Publié le 11 Octobre 2021

Jeudi 11 octobre 1951 - labourer pour la paumelle

Beau temps vent marin à la nuit

Avons commencé à couler le vin et porté 647 litres  en Sicre à 25 f = 16175 f

Fine et Paulette sont allées vendanger à la Garrigue chez les Dagada. Gaston Lanegrasse est venu rendre les comportes et porter le tracteur.

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Publié le 10 Octobre 2021

Mercredi 10 octobre 1951 - la luzerne du petit bois

Vent marin léger

Le matin j'ai fini de herser le souleilla pour l'avoine. Le soir j'ai continué à labourer à la luzerne sous le petit bois. Camille sa mère et Paulette sont allés vendanger à St Jean

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Publié le 9 Octobre 2021

Lauragais en 39-45 (4) : la radio de la ferme

Nous poursuivons la découverte des témoignages des campagnes lauragaises en 39-45. Aujourd’hui, voici un extrait des souvenirs de Laurence Raymond de Baziège, extrait du livre d’or des Anciens Combattants de la commune. Serge Arnaud, qui l’a recueilli, l’a partagé avec nous et je l’en remercie.

 Je me rappelle toujours les paroles que nous disait un cousin de Maman qui était questeur au Sénat: «  Pauvres enfants, je vois beaucoup de nuages sur vos têtes et un avenir bien sombre!!! ». Cela se passait pendant les vacances d'août 1938...

 Hélas, l'été 39 devait lui donner raison… Ce fut une année noire pour les Français... et très triste dans ma famille car mon grand-père et ma grand-­mère nous quittaient le jour des    Rameaux et le jour de Pâques. Pour moi qui étais à peine adolescente, cela fut un grand choc. A la fin août, mon père était mobilisé en tant que réserviste, ayant déjà fait la guerre de 14-18 et été gazé. Voilà comment je me suis retrouvée seule avec Maman.

  Je devais rentrer le 1er octobre, dans une école tenue par des Religieuses pour y apprendre la couture et la broderie comme toute fille de bonne famille, mais vu la situation il n'en était plus question... Autre orientation... je devais aider Maman à travailler dans les champs et soigner les bêtes... il fallait dépiquer le blé qui était en gerbière : je me rappelle que les jeunes gens qui n'étaient pas partis pour le front, sont venus nous aider ainsi que d'autres voisins. Finalement, j'en garde un très bon souvenir...

Puis, il a fallu faucher, sécher et rentrer le regain; octobre est arrivé, nous avons vendangé, aidées par des cousins et des voisins, puis effectué la cueillette des pommes. Papa a eu une première permission pour les semailles. Nous avons rentré du bois pour l'hiver car, en ce temps-là, la cheminée avait un grand succès. La récolte du maïs dont l'effeuillage se faisait à la maison, donnait lieu à des réunions entre voisins et jeunes: nous mangions des châtaignes et gouttions le vin nouveau quand le travail était terminé…

Et la TSF diffusait toujours le même communiqué: « Rien à signaler sur le front: tout est calme.»  Les mois ont passé et Papa a été démobilisé. Puis, les événements se sont précipités sur le front: nous avons eu un afflux de réfugiés belges et alsaciens. Pendant quelques mois, nous avons hébergé deux jeunes filles dont les parents étaient accueillis dans une autre     famille en attendant de les réunir dans une maison.

 Parmi ces réfugiés, il y avait un couple d'une grande discrétion: tous les jours, il venait chercher du lait à la ferme. Le mari demandait à mon père s'il n'avait pas du travail pour lui et son épouse. Nous avons très vite compris qu'ils ne manquaient pas d'argent mais qu'ils avaient faim. Nous les avons aidés dans la mesure de nos possibilités en les invitant à. partager nos repas assez souvent. Lui s'intéressait beaucoup à la politique. Un jour, il a demandé à mon père s'il pouvait venir écouter les informations à la TSF, pas Radio Paris, mais Radio Londres. Cette dernière commençait ses émissions par une chanson qui disait:

« N'écoutez pas Radio Paris, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand » Le monsieur venait tous les jours mais, à la belle saison, nous étions encore dans les champs à 1'heure des informations; alors mes parents ont décidé de faire confiance à cet homme et lui ont enseigné l'endroit ou était cachée la clef de la porte. Il rentrait, écoutait le poste, refermait et s'en allait. Cela a duré jusqu'à la fin de la guerre.

Avant de partir, ils sont venus tous les deux nous remercier et nous ont montré leurs vrais papiers d'identité: ils étaient Juifs Allemands et avaient fui le nazisme. Ils sont partis et jamais plus nous n'avons eu de leurs nouvelles. Nous avons gardé d'eux un bon souvenir.    

 

Mes remerciements Serge Arnaud pour le partage de ce témoignage.

Merci à Laure Pagès pour la photo d'illustration.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

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Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois, #Métairies en 39-45

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Publié le 9 Octobre 2021

Mardi 9 octobre 1951 - l'avoine du Souleilla

vent marin modéré beau temps

J'ai hersé pour l'avoine au Souleilla.

Camille a labouré à la luzerne sous le petit bois suis allé à Villefranche chercher des planches pour mettre un bout à un demi-muid

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Publié le 8 Octobre 2021

Lundi 8 octobre 1951 - la fin des vendanges

Beau temps brouillard le matin 

Avons fini de vendanger chez le patron il a 120 comportes. Camille et Paulette ont fini a Estèbe à midi.

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Publié le 7 Octobre 2021

Dimanche 7 octobre 1951 - couler le trop-plein
Dimanche 7 octobre 1951 - couler le trop-plein

Brouillard jusqu'à midi belle soirée

Camille et Paulette sont allés vendanger à Labastide d'Anjou à Estèbe

Moi j'ai travaillé à la cave à couler le trop-plein

Je suis allé à la chasse J'ai tué deux lapins

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Publié le 6 Octobre 2021

Lauragais d'antan : les labours de décembre

Décembre 1952 - Au milieu des champs et des parfums automnaux, lorsque les derniers labours de l'année se déroulent, les tourments surgissent parfois des sillons. Des potagers aux coteaux en passant par le marché, la vie des métayers garde un rythme intense.

Un nouvel épisode de la saga lauragaise Ceux de la Borde Perdue

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Publié le 6 Octobre 2021

Samedi 6 octobre 1951 - vendanger chez le patron

Pluie le matin

Avons commencé à vendanger chez le patron au Tivoli ramassé 40 comportes

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Publié le 5 Octobre 2021

Vendredi 5 octobre 1951 - vendanges pluvieuses

Mauvais temps rafales de pluie tout le jour

Avons fini de vendanger avons eu en tout 143 comportes de vendange 72 à la jeune vigne et 71 à la vieille. Gaston en a pris 47 comportes et reste pour nous 94

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Publié le 4 Octobre 2021

Jeudi 4 octobre 1951 - continuer à vendanger

Beau temps

Avons continué à vendanger. Avons fini la jeune à midi il y a eu 72 comportes dont 7 aux 900 jeunes plants

Commencé à la vieille et ramassé 34 comportes

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Publié le 3 Octobre 2021

Mercredi 3 octobre 1951 - 42 comportes de raisin

Pluie dans la nuit

Suis allé à Villefranche passer une visite pour l'hernie à la sécurité sociale. Avons commencé à vendanger. Ramassé 42 comportes à la vigne jeune Gaston en a pris 18

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Publié le 2 Octobre 2021

Lauragais en 39-45 (3) : faire farine, la nuit

Louis Bruno était agriculteur en Lauragais, fermier plus exactement. Retraité, il a consigné ses souvenirs dans des cahiers que sa famille partage avec nous aujourd'hui. Dans de précédents posts (ici et ), sa description des travaux de printemps puis les activités de début d'été (). 

Depuis deux semaines, nous découvrons son récit de la vie dans les métairies lauragaises pendant la guerre (voir ici  et les épisodes précédents). Il avait écrit ces mots pour une conférence donnée il y a plusieurs années maintenant. Après les éléments de contexte, voici aujourd'hui la farine faite la nuit.

"C'est donc la nuit jusqu'à une heure avancée que les couvées de farine avaient lieu et la solidarité n'étant pas un vain mot surtout en ces temps-là. Les gens du voisinage étaient conviés d'apporter leur mesurette de grains et venir suer une chemise à l'unisson car trois ou quatre personnes se relayant à la manivelle n'étaient pas de trop afin de produire une farine d'une finesse moyenne ; je préciserai que chez nous cela se passait dans un local polyvalent servant aussi de chai, ce qui permettait de faire quelques haltes pour prendre une rasade au robinet pour se remonter bien-sûr.

Les moutures ainsi obtenues après ce parcours plutôt chaotique rendaient grand service. Si on n'allait pas jusqu'au point de rallumer le vieux four pour la fournée de pain, les ménagères initiées pétrissaient pour pâtes fraîches galettes diverses fougasses ou bien encore avec le maïs le millas remplaçant le pain et c'est ainsi qu'on pouvait se caler l'estomac tous les jours un peu en attendant des jours meilleurs qui, au prix du sacrifice de bien trop d'être humains, se profilaient à l'horizon.

(...)

Cet Indispensable je l'ai toujours et je le garderai, je lui dois trop de respect. pour moi, il a une âme et un passé si glorieux.

Je le fais aussi tourner de temps en temps pour le plaisir de faire un peu de farine de maïs pour cuire quelques polentas, les soirs d'hiver."

Aimé Boyer se souvient lui-aussi de ces moments 

"Mes parents avaient acheté aussi un petit moulin, que mon père avait fixé à une mangeoire d'une petite travée libre dans l'écurie; ils avait posé des balles de paille devant pour le dissimuler.
La nuit venue, mon père posait une baladeuse avec un abat-jour au dessus du moulin de façon à cacher toute lumière à la ronde.Même les voisins venaient avec quelques litres de blé ou maïs!. La soirée étaient conviviales, les femmes de la maison faisaient souvent quelques crêpes pour clôturer la veillée. Il ne fallait pas oublier d'éteindre la lumière avant de sortir, quand ils repartaient.

Dans la lancée, mes parents avaient acheté une machine à vermicelle de la marque AYXA. Tous ces appareils étaient bien-sûr vendus en cachette par le forgeron ou ferblantier. Cependant il n'y avait pas de blé dur mais ces pâtes rendaient bien service pour nourrir les familles. "

Un immense merci à Daniel Bruno - ainsi qu'à Christiane et Jean-François Bruno - pour avoir partagé les écrits passionnants de Louis.

Mes remerciements également à Aimé Boyer pour le partage de ses souvenirs et la photo ci-après..

Merci à Bruno Alasset pour la photo d'illustration.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

Machine à pâtes YAXA avec ses grilles à macaronis et nouilles (photo Aimé Boyer)

Machine à pâtes YAXA avec ses grilles à macaronis et nouilles (photo Aimé Boyer)

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Publié le 2 Octobre 2021

Mardi 2 octobre 1951 - préparer les vendanges

Ciel mi-couvert vent marin doux

Le matin avons préparé des futailles. Le soir j'ai commencé de labourer la luzerne sous le petit bois. Camille est allé commander pour vendanger.

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Publié le 1 Octobre 2021

Lundi 1er octobre 1951 - la foire de Villefranche

Vent marin orageux orage et pluie à la nuit

Le matin suis allé à la foire à Villefranche faire des provisions. J'ai payé l'impôt 1180 f.

Le soir j'ai labouré avec les trois paires au champ du hangar.

dans la marge : Mon père 73 ans aujourd'hui Henri Durand

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Publié le 30 Septembre 2021

Dimanche 30 septembre 1951 - à la chasse

Beau temps rosée très froide

Alfred et Henri Rouquet sont venus chasser. Le soir j'ai mené la truie au verrat en Metchou payé 600 francs

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Publié le 29 Septembre 2021

Lauragais d'antan : Lapins de garenne et fureteurs

Décembre 1952 - Dans les forêts ou près des garennes, les secrets surgissent au moment où on les attend le moins et la vie des métayers lauragais s'en trouve encore davantage mouvementée...

Un nouvel épisode de Ceux de la Borde Perdue, la saga des métayers lauragais

 

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Publié le 29 Septembre 2021

Samedi 29 septembre 1951 - la cave et les futailles

beau temps

Le matin j'ai nettoyé la cave et préparé les futailles. Le soir j'ai curé l'abreuvoir au ruisseau. Avons continué à labourer avec les trois paires au champ du hangar. Yves Fauré est venu en permission de 36 heures de Caylus

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Publié le 28 Septembre 2021

Vendredi 28 septembre 1951 - le verrat

Ciel mi-couvert quelques gouttes de pluie

Continué à labourer au champ du hangar. Moi j'ai fini de fermer les raies au tracteur au grand champ. Suis allé en Metchou mener la jeune truie au verrat mais n'a pas sailli

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Publié le 27 Septembre 2021

Jeudi 27 septembre 1951 - les dernières crêtes

Beau temps

Continué à labourer au champ du hangar et avons chargé les dernières crêtes

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Publié le 26 Septembre 2021

Mercredi 26 septembre 1951 - le boulanger et le minotier

Un peu de pluie dans la nuit beau temps dans la journée

Avons empoché 30 htre de blé pour le boulanger Clément Dubois. Le minotier Marty de Naurouze est venu le chercher dans l'après-midi. Avons mis des futailles à tremper. Commencé à labourer le champ du hangar

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Publié le 25 Septembre 2021

Lauragais en 39-45 (2) : les concasseurs, de la farine malgré tout

Louis Bruno était agriculteur en Lauragais, fermier plus exactement. Retraité, il a consigné ses souvenirs dans des cahiers que sa famille partage avec nous aujourd'hui. Dans de précédents posts (ici et ), sa description des travaux de printemps puis les activités de début d'été (). 

Depuis la semaine dernière, nous découvrons son récit de la vie dans les métairies lauragaises pendant la guerre (voir ici épisode précédent). Il avait écrit ces mots pour une conférence donnée il y a plusieurs années maintenant. Après les éléments de contexte, voici aujourd'hui le système D utilisé pour avoir de la farine malgré les limitations imposées durant cette période complexe.

Fort heureusement quelques rares fermes possédaient un de ces outils qu'on appelait les concasseurs et ils furent d'un secours providentiel. Entre autres, je citerai deux marques, les principales : le Kriquet et l'Indispensable. Leur vocation principale était de briser sommairement les céréales diverses pour nourrir les animaux, munis de meules métalliques réglables, pouvant si besoin donner une mouture très acceptable, actionnés manuellement les différents moteurs faisant encore défaut.

Bien entendu, ils furent aussi interdits d'usage puis confisqués par certaines mairies, d'autres plus complaisantes firent apporter une pièce capitale le rendant inutilisables.

Après avoir cogité longuement, mon père apporta une manivelle plus un engrenage, cela leur suffit. Dois-je vous dire qu'elle fut bien vite remplacée ?

Cet Indispensable que nous avions la chance de posséder fut acheté par mes parents dès qu'ils eurent trois sous en main après avoir atterri à Montesquieu en 1924 accueillis par la France avec six gamins accrochés aux "basques".

(...)

Malgré les menaces, les obligations de tout déclarer et la surveillance par quelques mouchards par bonheur souvent incompétentes donc faciles à "rouler", il fallait bien que l'on nous laisse mettre de côté les semences de blé et on comptait le plus large possible, ce qui permettait une fois les semis terminés de mettre le surplus en caisses ou en barriques bien camouflées dans la paille ou le fourrage et bien-sûr les concasseurs non plus n'étaient pas laissés en vue car une perquisition pouvait se produire d'un moment à l'autre.

Récit à suivre dans un prochain post pour découvrir la façon dont la farine se faisait la nuit durant ces années de guerre

Un immense merci à Daniel Bruno - ainsi qu'à Christiane et Jean-François Bruno - pour avoir partagé les écrits passionnants de Louis.

Merci à Bruno Alasset pour la photo d'illustration.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

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Publié le 25 Septembre 2021

Mardi 25 septembre 1951 - céder du vin
Mardi 25 septembre 1951 - céder du vin

Vent marin assez fort

Le matin avons fini de labourer les bords du champ du souilla pour l'avoine

Le soir avons chargé deux charrettes de crêtes et déchargé une. Emile et la belle-mère sont venus avec Clément Dubois chercher 243 litres de vin à 25 = 6075 f.

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Publié le 24 Septembre 2021

Lundi 24 septembre 1951 - les charrettes

Pluie dans la nuit beau temps

Le matin avons déchargé deux charrettes de fourrage nouveau. Le soir avons tiré les crêtes au champ des aygalots.

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Publié le 23 Septembre 2021

Dimanche 23 septembre 1951 - laver la futaille

Vent marin lourd ciel couvert

Le matin avons reculé du vin et lavé des futailles. Le soir ma soeur Henri Lucienne Robert Rouquet Alfred Mimi et Richard Cazeneuve sont venus après dîner pour chasser.

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Publié le 22 Septembre 2021

Lauragais d'antan : un dimanche à la campagne
Décembre 1952 - Il est des dimanches à la saveur inattendue. Louise a une longue journée vaquée devant elle et la perspective ne l'enchante guère. Pourtant du village à la borde, elle va aller de surprise surprise. Le destin est parfois facétieux en Lauragais..
 
Un nouvel épisode de Ceux de la Borde Perdue à découvrir ci-dessous
#Lauragais #Occitanie #agriculture

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