Publié le 16 Septembre 2020
Publié le 15 Septembre 2020
Orageux averses
Fini de labourer le champ du Roc et commencé où il y avait les haricots et commencé à biner la vigne. Ils ont goudronné le chemin des Clauzes
Publié le 14 Septembre 2020
Publié le 13 Septembre 2020
Publié le 12 Septembre 2020
Pendant toute la semaine du 14 au 18 septembre, j'ai la chance d'être l'invité de Brigitte Palchine à 16h50 dans la rubrique "Toute une histoire" de l'émission Happy Hour .
Nous y évoquerons les Carnets d'Emile qui existent depuis 4 ans et demi, la vie d'Emile et de ses semblables dans les métairies du Lauragais des années 50 mais aussi les témoignages de la page participative créée en 2019 le Lauragais Agricole d'Autrefois. Méthodes de travail, traditions, anecdotes, Lauragais d'antan accompagneront nos échanges.
Enfin le web roman feuilleton, cette saga familiale qui rend hommage aux métayers du Lauragais fera également l'objet d'un entretien cette semaine. Pour rappel, cette fiction se trouve à l'adresse : http://www.bordeperdue.fr
Pour écouter France Bleu Occitanie (91.8) en direct sur internet, voici le lien : https://www.francebleu.fr/toulouse
Publié le 12 Septembre 2020
Publié le 11 Septembre 2020
Vent d'autan beau
Je suis allé déménager 2 remorques de fagots de Roou à la Castagne
Papa est allé à la chasse 3 perdreaux un lapin
Publié le 10 Septembre 2020
Les Bourrel, une famille de métayer, s'installent à la Borde Perdue en novembre 1951. On les appelle les maffrés tant le sort ne les a pas épargnés. Ils ont quitté précipitamment la métairie d'en Peyre. Mais pour quelle raison ? L'épisode de cette semaine en révèle un peu plus sur leur passé...
A découvrir sur http://www.bordeperdue.fr
Publié le 10 Septembre 2020
Vent d'autan
Fini de biner la pointe
Battu les haricots 15 cinquièmes, donné 4 à Stapin
Mariage de Rouquet Gilbert à Castelnaudary
Publié le 9 Septembre 2020
Beau chaud
Hersé et passé canadien et canadienne à la pointe sous la rigole
Paulette est allée à Roou
Publié le 8 Septembre 2020
Publié le 7 Septembre 2020
Pluie à 1h
Le matin labouré au sainfoin et hersé la poule
Le soir je suis allé faire réparer la mobylette qui était crevée
Porté 4 litres de vin à Montmaur
Publié le 6 Septembre 2020
Beau
Nettoyé les bords de la grande pointe et le soir labouré au sainfoin derrière la. maison
Chargé les haricots
Publié le 5 Septembre 2020
Voici un témoignage d'Aimé Boyer sur un certain nombre de pratiques et de croyances qui avaient cours dans les villages et les fermes d'antan. Lorsqu'on remarquait des phénomènes que l'on jugeait étranges, plusieurs explications surgissaient. Un témoignage très éclairant :
"Aux veillées d’hiver, l’ancien, assis sur la caisse à sel, nous racontait les souvenir de son passé : les tranchées, les gaz, les baïonnettes mais aussi le sorcier. Il disait que des choses bizarres avaient lieu dans certaines fermes. Tout était interprété: par exemple, dans les armoires, le linge rangé changeait d'étagère. Ou bien encore les vaches se détachaient comme par magie dans l’écurie. Soudain, au milieu d'un champ, les bœufs ne voulaient plus avancer. Pour nous, enfants, c’étaient des récits impressionnants, on avait du mal à s’endormir. On attribuait parfois ces mystères au jeteur de sort.
Hormis ses charges religieuses, le prêtre avait justement pour mission de conjurer le mauvais sort. Donc on le faisait venir, il se voulait rassurant avec des paroles appropriées et venait avec de l'eau bénite et des prières adaptées à la situation.
L'ancien nous racontait aussi qu'en 14-18, dans certaines communes, le prêtre accompagnait le maire pour porter le télégramme annonçant la mort d’un membre de la famille au champ de bataille. Après les paroles de réconfort d'usage de l'édile, le prêtre à son tour, avec des paroles réconfortantes, assurait la famille du soutien de l’Eglise puis il disait quelques prières, bénissait la famille, la maison. et confiait l'âme du défunt à Dieu.
Dans beaucoup de familles le prêtre était aussi appelé, lorsqu’il y avait une épidémie à la basse-cour ou chez les bovins mais aussi pour des cultures qui dépérissaient. Il utilisait alors un rameau, de l’eau, bénite et des prières appropriées à l’événement.
Dans un autre ordre des croyances, il y avait aussi le rebouteux qui, avec des plantes, des objets, divers, des incantations, apportait la confiance et le réconfort. D'une famille à l'autre, on se conseillait lorsqu'on en connaissait un que l'on jugeait efficace."
Merci à Aimé Boyer pour son témoignage et à Berthe Tissinier pour l'envoi de la photo.
Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)
Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.
Publié le 5 Septembre 2020
Orages pluie
Je suis allé à Castel avec Paulette chercher 100 poussins
Payé l'assurance incendie 4876
Taille 2950
Publié le 4 Septembre 2020
Publié le 3 Septembre 2020
Publié le 2 Septembre 2020
Un nouvel épisode de Ceux de la Borde Perdue est désormais disponible.
A découvrir sans tarder sur http://www.bordeperdue.fr
Publié le 2 Septembre 2020
Beau chaud
Fini de labourer au champ long et aux penchants. Ramassé les pommes de terre 13 sacs
En avons donné 5 sacs à 50 kg à Castaing
Sepulture de Pierre Daydé des Brulats 53 ans
Publié le 1 Septembre 2020
Publié le 31 Août 2020
Beau
Continué à labourer aux penchants
Mis 550 kg de super au champ long et commencé à labourer au même champ.
Chargé le dernier fourrage 3e coupe
Publié le 30 Août 2020
Beau
Fini de labourer avec le tracteur autour du moulin du poivre
Continué avec les boeufs aux mêmes champs
Etendu le fumier au champ long
Publié le 29 Août 2020
Louis Bruno était agriculteur en Lauragais, fermier plus exactement. Retraité, il a consigné ses souvenirs dans des cahiers que sa famille partage avec nous aujourd'hui. Dans de précédents posts, il racontait les moissons (voir ici), et les battages (voir là). Dans l'extrait d'aujourd'hui, il présente les autres activités du mois d'août à la métairie.
"Parallèlement à ce travail capital qu'était le battage que faisait-on à la borde en ce mois d'août ?
Eh bien par exemple on avait arraché les haricots secs très consommés à ce moment-là. On les battait au sol puis on les nettoyait au tarare suivant le même procédé que les fèves. On déchaumait quelque peu avec la petite charrue.
On repassait aussi quelques jachères destinées au prochain semis de blé. On écimait le maïs après que les pollens de la crête eussent fécondé l'épi. Cette opération activait la maturité quelque peu au détriment du rendement en grain mais la masse végétale qu'elle procurait était très précieuse pour la consommation des bovins surtout au cours des années de sécheresse estivale.
Les pâturages étaient réduits en paillasson et les coupes de de regain réduites à peu ou rien du tout, ce qui créait d'énormes difficultés pour assurer la nourriture des bêtes d'étable et d'écurie. S'ajoutait à cela une baisse considérable des rendements et des difficultés d'approvisionnement en eau.
De ces années là, il y en eut une très longue série entre 1940 et 1950, période où il convient de citer la triste et mémorable traversée de la guerre, cortège de peine et de malheurs, départ des hommes valides, occupation, captivité, déportation... sans commentaire. "
La suite des écrits de Louis Bruno, prochainement, avec notamment un post sur les marchés hebdomadaires.
Vous pouvez aussi retrouver les témoignages d'Aimé Boyer sur l'entretien du maïs (cliquez ici) et sur les fèves (voir là).
Un immense merci à Daniel Bruno - ainsi qu'à Christiane et Jean-François Bruno - pour avoir partagé les écrits passionnants de Louis.
Merci à Berthe pour les photo transmises
Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)
Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.
Publié le 29 Août 2020
Publié le 28 Août 2020
Beau
Nous sommes allés dîner à la fête à Labastide.
Ouverture de la chasse. Papa a tué un lièvre petit*
* construction typique de l'occitan avec l'adjectif après le nom

