Publié le 8 Octobre 2023

Lauragais d'Autrefois (27) : stocker le maïs (le milh sul trast)
Lauragais d'Autrefois (27) : stocker le maïs (le milh sul trast)
Lauragais d'Autrefois (27) : stocker le maïs (le milh sul trast)
Lauragais d'Autrefois (27) : stocker le maïs (le milh sul trast)

Après la récolte du maïs, il fallait l'entreposer et veiller à ce qu'il sèche dans de bonnes conditions. La plupart des fermes étaient munies de cribs (ou crips). Ces séchoirs à maïs permettaient donc de stocker le maïs en épis. Ils étaient érigés au soleil, le plus souvent perpendiculaires au vents dominants, cela constituait un moyen de séchage naturel.

Aimé B. se souvient :

"Les premiers ont été construits avec des files d’acacia, posés sur des plots en béton, fait main(du solide), reliés avec des entretoises fixées avec des boulons. On fixait ensuite du grillage avec des clous cavaliers.  Pour le remplir, on montait avec une échelle le sac sur l'épaule. Plus tard il y a eu les élévateurs et les remorques en vrac. On couvrait les crips autant que possible pour les protéger de la pluie. Certains fabriquaient les leurs avec des pylônes électriques de récupération et avec des cornières soudées."

On en vidait aussi parfois sur les galetas en veillant que la couche de maïs ne soit pas trop épaisse pour faciliter le séchage et en maintenant également un courant d'air favorable.

Aimé : "Il y avait parfois quelques nuits animées par les rats circulant sur les tas de maïs vidés au dessus les chambres."

Merci à la famille Nardèze pour les fabuleuses photos tellement explicites et à Aimé, si fidèle à ce blog, pour le partage de ses souvenirs.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

 

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Rédigé par Syndicat

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Publié le 8 Octobre 2023

jeudi 8 octobre 1953 - les saches de maïs
jeudi 8 octobre 1953 - les saches de maïs

Beau temps chaud

Avons défait 50 saches de maïs moi je suis allé distiller la vendange à l'alambic de castagnettes à saint Assiscle au Hangar 19 litres d'eau de vie à 50 degrés.

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Rédigé par Emile

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Publié le 7 Octobre 2023

Mercredi 7 octobre 1953 - Couler le vin

Beau temps

Avons fini de labourer au champ des artichauts. Avons labouré en tout 26 sacs 10 ha 40 

Après avons voulu le vin et Subra André est venu presser la vendange 280 litres à 3f = 840

Suis allé à Avignonet faire la déclaration de récolte 40 hectolitres et faire faire le papier à la régie pour distiller demain.

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Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

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Publié le 6 Octobre 2023

Mardi 6 octobre 1953 - les bords

Beau temps - Avons fini de labourer le champ des artichauts. Il ne reste que les bords. Camille Paulette et Huguette sont allés vendanger à Roou. Fine aussi.

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Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

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Publié le 5 Octobre 2023

Lundi 5 octobre 1953 - les futailles
Lundi 5 octobre 1953 - les futailles

Beau temps pluie dans la nuit

Avons préparé des futailles. Le soir Camille et Yves sont allés vendanger à St Jean. Moi j'ai labouré au champ des artichauts avec les deux brabants. Le camion de Lanegrasse est venu chercher 4000 kg de paumelle du patron.

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Rédigé par Emile

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Publié le 4 Octobre 2023

Dimanche 4 octobre 1953 - les demi-muids à tremper

Temps lourd pluie à la nuit

Avons mis deux demi-muids à tremper et charrié les bûches du bois à la maison. Gaston est allé chercher des bûches aux Quatre Cussous pour les porter ici.

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Rédigé par Emile

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Publié le 3 Octobre 2023

Samedi 3 octobre 1953 - empocher la paumelle

Vent marin - Avons labouré au champ des artichauts avec les trois brabants

Gaston est venu empocher 4000 kg de paumelle. maman est allée dîner à St Jean à cause du mariage du fils d'Henri Gleyzes de Montgaillard

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Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

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Publié le 2 Octobre 2023

Vendredi 2 octobre 1953 - les brabants

Vent marin

J'ai commencé à labourer ay champ des artichauts avec les deux brabants. Camille Paulette et Yves sont allés vendanger chez le patron au Tivoli.

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Rédigé par Emile

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Publié le 1 Octobre 2023

Deux époques de la récolte du maïs (récolter et descolefar)
Deux époques de la récolte du maïs (récolter et descolefar)

Deux époques de la récolte du maïs (récolter et descolefar)

En ce moment les champs de maïs sont récoltés. Voici un témoignage d'Aimé sur la récolte du maïs avant la mécanisation :

 

"Dans le champ, il nous fallait un panier, quelques saches, et souvent un outil, le punto, ou alors à mains nues. Le punto, ce petit bout de bois pointu bien effilé,  servait à ouvrir l’enveloppe de l'épi (la cabòça) en deux par le milieu.

Cette opération faite on tirait vers le bas, pendant qu’une main tenait les deux parties de l’enveloppe, l’autre main coupait la cabosse au ras de la tige.  

Après la récolte, avec une faucille, on coupait les tiges (las cambòrlas), on faisait des tas, pour charger sur la charrette (la carreta) sans oublier de poser des râteliers pour faire un chargement plus large.

 

Pour libérer le champ afin de semer le blé ? les pieds de maïs pouvaient être coupés avec la faucille (la fauç).

On en faisait un grand tas, pour être les dépouiller (descolefar) à la veillée avec les voisins. La soirée se terminait souvent avec un vin chaud. ou alors avec une petite goutte de prune, histoire de goûter la nouvelle de l'année.

 

Les tiges étaient stockées car elles étaient consommées par les bovins qui en étaient gourmands. C'était surtout utilisé surtout pour remplissage, pour activer le rumen, la digestion ruminale.

Les tiges qui restaient, sorties du râtelier,  servaient de jalons, pour semer le blé, quand il était semé à la main."

Dans les carnets d'Emile, il est également mentionné que les jambes de maïs, las cambòrlas qu'il appelait aussi les tronçons, lorsqu'elles étaient en excès étaient réunies et brûlées au bord du champ.

Merci à Aimé pour son témoignage, à Serge et Berthe pour les photos témoignant de deux époques différentes de la récolte du maïs.

Le prochain post sera consacré au stockage du maïs, photos et témoignage à l'appui...

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Rédigé par Emile

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Publié le 1 Octobre 2023

Jeudi 1er octobre 1953 -  Le beau temps

Beau temps chaud

Camille Paulette et Yves sont allés vendanger en Estèbe. Moi j'ai fini de labourer pour l'avoine au fond du grand champ

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Rédigé par Emile

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