Publié le 29 Octobre 2019
Vent de Cers froid - Labouré à la milliaire du champ du jardin - coupé des tronçons.
dans la marge : Saillie 2e fois vache viei
Les carnets d'Emile sont les souvenirs de mes aïeux, métayers dans le Lauragais, qui consignaient chaque jour le labeur familial sur un journal de bord. Nous sommes en 1951 au coeur de l'Occitanie. Je recueille aussi la mémoire des traditions, des méthodes de travail, du quotidien au fil des saisons grâce à des documents authentiques (blog participatif)
Publié le 29 Octobre 2019
Vent de Cers froid - Labouré à la milliaire du champ du jardin - coupé des tronçons.
dans la marge : Saillie 2e fois vache viei
Publié le 28 Octobre 2019
Pluvieux - coupé des tronçons* - monté 25 saches de maïs à la G.**
*il s'agit des pieds de maïs restant dans les champs suite à la moisson
** une partie du stockage se faisait dans un hangar jouxtant la maison du propriétaire de la métairie à environ 300 mètres
Publié le 27 Octobre 2019
Beau - commencé à labourer la milliaire* du champ du jardin
*il s'agissait d'un champ où subsistait une borne milliaire, borne routière héritée des Romains pour marquer les distances
Publié le 26 Octobre 2019
Pluie fine - Continué à préparer les terres pour l'avoine, la pluie m'en a sorti. J'ai porté 50 poussins à roux et 50 pour nous de chez Ruffot. Mr Pierre est arrivé.
Publié le 25 Octobre 2019
Beau brumeux - Fini de dépouiller le maïs. Avons donné à Madame 71 saches de 50 kg et 177 saches de 60 kg. Commencé de herser au champ long pour l'avoine
Publié le 24 Octobre 2019
Vent d'autan - Continué à dépouiller le maïs blanc 34 sacs Mariage d'Edouard J. avec Maryse L. de Montferrand
Publié le 23 Octobre 2019
Grâce aux photos de la famille Nadèse, des photos confiées par Serge et d'un témoignage confié par Aimé, nous llons consacrer quelques posts à la récolte et au stockage du maïs. A suivre ici dans les jours à venir...
Si vous aussi avez des documents, des témoignages, des éléments à ce sujet, n'hésitez pas à nous les adresser pour publication et partage (lauragais@lescarnetsdemile.fr).
Merci à Berthe pour la photo.
Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)
Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.
Publié le 23 Octobre 2019
Beau - Fini de dépouiller le maïs roux. 20 sacs. Eliete est allée se faire arracher une dent chez Duran 1050 F
Publié le 22 Octobre 2019
Brumeux - Ramassé 21 sacs de maïs à 60 kg à la Perrière. Je suis allé charrier78 saches de maïs pour Jean-Jean de la G. La C.A.L.* a relevé 110 sacs de maïs pour Mr C.
*Coopérative Agricole Lauragaise
Publié le 21 Octobre 2019
Brumeux - nous sommes allés aider à dépouiller à Roou. Fini de ramasser les épis derrière la machine
Publié le 20 Octobre 2019
Pluie dans la nuit - Ramassé quelques épis de maïs. Avons fait distiller chez Belinguier à Labastide - 18 litres à 55° à 200 F le litre. Payé 3600 F.
Publié le 19 Octobre 2019
Publié le 18 Octobre 2019
Vent d'autan plus dans la nuit - Le matin avons monté 50 sacs de maIs sur le galetas de la G. pour nous
Publié le 17 Octobre 2019
Publié le 16 Octobre 2019
Le temps y est suspendu... Dans la vieille cave, entre ombres et lumières, de vieux pressoirs ou ce qu'il en reste témoignent de l'activité vinicole passée. De l'existence, jadis, de ce vin du Lauragais.
Le bois des vieux tonneaux est sec depuis belle lurette ; la cuve esseulée résonne, vide... Cette odeur si caractéristique des lieux du vin flotte encore un peu dans l'air... On pourrait même s'attendre à voir surgir les vignerons bruyants au coin de la porte déchargeant les comportes... Pourtant au dehors, sur les coteaux, plus un cep de vigne ne subsiste. Ni vendange, ni vendangeurs...
Souvenirs des automnes d'autrefois...
Merci à Laure pour le partage de ses jolies photos.
Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)
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Publié le 16 Octobre 2019
Publié le 15 Octobre 2019
Publié le 13 Octobre 2019
Publié le 13 Octobre 2019
Publié le 12 Octobre 2019
Nous avons évoqué récemment les vendanges (voir article ici) , voici grâce aux souvenirs d'Aimé B. l'avant et l'après vendanges avec des éléments que l'on retrouve souvent dans les carnets d'Emile mais de façon moins détaillée.
Merci Aimé, encore une fois, d'avoir pris le temps de nous faire part de vos souvenirs.
"Avant les vendanges, préparer la cuve...
Les cuves en ciment étaient rares. Avant d'y déposer le produit des vendanges, il fallait préparer la cuve. D'abord il était nécessaire de la laver. Pour les cuves en bois, les plus nombreuses, il était nécessaire quelques jours avant de les mettre à tremper. En effet, elles étaient faites de lames de bois posées côte à côte (les douelles), et fabriquées grâce au savoir-faire d'un tonnelier, mais avaient séché depuis l'année précédente. Il fallait donc faire gonfler le bois pour assurer l'étanchéité de la cuve. Chacun avait sa technique pour les mouiller : pompe à sulfater, balai, sacs de jute (saches) humides posés dessus.
Devant le trou du robinet on posait un tampon de paille, calé avec une grosse pierre pour éviter qu’un grain de raisin ne vienne obstruer le robinet.
Après la vendange et la fermentation...
Couler le vin, décuver : C'était l'action qui consistait à tirer le vin de la cuve après un temps de fermentation. Le moment venu était décidé par le paysan seul en fonction du temps et de l'estimation qu'il faisait de l'avancée de la fermentation. Par un gros robinet sur le côté inférieur de la cuve, on récupérait le vin dans une comporte,. Avec une pompe à vin ou le plus souvent avec un décalitre, on vidait le vin dans la barrique (muid, demi-muid...) grâce à un entonnoir (l'enfonilh en occitan) posé sur le dessus. ça sentait bon le vin nouveau et de temps en temps, il fallait le goûter, c'était l'un de nos plaisirs simples de cette saison.
Une fois le vin tiré de la cuve , par précaution on enlevait avec le croc à fumier une petite couche du raisin (las gaspas) qui pouvait être moisi au contact de l’air. On rentrait ensuite dans la cuve non sans s'être assuré avec le briquet que l’air à l’intérieur de la cuve était bien respirable. Après avoir remis en place l’échafaudage qui avait servi au remplissage et avoir posé dessus deux ou trois comportes, avec une fourche ou autre outil, on les remplissait en tassant un peu pour réduire le volume.
On ne laissait rien dans la cuve mais on ne la lavait pas, il fallait laisser cette pellicule de tanin, accrochée à la paroi pour protéger le bois, jusqu'à l’année suivante. (La vendange etait devenue du Marc)
Le pressoir (le truèlh)
Dans le Lauragais, quelques agriculteurs avaient un pressoir à cliquets que les voisins utilisaient comme, d'ailleurs, le matériel de battage. il était monté sur roues équipées d’un timon type charrette pour la traction animale. Il fallait aller le chercher quand on en avait besoin, en accord avec le propriétaire, qui venait pour manipuler ce pressoir.
Pour le remplir, il fallait monter le mécanisme de vissage, enlever les cales, la demi-lune et le remplir avec les comportes que l’on venait de sortir de la cuve. Il ne fallait pas attendre top longtemps et bien l’éparpiller de façon homogène puis poser les deux cales demi lune, de chaque cotées de la vis. Et, par-dessus, on posait les autres cales, en croix. Le mécanisme comprenait entre autre deux cliquets pour visser, (et pour dévisser il fallait tourner les cliquets) avec la barre et un mouvement de va-et-vient pour faire couler le jus qui restait dans les grappes (las gaspas). Pas trop vite, il fallait laisser faire doucement, pour récupérer le maximum.
Pour vider, on tournait les cliquets, et par le même mouvement de va-et-vient, le mécanisme se dévissait. On enlevait l’ensemble des cales, on démontait les claies tenues par un système de crochets et on récupérait le marc de raisin.
On prenait soin de le ranger dans des comportes, bien tassé, pour le porter au bouilleur de cru.
L’alambic : Distiller consiste à faire bouillir (Bouilleur de cru) de la matière alcoolisée. Transformée en vapeur, il fallait la faire refroidir dans un serpentin enroulé dans l’eau froide et le miracle se produisait. L'eau de vie, la gnole ou l'aigardent comme on disait en occitan était là. On apportait non seulement le marc mais aussi son bois.
A l’alambic il n’y avait pas que ça, il y avait de la braise, pour faire des grillades, on n’allait pas à l’alambic, sans prendre un bouteille de vin nouveau. Il y avait beaucoup de visiteurs curieux, qui venait voir, goûter, profiter du parfum, refaire le monde ou même pour certains trafiquer un peu mais ça c'est une autre histoire...."
Merci à Laure P. pour la photo des vendanges en Lauragais et à Aimé pour le schéma du pressoir vis qu'il a commenté.
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Publié le 12 Octobre 2019
Beau - Ramassé des cabosses au champ du jardin. Commencé à 5heures de ramasser du maïs avec la machine de Ernest F. du Segala
Publié le 11 Octobre 2019
Beau frais - Nous sommes allés avec Henriette à la fête au Mas. Papa est allé ramasser du maïs à la G.
Publié le 10 Octobre 2019
Pluie le matin vent de cers fort - Le matin fini de passer le blé au trieur 20 sacs.
Le soir ralmassé des épis de maïs que le vent avait fait tomber
Publié le 9 Octobre 2019
Grâce à deux clichés confiés par Serge A., voici la coopérative agricole de Baziège devenue aujourd'hui, entre autres, une salle de spectacle.
Elle était alors la Coopérative Agricole Lauragais des Producteurs de blé. Plus tôt encore, ce grenier, à deux pas de la Halle aux grains, permettaient de stocker le grain qui y était acheté. Il appartenait à une famille de négociants, les Marty.
Pour en savoir davantage, on se reportera à l'article de Jacques Holtz, ci-après, sur le site de l'association l'ARBRE de Baziège : http://arbrebaz.free.fr/Documents/coop/coop.html
Merci à Serge pour cet envoi.
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Publié le 9 Octobre 2019
Vent d'autan - Fini de couler et pressé la vendange. 2 pressées. Avons fait en tout 6 demi-muids. Dépouillé du maïs en ai monté 10 sacs pour nous.
Saillie vache vieille