Publié le 1 Juillet 2018
En fonction de la fréquence du mot dans les Carnets d'Emile sa taille varie et permet de voir la proportion des activités ou les préoccupations du travailleur
Les carnets d'Emile en Lauragais
Les carnets d'Emile sont les souvenirs de mes aïeux, métayers dans le Lauragais, qui consignaient chaque jour le labeur familial sur un journal de bord. Nous sommes en 1951 au coeur de l'Occitanie. Je recueille aussi la mémoire des traditions, des méthodes de travail, du quotidien au fil des saisons grâce à des documents authentiques (blog participatif)
Publié le 1 Juillet 2018
En fonction de la fréquence du mot dans les Carnets d'Emile sa taille varie et permet de voir la proportion des activités ou les préoccupations du travailleur
Publié le 1 Mai 2018
Au bord des chemins du Lauragais :
Renoncule âcre (bouton d'or)
Ornithogale
Cardamine des prés
Muscari chevelu
Publié le 29 Avril 2018
Le bouquet que nous offre le Lauragais en ce moment :
Orchis pourpre
Pulmonaire
Stellaire holostée
Pervenche
Publié le 26 Avril 2018
Juste une pensée pour Emile qui aurait eu 90 ans aujourd'hui.
Il laisse derrière lui ce témoignage au jour le jour du travail d'un métayer dans le Lauragais de la deuxième moitié du XXe siècle...
Publié le 7 Avril 2018
Publié le 5 Avril 2018
Nom : primevère officinale
Nom communément utilisé : coucou
Cossi se ditz dins le Lauragués : primadèla / cocut
Publié le 31 Mars 2018
Publié le 29 Mars 2018
Publié le 18 Mars 2018
Publié le 28 Février 2018
Le diction parait adaptée à la météo lauragaise du jour : La neige de février est comme de l'eau dans un panier... Autant dire qu'en général, elle ne tient pas longtemps...
J'ai souvent entendu Emile employer ce dicton occitan.
Et pour le vent d'autan ?
Publié le 26 Février 2018
Publié le 25 Février 2018
Publié le 21 Janvier 2018
La saison où l'on tue les cochons a commencé. Les salaisons qui nourriront les familles lauragaises une partie de l'année sont en préparation au cœur de l'hiver. On va apporter de l'aide aux uns et aux autres. IL faut être nombreux pour débiter la viande, faire le boudin, les pâtés la saucisse, le saucisson, préparer le jambon avant de le mettre à sécher...
La semaine écoulée a aussi été consacrée à lancer des invitations, à préparer la maison et ses alentours pour le baptême de la petite dernière.
La semaine à venir verra les préparatifs pour tuer le cochon à la métairie. Cela va prendre du temps, de l'énergie mais les enjeux sont d'importance...
Publié le 1 Janvier 2018
Le quotidien de la famille est bouleversé par une heureuse nouvelle : la naissance de Jacqueline la 2e fille d'Eliette et Emile. Elle est née le 30 décembre 1957 à la clinique de Lauragais à Castelnaudary. Quand la famille aura-t-elle enfin la joie de l'accueillir à la métairie ?
Les travaux des champs doivent avoir lieu malgré certains aléas météorologiques. Quelles sont les priorités ? Comment s'y prend-on ?
A suivre ici...
Publié le 1 Janvier 2018
C'est sur un agenda qu’Émile a consigné son quotidien de métayer et celui de sa famille en 1958. Les petits cahiers d'écolier ont été remisés pour un temps au moins.
Pour l'anecdote, cet agenda lui a été offert en mars... ll a donc probablement procédé à une copie soigneuse des mois précédents pour le mettre à jour.
Ce n'est pas une année comme les autres : la vie professionnelle a pris un tournant avec l'arrivée du tracteur en octobre 1957. Quels autres progrès cela va-t-il entraîner à la métairie en 1958 ? Les bœufs auront-ils toujours la même importance ? Qu'adviendra-t-il d'eux ?
La vie familiale prend elle-aussi une autre couleur avec l'arrivée de la deuxième fille d'Eliette et Emile. Comment vit-on les premiers mois d'un bébé au sein d'une cellule familiale multi-générationnelle ? (Quatre générations vivent sous le même toit).
Quels événements heureux ou malheureux vont-ils jalonner la vie de cette famille qui vit encore au rythme précis des saisons et des aléas de la météo au cœur du Lauragais ?
Réponse ici au fil des jours qui s’égrènent...
Publié le 1 Janvier 2018
Une très bonne année 2018 pour chacune et chacun d'entre vous, ami(e)s de ce blog. Que cette année vous apporte santé, joie et prospérité dans l'ordre et les priorités qui seront les vôtres.
Pour Emile, c'est l'année 1958 qui s'ouvre... La vie d'un métayer en 1958, au fil des jours et des saisons, sera à lire ici...
Publié le 30 Décembre 2017
Aux dernières heures de 1957,alors qu’Émile referme le petit cahier qui concerne l'année écoulée, qu'en retient-il ?
1957 s'est inscrite dans la continuité des précédentes. Voilà 4 ans maintenant que la famille est installée à la Grande Borde et en travaille les 38 hectares. L'hiver a comporté comme à l'ordinaire des coupes de bois, des cochons tués pour préparer les salaisons, canards et oies ont été gavés, le printemps avec son laborieux travail des fenaisons, les multiples coupes à réaliser puis à stocker, le méticuleux et précieux travail de la vigne a ourlé l'année complète, les moissons ont jalonné un été chaud, sec et laborieux...
C'est en automne, au moment des labours, que la vie de la famille a réellement pris un tournant nouveau avec l'arrivée du tracteur ( le 11 octobre exactement, un DEUTZ 24 chevaux : cliquez ici ). Il va permettre de faciliter le travail, de l'accélérer et surtout de le rendre moins pénible. Même si, depuis quelques années, une entreprise venait réaliser une partie de ces travaux avec un tracteur, les bœufs étaient tout de même très sollicités. Avec l'assentiment et le financement du propriétaire, voilà les métayers désormais dotés d'un outil de travail qui va bouleverser leurs pratiques.
En ce qui concerne les transports au quotidien, chacun circule à moto ou à vélo. Parfois, à titre exceptionnel, on a recours à la voiture du voisin ou celle du frère d'Eliette qui transportent la famille ici ou là...
1957 est aussi l'année du départ de l'aide familial, Yves, qui s'est marié et va désormais voler de ses propres ailes. Il ne sera pas remplacé.
Enfin, sur le plan familial, aux dernières lueurs de 1957, la famille s'agrandit avec la naissance de la 2e fille d'Eliette et Emile...
Que va réserver 1958 à cette famille lauragaise qui ne ménage pas sa peine et creuse son sillon avec constance et détermination ? Des nouveaux outils de travail ? Des méthodes modifiées ? De nouveaux événements familiaux ?
Réponse ici au fil des pages d'un nouvel agenda rempli par Emile, chaque jour, avec le soin et l'application qu'on lui connait...
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Retour sur l'année 1956 à la métairie lauragaise d'Emile - Les carnets d'Emile en Lauragais
C'est sans doute l'un des derniers soirs de l'année 1956, dans la cuisine, attablé non loin de la grande cheminée qui fume un peu si on ne laisse pas un filet d'air pénétrer par la porte du co...
http://www.lescarnetsdemile.fr/2016/12/bilan-de-l-annee-1956-a-la-metairie-lauragaise-d-emile.html
Pour retrouver le bilan de l'année 1956...
Publié le 24 Décembre 2017
Publié le 15 Août 2017
Si l'on prend le carnet de 1957, le temps de la récolte est jalonnée par des étapes très précises en l'absence de moissonneuse-batteuse.
On note cependant que quelques champs d'avoine sont ainsi récoltés mais dans une proportion très faible, c'est d'ailleurs la première fois que la mention de moissonneuse- batteuse apparait dans les carnets d'Emile. Pour la large majorité des productions, la famille d'Emile récolte encore sur un mode traditionnel.
Ainsi le 1er juillet, on "fait les passages" dans les champs de blé. Cela consistait à faucher certains endroits pour permettre le passage de la faucheuse.
Les moissons du blé, commencent dès le lendemain, le 2 juillet et continuent durant 5 jours.
A partir du 8 juillet, on met le blé en tas.
On commence à gerboyer le blé à partir du 19 et cela durera jusqu'au 2 août. On fait d'abord les "tabels", petits tas où les gerbes sont disposées pour que l'eau de pluie éventuelle s'écoule sans stagner pour ne pas engendrer de moisissure ou pourriture. Après ramassage, réaliser les gerbes et les constituer ensuite en gerbières est un travail conséquent dont la difficulté peut-être encore augmentée par la canicule. Cette étape intervient après qu'on a fait de même vers le 15 juillet avec l'orge et l'avoine cultivés dans une proportion moindre.
Cette année là, il faudra attendre les 3 et 4 septembre pour dépiquer. C'est ce jour-là que la batteuse arrive dans la cour de la ferme. Il faut attendre son tour et aussi aller aider au dépiquage dans le voisinage et la famille si l'on veut aussi bénéficier de bras. Emile ne donne pas de détails à ce sujet mais c'était d'ordinaire l'occasion d'un travail harassant ponctué par des repas réunissant de grandes tablées joyeuses de travailleurs.
Les plus jeunes récupèrent le grain dans les sacs (qui font à peu près 80 kg) pour les transporter jusqu'au stock. D'autres introduisent les gerbes défaites de leurs liens dans la machine quand d'autres se chargent de la paille.
Cette année là, par exemple, la récolte pour Emile et les siens se monte à 357 sacs de blé de 81 kg, 34 sacs d'avoine (50 kg l'unité) et 13 sacs d'orge (60 kg chacun).
30 sacs de blé seront conservés pour la semence de l'année suivante précise notre métayer-écrivain et 20 pour la famille spécialement. Ils seront à déduire du partage à moitié auquel il sera procédé comme le prévoit le contrat. Emile et les siens sont des métayers, des "miéjaïres"...
Publié le 2 Août 2017
Lorsqu'Emile prend la suite de son père pour rédiger les carnets d'activités familiaux,le vendredi 16 décembre 1955 exactement, il en conserve la forme.
Ainsi, juste après la date est consignée la météo du jour si importante pour l'activité agricole. Il est précisé si le temps est ensoleillé, nuageux ou pluvieux par exemple ainsi que le vent dominant (Cers ou vent marin pour vent d'Autan). Aucune précision n'est jamais donnée concernant les températures mais leur ressenti (frais, froid, chaud, lourd...).
Les activités du jour sont ensuite évoquées, elles concernent aussi bien les cultures que le jardin potager - qui a une part importante dans la subsistance familiale - ou encore l'élevage.
Sont aussi mentionnés les visites, les déplacements, les événements familiaux ou religieux.
La rédaction relate des faits, jamais aucune impression ou sentiment (difficultés dans les travaux, contrariétés liées au mauvais temps par exemple). Il s'agit, comme mentionné souvent au début des cahiers, d'emplois du temps, stricts, et Emile s'y astreint avec rigueur.
#Redif #Lauragais
Publié le 26 Juillet 2017
Publié le 19 Juillet 2017
Publié le 17 Juillet 2017
Publié le 22 Mai 2017
Près, tout près de la métairie d'Emile, passe la Rigole de la plaine appelée simplement la Rigole dans les carnets. C'est là qu'il allait parfois pêcher le dimanche, l'un de ses rares loisirs. Beaucoup des champs qu'il travaillait étaient ourlés de ce petit cours d'eau tranquille.
Bordée d'arbres, la Rigole serpente ainsi dans le Lauragais depuis le bassin de Saint Férreol jusqu'à Naurouze où elle vient alimenter le Canal du Midi au bief de partage des eaux..
Publié le 5 Mars 2017
Février est par excellence le mois hostile au paysan, le froid ui mord les doigts, les intempéries qui empêchent de réaliser les activités programmées.
Pour autant, dans les carnets d'Emile on ne note évidemment pas d'interruption.
A quoi donc est consacré ce mois ?
Les prestations (dont nous avions parlé ici : http://www.lescarnetsdemile.fr/2017/02/les-prestations-des-details.html ) qui consistent à donner des jour,ées pour la collectivité, en l'occurrence à la commune pour débroussailler les chemins, procéder au curage des fossés et à la taille des haies mobilisent le métayer une bonne partie du mois.
La taille de la vigne est mentionnée à plusieurs reprises.
On épand les intrants chimiques.
Couper du bois est aussi une activité qui remplit bien des jours de février.
Lorsque la météo est vraiment hostile, on nettoie les greniers et fabrique des outils ou des manches pour remplacer les plus usés.