Publié le 18 Juillet 2020
Brumeux
Nettoyé de vieilles vannes autour du ?
Avons commencé à dépiquer avec la machine de Faugères, fait 69 sacs de blé
Les carnets d'Emile sont les souvenirs de mes aïeux, métayers dans le Lauragais, qui consignaient chaque jour le labeur familial sur un journal de bord. Nous sommes en 1951 au coeur de l'Occitanie. Je recueille aussi la mémoire des traditions, des méthodes de travail, du quotidien au fil des saisons grâce à des documents authentiques (blog participatif)
Publié le 18 Juillet 2020
Brumeux
Nettoyé de vieilles vannes autour du ?
Avons commencé à dépiquer avec la machine de Faugères, fait 69 sacs de blé
Publié le 17 Juillet 2020
Nous avons évoqué récemment les premières moissonneuses-batteuses pour lesquelles il fallait faire des sacs de grain à même la machine (voir ici).
Voici la suite du témoignage d'Aimé Boyer à ce sujet. Ce système n'a pas duré très longtemps au profit du vrac :
"Ces machines n’avaient pas de cabine aussi l'année suivante avait-on installé des parasols attachés avec des ficèlles de Lieuse pour le chauffeurs et les enssacheurs pour un confort... rudimentaire.
Est venu ensuite le vrac, d'abord pour faire des sacs au sol, avec des trémies fabriquées maison. Il s'agissait d'une grande caisse carrée, posée sur la remorque. A l'intérieur posé au fond de la caisse, un montage triangulaire avec la pointe en haut permettant au grain de s'écouler vers les bords où deux trappes était aménagées de chaque côté de la caisse avec une fermeture à glissière, ouvrant vers le haut, pour laisser passer le grain, qui s'écoulait dans une sache, tenue sur le côté par deux crochets.
Pour finir de vider le caisson, on passait la main dans les angles, scétait plus que parfait, il n'y avait plus qu’à décrocher le sac et L'attacher. Stoker celui-ci, si possible à l'abri. Progrès en marche.
La fabrication de ces trémies maison a occasionné un chamboulement commercial.
On sollicitait :
La scierie: chevrons, Planches, Tasseaux, etc....
La quincaillerie: Pointe, Boulons, Cornières, Vis à bois, Perceuses Mèches à bois, à fer.
La droguerie: quelques-uns la peignaient
Le forgeron: Il fallait donner des formes, les trappes à glissières fonctionnaient mieux en fer qu'en bois (fluctuant avec l'humidité).
Cette méthode n'a duré que quelques temps. On est ensuite passé au vrac total, après quelques temps de planches incliné, fabriqués par des forgerons astucieux, et vendues dans le commerce.
On peut citer un autre exemple, la pipe. C'est le nom donné aux vis sans fin qui équipaient les moissonneuses-batteuses atteuses,pour vider le grain en vrac
Les premières machines était équipées de pipes pliables, quand on était rentré dans le champ, avec une tringle adaptée, on tirait et plaquait la vis à la machine avant de la fermer avec un verrou à levier tandis que la tringle était posée, tendue au bout de la pipe pour soutenir le balancement. de celle ci.
On ne refermait la pipe que le champ fini, et la trémie vidée. Si un incident empêchant de vider celle ci il était prévu une trappe pour vider par dessous. Je ne vous dis pas l'opération, avec un seau...
Assis sous mon tilleul je les ai vus, l'autre jour, rien n'a changé, dans le geste, sauf le perfectionnement des machines.
Les bennes ont fait leur apparition. Et un peu plus tard encore, les containers, posés dans les champs par les camions des coopératives, ou les marchands de grains. Cela perdure encore aujourd'hui.
Toutes ces modifications ont été entraînées par la modernisation des fabricants de matériel agricole (toujours plus performants). Il a fallu suivre. Dans les années 50-60, des Agriculteurs on créés des entreprises qui on permis un atout à la modernisation du machinisme."
Un grand merci à Aimé pour son témoignage. Nous reviendrons prochainement sur les moissons.
Si vous avez vous-aussi des souvenirs, des témoignages, des photos liés aux moissons, n'hésitez pas à me les adresser. Nous les publierons ici. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr
Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)
Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile
Publié le 17 Juillet 2020
Beau chaud
Avons mis de l'ordre autour de la maison
Le matin je suis allé voir la machine de Faugères à Pezet à Souilhanels
Publié le 16 Juillet 2020
Publié le 15 Juillet 2020
Publié le 14 Juillet 2020
Publié le 13 Juillet 2020
Fini de biner la vigne. Charrié des arbres à la Ginelle.
Henri d'Estève est venu chercher 72 kg d'avoine et 67 kg orge
Publié le 12 Juillet 2020
Publié le 11 Juillet 2020
Brumeux frais
Charge 1 remorque dernier fourrage et continué à sarcler la vigne
Je suis allé chercher 200 saches à la CAL*
*Coopérative Agricole Lauragaise
Publié le 10 Juillet 2020
Publié le 10 Juillet 2020
Publié le 8 Juillet 2020
Vent de cers froid
Le matin émondé des arbres au champ noir pour laisser passer la machine. Le soir ramassé le dernier fourrage et sarclé la vigne.
Publié le 7 Juillet 2020
Orageux
porté 72 balles de paille d'orge à Faugères qui nous a ramassé. Chargé une remorque de fourrage et déchaumé.
La CAL * a retiré 52 sacs d'avoine pour Castaing.
* Coopérative Agricole Lauragaise
Publié le 6 Juillet 2020
Publié le 5 Juillet 2020
Suite à la publication concernant les premières moissonneuses-batteuses (ici), Aimé Boyer m'a adressé ses souvenirs. Ils constituent un témoignage très éclairant quant à cette transition.
" Oui l'arrivé de la moissonneuses-batteuses a ouvert un changement radical des comportements des agriculteurs.
La pompe à graisse, tous les matins, le filtre à air et la vérification de la tension des courroies et chaînes ont fait de l'agriculteur un mécanicien à part entière.
Se sont multipliés les trousseaux de clés : plate, à pipe, cliquets, les crics, les palans. Quant aux marteaux, ils étaient déjà la!
Bref, la modernisation agricole... Finies les colles de battage sur le sol que nous avons déjà évoquées et qui apportaient, malgré le travail, du lien social.
La modernisation était un mal nécessaire. L'agriculteur devenait un entrepreneur.
J'ai conduit une Massey- Haris dans les années 52/53 avant de partir au régiment.
Les premières moissonneuses, on faisait les sacs sur la machine ! Une fois pleins, on les posait sur une glissière que l'on déclenchait tout les trois sacs pour les déposer au sol. Ces sacs étaient mal attachés et pesaient presque tous 100 kilos. On était balloté en tous sens, choqué au rembarres, se cognant la tête à la trémie, en équilibre sur une jambe en montant et sur l'autre en descendant. Le Lauragais n'est pas renommé pour être plat...
A la tombée de la nuit il fallait ramasser les sacs, pour les mettre à l’abri : c’était un travail très pénible. Heureusement plus tard sont venues les trémies pour faire en vrac. Et tout le travail à deux ou trois hommes, consistait à ramasser la paille, la charger à la fourche, c'était très lourd, la mettre à l'abri ou faire un pailler. Pour faire ce travail on formait des petites colles avec deux ou trois voisins.
C'est à peu près à la même période, il me semble, que sont arrivées les ramasseuses à maïs tractées et aussi faire les sacs sur la machine un rang."
Merci à Aimé Boyer pour son témoignage et à Jean-Claude Rouzaud pour la photo transmise. Il s'agissait de la 1ère moissonneuse-batteuse menée par le fermier du château de Montmaur probablement dans les années 50.
Si vous avez vous-aussi des souvenirs des moissons d'antan, des premières moissonneuses-batteuses ou des anecdotes liées à ces travaux, n'hésitez pas à me les adresser. Nous les publierons ici. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr
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Publié le 5 Juillet 2020
Beau chaud
Soufré la vigne, chargé une remorque fourrage et en coupé
Déchaumé le champ long. J'ai réglé Pech
8880 kg x 11 = 97680
Labour Garoste 0,65 x 12000 = 7800
Mr Pierre est arrivé
Publié le 4 Juillet 2020
Beau
Coupé du fourrage. Le matin je suis allé à Castel chercher des produits pour la vigne et le soir sulfaté. Fait 10 rangées à la vieille au Bortène à raison de 1kg pour 70 litres. Le reste 2kg de bouillie Marques pour 60 litres
Publié le 3 Juillet 2020
Publié le 2 Juillet 2020
Orageux
Le matin fini de monter l'orge. le soir coupé de l'herbe autour des champs sous la rigole. Planté des poireaux
Publié le 1 Juillet 2020
Nous avons souvent décrit ici les moissons dans les années 40 et 50 avec le passage de la faucheuse, les gerbes, les tabels... Ce long travail estival s'est trouvé fortement réduit à l'arrivée de la moissonneuse-batteuse non seulement dans sa durée mais aussi dans la peine physique du travailleur. Pour autant subsistaient la poussière, la chaleur écrasante des débuts d'été et arrivaient aussi les ennuis mécaniques encore plus redoutés lorsque le temps devenait menaçant...
Merci à Jean-Claude Rouzaud pour la photo transmise. Il s'agissait de la 1ère moissonneuse-batteuse menée par le fermier du château de Montmaur probablement dans les années 50.
Si vous avez des souvenirs des moissons d'antan, des premières moissonneuses-batteuses ou des anecdotes liées à ces travaux, n'hésitez pas à me les adresser. Nous les publierons ici. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr
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Publié le 1 Juillet 2020
Commencé à déchaumer sous le chemin des Clauses. Battu le champ d'orge sous la rigole. 42 sacs. Porté 20 à Castaing
Publié le 30 Juin 2020
Chaud orageux
Charrié les ballots de paille. E, avons poté
84 paille Avoine
84 paille orge Faugères
84 Durand Paille avoine
40 paille orge
Publié le 29 Juin 2020
Beau chaud
Biné la vigne, chargé une remorque de fourrage et en coupé au champ du Poste. Huguette est allée à un voyage à Narbonne Plage.
Mr Michel est arrivé.
Publié le 28 Juin 2020
Publié le 27 Juin 2020
Petit focus sur les floraisons de saison comme nous l'avions fait il y a quelques semaines grâce à Marilys Benoît que je remercie.
En ce tout début d'été, nous allons évoquer les floraisons de la deuxième moitié du printemps en lauragais.
« Au mes de mai, cada casse met sans huèlhas ». Au mois de mai, chaque chêne met ses feuilles. Le chêne pubescent (cassou), aux feuilles velues sur leur face inférieure, est fréquent. Ses feuilles sont marcescentes, c'est à dire qu'elles restent sur l'arbre tout l'hiver, desséchées, et tombent lors de la pousse des jeunes feuilles.

Dans les pelouses ou les bords de routes, de nombreuses espèces fleurissent en mai-juin.
Le coquelicot s'annonce début mai, notamment dans les champs et dans les lieux en friche, et le dicton dit : « Quand la cap-roseta es florida, l'oèlha es gandida ». Quand le coquelicot est fleuri, la brebis est à l'abri de l'hiver. Les pétales, en infusion, aident à l'endormissement. La floraison s'étale jusque fin juin.

Sur les pelouses ensoleillées, l'urosperme ou lampistrelle commune, étale ses capitules jaune vifs, souvent lavés de rouge à l'extérieur.

Les marguerites sont présentes mêlées au lotier corniculé (boulumague, cap-arrous, lotgèr, pinausel)

Il n'est pas rare de profiter du glaïeul des moissons et de ses fleurs rose fuschia.

Les dernières orchidées sont en fleur en mai, telle la surprenante serapia lingua , la loroglosse à odeur de bouc, bien nommée et l'anacamptis pyramidale

Mai a vu la floraison d'arbustes dans les haies et bords de bois, comme le cornouiller sanguin (esclamè y sanguî). Ses rameaux, cueillis en hiver, étaient utilisés pour la confection d'objet de vannerie. Le troène des bois (ligoustrè, bretoina,berdét, trogue) est aussi de la partie , ainsi que l'églantine (galabardo, salabarda, arrouméc, gabardé, arrosèr sauvatge), dont les fleurs sont prisées par le cétoine doré.

Textes et photos Marilys Benoît
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