, lui, était chargé de fabriquer le cercueil dans la journée.
S’occuper du disparu
Sans perdre de temps, on procédait à la toilette et l’habillage du défunt qu’on installait ensuite sur le lit. On aménageait la chambre, poser quelques chaises La table de nuit, comme un reposoir, était recouverte d’un linge blanc où l’on posait un crucifix, une chandelle, récupérée à la chandeleur, une assiette avec de l’eau bénite de Pâques, une branche de laurier bénie le jour des rameaux et réservée pour ces évènements.
Prévenir alentours : le glas
Il fallait ensuite prévenir le carillonneur. Celui-ci se rendait de suite à l’église et sonnait avec la grosse cloche trois coups pour un homme, deux coups pour une femme. S’ensuivait une mélodie avec toutes les cloches, de frappes lentes qui donnaient un air lugubre. Il en était ainsi qu’à chaque angélus, à l’arrivé du cercueil devant l’église , à l’élévation, à la sortie de la messe en cortège vers le cimetière. La préposée à l’entretien de l’église l’ornait avec des parements violets, couleur de deuil.
Le menuisier était averti pour le cercueil qu’il fabriquait dans la journée. Soit il le portait ou bien on allait le chercher.
Une solidarité remarquable envers la famille endeuillée
Dès lors, la famille ne touchait plus à l’exploitation hormis pour quelques conseils discrets.
On organisait l’emploi du temps de chacun. Le voisin immédiat ou un ami proche prenait en charge l’étable et formait les équipes pour aller mander (Mandadors / mandaires = messagers) les parents et amis de la famille. Lorsqu’ils étaient trop loin, on envoyait un télégramme.
Les femmes participaient à la toilette et à l’habillage du défunt.
Plus tard, elles prenaient en charge la basse cour, la cuisine car on allait nourrir les mandataires trois jours aux moins ainsi que les proches, invités aux obsèques le jour de la cérémonie. Cela nécessitait d’aller faire les courses chez le boulanger, l’épicier du village. Dans les petits villages où il n’y avait pas de fossoyeur, les proches de la famille se chargeaient même de creuser la tombe. D’autres prévenaient les parents les plus éloignés géographiquement qui venaient parfois dormir la veille de l’enterrement à vélo ou à pied.
Très souvent les tables pour nourrir tout ce monde étaient installées dans l’étable. On y servait œufs durs, sardines à l’huile, haricots sans viande cuits à la graisse de cochon, du fromage, du vin mais pas de café, deuil oblige.
à suivre...
Un immense merci à Aimé Boyer pour le partage de ses souvenirs si riches et précis.
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Publié le 30 Juillet 2022
Publié le 29 Juillet 2022
(erreur date 29 et non 28)
Beau temps nuit fraîche
Le matin avons fini de sortir le fumier. Le soir avons battu les fèves 2 sacs et deux cinquièmes. Moi j'ai fini de biner la vigne vieille et commencé aux jeunes 900 plants. Anna de Roou est venue rendre une roue de vélo.
Publié le 28 Juillet 2022
(erreur date : 28 et non 27)
Ciel nuageux vent d'ouest frais
Le matin avons arraché des ronces à la vigne vieille. Le soir continué à passer la bineuse. Camille et René sont allés dépiquer en Touzet Montmaur
Publié le 27 Juillet 2022
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Nouvelle d'été : Autan... que ça bouge (épisode 2)
Voici la suite et la fin de la nouvelle entamée la semaine dernière, une fantaisie sur le vent d'autan et l'Occitanie écrite l'année dernière et qui a obtenu le 3e prix du concours de nouvelle...
https://www.bordeperdue.fr/post/nouvelle-d-%C3%A9t%C3%A9-autan-que-%C3%A7a-bouge-%C3%A9pisode-2
Publié le 27 Juillet 2022
Matinée chaude et orageuse. Orage manqué l'après-midi
J'ai fini de tailler la remise de la vigne vieille. Elie Anna et Camille son fils Puget sont venus dîner. Rey Louis est venu nous commander pour dépiquer demain. Le soir Camille et Paulette sont allés à la fête de Mouilles.
Dans la marge : Camille a mené la vache au taureau à Ségadennes
Publié le 26 Juillet 2022
Publié le 25 Juillet 2022
Beau temps chaud vent d'ouest
Avons fini de curer le vivier à midi
Le soir avons commencé de sortir le fumier au haut du grand champ
Paulette est allée à Villefranche