Publié le 18 Avril 2022

Jeudi 17 avril 1952 - la terre pour le maïs

Beau temps chaud

Avons fini de passer le canadien à la terre pour le maïs et avons continué à biner avec les dentails

Le tracteur d'Astrid de Cessales est venu passer le désherbant au champ des aygalots pour la coopérative de Villefranche. Jean-Marie Dagada est venu se faire tailler les cheveux. 

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 18 Avril 2022

Mercredi 16 avril 1952 - des comptes
Mercredi 16 avril 1952 - des comptes

Ciel couvert le matin belle soirée

Avons continué à préparer pour le maïs. Gaston a fini avec le tracteur à midi.

IL a pris 6 sacs de maïs. Je lui ai payé 200 litres de fuel oil à 15,77 = 3154

20 litres d'huile à 115 f = 2300

Assurance sociale 4e  T 1951

Jean             5175

Camille        5175

Joséphine  4725

                  20529

Lui m'a payé une velle suisse 19500

L'hongreur Boutilbounes.           360

un flacon goudron                        120

                                                   19980

Je lui ai remboursé                000549

Tout est réglé en ce jour.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 18 Avril 2022

Mardi 15 avril 1952 - le tracteur et le canadien

Ciel couvert beau temps 

Avons continué à préparer la terre pour le maïs. Le soir Gaston Lanegrasse est venu avec le tracteur et le canadien. Clairette de Poutine est venue nous dire si nous voulions son fils pour journalier.

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Repost0

Publié le 17 Avril 2022

Lundi 14 avril 1952 - la permission

Vent marin calme et tourné vent d'ouest à la nuit sans pluie

Avons continué à biner le fond du grand champ pour le maïs. Yves Fauré est venu en permission.

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 16 Avril 2022

Clocher-mur de l'église de Folcarde (31)

Clocher-mur de l'église de Folcarde (31)

La période pascale dans la campagne lauragaise des années 50 revêtait un caractère particulier au regard des traditions religieuses qui l'accompagnaient. En l'absence de moyens de transports, on organisait l'emploi du temps. Les nombreux travaux printaniers dans les champs, à la vigne, à l'écurie qui jalonnaient cette période nécessitaient une organisation rigoureuse si la famille souhaitait assister aux célébrations religieuses.

 Voici les souvenirs d'Aimé Boyer, métayer : 

"Que de kilomètres parcourus pour la religion. J’habitais à deux kilomètres du village, et au bord de la route. Mais d’autres familles se situaient à cinq ou six kilomètres. Et, comme ils n’étaient pas au bord de la route, ils devaient prendre leurs chaussures à la main pour en changer et laisser les sabots sous des racines d’arbre ou d’un gros buisson.

Le matin des Cendres, avant d’aller à l’école, on passait à l'église pour assister à une messe basse qui était une messe non chantée suivie de l’imposition des Cendres avec lesquelles on nous faisait une croix sur le front. Je me souviens que nous l'effacions avant d’arriver à l’école, pour ne pas être moqués."

 Des Rameaux jusqu'à Pâques

" Huit jours avant Pâques, on prenait quelques rameaux de laurier, à défaut de buis, pour les faire bénir, à la mémoire de l’entrée du Christ dans Jérusalem et de sa Passion. Au retour avant de rentrer le bouquet, on en laissait la moitié dehors ; il ne fallait pas le rentrer dedans car il devait être distribué dans les champs l’après-midi, pour protéger les récoltes. Le reste, un brin posé dans chaque pièce sans oublier l’écurie, les volières, et même la cave. Le reste était stocké dans l’armoire en cas de deuil, de maladie etc...

Tout au long de la semaine Sainte, nous rejoignions souvent l'église pour le chemin de croix, la veillée pascale, les temps de prière Beaucoup de kilomètres à pied et d’allers-retours de la ferme au village et de longues conversations joyeuses sur le chemin.

Pâques était un moment très attendu, une grande fête dans les familles lauragaises. Bien sûr un bon repas partagé clôturait cette période pascale après la messe du jour de Pâques."

 En attendant, les Rogations, bénir les culture et les travaux des champs

"Trois jours avant l’Ascension, on allait en procession bénir les cultures, les travaux des champs (les deux premiers jours étaient consacrés à la campagne). Sur les routes du Lauragais il y a des croix érigées et posées sur des socles de 1m.50 environ. Les familles paysannes les aménageaient en guise de reposoir : un linge blanc, un Christ, une image pieuse, un bouquet de fleurs, ce dont on disposait ; c’est là que la procession se retrouvait parfois même en passant à travers champs. Le troisième jour des Rogations était souligné par une messe, avec une procession sur la place du village, devant la Croix des Missions. C’était ainsi à Caraman, je me souviens. À chaque reposoir il y avait des offrandes, des produits de la ferme."

 Merci à Aimé Boyer pour ses souvenirs si précis et évocateurs.

Si vous avez des témoignages sur la vie rurale dans les fermes et métairies lauragaises des année 30,40 ou 50, n'hésitez pas à me les faire parvenir ou à me contacter je les publierai : lauragais@lescarnetsdemile.fr ou 0625549345

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois

Repost1

Publié le 13 Avril 2022

Lauragais d'antan : le voyage dans les Pyrénées
Un nouvel épisode bonus du feuilleton lauragais Ceux de la Borde Perdue : au printemps 1953, Louise va rencontrer sa future belle-famille dans les Pyrénées. Pour la première fois de sa vie, elle s'éloigne du Lauragais

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Repost0

Publié le 13 Avril 2022

Dimanche 13 avril 1952 -  blanchir une croix

Dans la marge : Fête de Pâques

Vent marin fort. Suis allé à la messe à Villefranche. Le soir suis allé blanchir La Croix de la tombe de la grand-mère Françoise Gros au cimetière de Montmaur. Elie et Anna Puget sont venus à la veillée.

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 12 Avril 2022

Samedi 12 avril 1952 - au fond du grand champ

Vent marin très fort

Avons continué à préparer la terre pour le maïs au fond du grand champ.

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 11 Avril 2022

Vendredi 11 avril 1952 - préparer pour le maïs

Vent marin très fort ciel brumeux

Avons continué à herser pour le maïs au grand champ

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 10 Avril 2022

Jeudi 10 avril 1952 - la herse

Vent marin très fort. Avons commencé à herser au grand champ pour le mas. La femme de Charles Sacaze de Verbiac est venue voir Huguette.

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 9 Avril 2022

Mercredi 9 avril 1952 - le paiement de la velle suisse

Vent d'autan très fort

Avons fini de déchausser les vignes. Camille est allé à Folcarde payer une velle suisse à Camille Castelle 19500 francs qu'il avait ici depuis le début de la fièvre aphteuse.

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 8 Avril 2022

Photo coll. Serge Arnaud

Photo coll. Serge Arnaud

Suite à la publication du post sur la mena, Aimé à retrouvé dans sa mémoire d'autres souvenirs, ceux au cours desquels, lorsqu'il était jeune homme, il conduisait les camions de bestiaux ou de grain jusqu'aux marchés toulousains. Des ambiances particulières de ces lieux de commerce aux immenses dimensions 

"Les vallées de la Saune, de la Vendinelle, du Peyrencou et du Girou avaient de grosses unités de bétail.

Voici une anecdote datant de 1957.  En arrivant du régiment, nanti de mon permis poids lourd, je suis allé travailler chez un maquignon qui avait un camion bétaillère qu’il ne pouvait pas conduire. Je n’ai pas posé de question. Fort de mon expérience des véhicules lors de la guerre en Algérie avec 31 mois de service militaire, j'allais lui montrer.                         

Tous les vendredis, se tenait l'incontournable marché aux abattoirs de Toulouse. Après avoir garé le camion derrière les bâtiments, il y avait la plusieurs gros camions qui déchargeaient des races Salers de L’Aubrac ou du Larzacpour la consommation de la région toulousaine, ville en expansion.

Mon patron allait rejoindre ses confrères. On devinait sous la blode noire un gros portefeuille attaché avec une chaîne au gilet pendant que le négoce se déroulait. Moi,libre, j’allais dans l’abattoir  parler avec le saigneur, le désosseur, le chevillard.

Autour de midi, rendez vous était donné au restaurant. Il y en avait plusieurs autour de établissement ; nous, nous allions chez Carmen ! Les chevillards venaient avec une moitié de quartier qu’ils pendaient au dessus de la cuisinière en pleine chauffe. Le cuistot avec son grand couteau affûté, taillait des tranches qu’il laissait tomber sur la plaque sur chaude laissant échapper un nuage de fumé appétissante. ça me changeait des rations de soldat !

Au retour nous poussions la chansonnette ; il est vrai que l’entrecôte était accompagnée de bon vin d'un café avec petite fine Armagnac. 

Le maquignon ne pouvait pas me prendre tous les jours pour travailler,  je me suis donc embauché chez un transporteur de grain et charbon. Si chez le maquignon, les vaches ou bœufs montaient ou descendaient seules, les sacs eux il fallait les charger au billot et les descendre à l’épaule.

Et le vendredi rebelote le marché aux grains place du puits à la Halle aux grains. Les marchands de grains, les meuniers, le semencier se retrouvaient là, avec une ambiance un peu similaire. Echanges, transactions et portefeuilles. Le repas de midi ce n’était plus de la viande grillée mais de la daube de sanglier, du civet de chevreuil et ce n'était pas mal non plus."

Merci à Aimé pour le partage de ses souvenirs précieux qui témoignent de cet autrefois que nous partageons ici. Merci à Serge pour la photo d'illustration.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois

Repost0

Publié le 8 Avril 2022

Mardi 8 avril 1952 - vent fort

Vent marin très fort. Avons continué à déchausser la jeune vigne.

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 7 Avril 2022

Rencontre dédicace le 9 avril à la bibliothèque de Gardouch

Samedi 9 avril matin de 10h à 12h 30 à la bibliothèque municipale de Gardouch, ce sera la première sortie pour le roman Ceux de la Borde Perdue à l'occasion d'une rencontre-dédicace.

Elle permettra de découvrir le livre tout juste sorti de l'imprimerie et d'échanger autour du Lauragais d'autrefois.

A samedi !

renseignements : contact@bordeperdue.fr 

Rencontre dédicace le 9 avril à la bibliothèque de Gardouch
Rencontre dédicace le 9 avril à la bibliothèque de Gardouch

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Repost0

Publié le 7 Avril 2022

Lundi 7 avril 1952 - le décavillonneur

Vent marin assez fort. Avons fini de labourer et de passer le décavillonneur* à la jeune vigne et commencé à la déchausser. Julie Pagès de la Chartreuse est venue pour voit Huguette. Gaston Lanegrasse est venu aussi.

 

* pour labourer entre les pieds de vigne

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 6 Avril 2022

Dimanche 6 avril 1952 - le joug long

Beau temps vent marin à la nuit

J'ai réparé le joug long.

Jean-Marie et sa femme Mimi et son fils Roger Elie et Anna Puget sont venus à la veillée

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 5 Avril 2022

Samedi 5 avril 1952 - des labours

Gelée beau temps

Avons commencé à labourer et déchausser la jeune vigne

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 4 Avril 2022

Vendredi 4 avril 1952 - déchausser la vigne

Vent d'ouest très froid

Avons fini de déchausser la vigne vieilles. Joséphine est allée à Villefranche vendre des pigeons 450 f la paire et les oeufs 110 f

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 3 Avril 2022

jeudi 3 avril 1952 - la neige encore

Vent d'ouest très froid quelques giboulées de neige. Avons continué à déchausser la vigne vieille

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 2 Avril 2022

Mercredi 2 avril 1952 - de la neige en avril

Vent d'ouest très froid bourrasques de neige dans la nuit. Avons commencé à déchausser la vigne vieille

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 1 Avril 2022

Mardi 1er avril 1952 - les vesces

Beau temps dans la journée mauvais temps à la nuit vent d'ouest avec pluie fine

Le matin avons fini de semer les betteraves et les vesces. Le soir avons passé les deux herses au blé du champ des aygalots

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 31 Mars 2022

Lundi 31 mars 1952 - fèves et betteraves

Vent marin orageux

Le matin j'ai passé la houe aux fèves et fini de préparer pour les betteraves au petit champ du jardin le soir. Avons commencé de les semer.

Camille est allé à Villefranche payer le médecin Izard de l'accouchement de Paulette 10000 f et 12000 de visite soit pour papa ou pour Paulette en tout 22000f 

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 30 Mars 2022

Dimanche 30 mars 1952 - préparer le jardin
Dimanche 30 mars 1952 - préparer le jardin

Beau temps chaud et orageux Tonnerre le soir sans pluie

J'ai travaillé au jardin. J'ai fait les raies pour les tomates et travaillé les artichauts. Elie et Anna Puget de Roou sont venus à la veillée.

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 29 Mars 2022

Samedi 29 mars 1952 - orages sur les Pyrénées

Beau temps chaud et orageux. Tonnerre et orage sur les Pyrénées sans pluie ici

Avons préparé la terre pour les betteraves au petit champ du jardin. Le médecin Izard est venu hier aussi voir Paulette

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 28 Mars 2022

Vendredi 28 mars 1952 - les herses

Vent marin fort Le matin avons fini de fumer la jeune vigne 28 charrettes

Le soir avons fumé pour les melons et commencé à passer les herses au blé derrière la maison. Hongreur Boutonnes est venu castrer cinq petites cochons à 60 f l'un = égale 360

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0