Lauragais d'Autrefois (107) : souvenirs d'enfance à la borde

Publié le 12 Décembre 2020

Photo coll. Nardese

Photo coll. Nardese

Nous avions déjà abordé l'importance de compléter les maigres revenus du quotidien à la métairie ainsi que les menus familiaux. C'était le cas grâce au clapier à lapins de garenne installé dans le pré (voir article ici : http://www.lescarnetsdemile.fr/2020/05/lauragais-d-autrefoi-73-les-lapins-de-garenne-et-les-clapiers.html ).

Grâce au témoignage d'Aimé Boyer et de ses souvenirs d'enfance pendant la guerre, voici quelques autres moyens utilisés alors... Souvenirs précieux d'un enfant du Lauragais...

"Herboristerie : Pendant la guerre, on nous faisait ramasser des plantes, pour alimenter l’herboristerie pour fabriquer des remèdes. Les coquelicots, la prèle, l'armoise, le sureaux et autres... Le jeudi et le dimanche, nous procédions à la cueillette et nous apportions cela à l'école. Nous déposions les plantes sur une table au fond de la classe. Quelqu’un venait le chercher, l'école était récompensée. d'une affiche médicale ou de crayons de couleurs, etc…

L'aparatada consistait en fin d'automne, par grand vent, à capturer des oiseaux. Équipés de lampe à carbure, d’un manche avec fixé au bout une petite  planche- comme le battoir de la lavandière) - il fallait faire tomber l’oiseau et le récupérer. Cela permettait d'améliorer le menu du jour.

Des grillons pour les poissons : je passais tous les soirs près de la forge, en sortant de l’école, curieux de voir le fer rouge changer de forme avec le marteau, la morasses (grosses pinces et l'enclume. Je ne m'en lassais pas.

Au printemps il me demandait de lui apporter des grillons, pour aller à la pêche, qui était son seul loisir. Bien-sûr une mission comme celle-là ne se refuse pas. Le jeudi, armé d’une grosse boîte avec un petit trou, j’allais me promener sur les labours. Il y en avait en pagaille. Le problème c’est qu’il ne voulait, que des femelles. On les reconnaît car elles sont dotées d'un appendice à l’arrière du corps qui sert à déposer les oeufs dans la terre.

J’avais droit en échange à des petits sous ainsi que quelques poissons qu’il laissait en revenant de la pêche."  

D'autres moyens de subsistance seront évoqués ici dans un prochain article.

Je remercie sincèrement Aimé pour le partage de ses souvenirs et Berthe pour ses si belles photos.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Rédigé par Emile

Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois

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