Publié le 1 Novembre 2023
Vent marin léger
Avons fait deux paires de guides avec de la ficelle lieuse sisal.
Le soir j'ai refait les tas de tronçons de maïs. Auguste Rouquet est venu après dîner.
Les carnets d'Emile sont les souvenirs de mes aïeux, métayers dans le Lauragais, qui consignaient chaque jour le labeur familial sur un journal de bord. Nous sommes en 1951 au coeur de l'Occitanie. Je recueille aussi la mémoire des traditions, des méthodes de travail, du quotidien au fil des saisons grâce à des documents authentiques (blog participatif)
Publié le 1 Novembre 2023
Vent marin léger
Avons fait deux paires de guides avec de la ficelle lieuse sisal.
Le soir j'ai refait les tas de tronçons de maïs. Auguste Rouquet est venu après dîner.
Publié le 31 Octobre 2023
Beau temps
Suis allé à Airoux faire peser les boeufs de Sacaze. Le soir avons continué à préparer avec les canadiennes pour l'avoine au champ du jardin. Monsieur Pierre Casting est reparti. J'y suis monté à la Ginelle ce matin pour nous entendre pour l'inventaire.
Publié le 30 Octobre 2023
Beau temps
Avons continué à remonter et mettre de l'ordre. Le soir j'ai mené le semoir en lignes au forgeron et avons commencé à préparer pour l'avoine au champ nord le jardin.
Sacaze Marius nous a porté une paire de boeufs de 7 ans 1490 kg.
Publié le 29 Octobre 2023
Beau temps
Avons déménagé avec les deux camions de Mandou Etienne de la Boutiquière aux Quatre Cussous Airoux. Sont venus nous aider Elie et Anna Puget. François et Florentin Bressolles Julie et Emile Pagès Louis et Cécile Rey Henri et sa mère Rouquet
Publié le 28 Octobre 2023
Pluie dans la nuit
Avons démonté et sorti les meubles. Marty à Vallègue est venu chercher la vache suisse sans prix.
Publié le 28 Octobre 2023
Dans le Silence la Combe, mon prochain roman à paraître aux Éditions du 38 le 3 novembre et dont l’action se déroule en 1939 dans le Lauragais, Suzanne, l’héroïne, est carillonneuse de son hameau.
Le rôle du sonneur dans la vie quotidienne des campagnes d’autrefois était capital. L’angélus rythmait les journées matin, midi et soir. Il fallait une personne disponible à ces heures précises de la journée mais aussi qu’on puisse appeler à l’improviste pour annoncer les naissances, les baptêmes, les messes et les décès.
Aimé Boyer se souvient que le sonneur avait une rétribution collective.
« A l'automne, il portait une sache dans les fermes. Généralement, on la remplissait de maïs qui servirait au sonneur pour engraisser le cochon. A l’époque, tout le monde en élevait, même le tailleur d'habits car pour la cuisine il n'y avait pas d'huile. Parfois on lui offrait quelques gâteaux fins.
Parfois on « oubliait » de lui rendre la sache qu’il avait donnée. Dans certains endroits, il prenait un panier de vendange. Parfois, les jeunes pour s'amuser glissait une pierre au fond.
Les carilloneurs et carillonneuses avaient souvent aussi la charge de l'entretien de l'église, y compris la sacristie, et tous les ustensile, religieux : ostensoir, bénitier, goupillon, linges etc..... Ils devaient également préparer avant la messe le calice, le ciboire et les burettes, l'eau, le vin, ’encensoir…
Il ne faut pas oublier la cadieraira ou le cadieraire (rempailleur) qui,dans beaucoup d'églises, entretenait les chaises.
Il y avait les gens qui avaient leurs noms écrits sur le dossier de leurs prie-Dieu avec des clous dorés. »
Durant la période de Noël, selon les villages, il y avait également le Nadalet (petit Noël). C’étaient des mélodies à la ryhthmique propre à chaque village, sonnées avec les cloches les jours précédant Noël.
Quelques mots occitans sur ce thème
Cloquièr : clocher
Campana : cloche
Trenhonaire, trenhonaira : carillonneur, carillonneuse
campanièr, campanièra : sonneur, sonneuse
Je remercie Aimé Boyer pour son précieux témoignage.
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Aux Éditions du 38, nous adorons nous plonger dans un bon livre avec une tasse de thé et quelques cookies à disposition. Pour améliorer votre expérience, nous vous proposons d'accepter ces que...
https://www.editionsdu38.com/historique/512-le-silence-de-la-combe.html
Publié le 27 Octobre 2023
Avons continué à préparer pour déménager et avons déménagé la cuve avec Blanc maçon à Villefranche. Je lui ai payé 6000 f.
Publié le 26 Octobre 2023
Vent marinn
Avons déménagé la cuve payé 6000 f
Le vétérinaire Heuillet est venu voir la vache suisse qui est malade. Avons préparé pour déménager.
Publié le 25 Octobre 2023
Quelques gouttes de pluie avec vent d'ouest
Avons fait l'inventaire de l'outillage et le cubage du fourrage et paille et avons été d'accord sur tout avec Lanegrasse Gaston. Marty de Vallègue est venu nous acheter une vache vieille 42000 f et nous a mis d'accord avec Lanegrasse sur l'estime des boeufs. Avons partagé deux vaches nous prenons la jeune suisse 56000 f
Publié le 24 Octobre 2023
Vent marin modéré
Le matin sommes allés Gaston Fine et moi à Revel vendre un veau de 161 kg à 160 f = 25760 f
Le sois suis allé aux 4 Cussous remplir les futs de vin. Suis arrivé à esthète pour lui dire de déménager jeudi.
Le vétérinaire Lacourby est venu piquer les boeufs 3 paires
Publié le 23 Octobre 2023
Publié le 23 Octobre 2023
Beau temps avons déménagé avec Jean Mandou. 116 saches de maïs dont 99 au galetas de la Ginelle. 6 sacs de fèves, 2 sacs de haricots râteau et faucheuse deux voyages
François Bressolles Camille Puget Emile Pagès sont venus nous aider
Publié le 21 Octobre 2023
Ciel couvert assez beau temps
Gaston est venu chercher 13 dindons 14 oies et deux cochons. Avons nettoyé le poulailler. Le soir suis allé aux 4 Cussous nettoyer les galetas pour mettre le maïs demain.
Yves est allé aider à défaire du maïs à Subra et Paulette Camille et Fine sont allés aider à faire du maïs en Sicre chez Lapeyre.
Publié le 20 Octobre 2023
Beau temps ciel mi couvert
Avons fini de ramasser le maïs Avon eu 403 saches
Le soir avons monté la part de Gaston
Publié le 19 Octobre 2023
Publié le 18 Octobre 2023
Ciel couvert, éclaircies le soir
Le matin avons porté un cochon de 80 kg à Victorine Fauré, quelques fagots et deux balles de paille. Camille et Paulette sont à allés à la fête au Mas Ste Puelles chez Alfred Cazeneuve.
Moi j'ai ramassé 7 saches de maïs. Noël de Belair est venu nous payer 20 kilos de graine de luzerne à 100f = 200f
Publié le 17 Octobre 2023
Mauvais temps pluie presque tout le jour
Le matin avons ramassé 20 saches de maïs le soir
Mis de l'ordre au hangar et pose le petit cochon 80 kg que nous avons vendu à Victorine fauré
André Subra est venu s faire tailler les cheveux
Publié le 16 Octobre 2023
Ciel couvert le matin belle soirée
Avons ramassé 56 saches de maïs. Gaston a labouré avec le tracteur au champ des frênes.
Publié le 15 Octobre 2023
L'automne amène à penser aux vendanges d'antan en Lauragais. Voici le témoignage d'Aimé Boyer, ses souvenirs de vendanges assortis des photos confiées par la famille Nardèze, d'exceptionnelles photos en couleurs qui permettent un retour très réaliste à la charnière des années 50 et 60. Un immense merci à Aimé et à Berthe.
"Avec l'automne venait le temps des vendanges (la vendémias).
Avec un couteau, ou des petits sécateurs adaptés à cette tâche, on coupait précautionneusement les raisins avant de les poser dans un panier d’osier, souvent fabriqué à la main durant l’hiver précédent.
On faisait passer les paniers pleins d’un rang à l’autre pour les vider dans une comporte.
Un préposé chargé du remplissage tassait ses raisins avec une cachadoira (outil pour presser, pour appuyer de cachar, presser) .
A midi ou à la fin de la journée, une équipe d’hommes transportait ces comportes pleines. Au bout de la vigne, il fallait être deux avec deux barres (las pals) passées sous les poignées de la comporte, un homme devant, l'autre derrière.
Une autre équipe chargeait sur la charrette (plus tard la remorque basse). A l’arrivée devant la cave,
il fallait passer tout ce raisin au fouloir pour les écraser, et les vider dans une cuve afin de le mettre à fermenter.
Une équipe d’hommes, installée sur un échafaudage, vidait la comporte dans la cuve. Ils nivelaient avec une fourche pour que la masse soit homogène. Pendant que le reste de la colle s’activait à tourner la manivelle du fouloir, il va sans dire qu’il y avait quelques plaisanteries ! Quelques grappes de raisin qui se baladaient pour barbouiller ses camardes de moût (se mostar).
Quand il n’y avait pas de fouloir, il fallait faire avec les pieds nus en entrant dans la comporte.
Ici c’était la fête des farces! Les femmes se retroussaient les jupes, les hommes les pantalons . On riait mais le travail avançait quand même.
Pendant ce temps dans la cuisine on s'activait pour servir aux travailleurs : la soupe, le pâté, les haricots, le macaroni, le poulet rôti et bien-sûr quelques desserts maison. Que d'agréables souvenirs !
Si, lors des battages (las batesons) il y avait de la poussière, les vendanges étaient souvent troublées par la pluie. Quand on avait commencé le remplissage de la cuve il valait mieux terminer le terminer sinon la fermentation pouvait être compromise. "
Petit glossaire occitan des vendanges lauragaises :
Les vendanges : las vendémias
la vigne : la vinha
le raisin : le rasim
la comporte : la semal
le fouloir : le faunhador ou le truèlh
et... le vin : le vin
Publié le 15 Octobre 2023
Beau temps chaud
Avons continué à ramasser du maïs 42 saches. Gaston a porté du maïs et de l'avoine orge et blé pour ceux qui viennent nous remplacer des 4 couscous. Roques est venu chercher 52 balles de paille.
Publié le 14 Octobre 2023
Orages de pluie tout le jour
Le matin avons ramassé du maïs 9 saches
Le soir avons démoli un clapier et attrapé 35 lapins
Publié le 13 Octobre 2023
Pluis le matin
Avons démoli les tenons de la cave et passé un demi-muid de vin vieux à la garde pile. Le soir Mandou est venu faire deux voyages avec le camion. Il nous a déménagé 59 sacs d'avoine 28 sacs de blé et 15 sacs de paumelle et 82 saches de maïs. Sont venus nous aider Camille de Roou Emile de la Chartreuse François Estèbe et Paul de chez Mandou.
Publié le 12 Octobre 2023
Publié le 11 Octobre 2023
Vent d'autan assez fort
Suis allé aux 4 Cussous pour m'entendre pour déménager le grain. Le soir l'avons-nous empoché 59 d'avoine 29 de blé et 15 panachés paumelle. Les femmes ont tué les canards.
Publié le 10 Octobre 2023