Publié le 11 Mars 2024
Vent marin assez fort
Suis allé à la bastide commander 588 plants de vigne chez Dejean. Avons continué à faire des trous à la vigne. Yves a passé le rouleau à l'avoine du champ du jardin. Les femmes ont fait la lessive.
Les carnets d'Emile sont les souvenirs de mes aïeux, métayers dans le Lauragais, qui consignaient chaque jour le labeur familial sur un journal de bord. Nous sommes en 1951 au coeur de l'Occitanie. Je recueille aussi la mémoire des traditions, des méthodes de travail, du quotidien au fil des saisons grâce à des documents authentiques (blog participatif)
Publié le 11 Mars 2024
Vent marin assez fort
Suis allé à la bastide commander 588 plants de vigne chez Dejean. Avons continué à faire des trous à la vigne. Yves a passé le rouleau à l'avoine du champ du jardin. Les femmes ont fait la lessive.
Publié le 10 Mars 2024
Vent marin modéré
J'ai ressemé sur l'avoine au moulin. deux sacs de paumelle. Semé en tout six sacs. Camille a fait des trous pour replanter à la vigne.
Publié le 9 Mars 2024
Vent marin humide
Avons fini de tailler la vigne. Le soir j'ai semé sur l'avoine qu'a tuée la gelée au petit champ est le moulin 1 sac de paumelle
Publié le 8 Mars 2024
Vent marin fort
Avons continué à tailler la vigne. Fine est allée à Castelnaudary vendre les oeufs 110 f
Publié le 7 Mars 2024
Gelée vent marin
J'ai clôturé le jardin. Camille et Paulette sont allés voir Albertine à la clinique du lauragais à Castelnaudary.
Publié le 6 Mars 2024
Vent d'ouest froid
Le matin avons chargé une charrette de fourrage à la Ginelle et portée ici. Le soir avons nettoyé la grange de la Ginelle et venté un sac de luzerne. Albertine et Alfred Cazeneuve ont eu une fille (Aurore).
Publié le 5 Mars 2024
Publié le 4 Mars 2024
Pluie dans la nuit et la amtinée
Avons commencé à égrener notre maïs au galetas de la Ginelle avec le moteur d'henri
Publié le 3 Mars 2024
Beau temps
Avons semé 200kg de pommes de terre au champ au dessus du jardin. Le soir Yves a commencé à passer le rouleau au blé du champ du Genivre
Publié le 2 Mars 2024
Quelques dictons occitans de saison. Mars est le mois du temps capricieux, des giboulées, les fameuses marcescadas :
Quand febrièr es fenit et que mars arriva, bastis l'agaça e mai la griva.
Quand février est fini er que mars arrive, bâtit la pie et même la grive.
Quand mars monta la saba, adieu le pè del fòc , cal far la laurada.
Quand monte la sève en mars, adieu le coin du feu, il faut labourer.
Quand trona al mes de mars, remplis barricas e casals.
Quand ll tonne au mois de mars remplis barriques et potagers.
Se en mars plòu, vai t'en ferrar les buòus.
S'il pleut en mars, va t'en ferrer les boeufs.
La trona de mars es totjorn bona.
Le tonnerre de mars est toujours bon.
Quand mars dintra en moton, sortis en lion.
Quand mars entre en mouton, il sort en lion.
Si vous connaissez d'autres dictons, expressions ou proverbes sur cette période de l'année, n'hésitez pas à me les adresser. Nous complèterons la petite collection de ce post ensemble au fur et à mesure. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr
Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)
Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile
Publié le 2 Mars 2024
(Carnaval)
Avons fini de semer la paumelle au champ de Bordeneuve
Mis à ce champ 3 sacs et deux cinquièmes. Le soir j'y ai passé le rouleau
Camille et Yves ont préparé pour les pommes de terre. Marcelin Faure est venu souper.
Publié le 1 Mars 2024
Beau temps
Avons semé la paumelle au champ de Bordeaux mis à ce champ 3 sacs
Avons planté quatre cerisiers que nous a portés Henri Penavaire des Castel achetés à Hebrard Revel de l'est à l'ouest (Coeur de Poule) (Big gros coeur) (Big Moreau) (Big. Early Rivers)
Publié le 29 Février 2024
Mon nouveau roman est paru aux Editions du 38 le 3 novembre prochain. son action se déroule, évidemment, dans ce Lauragais paysan d'autrefois qui nous est si cher. Il est disponible en librairie ou sur commande.
L'histoire en quelques mots ?
En août 1939, lorsque la guerre gronde, Suzanne Lacroux, la carillonneuse du hameau de l'Albouy, doit abandonner son clocher pour s'occuper de son jeune fils Michel et de la Combe, la ferme familiale. Jean, son mari, réserviste, vient d'être mobilisé et doit partir pour Agen.
S'occuper de l'exploitation est une tâche incommensurable lorsqu'on est soudainement seule. Et quand Lino qu'elle pensait avoir oublié réapparaît, tout son monde vacille.
Ces terres lauragaises, caressées par le vent d'autan, vont voir ressurgir en ces temps troublés de vieux secrets qu'on croyait enfouis...
Pour en découvrir davantage sur ce nouvel ouvrage et pouvoir précommander sa version papier, cliquez sur le lien ci-dessous :
/https%3A%2F%2Fwww.editionsdu38.com%2F752-large_default%2Fle-silence-de-la-combe.jpg)
Aux Éditions du 38, nous adorons nous plonger dans un bon livre avec une tasse de thé et quelques cookies à disposition. Pour améliorer votre expérience, nous vous proposons d'accepter ces que...
https://www.editionsdu38.com/historique/512-le-silence-de-la-combe.html
Publié le 28 Février 2024
Beau temps
Suis allé avec Yves à Revel chercher les griffes d'asperges chez Ebrard que j'ai payées 7f pièce. 100 griffes 700 f. Le soir je les ai plantés et fait une planche de semis.
Irénée Bonhoure d'Avignonet a porté les pommes de terre de semence 200 kg à 38 f égale 7600. Payé
Publié le 27 Février 2024
Publié le 26 Février 2024
La saga Ceux de la Borde Perdue aux éditions Il est Midi raconte la vie d'une famille de métayers lorsqu'elle change de Borde en 1953. Elle repose sur les carnets de travail de mon grand-père.
Le Silence de la Combe aux Editions du 38 nous ramène au début de la guerre 39-45 lorsque Jean Lacroux, réserviste, est soudainement mobilisé. Suzanne, sa femme, va devoir user de toute son énergie pour subvenir aux travaux du quotidien de leur ferme lauragaise.
Romans à découvrir ici :
Publié le 26 Février 2024
Vent d'ouest assez fort
Avons continué à tailler la vigne. Avons fait saillir la vache "Flika" à l'insémination artificielle du silo de Castel.
Publié le 25 Février 2024
Suite à l'article paru hier au sujet des canards, Aimé Boyer m'a fait parvenir ces informations sur la façon dont on nourrissait oisons et canetons.
Voici ce qu'il écrit :
"Au printemps, c’était la période des éclosions des oisons et canetons.
Pendants les premiers jours de leurs vies, il fallait les nourrir avant qu’ils nesoient capables de le faire seuls.
Dans le Lauragais c’étaient des orties taillées avec cette machine et additionnées de grains concassés et de l’eau à volonté pour boire mais aussi faire trempette.
Les orties étaient abondantes dans les talus des champs et des chemins. Alors pour le ramassage, il fallait enfiler des bas de laine tricotés avec de la laine épaisse à la veillée ou en gardant les vaches. On se servait d’une faucille et on déposait la cueillette dans une brouette ou sur une sache de jute. "
Un grand merci à Aimé Boyer pour sa réactivité et ses souvenirs si précieux
Publié le 25 Février 2024
Quelques gouttes de pluie dans la nuit beau temps dans le jour
Le soir avons continué à tailler la vigne. Huguette a deux ans cette nuit à minuit.
Publié le 24 Février 2024
A la saison d'automne, commençait la période du gavage des canards gras. Les canards avaient été élevés depuis la fin de l'été en plein air puis durant 3 semaines étaient gavés avant d'être vendus prêts à être transformés ou, selon le choix de l'acquéreur, déjà transformés. Les confits, les foies gras, les salés sont autant de savoir-faire que l'on mettait ainsi en valeur. Selon les métairies, on faisait le choix de gaver les canards, des mulards pour la plupart, au maïs blanc ou au maïs jaune. Cette espèce est un croisement de canard de barbarie et de Pékin.
A l’âge de 3 ou 4 semaines, les canards étaient élevés en plein air, sortis le matin et rentrés le soir en raison de la présence possible de prédateurs tels le renard ou la belette.
Berthe se souvient : "Avant d’en arriver là, la cane couvait ses œufs et au terme de quelques semaines apparaissaient de petits canetons. Commençait alors un long travail de surveillance de toute cette petite famille car la cane suivait le cours d’un petit ruisseau et se perdait avec sa petite famille dans la campagne. Combien d’heures avons-nous passé à arpenter la campagne à leur recherche pour les ramener à la maison ? Ma mère mettait à intervalles réguliers des œufs à couver pour pouvoir, l’hiver venu, gaver une couvée lorsque la précédente était mise « en salé ». Cet élevage demandait un suivi particulier car il fallait en amener le plus grand nombre possible jusqu’au gavage."
Le gavage commencait, vers 13 ou 14 semaines, pour une période d’une trois semaines Avec un entonnoir muni d’une manivelle entraînant une vis sans fin, un embuc, on remplissait le jabot du canard avec du maïs préalablement gonflé à l’eau. On s’astreignait à cet exercice matin et soir. La femme chargée de ce travail saisissait le canard qu’elle immobilisait entre les jambes, parfois dans une caisse de bois munie d’un couvercle à rabat sur lequel elle s’asseyait permettait de ne laisser dépasser que le cou de l’animal puis elle introduisait l'embuc tandis qu’elle aidait d’une autre main à faire circuler le grain vers le jabot. De son savoir-faire dépendait la réussite de l’entreprise. Il fallait connaître les canards pour les gaver de manière optimale sans atteindre l’excès qui pouvait leur être fatal.
Berthe témoigne : "Le gavage se faisait le matin très tôt et le soir très tard, avec du maïs blanc récolté à la ferme. C’était un travail supplémentaire très dur pour les femmes. Au terme de trois semaines, environ, les canards étaient prêts. La veille on les faisait jeûner, le matin avec l’aide des hommes de la maison les canards étaient « saignés », puis plumés par mes sœurs et de cousines venues ainsi passer quelques jours à la maison. Plumage à sec d’abord car on gardait le duvet pour en faire les fameux édredons (la couette du temps jadis) qui nous tiendraient chaud tout l’hiver, ou bien vendre ce duvet aux chiffonniers qui passaient alors dans les campagnes."
Dans les années 50, le foie gras était déjà un produit de luxe et, même à la métairie, il etait réservé aux occasions spéciales telles les fêtes de famille, à l’occasion, par exemple, d’un baptême, d’un mariage mais il pouvait aussi être servi lors des grandes tablées réunies pour les vendanges, la dépiquaison ou lorsqu’on tuait le cochon.
Dans le cadre du métayage, on partageait avec le propriétaire comme le raconte Berthe : "Le lendemain les patrons venaient chercher leur part, c’était prévu dans le contrat, et bien entendu ils choisissaient….les plus beaux ! Mais c’était le jeu !"
Berthe se rappelle encore de la préparation qui suivait: "Venait alors le découpage et la mise au sel. Le lendemain était réservé à la cuisson, dans un grand chaudron en cuivre, et la mise dans les grand pots de grès, on recouvrait la viande de graisse chaude, le lendemain ou le surlendemain quand la graisse avait bien pris, on recouvrait le pot d’un épais papier kraft sur lequel on notait la date et l’on remisait ces pots au frais, sur la plus haute étagère de la cuisine ou d’une pièce froide, cela assurait la nourriture pour toute l’année."
Une grande partie était destinée à la consommation de la famille, des clients fidèles viennent à la métairie se servir directement mais on écoule aussi cette marchandise sur les foires et marchés du secteur. On gavait ainsi plusieurs petites cohortes de canards d’affilée à la fin de l’automne et au début de l’hiver.
Mes remerciements à Berthe et sa famille pour le témoignage et le cliché présenté.
Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)
Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.
Publié le 24 Février 2024
Ciel couvert temps doux
Le matin avons fait des piquets pour clôturer les pins que nous avons plantés hier. Le soir avons continué à tailler la vigne.
Le camion des silos de Castelnaudary a porté 1500 kg de super et 500 kg d'ammoniaque pour la terre de maïs.
Camille Paulette et Huguette sont à Roou pour tuer le cochon. Elise et son fils Rouquet de Montmaur sont passés nous voir.
Publié le 23 Février 2024
Beau temps soleil très chaud
Avons charrié 350 fagots de bois et en avons clôturé le blé du champ du poste. Henri de la Ginelle nous a porté six pins de Lambert que nous avons plantés ce soir. Camille est allé à Roou pour tuer le cochon demain. Paulette et Huguette sont parties hier au soir.
Publié le 23 Février 2024
Beau temps chaud
Le matin avons fait quatre trous pour planter des cerisiers. le soir avons continué à tailler la vigne
Publié le 21 Février 2024
Dans l'émission I tréma de Sébastien Claret, j'ai présenté l Silence de la Combe (Editions du 38) et mon travail sur le Lauragais d'autrefois.
Interview complète ci-dessous
/https%3A%2F%2Fradio2lhers.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2024%2F02%2FI-Trema-6-saffon.png)
Sébastien Saffon: Le silence de la Combe
retrouvez notre entretien avec sébastien Saffon, auteur du roman Le silence de la Combe.
https://radio2lhers.fr/podcast/sebastien-saffon-le-silence-de-la-combe/
Publié le 21 Février 2024
Assez beau temps
Le matin j'ai nettoyé derrière le four. Le soir j'ai commencé à tailler la vigne. Camille Puget a couché ici. Catherine de Merbiac et sa fille sont venus après dîner. Julie aussi.