Publié le 10 Mai 2023
Beau temps nuit froide
Sommes allés Fine moi Elie et Anna Puget dîner en Bourrel de Belesta chez la cousine Anna.
Les carnets d'Emile en Lauragais
Les carnets d'Emile sont les souvenirs de mes aïeux, métayers dans le Lauragais, qui consignaient chaque jour le labeur familial sur un journal de bord. Nous sommes en 1951 au coeur de l'Occitanie. Je recueille aussi la mémoire des traditions, des méthodes de travail, du quotidien au fil des saisons grâce à des documents authentiques (blog participatif)
Publié le 10 Mai 2023
Beau temps nuit froide
Sommes allés Fine moi Elie et Anna Puget dîner en Bourrel de Belesta chez la cousine Anna.
Publié le 9 Mai 2023
Beau temps
Avons fini de sarcler les pommes de terre. Le soir avons commencé à biner la vigne avec les trois paires. Le Docteur Paul Izard est venu vacciner Huguette.
Publié le 8 Mai 2023
A l'occasion des commémorations du 8 mai, je vous repropose ce post avec le témoignage d'Aimé Boyer sur la période de guerre dans les métairies lauragaises.
La période de la guerre telle qu'elle a été vécue dans les bordes et les campagnes du Lauragais fait l'objet de témoignages. En voici un, exceptionnel, celui d'Aimé Boyer. Il avait 6 ans lorsque la 2nde Guerre Mondiale a commencé, 12 lorsqu'elle s'est enfin achevée. Son enfance a donc été profondément marquée par cette période qu'il a vécue près de Caraman. Voici les souvenirs qu'ils nous a confiés, ceux d'un gamin du Lauragais dans une période complexe de l'Histoire :
" Il y avait un chef de district par canton qui organisait le ramassage - les réquisitions - entre autres, des animaux, du grain etc…dans chaque ferme et selon leur superficie, pour nourrir l’occupant.
Les Allemands passaient souvent dans les fermes, par deux, ouvraient les armoires, les placards. Il fallait leur donner à manger, leur faire cuire des œufs à la poêle. Si ma mère n’avait pas le temps, ils se les faisaient cuire eux-mêmes. Pendant que l’un faisait cuire, l’autre allait chercher du vin à la cave, j’ai souvent vu les mâchoires de mon père se crisper. En d’autres endroits c’était le jambon ou des légumes dans le jardin qu'ils choisissaient.
Ils faisaient des manœuvres régulièrement et ils passaient quand bon leur semblait sur la rangée de melons, en colonne, et dans le champ de blé, en tirailleurs, se couchant à tout moment. Il fallait voir la tête des melons et du champ de blé après leur passage, sans oublier celle de mon père !
On m'a aussi raconté cette anecdote : lors d'une soirée de beuverie - ils avaient dû abuser de l'eau de vie - ils auraient fait monter un cheval dans la chambre grand dam des habitants de la ferme.
Bien entendu il n’y avait pas d’armes car elles étaient réquisitionnées. Pour améliorer le quotidien, on attrapait donc des lapins avec des bourses - j’y étais très adroit - et aussi le furet. Mes parents avaient aussi acheté un petit moulin manuel pour faire de la farine en cachette afin de fabriquer du pain.
A partir de 1940, nous avons vu arriver des personnes nouvelles qui cherchaient des denrées alimentaires. C’étaient des Toulousains qui venaient avec le train, et s’aventuraient à travers la campagne, sans aucun repère au début.
Les premières fois il y eut des contacts modestes, et comme ils revenaient toutes les semaines, des rapports d’amitié se sont crées et sont allés bien au delà de la fin de la guerre. Ils ont participé à notre vie, nos fêtes, nos deuils. Ils ont assisté au mariage des enfants qu’ils avaient connus petits. Il y a eu aussi des échanges, de type troc, et qu’on appelait communément marché noir. Ces Toulousains avaient accès , par des connaissances, des amis, à l’industrie. Ils pouvaient trouver des pneus de vélo, des sandales, des vêtements, du soufre, du vitriol, et toutes sortes de produits utiles à la vie courante.
Le poste radio n'était pas autorisé. Le nôtre était caché sous le lit. Mon père et ma mère écoutaient les messages Les Français parlent aux Français, mais ne comprenaient pas ce qu’ils signifiaient.
Puis vint le débarquement en Normandie. Il nous tenait motivés ! Nous suivions, à l’aide de punaises, la progression des Alliés sur une carte pendue derrière la porte. Ma mère avait trouvé une carte de l’Europe. De même, nous suivions l’avancée de l’Armée Rouge. C’est moi qui, tous les soirs, m’acquittait de cette tâche.
J'ai aussi des souvenirs de bombardements et particulièrement ceux de l’aéroport de Montaudran par l'aviation anglo-américaine le 6 avril 1944. Même si nous étions loin, en pleine nuit, nous entendions le vrombissement des nombreux avions, des bombes qui tombaient en sifflant avant d’exploser en illuminant le ciel puis le retour des avions qui passaient entre Caraman et Villefranche ; ils laissaient tomber les enveloppes des bombes que nous ramassions comme des souvenirs."
D'autres souvenirs d'Aimé Boyer sur le sujet dans un prochain post. Je le remercie très sincèrement de m’avoir une nouvelle fois confié cette tranche de vie exceptionnelle.
Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)
Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.
Publié le 8 Mai 2023
Beau temps chaud
Suis allé à la foire à Villefranche. J'ai fait porter deux matelas 5000 f payé à Serres 10000 f
René et Françoise Dagada sont passés en venant de la foire. Camille et Paulette sont allés souper à Roou pour le repas des conscrits.
Publié le 7 Mai 2023
Publié le 6 Mai 2023
Beau temps chaud
Avons coupé des mottes aux haricots
Henri Rouquet est venu voir papa. Elie Camille et Anna Puget de roux sont venus à la veillée. Camille est allé à Avignonet pour la demande du permis de conduire.
Publié le 5 Mai 2023
Ciel couvert le matin belle soirée
Avons planté 1000 oignons et commencé de couper du fourrage pour les boeufs.
Publié le 4 Mai 2023
Ciel couvert temps doux
Le matin suis allé à Villefranche chercher une aiguille pour piquer papa pour les rhumatismes et acheté des plants d'oignons. Le soir avons travaillé, ratissé les sentiers du jardin. Camille et Yves ont étiré des liens de fil de fer pour les balles de pailles.
Publié le 3 Mai 2023
Pluie dans la nuit belle soirée
Henri Rouquet d'Estelle Joseph Puget de Besombes et Anna Bressolles sont venus voir papa. Camille Paulette et Huguette sont allés dîner à Roou.
Publié le 2 Mai 2023
Pluie légère
Avons placé la pompe au ruisseau Anna de Bourrel de Belesta est venu voir papa et a diné ici, le médecin est venu voir papa qui va mieux
Publié le 1 Mai 2023
Beau temps pluie fine à quatre heures
Avons fait un peu de maïs à la place des betteraves qui ne sont pas réussies. Camille est allé à Villefranche chercher le médecin Izard pour papa qui a eu un peu de congestion? Henri d'Estèbe est venu le voir Elie de Roou aussi