Publié le 23 Janvier 2020

Samedi 23 janvier 1960 - du bois

Vent d'autan -

Tué le cochon à Montmaur. Travaillé à faire du bois

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Publié le 22 Janvier 2020

Vendredi 22 janvier 1960 - Tuer le cochon

Beau

Avons tué le cochon à la G. 156 kg.

Jeté du Super sur le fourrage du Poste. Fait du bois

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Publié le 21 Janvier 2020

Jeudi 21 janvier 1960 - faire du bois

Beau

Avons fait du bois. Fini au champ du poste est commencé à la mare du pré

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Publié le 20 Janvier 2020

Mercredi 20 janvier 1960 - Des fagots

Beau

Fait du bois et des fagots au champ du poste

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Publié le 19 Janvier 2020

Mardi 19 janvier 1960 - les 8 sacs de blé

Brumeux doux

Avons empoché 8 sacs de blé pour la CAL

Fait du bois

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Publié le 18 Janvier 2020

Lundi 18 janvier 1960 - l'argent du maïs

Dégel

Je suis allé à Castelnaudary. Perçu le dernier argent du maïs

36430

94590

------

131020 pour 6310 kg

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Publié le 17 Janvier 2020

Bus de ligne 1938 Airoux Castelnaudary Revel Villefranche- collection Rouzaud

Bus de ligne 1938 Airoux Castelnaudary Revel Villefranche- collection Rouzaud

Dans un précédent post, nous avions évoqué les déplacements de la famille rurale en Lauragais dans les années 30 à 50 alors que l'automobile, selon les situations financières, tardait encore à arriver dans la cour de la ferme (voir ici).

Motocyclettes, bicyclettes étaient des moyens de transport plus répandus mais nécessitaient parfois d'organiser l'emploi du temps de chacun des membres de la famille selon l'endroit où il avait à se rendre, ce qu'il avait à transporter et le moment choisi. Les différents témoignages ont aussi mis en lumière que pour les distances de proximité, on marchait beaucoup à pied. C'était le cas pour se rendre  la veillée chez les voisins, au village, à la messe.

Pour les marchés et les foires, pour faire quelques achats ou se rendre chez le docteur, on empruntait la ligne de bus lorsqu'elle s'arrêtait à proximité de la métairie ou au village.
 

Bernard Bennaval se souvient : « C'était un bonheur de prendre le car (Rigal)pour aller à Caraman le jeudi,on n'avait pas école,et comme ça on voyait des gens de tout le canton et plus.Quelle animation,que de marchandises,que d'animaux,et plein de gens qui parlaient en patois...Les cars arrivaient avec plein de panières sur le toit(las descos)qui servaient à emmener les poule attachées deux par deux,il y avait aussi des lapins,des oeufs...Certaines fermières n'achetaient que ce que les oeufs pouvaient payer,pas de dépenses superflues! »

Pour de rares sorties scolaires des enfants ou la participation à des voyages organisés, on prenait également l'autocar.

En voici 2 exemples datant d'époques différentes, 1938 et 1952.

Mes remerciements à J-C. Rouzaud pour le partage des clichés de sa collection. D'autres suivront bientôt pour illustrer d'autres thématiques.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

 

Sortie à la montagne 1952 - collection Rouzaud

Sortie à la montagne 1952 - collection Rouzaud

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Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois, #Lauragais, #Occitanie

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Publié le 17 Janvier 2020

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Publié le 16 Janvier 2020

Samedi 16 janvier 1960 - nettoyer le tracteur

Neige glace

Réparé des sacs

Nettoyé le tracteur et bricolé dans la maison

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Publié le 15 Janvier 2020

Vendredi 15 janvier 1960 - les bûches et le fourrage

Forte gelée

Scié des bûches au verger, le soir descendu du fourrage de la G.

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Publié le 14 Janvier 2020

Jeudi 14 janvier 1960 - faire des bûches

Dégal- Neige et forte gelée le soir

Le matin avons nettoyé le poulailler et le soir fait des bûches aux noyers du verger

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Publié le 13 Janvier 2020

Mercredi 13 janvier 1960 - Ranger

Neige glace

Fait des rangements dans la maison

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Publié le 12 Janvier 2020

Mardi 12 janvier 1960 - Repeindre la cuisine

Gelée - Neige -

Avons peint la cuisine

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Publié le 11 Janvier 2020

Photo famille Nardèse : une veillée après avoir tué le cochon

Photo famille Nardèse : une veillée après avoir tué le cochon

Dans un précédent post (ici), nous avons évoqué les travaux d'hiver à la métairie. Nous allons évoquer ici les veillées d'hiver qui amenaient les familles à se retrouver entre voisins ou parents pour un moment convivial grâce aux souvenirs d'Aimé B. 

 

"A partir de mi-décembre, quand les emblavures et labours étaient terminés, commençait une tradition incontournable : faire des échanges de veillées.

Après le souper (repas du soir en Occitanie où l'on servait souvent la  soupe), nous partions bien couverts, équipés de lampes tempête ou à carbure et bien souvent au clair de lune en suivant les sentiers (carreirons) tracés d’une ferme à l’autre.

Nous étions attendus et bien accueillis. Souvent nous commencions la conversation en prenant des nouvelles des uns et des autres, des nouveaux événements, de l'avancée de certains petits travaux. 

Les hommes prenaient ensuite place autour de la table pour jouer le plus souvent à la manille coinchée - si on gagnait la partie, les points était doublés - pendant que les femmes s'installaient autour du feu en tricotant ou reprisant les chaussettes. 

Les enfants, eux, allaient jouer dans l’étable (l’estable). Au coin du feu, assis sur la caisse à sel, l'ancien de la maison racontait ses souvenirs d'autrefois : la guerre, les tranchée, les gaz, l'ennemi mais il évoquait aussi parfois les sorciers, les jeteurs de sorts.  Apres la première manche, les hommes allaient faire un tour dans l’étable, la conversation portait alors sur les animaux.

Dans notre secteur, les veillées avaient lieu le jeudi, jour de marché ou de foire à Caraman. Étaient relatés alors le prix des veaux, le cours du cochon. On évoquait aussi celui qui ne s’était pas décidé, et qui avait finalement repris le veau malgré le risque de diarrhées, de grippes transmissibles sur le champ de foire au risque même de mettre en danger les autres animaux de la ferme.

Parfois c'était simplement le régisseur qui n’avait pas accepté le prix.

La deuxième manche reprenait ensuite. Bien-sûr on servait un peu de vin pour les hommes, celui que chante Jean Ferrat. Pour les dames une tisane était servie avec l’eau qui avait chauffé sur la tôle en fonte du feu. 

La dernière manche terminée, on repartait vers minuit. Avant de se séparer,on se rappelait le programme des veillées suivantes pour éviter les doublons ou les erreurs.

Pendant la guerre, c’était un jeu risqué que de circuler la nuit venue. Et si on était tombé sur une patrouille allemande ?"

 

Merci à Aimé B. pour ses souvenirs ainsi qu'à la famille Nardèze pour ses archives photographiques précieuses.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Publié le 11 Janvier 2020

Lundi 11 janvier 1960 - faire une aste (asta)

Neige - Fait une aste*. Nous sommes allés avec Camille chercher 100 poussins à Castel. IL nous a porté un cochon 18 kg x 250 = 4500 F La CAL a livré 400 kg blé dur.

 

*De l'occitan asta : un timon. La pièce, longue pièce de bois, reliait le joug à l'outil tiré.

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Publié dans #emploi du temps, #Occitan

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Publié le 10 Janvier 2020

Dimanche 10 janvier 1960 - le retour

Gelée - Nous sommes arrivés de Roou

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Publié le 9 Janvier 2020

Samedi 9 janvier 1960 - Tuer le cochon

Gelée - Nous sommes allés tuer le cochon à Roou *

*chez les beaux-parents d'Emile

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Publié le 8 Janvier 2020

Vendredi 8 janvier 1960 - les vieux artichauts

Beau - la matin arraché les vieux artichauts. Le soir faut du bois et jeté du super sur les fourrages

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Publié le 7 Janvier 2020

Jeudi 7 janvier 1960 - la foire de Castelnaudary

Vent marin beau - Sommes allés à la foire à Castel. Semé de l'ail Vié du Soulié nous a pris 6kg de plumes à 1500 F le kg. 

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Publié le 6 Janvier 2020

Mercredi 6 janvier 1960 - 2e jour des prestations

Fait des prestations tout le jour

4400 aujourd'hui

2200 hier

6600

 

voir articles sur les prestations : ici et

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Publié le 5 Janvier 2020

Photo famille Nardèse : la neige à la métairie

Photo famille Nardèse : la neige à la métairie

L'hiver saison morte pour le paysan ? Que nenni ! On s'active, on s'occupe, on s'organise, on anticipe les saisons à venir. "Evidemment, c'était moins stressant qu'un champ de fourrage à ramasser avant que l'orage n'arrive mais tout de même..." se souvient Aimé B. 

L'hiver est la période où l'on fait du bois. Rappelons que la borde est construite sur le modèle le plus classique du Lauragais et possède une pièce à vivre avec une cheminée immense, la seule pièce de la maison à être chauffée.

Souvent dans le contrat de métayage, figure cet entretien nécessaire des parties boisées de l’exploitation et la proportion du bois coupée qui revient au propriétaire. Les contrats varient en la matière en fonction des négociations menées mais le plus souvent il s'agit d'un partage à moitié, là encore.

Extrait d'un bail de métayage des années 60 (archives personnelles)

Aimé précise : " On coupait les arbres, on montait des stères. Le petit bois, lui, était mis en fagots avec du fil de fer de récupération, de l’osier. Coincés avec le genou ou un instrument à serrer (las sarras), on formait les fagots ! Entassés par dizaines, pour les laisser sécher avant de les rentrer,  pour faire des grandes flambées ou allumer le feu."

Le soin apporté aux animaux

Le soin des animaux dans l’écurie va prendre beaucoup de temps. Ne pacageant plus, il faut augmenter la ration de fourrage à distribuer aux bovins. Il faut régulièrement leur apporter un mélange de paille et de luzerne et bien-sûr évacuer les excréments. Pour cela, une brouette est mobilisée deux fois par jour sinon l’ammoniaque investit l’étable, ce qui n'est pas bon pour la santé des animaux. Il faut également nettoyer les mangeoires avec une régularité scrupuleuse.

Avec un grand couteau, on racle les salissures que les vaches accumulent en se couchant sur la bouse. Une fois sec, le pelage est brossé et cardé. 

" Deux fois par jour on sortait le troupeau, paire par paire, pour aller boire soit à la mare, soit au puits où il fallait pomper l’eau. C’était un moment de jeu et aussi d’autorité. Dans le troupeaux, il y a des bêtes au caractère fort, un peu rebelles

Lorsque l’eau est arrivée dans les fermes, cette tâche a été considérablement allégée." rajoute Aimé.

 

Avant Noël, le gavage des canards et autres oies était un moment important. 

Chez Emile, ces produits étaient non seulement pour la consommation familiale mais étaient également vendus à des acheteurs qui venaient directement à la métairie ou sur le marché de Castelnaudary que fréquentait la famille. Selon les contrats, le bailleur pouvait prétendre à une partie des bêtes qu'il venait parfois choisir lui-même, une fois abattues.

C'est aussi la période où l'on tue le cochon. Outre celui de la maison, on aide aussi parents et amis qui le tuent à leur tour. Les salaisons sont un aliment important du régime alimentaire d'alors. Il faut pour chaque cochon au moins deux jours : un pour le tuer et le préparer, l'autre pour le débiter et réaliser les diverses préparations : saucisse, boudin, jambon etc... Voisins et amis viennent prêter main forte comme on le fait tout au long de l'hiver à son tour chez eux. Le troisième jour, en cercle restreint, est consacré aux dernières préparations et au rangement

 

Fabriquer et réparer l'outillage pour la saison suivante

 

Quant l'étable devient un atelier : Les jours de grand froid étaient occupés à fabriquer des paniers, des balais, des manches d'outils, des outils eux-mêmes (râteau,...). On fabriquait ou réparait les barreaux des râteliers, des échelles. Ces travaux ce déroulaient dans l’étable. "Les voisins venaient faire un tour, et discuter un peu, prendre des nouvelles, échanger des conseils.

On profitait de cette période pour entretenir les bâtiments : réparer ou repeindre les volets, portes...

"On réparait aussi les chaînes avec de faux maillons. On tournait les dents de la canadienne, changeait les plaques d'usure des charrues. Il fallait les démonter et les porter chez le forgeron (le faure en occitan). On rapiéçait les "juilles" pour joindre les vaches au joug (le jo) avec des rivets ou du crin, pour ça il fallait être équipé   d'alênes comme le cordonnier."

 

Entretenir les abords et les prestations

 

Entretenir les bordures de champs, les tertres, couper les buissons, creuser les fossés, tailler les haies, procéder à l'élagage étaient autant de tâches hivernales.

On y procédait aussi pour les chemins communaux dans le cadre des prestations, ces journées de travail dues à la commune pour son entretien en fonction de la surface travaillée (voir article dédié ici)

 

Mais l'hiver c'est aussi la période des veillées entre voisins, entre amis ou parents. Nous y reviendrons dans un prochain post.   

 

Merci à Aimé B. pour son apport ainsi qu'à la famille Nardèze pour ses archives photographiques précieuses.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

La pince à fagots (las sarras)

La pince à fagots (las sarras)

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Publié le 5 Janvier 2020

Mardi 5 janvier 1960 - les prestations

Vent d'autan beau - le matin fait des bûches.

Le soir prestations

tracteur 2400

              +200

remorque 200

2 hommes 1600

                   4400

Mr C. est imposé de 17120

Voir articles consacrés aux prestations : ici

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Publié le 4 Janvier 2020

Lundi 4 janvier 1960 - le frêne derrière la tine

Bruine - coupé un frêne sec derrière la tine*. Paulette est allée chercher 50 poussins chez Ruffat.

* cuve servant au transport de la vendange. Par extension ici lieu qui la contient

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Publié le 3 Janvier 2020

Dimanche 3 janvier 1960 - le chevalet

Pluie dans la matinée - Fait un chevalet pour le bois, le soir on est allé à Roou *

*chez les beaux-parents d'Emile

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Publié le 2 Janvier 2020

Dans son édition du 20 décembre la France Agricole a consacré un article aux Carnets d'Emile. Merci à Florence Mélix.

Les Carnets d'Emile sont aussi sur Twitter : @carnetsemile et Instagram  : lescarnetsdemile

Les Carnets d'Emile dans la France Agricole

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