Publié le 14 Février 2022

Jeudi 14 février 1952 - des flocons

Vent d'ouest froid quelques flocons de neige

Le matin avons curé un peu de fossé au grand champ. Le soir avons fini de faire des fagots au même champ avec peupliers 

Avons fait en tout 500 fagots

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Publié le 13 Février 2022

Mercredi 13 février 1952 - ventiler la paumelle
Mercredi 13 février 1952 - ventiler la paumelle

Pluie dans la nuit vent d'ouest froid dans la journée

Le matin avons ventilé la paumelle de semence le soir. Avons nettoyé le hangar et monté le distributeur d'engrais

Les femmes ont lavé la lessive

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Rédigé par Emile

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Publié le 12 Février 2022

Photo coll. Nardèse (Fête à St Germier)

Photo coll. Nardèse (Fête à St Germier)

Les confinements successifs et le couvre-feu mis en place en raison de la crise sanitaire ont mis en lumière à travers son atténuation l'importance du lien social dans notre quotidien. Si les moyens modernes - numériques notamment - permettent de garder le contact, ils ne pallient pas complètement l'absence d'échanges directs. 

Dans les campagnes d'antan, les occasions d'échanges humains étaient moins fréquentes mais la sociabilité avait cependant un certain nombre d'occasions de s'exprimer : travail, commerce, religion, liens familiaux et amicaux... En voici quelques exemples...

Foires et marchés

Même si les métayers avaient développé, comme on l'a souvent vu ici, une autoconsommation importante (potager, élevage...), la famille se rendait à un rythme hebdomadaire au moins au marché. On y vendait de la volaille et cela permettait, grâce à l'argent gagné, de faire des courses d'appoint(sel, sucre, etc...). 

Le marché, les foires constituaient des lieux de socialisation importants. On y rencontrait ses connaissances, amis, familles, voisins et on y échangeait des nouvelles, on y parlait métier, avancées de travaux, famille quand on ne négociait pas l'achat ou la vente de bestiaux.

Les fêtes de village

Lors de la fête de son village ou de manifestations traditionnelles (voir illustration), souvent à la belle saison, il était de tradition d'inviter une partie de la famille pour un repas parfois deux. Ainsi, une partie de la famille était reçue le dimanche à midi, l'autre  le soir. En effet, dans une même métairie, on veillait à ce que quelqu'un soit toujours présent pour le soin à apporter aux animaux. En conséquence, un roulement s'instituait pour se rendre à l'invitation, qui au "dîner" (repas de midi en Occitanie), qui au "souper " (repas du soir) après être allé au bal. 

En dehors de ces moments, on prend également visite de temps à autre, pour prendre quelques nouvelles lorsqu'on a l'occasion de passer à proximité de la ferme d'une connaissance.

La religion

Se rendre à la messe, aux célébrations pour Noël (voir ici) ou Pâques fournissait aussi l'occasion d'échanger sur le parvis de l'église ou d'échanger sur le chemin lorsqu'entre voisins on gagnait ainsi le village souvent à pied en l'absence de moyens de transport (voir ici). A cela s'ajoutent les mariages, communions, baptêmes  qui réunissent famille et connaissances proches. Pour les enterrements, les proches mais aussi plus largement la communauté villageoise vient témoigner de leur soutien à la famille endeuillée. 

L'entraide lors des travaux

Les grands événements annuels amenaient familles, voisin, amis à se réunir pour s'entraider. On se rendait ainsi les journées ce qui amenaient à se fréquenter souvent : moissons, battages, vendanges, cochons, canards nécessitaient de la main d'oeuvre.

Des posts consacrés à ces grands travaux (voir post sur les battages  par exemple ou celui sur le cochon ) émanent de longues journées de travail mais aussi de grandes parties de fous-rires et de moments de convivialité autour de grandes tablées joyeuses.

L'entraide se mettaient en place lorsqu'un accident ou une maladie survenait dans une métairie, on apportait de l'aide ou on soignait le bétail lorsqu'un paysan était alité dans la maison voisine (voir ici).

Les prestations, ces journées dues à la municipalité dans le cadre du paiement en nature de la taxe vicinale réunissaient aussi quelques jours par an les hommes du village pour tailler les haies, entretenir, haies, chemins et fossés (voir ici).

Les veillées hivernales

Après les emblavures, il était de coutume de se réunir de temps à autre le soir pour échanger des nouvelles, jouer à la manille ou à la belote le temps d'une soirée amicale (voir article à ce sujet ici).

Pour les familles paysannes du Lauragais, le lien social était donc  un élément essentiel de vie quotidienne et régulièrement entretenu en différentes occasions tout au long de l'année. Ces échanges, réunions et rencontres, nous n'en avons noté ici que quelques exemples, relevaient de relations de travail, amicales ou familiales et ce maillage constituait le tissu social, essentiel à la vie rurale.

Si vous avez des témoignages, des photos de la vie d'antan dans les fermes et métairies lauragaises, n'hésitez pas à me les faire parvenir, je les publierai : lauragais@lescarnetsdemile.fr 

 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

Scène de village Montmaur, 1950, Phot coll. JC Rouzaud

Scène de village Montmaur, 1950, Phot coll. JC Rouzaud

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Publié le 12 Février 2022

Mardi 12 février 1952 - la ruscada

Beau temps chaud

Avons fait des fagots aux peupliers du grand champ

Les femmes ont fait la lessive

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Publié le 11 Février 2022

Lundi 11 février 1952 - émonder les peupliers

Glace beau temps

Avons lié 100 fagots de bois et avons continué le soir à émonder les peupliers au grand champ

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Publié le 10 Février 2022

Dimanche 10 février 1952 - une truie au charcutier

Gelée à glace belle journée

Le matin suis allé vendre une truie à Gandoulas Henri charcutier à Villefranche. il est venu la chercher. Le soir elle a pesé 265 kg à  à190 f le kg. Payé 50350 f 

Rise d'Estebe est venue après dîner Emile et les Seloudres aussi. Joséphine est revenue à L'Angles Renneville pour lui aider à faire la saucisse

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Rédigé par Emile

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Publié le 9 Février 2022

Lauragais d'antan : quand l'enfant paraît

Ce qu'il fallut de retenue et de contrôle à ceux de la Borde Perdue lorsqu'ils virent apparaître, par un beau matin de février, Hélène au bras de Louise ne pourrait se dire. 

Un nouvel épisode de Ceux de la Borde Perdue

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Publié le 9 Février 2022

Samedi 9 février 1952 - permission de 36 h

Vent d'ouest rafales de pluie et neige

Sommes akkés moi et Joséphine tuer le cochon à l'Anglais de Renneville chez mon cousin Jean-Marie Pagès

Yves Fauré est venu souper il est en permission de 36 heures

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Publié le 8 Février 2022

Vendredi 8 février 1952 - le "banquet" et les lapins

Vent d'ouest froid

Avons continué à travailler les bords du champ du changer. le soir pluie 

J'ai fait un banquet* pour travailler le bois. Fine est allée à Villefranche vendre des lapins à 560 f

* de banc/Bancet en occitan : petit banc, petit tréteau

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Publié le 7 Février 2022

Jeudi 7 février 1952 - de l'aide

Ciel couvert et froid gelée à glace

Avons continué à tirer les bords de la terre du maïs au fond du grand champ. Noël Pagès de l'Anglais de Renneville est venu nous dire de lui aller aider à tuer le cochon samedi.

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Publié le 6 Février 2022

Mercredi 6 février 1952 - les bords du grand champ

Glace vent d'ouest très froid

Avons continué à nettoyer les fossés et travailler les bords au grand champ au fond à la terre pour le maïs

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Publié le 5 Février 2022

Photo coll. Nardèse

Photo coll. Nardèse

Nous allons nous plonger aujourd'hui dans les traditions liées à la maison et notamment à la maison qu'on venait de faire construire. Grâce aux souvenirs d'un de nos grands témoins récurrents, Aimé Boyer, nous allons évoquer la palhada e penjar le cremalh (la paillade et pendre la crémaillère).

Il se souvient :

"Après la guerre, dans notre secteur, il y eut de nombreuses constructions de maisons. Cela marquait le début de la modernidation agricole mais également une avancée sociale.

Ces maison se ressemblaient beaucoup et pour cause, pour se faciliter la vie, on se prêtait les plans entre amis et voisins.

Quand la nouvelle maison était enfin terminée, il y avait la cérémonie de la palhada qui intervenait en même temps qu'on pendait la crémaillère..

Lorsq ue la maison était hors d'eau, que les fenêtres, volets et portes étaient posés, tous les corps de métiers qui avaient participé à cette construction étaient invités à un repas. Le menu était traditionnel le plus souvent il s'agissait d'une mongetada, haricots secs cuisinés avec porc et canard, variante du cassoulet et différente selon les recettes locales.

Elle était précédée de cochonnailles de la maison et le repas se terminait par une crème maison servie à la louche. Le repas était arrosé de bon vin. Avant de se séparer, on partageait bien sûr une prune conservée dans l'eau de vie.

La palhada avait lieu avant le repas le plus souvent. On faisait brûler une poignée de paille pour voir si la cheminée fonctionnait bien. Il fait bien le dire, c'était plutôt rare en Lauragais et souvent il fallait laisser décroché le loquet à pouce d'une porte en face de la cheminée pour que le tirage se fasse correctement. Mais que voulez-vous, on n'allait pas démolir la maison pour ça.

Et, enfin au moment où on s'installait dans l'ostal, on pensait à penjar le cremalh c'est à dire pendre la crémaillère dans l'âtre en l'accrochant à la cheville que le maçon avait pris soin de sceller dans l'avaloir en construisant la maison."

Rappelons pour être complet que la crémaillère était cet ustensile qui permettait de pendre la marmite plus ou moins en hauteur au dessus du feu de cheminée. Elle était, traditionnellement, le dernier élément qu'on posait dans une maison quand on avait fini de s'y installer.

Mes sincères remerciements à Aimé Boyer pour le partage de ses souvenirs et à la famille Nardèse pour la photo d'illustration.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Publié le 5 Février 2022

Mardi 5 février 1952 - le fossé

Vent d'ouest froid. Le matin avons fini la cage à lapins. Le soir Camille est allé aux prestations. Moi j'ai commencé de nettoyer le fossé entre le champ du hangar et le champ grand. 

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Publié le 4 Février 2022

Lundi 4 février 1952 - de la toile métallique

Le matin avons con tiqué aux prestations en Delor avec Camille. Le soir je suis allé à Villefranche chercher la toile métallique pour la cage à lapins. Camille est revenu aux prestations. Le mètre de toile métallique m'a coûté 180 F. 9m50 x 13 = 1250

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Publié le 3 Février 2022

Dimanche 3 février 1952 - la crue de la Garonne

Pluie toute la nuit le ruisseau a débordé. La Garonne est en crue.

J'ai travaillé à la cage à lapins tout le jour. Elie et Anna de Roou sont venus à la veillée. Camille Puget est reparti aujourd'hui en permission.

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Publié le 2 Février 2022

Lauragais d'antan : le chemin de l'ostal

Elle reparaît au moment où l'on ne s'y attend plus... A la métairie, l'émoi est de taille... Retour à la borde lauragaise des années 50 avec un nouvel épisode de Ceux de la Borde Perdue

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Publié le 2 Février 2022

Samedi 2 février 1952 - le passage du facteur

Pluie tout le jour 

Avons continué à faire une cage à lapins. Le facteur a porté 16000 francs de la sécurité sociale à Camille et Paulette.

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Publié le 1 Février 2022

Vendredi 15 février 1952 - un radiateur électrique

Rafales de pluie et neige

Suis allé à Villefranche acheter des produits pour blanchir la cuisine 810 frs

J'ai acheté un radiateur électrique pour la chambre de Camille. Le soir avons commencé à blanchir la cuisine

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Publié le 1 Février 2022

Vendredi 1er février 1952 - le marché de Villefranche

Très mauvais temps vent d'ouest très fort avec beaucoup de pluie

Avons continué à faire la cage de lapins. Fine est allée à Villefranche vendre des lapins 350 f

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Publié le 31 Janvier 2022

Jeudi 31 janvier 1952 - une cage pour les lapins
Jeudi 31 janvier 1952 - une cage pour les lapins

Gelée vent marin avec pluie à midi et tourné vent d'ouest à quatre heures

Le matin avons continué aux prestations en Delor

Le soir avons commencé une cage pour lapins

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Publié le 30 Janvier 2022

Mercredi 30 janvier 1952 - les prestations

Vent marin léger

Sommes allés avec Camille aux prestations en Delor

Ce soir avons eu un feu de cheminée

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Publié le 29 Janvier 2022

photo coll.Nardèse

photo coll.Nardèse

Quelques petits plaisirs occitans pour un billet hivernal... Bon week-end al canton del fòc...

 

  • L’ivèrn es pas bastard s'arriba pas d'ora arriba tard.

L'hiver n’est pas bâtard, s'il n'arrive pas de bonne heure, il arrive tard.

  • Quand les corbasses son a l'ensús, l'ivèrn nos tomba dessus ; quand les corbasses son a l'enbàs, l'ivèrn es passat

Quand les corbeaux volent haut, l'hiver nous tombent dessus, quand les corbeaux volent bas, l'hiver est fini

  • Se trona al mes de janvièr, i aura de blat a plens sestièrs

S'il tonne au mois de janvier, il y aura du blé à pleins setiers.

  • Nèu de febrièr es coma d'aiga dins un panièr, se s'ajoca coa coma una cloca

La neige de février est comme de l'eau dans un panier, si elle s'installe elle couve comme une glousse.

  • Al mes de febrièr, la nèu cocha pas sul fumièr.

La neige de février ne passe pas la nuit sur le tas de fumier.

Merci à Huguette, Aimé, Hélène pour leurs contributions. Merci à la famille Nardèse pour la si belle photo.

Contribution de Didier Agar via Facebook (un grand merci) :

Fa un fred que pèla.
Il fait un froid qui pèle
Nos torram aicí !
On se gèle ici
Fa un fred de gos.
il fait un froid de chien
Tridòli de fred.
Je tremble de froid
 
Coma reprovèrbi:
L’autan sus la torrada tira le boièr de la laurada.
L'autan sur la gelée sort le bouvier (le laboureur) du labour
 

Si vous connaissez d'autres dictons ou proverbes sur l'hiver, le froid qui étaient usités en Lauragais, n'hésitez pas à me les adresser. Nous complèterons ce post ensemble au fur et à mesure. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Publié le 29 Janvier 2022

Mardi 29 janvier 1952 - le camion de la coopérative de Baziège

glace vent marin

Avons continué à faire des fagots au grand champ. Le camion de la coopérative de Baziège nous a porté 100 balles d'engrais super ç 50 kg et 300 d'ammonite à 50 kg et lui avons donné 120 kg de graine de fourrage pour passer au trieur.

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Publié le 28 Janvier 2022

lundi 28 janvier 1952 - les fagots du vivier

Glace belle journée

Avons fait des fagots tout le jour au champ sous le vivier

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Publié le 28 Janvier 2022

Dimanche 27 janvier 1957 - il a neigé

Il a neigé un peu le matin. Assez belle soirée. Froid

J'ai commencé une panière

Camille Puget et Yves Fauré qui sont en permission sont venus dîner

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