Publié le 15 Juin 2021
Ciel couvert temps frais - Avons fini de rentrer les fourrages trois charrettes de foin et déchargé deux. Fine est allée à Villefranche.
Les carnets d'Emile sont les souvenirs de mes aïeux, métayers dans le Lauragais, qui consignaient chaque jour le labeur familial sur un journal de bord. Nous sommes en 1951 au coeur de l'Occitanie. Je recueille aussi la mémoire des traditions, des méthodes de travail, du quotidien au fil des saisons grâce à des documents authentiques (blog participatif)
Publié le 15 Juin 2021
Ciel couvert temps frais - Avons fini de rentrer les fourrages trois charrettes de foin et déchargé deux. Fine est allée à Villefranche.
Publié le 14 Juin 2021
Vent marin très chaud
Avons fini de rentrer les fourrages
Chargé le dernier deux charrettes de luzerne au champ du ruisseau. et le soir déchargé trois charrettes de foin. Anna Puget de Roou est venue le matin nous voir.
Publié le 13 Juin 2021
Beau temps très!s chaud
Avons chargé trois charrettes de luzerne et déchargées le soir ramassé le foin ramassé le foin retourné et mis en tas
Publié le 12 Juin 2021
La cuisine lauragaise, la cuisine occitane.... Comment se nourrissait-n dans les bordes juste après la guerre ? J'ai sollicité Berthe Tissinier pour nous confier ses souvenirs culinaires à la métairie. Cela fera l'objet de quelques articles successifs ici. Nous commencerons aujourd'hui avec les provisions avant d'entrer en cuisine dans les prochains posts.
"Dans ces années là l’on vivait pratiquement en auto-suffisance avec les produits de la ferme (volailles de toute sorte poules, poulets, canards, pintades dindes et dindons, lapins, œufs, cochonailles, légumes frais et secs, fruits, sans oublier les confits de canards et de porcs, et les fameux jambons qui étaient prêts à déguster en été, etc….)
Pour les produits d’épicerie la mère de famille se ravitaillait au marché hebdomadaire : Baziège, Caraman, Castelnaudary ou Villefranche de Lauragais.
Mes parents fréquentaient le marché de Villefranche qui a toujours eu lieu le vendredi : en premier ma mère vendait au marché à la volaille (vivante) poules, poulets, canards, pigeons, lapins, dindes, œufs, selon la maturité, et avec l’argent ainsi récolté elle achetait les produits d’épicerie nécessaires pour la semaine : huile, café, sucre, sel, pâtes, sardines, fromages, rarement boucherie, biscuits, chocolat et quelques bonbons pour nous les petits !
Si la vente des volailles avait été fructueuse, des vêtements, quelque ustensile de cuisine. L’on trouvait tous ces produits sur le marché, pour le pain un boulanger d’une commune voisine faisait sa tournée trois fois par semaine et même un boucher le samedi.
Comment se nourrissait-on les jours ordinaires ?
Il est à noter que la cheminée fonctionnait pratiquement toute l’année, elle était éteinte uniquement en été les jours de fortes chaleurs, en complément il y avait une cuisinière à bois qui servait à chauffer un peu plus la salle commune et à faire la cuisine, il y avait aussi une gazinière.
Devant les braises trônaient plusieurs marmites (les oules = las olas en occitan) une pour la soupe, une ou deux pour avoir de l’eau chaude en permanence, une avec les haricots blancs qui figuraient au repas au moins une ou deux fois par semaine. Surtout en hiver. Ils étaient agrémentés des couennes, de pieds, de morceaux de viandes, de lard, du cochon fraîchement tué, de la partie la plus épaisse des coustellous, plus tard du confit quand il aurait bien macéré dans sa graisse."
A suivre...
Un grand merci à Berthe pour ce témoignage en plusieurs épisodes
Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)
Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.
Publié le 12 Juin 2021
Vent marin orageux un petit orage à quatre heures très peu de pluie
Avons déchargé six charrettes de fourrage et chargé quatre
Publié le 11 Juin 2021
Beau temps Le matin avons coupé le foin ramassé le fourrage du ruisseau luzerne. Chargé deux charrettes au champ du pailler et deux sous le petite bois déchargé quatre
Publié le 10 Juin 2021
Beau temps chaud et ciel couvert à la nuit
Avons chargé deux charrettes de fourrage au champ du pailler et ramassé celui sous le petit bois. Camille et Paulette sont allés à la fête à Avignonet à Naudet chez sa tante Maria Sacaze. Yves Fauré est venu en permission à Toulouse.
Publié le 9 Juin 2021
Ciel nuageux temps frais vent d'autan
Le matin avons fini de faire les passages au pré. Le soir avons chargé le fourrage des deux champs du lotier trois chargements et un petit le dernier du grand champ
Publié le 8 Juin 2021
Rafales de pluie mauvais temps vent d'ouest fort pluie dans la nuit
Le matin avons fait des passages au foin. Le soir avons déchargé quatre charrettes de fourrage. Fine est allée à Villefranche vendre des petits canards à 220 francs la paire. Jean-Marie Dagada est venu se faire taille les cheveux.
Publié le 7 Juin 2021
Claude Bouche est un passionné de photographie et d'entomologie. Il arrête son objectif sur les insectes qu'il croise dans le Lauragais et notamment les papillons.
Nous vous proposons d'en découvrir quelques-uns au fil de billets postés ici.
Aujourd'hui, nous découvrons la Petite Tortue (Aglais urticae).
C'est un papillon de la famille des Nymphalidae, très répandu en Europe qui mesure de 4 à 5 cm.
On peut l'observer dès la fin de février dans les milieux ouverts et parfois même dans les villes. Les adultes butinent mais les chenilles se nourrissent exclusivement d'ortie dioïque.
La couleur dominâtes est orangée, assorties de taches noires blanches et jaunes. La face inférieure des ailes est brun foncé, coloration qui imite l'écorce.
Faites défiler les photos en cliquant sur les flèches latérales..
Fait exceptionnel, Claude a récemment réussi a photographier une femelle pondant sur des orties. Les photos sont ci-après.
Un grand merci à Claude pour le partage de son travail avec les lecteurs des Carnets d'Emile.
A bientôt pour la découverte d'un nouveau papillon
Merci de ne pas utiliser ces photographie sans autorisation de leur auteur.
Faites défiler les photos en cliquant sur les flèches latérales.
Publié le 7 Juin 2021
Vent d'autan léger et orageux un peu de pluie à quatre heures
Le matin avons coupé la luzerne au champ du matelot le soir avons chargé quatre charrettes de fourrage au grand champ.
Publié le 6 Juin 2021
Ciel couvert jusqu'à midi soleil chaud la soirée
Le matin avons coupé la luzerne sous le petit bois. Le soir avons ramassé un peu au champ du pailler et étendu au grand champ
Publié le 5 Juin 2021
Dans le langage courant, la chèvre surgit parfois. « Me fas venir cabra » entend-on parfois autrement dit « tu me fais devenir chèvre ». Explorons donc ensemble les expressions et dictons qui convoquent l'animal préféré mais tellement têtu de Monsieur Seguin… D'ailleurs...
La cabra que vòl sautar, sauta et sautarà.
La chèvre qui veut sauter, saute et sautera
Anen tondre las cabras, auren pus leu tondut.
Allons tondre les chèvres, nous aurons plus vite fait.
Aqui es la cabra, aqui cal que broste.
Là est la chèvre, là elle doit brouter.
La cabra per sos pecats, porta les genols pelats
La chèvre pour ses péchés, porte les genoux pelés.
Córrer coma una cabra debanada
Courir comme une chèvre qui a perdu ses cornes
Aver d’autras cabras a mólzer
Avoir d’autres chèvres à traire
Si vous connaissez d'autres expressions dictons ou proverbes sur les chèvres, n'hésitez pas à me les adresser. Nous complèterons ce post ensemble au fur et à mesure. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr
Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)
Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.
Publié le 5 Juin 2021
Orage et forte pluie à la nuit à minuit
Le matin avons coupé des mauvaises herbes au bord de la maison le soir avons déchargé trois charrettes de fourrage
et j'ai fauché les coins de la luzerne sous le petit bois
Publié le 4 Juin 2021
Beau temps chaud - Avons déchargé le fourrage du champ des frênes trois charrettes le soir ramassé celui du champ du pailler et chargé trois charrettes au grand champ
Publié le 3 Juin 2021
Vent marin modéré; Le matin j'ai poudré les vignes avec un mélange de chaux et soufre. Le soir avons chargé trois charrettes de fourrages au champ des frênes.
Publié le 2 Juin 2021
/https%3A%2F%2Fstatic.wixstatic.com%2Fmedia%2Fc6ae26_fdf531ea867e42c1b8205ca396a803f4~mv2.jpg%2Fv1%2Ffit%2Fw_1000%2Ch_1000%2Cal_c%2Cq_80%2Ffile.jpg)
S2 - Chapitre 4 - Les vendanges d'un rebouteux
Léonce n'était pas douillet. La vie l'avait a plusieurs reprises malmené, blessé , il était rude et résistant à la douleur. Mais il aimait qu'on lui portât beaucoup d'attention. Juliette, s...
https://www.bordeperdue.fr/post/s2-chapitre-4-les-vendanges-d-un-rebouteux
Publié le 2 Juin 2021
Ciel nuageux beau temps
Le matin nous avons nettoyé la grange le soir avons ramassé le fourrage des deux petits champs du lotier et soigné celui du champ des frênes. Camille Puget de Roou est venu en permission de trois jours Camille et Paulette y sont allés souper
Publié le 1 Juin 2021
Nuages orageux, quelques gouttes de pluie le soir à la nuit
Le matin avons dagég le bel qui couvrait le sentier qui va au puits et coupé des mauvaises herbes autour de la maison. Le soir avons ramassé le fourrage du grand champ.
Elie et Anna de Roou sont venus à la veillée. J'ai payé à Pierre Bourrel une enveloppe de moto 4490 francs.
Publié le 31 Mai 2021
Forte pluie le matin assez belle soirée
Le matin j'ai bridé une faux, le soir suis allé à Villefranche chercher 50kg de chaux pour les vignes 450 f
Publié le 30 Mai 2021
Ciel couvert quelques gouttes de pluie tout le jour et forte pluie le soir
Le matin avons déchargé les trois charrettes de fourrage le soir avons coupé du fourrage au champ du pailler avec les deux faucheuses et avons sarclé les pommes de terre et ébourgeonné les 900 jeunes plants.
Publié le 29 Mai 2021
Aujourd'hui, Aimé Boyer partage avec nous ses savoirs concernant les charrettes, un outil du quotidien indispensable à la métairie.
"Les grandes roues : elles permettent au plateau d’être presque horizontal avec le joug. Pour un chargement équilibré, le timon ne doit pas tirer le joug vers le bas ni le relever d'ailleurs.
Les ridelles (las telièras) : posées en glissant dans les gorges le long de l’arbalétrier qui forment entre les deux comme une caisse ouverte (carelleit)
Les échelettes (las escaletas) : posées à chaque bout du plateau, elles forment entre les ridelles un espace libre (les cambartels)
Chargements divers: Sans rien modifier, on en peut charger qu'avec difficulté des comportes, des barriques, des betteraves, des citrouilles, du fumier. Et ne parlons pas des difficultés de déchargement de la caisse.
Chargement de fourrage et de gerbes : on pose sur les cambartels un râtelier qui s’aligne sur l’extrémités des roues. Quant le chargement arrive au niveau des ridelles, on pose un grand râtelier qui passe au dessus des roues et ainsi, on arrive à faire un chargement respectable. Mais en prenant beaucoup de précautions car si les champs étaient plats tout irait bien. Hélas c’est rarement le cas et quand la charrette tourne vers l’autre pente du champs, il y a un réel danger de retournement.
Les plis (les plecs) : j’ai vu des chargeurs faire des plis à la sorties de échelettes. Le donneur fait une fourchée large et plate qu’il envoie sur la charrette, et par une rotation du corps et de la fourche, pour que cette fourchée arrive bien à plat sans être emmêlée. Le chargeur prend à bras le corps cette fourchée et l’enroule comme un cornet de glace. La pousse à ras bord du chargement avant ou arrière, coince avec le pied, pose une fourchée sur la côte bien tassée. Il fait ensuite la même chose de l’autre côté et termine par une ou deux fourchées au milieu du chargement, bien tassé."
Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)
Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.
Publié le 29 Mai 2021
Vent marin orageux - Le matin avons coupé le fourrage des deux champ du lotier
Le soir avons chargé trois charrettes de fourrage au ruisseau
Publié le 28 Mai 2021
Beau temps chaud - Le matin avons fait les passages au fourrage du grand champ. Avons étendu celui du ruisseau et aux frênes et coupé au grand champ avec les deux faucheuses. Ramassé le haut des frênes
Publié le 27 Mai 2021
Pluie jusqu'à midi
Le matin j'ai fait deux brasses pour boeuf. Le soir Rose Tesseyre d'Esthète est venue souper ici.
Dans la marge : J'ai 46 ans aujourd'hui Durand Jean à La Bousquière