Publié le 12 Mai 2020
Vent d'autan
Relabourer la vigne
Coupé du fourrage au champ du poste
Après souper nous sommes allés à Roou.
Les carnets d'Emile en Lauragais
Les carnets d'Emile sont les souvenirs de mes aïeux, métayers dans le Lauragais, qui consignaient chaque jour le labeur familial sur un journal de bord. Nous sommes en 1951 au coeur de l'Occitanie. Je recueille aussi la mémoire des traditions, des méthodes de travail, du quotidien au fil des saisons grâce à des documents authentiques (blog participatif)
Publié le 12 Mai 2020
Vent d'autan
Relabourer la vigne
Coupé du fourrage au champ du poste
Après souper nous sommes allés à Roou.
Publié le 11 Mai 2020
Publié le 10 Mai 2020
Vent d'autan
Coupé du fourrage au champ du poste.
ramassé le dernier derrière la maison et déchargé une r
Publié le 9 Mai 2020
Dans "L'eau des collines", Marcel Pagnol souligne la préciosité de ce liquide dans nos vies quotidiennes et celles des agriculteurs pour leurs activités. Longtemps en Lauragais, les fermes étaient équipées d'un puits, d'une citerne, d'un cuvier, d'une auge, d'une mare qui nécessitaient transport et suscitaient des inquiétudes vives lors des pénuries.
En 1948, est créée l'Institution interdépartementale pour l'aménagement hydraulique de la Montagne Noire devenue aujourd'hui l'Institution des eaux de la montagne noire (IEMN). Le barrage des Cammazes est patiemment érigé entre 1953 et 1958 ainsi que les usines de potabilisation pour ensuite alimenter les communes du Lauragais et au delà.
Dans les métairies des années 50, cette arrivée a apporté un confort très apprécié.
Les métairies avant l'eau courante
La corvée d'eau mobilisait régulièrement les membres de la familles. Hommes, bêtes, potagers tous avaient besoin d'eau. Elle se faisait rare lors des sécheresse et parfois difficile à atteindre lors des grands froids. Il fallait par exemple casser la glace épaisse de la mare pour faire boire les animaux durant l'hiver 1956.
Aimé Boyer nous décrit la vie d'avant l'eau courante :
"Il n’y avait pas d’eau courante mais souvent un puits, plus ou moins loin de la ferme suivant la source trouvée par un sourcier. A ces puits, il y avait rarement des pompes, c’était le seau, une corde ou un tour munie d'une chaîne,.
Les puits où l'on puisait avec la corde étaient fermés à ras de sol, recouverts de tronc d’arbres, disposés de façon à avoir une trappe fermée avec de grosses branches. On les enlevait pour pouvoir être au dessus du puits. Il ne suffisait pas de descendre le seau, il fallait aussi qu'il se retourne pour se remplir.
Les puits équipés d’un tour étaient bâtis, l’arbre du tour était posé sur le mur de part et d'autre. Ces tours étaient très souvent équipés d’une chaîne, Il était plus compliqué de tourner le seau pour le noyer, des astucieux installaient, un pois bricolé avec du fil de fer sur un côté du seau. Au contact de l’eau, il se renversait.
Il y avait aussi des poulies à gorges pendues au sommet du puits. Il fallait remplir des auges ou comportes pour faire boire les bovins ou brebis. Des barriques posées sur une charrette, pour la basse cour et on utilisait le seau ou la cruche pour la maisonnée.
Parmi les corvées dues par le métayer, on trouvait parfois celles de porter avec des seaux pour les vider dans une citerne en haut de la maison du propriétaire parfois pour remplir les baignoires."
Le confort nouveau des métairies équipées
Il poursuit :
"En 1969, j’ai déménagé, cette métairie était équipée avec l’eau de la Montagne Noire, Il y avait un robinet au dessus de l’évier, adapté à la cuvette, qui n’était pourtant pas prévue pour en être équipée. Une petite fenêtre était posée devant l’évier. Cette cuvette était creusée dans une pierre avec au fond un trou pour en assurer l’évacuation.
Devant la porte de l’écurie, se trouvait également un robinet prévu pour alimenter une auge. J’ai commencé par poser une comporte. J’ai donc goûté au plaisir d’ouvrir ce robinet, l’hiver, pendant que mes vaches buvaient goulûment. Quel luxe, comparé à l’auge qui se trouvait au fond du pré.
Bien sûr, je ne me suis pas arrêté là. Il y avait une pièce sous l’escalier, que j’ai aménagée rapidement pour y poser un chauffe eau électrique, un receveur de douche, un lavabo. Sur cette lancée, j’ai même alimenté l’évier en eau chaude en bricolant un peu la cuvette.
L’année suivante, j’ai installé les abreuvoirs automatiques dans l’étable en les fixant à la mangeoire.
Sans oublier ensuite de poser un robinet dans les bâtiments de la basse cour. Ainsi s'est trouvée terminée i la corvées d’eau, avec la charrette. Ouf !
Rapidement, pour ne pas perdre la main ; du confort : j’ai fabriqué une fosse septique avec un puisard, rempli de galets de l’Agout avec un WC. Finie la cachette derrière la haie du jardin, finie la cabane au fond du jardin..."
C'est aussi ce qu'Emile a fait en mai 1960, l'aménagement de water-closet grâce à l'eau courante.
L'arrivée de l'eau a apporté un confort nouveau dans les campagnes et a aussi réduit largement la peine en provoquant la disparition des corvées liées à l'eau.
Je remercie Aimé Boyer pour son éclairage précieux sur cette question. Si vous aussi avez des souvenirs de changements à la ferme, de l'arrivée de progrès dans les années 40,50 ou 60, n'hésitez pas à me les adresser pour publication. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr
Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)
Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.
Publié le 9 Mai 2020
Publié le 8 Mai 2020
Beau chaud
Nous sommes allés à Lourdes avec 1 autobus Boutié 1500F la place pour nous et 1200F Huguette
Publié le 7 Mai 2020
Beau sec
Planté les tomates. 200 F la douzaine
Ramassé et mis en tas. le fourrage derrière la maison. Coupé le fourrage
Publié le 6 Mai 2020
Publié le 6 Mai 2020
Quelque proverbes et dictons de saison à l'heure où les bords des champs fleurissent...
Mai fa la faba pro que la trobe plan sarclada.
Mai fait la fève pourvu qu'il la trouve bien sarclée.
En mai, plèja del matin diu pas empachar de partir.
En mai, la pluie du matin ne doit pas empêcher de partir. (elle ne dure pas)
Maissanta èrba jamai no creva.
Mauvaise herbe, jamais ne meurt.
Es pas aquel que ganha le fen que le manja.
Ce n'est pas celui qui gagne le foin qui le mange. (en référence à l'ouvrier ou au métayer et au propriétaire des terres)
Se fa pas fais de tota èrba mai se fa garlanda de tota flor.
On ne fait pas faix de toute herbe mais on fait une guirlande de toute fleur. (toute herbe n'est pas bonne pour le bétail mais on peut faire des décorations de toute fleur)
Mise à jour (merci à JC Escude via K.Sou)
Borron de mai emplis le chai
Bourgeon de mai emplit le chai
Si vous connaissez d'autres dictons ou proverbes sur le printemps, le joli mois de mai, les mauvaises herbes, n'hésitez pas à me les adresser. Nous complèterons ce post ensemble au fur et à mesure. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr
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Publié le 5 Mai 2020
Beau sécheresse
Porté une remorque de fourrage à Pech 1900kg
tare remorque 635
total 1265
Coupé du fourrage et chargé une remorque la première
Insémination de la vache du milieu
Publié le 4 Mai 2020
Beau gelée
Chargé une remorque de fourrage sur la grange pour la porter à Pech. Ramassé et mis en tas le fourrage derrière la maison. Semé les haricots.
Pech a réglé l'avoine 840kg x 30 = 25200
Publié le 3 Mai 2020
Publié le 2 Mai 2020
En cette période particulière, nous continuons notre exploration du lien social dans les campagnes d'autrefois. Après ce post passant en revue quelques occasions de rencontres (voir ici), les photos partagées par Berthe nous ont rappelé les fêtes locales d'antan (voir là). Aujourd'hui voici les souvenirs d'Aimé concernant les journées de fêtes locales et patronales lorsqu'elles ont repris après la 2nde Guerre mondiale :
"Après la guerre, les bals des fêtes patronales qui s'étaient interrompus dans chaque village du Lauragais ont repris. Nos aînés qui avaient été privés de ce plaisir simple en étaient heureux.
Des pistes de danse herbeuses
Les pistes de danse étaient parfois précaires : souvent dans l’herbe. Quelques fois cependant les balochants (genre de comité de fêtes) avaient enlevé l’herbe comme on faisait pour battre les fèves avec le rouleau en bois.
Inconvénients majeurs : s’il pleuvait, c’était la boue, s’il faisait sec, c’était la poussière. Peu importe : avec un orchestre de quatre ou cinq musiciens, ces inconvénients ne décourageaient pas les jeunes de l’époque. Il faut dire que c’était une occasion de rencontres qui se terminait parfois par un mariage.
Chacun espérait y trouver l’âme sœur ou l'esprit frère.
Lors des fêtes patronales , il y avait une messe suivie par les croyants et d’autres moins croyants par esprit de partage. S'ensuivait un recueillement au monument aux morts de la commune.
Un repas de fête, des invitations
Pour l'occasion, on avait invité les parents qui habitaient dans les communes voisines. Un bon repas festif était partagé : on y servait soupe de poule farcie, fois gras. La poule découpée se mangeait avec une pointe de moutarde, le filet de bœuf avec de la sauce madère, le tout ccompagné du vin de la ferme, en dessert la crème à la louche accompagnée de sa madeleine faite maison, cuite au four de campagne. On l'agrémentait parfois d’un petit vin blanc acheté à l’épicerie du village. Le café, lui était plus rare et on n'tait pas bien riche. Une petite prune s'ensuivait.. La discussion animée et joyeuse tournait autour de la famille, des évènements incontournables, on parlait un peu de politique. Tout cela dans un esprit bon enfant.
Chacun repartait, avec la promesse de se revoir bientôt.
Des bals l'après-midi et en soirée
Les plus jeunes allaient au bal de l’après midi. Le soir le bal reprenait, les anciens accompagnaient alors les jeunes et particulièrement les jeunes filles. On y dansait la polka ou encore le quadrille,
Dans les villages les plus grands, il y avait deux ou trois jours de fêtes. Et des Manèges, Des stands de tir, à la carabine etc…
D’autres organisaient des jeux collectifs Quelques communes organisaient des bals le 14 Juillet, d’autres le 11 Novembre."
Merci à Berthe Tissinier et Aimé Boyer
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Publié le 2 Mai 2020
Gelée beau sec
Avons commencé à couper du fourrage au champ derrière la maison. Avons fini de faire et de placer un water closet
Monsieur Pierre est arrivé
Publié le 1 Mai 2020
Gelée - Beau sec
Le matin je suis allé à la pêche. Le soir on est allé au cimetière aux Cassés. Henri d'Estève est venu.