Lauragais d'Autrefois (135) : les repas du dimanche à la métairie

Publié le 26 Juin 2021

Lauragais d'Autrefois (135) : les repas du dimanche à la métairie

Depuis deux semaines déjà, nous explorons la table lauragaise, les repas traditionnels des métairies. On remarque que les repas étaient variés et s'adaptaient forcément à la saison. On pourrait croire que l'on faisait bombance, ce n'était pas le cas. On portait une attention scrupuleuse à ce qu'on servait. Parfois on manquait. Mais bien souvent, on vivait presque en autoconsommation grâce à l'élevage et au potager maison mais aussi à la cueillette ou à la chasse. Le petit plus était pour les enfants afin de veiller à leur bon développement ou simplement leur fair plaisir lorsqu'on le pouvait. Berthe nous emmène aujourd'hui à la table dominicale et à l'étable de fête lorsque les repas étaient un peu améliorés.

Le dimanche le repas était un peu amélioré, à midi le bouillon de poule avec son farci et sa sauce blanche qui l’accompagnait, ou un sauté de veau avec des champignons de paris, les œuf mimosas avec la mayonnaise maison bien sûr, le poulet rôti, avec des pommes de terre sautées ou en purée, ou des haricots verts du jardin l’été. Le soir souvent un bon plat de pâtes gratinées ou avec de la tomate et du gruyère râpé par nos soins.

 Et un bon dessert : le flan aux œufs, ou la crème anglaise, ou une mousse au chocolat, avec toujours une madeleine (biscuit de savoie) bien moelleuse pour tremper dans la crème ! Et le fameux riz au lait.

On faisait aussi le gâteau sans cuisson avec des petits beurres imprégnés de café et de la crème au beurre, le Baba au rhum, la bûche de Noël.

Chez nous, les jeunes filles de la maison fréquentaient l’Ecole Ménagère de Villefranche et apprenaient à confectionner entre autres ces merveilleux desserts ou ces plats mijotés.

L’hiver, on réalisait de temps en temps les fameuses oreillettes, des bassines entières qui se conservaient plusieurs jours, des beignets aux raisins secs macérés dans un peu de rhum, et bien sûr les crêpes ! 

A la saison, on faisait griller des châtaignes le soir au coin du feu.

Quand on tuait les canards gras, on mijotait du ragout avec les os des canards : les pattes, les ailes, la carcasse, des pommes de terre et des carottes. On appelait cela un alicuit, en patois « alicot »

Pour le fromage, le choix était limité, on en achetait quand on pouvait : cantal et gruyère, quelquefois du roquefort réservé aux fêtes.

L’été des fruits du vergers, des pommes, des pêches, beaucoup de prunes, l’hiver souvent une tartine de confiture que l’on avait fait durant l’été surtout les années d’abondance, clôturait le repas. Enfin le café avec la goutte de « gnole »

Au goûter les enfants avaient une tranche de pain et une bille de chocolat ou une tartine de confiture et…un verre d’eau du puits.

A suivre...

Un grand merci à Berthe pour ce témoignage en plusieurs épisodes

 

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Rédigé par Emile

Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois

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