Publié le 10 Décembre 2022

Mercredi 10 décembre 1952 - curer le fossé

un peu de dégel le soir mais froid tout le jour

Avons commencé à curer le fossé entre le grand champ et celui du hangar. Paulette est allée tuer les oies à Roou.

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 9 Décembre 2022

Mardi 9 décembre 1952 - les bords

Même temps très froid

Avons travaillé les hauts du bord du grand champ

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 8 Décembre 2022

Lundi 8 décembre 1952 - l'avoine des vaches

Glace froid très vif tout le jour

Le matin j'ai fait une caisse pour l'avoine des vaches. Le soir avons nettoyé le fossé entre le champ des aygalots limite du Matelot et tiré le bord. Joséphine  est allée à Villefranche se faire piquer.

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 7 Décembre 2022

Dimanche 7 décembre 1952 - le froid vif

Ciel brumeux le matin froid tr!s vif glace tout le jour

J'ai débroussaillé le tour du clapier au grand bois.

Mme Alquier est venue chercher 25 l de vin.

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Repost0

Publié le 6 Décembre 2022

Samedi 6 décembre 1952 - un manche de bêche

Forte gelée ciel clair vent d'ouest très froid

Le matin j'ai fait un manche à une pelle bêche et avons commencé à nettoyer le fossé limite au matelot

Le soir avons fini de labourer les bords du champ de la terre mais au haut du grand champ

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Repost0

Publié le 5 Décembre 2022

Vendredi 5 décembre 1952 - fabriquer une table

Vent d'ouest très froid glace

Le matin j'ai fini une table le soir avons fini de labourer pour la paumelle au champ des aygalots.

Fine est allée à Villefranche se faire piquer chez le docteur Izard.

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 4 Décembre 2022

Jeudi 4 décembre 1952 - les trois brabants

Vent d'ouest très froid

Avons continué à labourer avec les trois brabants au champ des aygalots pour la paumelle

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 3 Décembre 2022

archives personnelles

archives personnelles

Aimé Boyer m'a fait parvenir ce témoignage, celui de sa naissance telle qu'on la lui a racontée :

"Je suis né l’année où Hitler a pris le pouvoir en Allemagne, en 1933.

On m’a dit que ce jour-là, il y avait beaucoup de neige. Il n’y avait pas de téléphone et moi j’ai décidé qu’il fallait aller voir. Mon père est allé chercher le voisin, A.B., faire appel aux voisins c’était fréquent et incontournable en ce temps-là.

Un long chemin enneigé et semé d'embûches pour prévenir le médecin

A. B après avoir salué ma mère et vu la situation, est parti à Caraman à 12 km pendant que son épouse est restée, prête à devenir en sage femme.                                                         

Le trajet ne fut pas simple. Il a pris le vélo mais au bout de quelques kilomètres, il l'a jeté dans le fossé et a continué à pied car il y avait vraiment trop de neige.

En outre, il n’y avait pas de chemin pour aller jusqu'à la route. Pour la rejoindre, ils y allaient en sabots, changeaient de chaussures, et cachaient les sabots sous un buisson, une racine d’arbre. Malgré ces précautions, quelques farceurs déplaçaient parfois les sabots, il fallait rentrer pieds nus.

Il n’y avait pas non plus de pont pour traverser le ruisseau, les attelages passaient à gué ; il fallait attendre que l’étiage soit modéré. Pour traverser à pied il y avait une passerelle, un arbre couché en travers du ruisseau, équarri à la hache, une branche d’acacia, ou autre bois, bricolé en guise de parapet ou bien, dernière solution, il fallait faire un grand détour.

Pendant tout ce temps, mon père alimentait le feu pour que la maison soit chaude quand l’enfant arriverait. On ne savait pas le sexe du nouveau venu. Il portait aussi de temps à autre de la braise dans un chaudron dans la chambre, il n’y avait pas le chauffage central. Le feu était alimenté par de grosses bûches ou arbres fendus avec les coins et la masse et bien-sûr du petit bois. Le feu tenait une grande place dans les maisons surtout en agriculture pour avoir l’hiver de l’eau chaude et faire cuire toute la nourriture.

Notre brave voisin, après un long trajet compliqué, est enfin arrivé chez le docteur qui n’était pas là ; il était route de Saint Anatoly pour aider à la naissance de N., qui est devenu plus tard mon copain de classe et de jeunesse.

Après, sans doute un remontant, en l’honneur du nouveau venu, ils ont repris la route via Caraman et se sont arrêtés au cabinet du docteur pour refaire la trousse de matériel médical stérile.  

Et tous ces événements se sont passés au petit matin. Je n’ai jamais su, comment ils étaient venus à pied ou à cheval. Ma mère assistée par la voisine, se faisait beaucoup de souci et commençait à trouver le temps long.

Un enfant est né 

Enfin ils sont arrivés, et le docteur s’est occupé tout de suite de ma mère, et de moi. Je me garderai de détailler tous les gestes qui suivent une naissance, juste vous dire q’on m’a enveloppé dans des langes en tissu que mon père avait pris soin de réchauffer, pendus au dossier d’une chaisedevant le feu.

Je suis né pauvre, dans une chambre sans chauffage, et sans lumière.

Le bon docteur et notre dévoué voisin n’avaient pas déjeuné quand tout a été terminé et moi endormi. Vers dix heures, mon père a fait réchauffer une soupe de pain tranché en fines lamelles tirées de la marque de deux kilos, sans doute du boudin, saucisse car en décembre on avait souvent rangé le cochon.

Et pendu au plafond, ceci raconté par le docteur plus tard, quand j’allais à l’école : une pleine grille de moineaux ; mon père n’était pas braconnier mais l’hiver, comme l’a chanté Jean Ferrat, « la caille et le perdreau, et la tomme de chèvre…  En dessert sans doute des noix, amandes, noisettes et l’incontournable confiture maison, du vin tiré de la barrique du fond de la cave.

Pour l’occasion, mon père a ouvert une bouteille de prune de l’année, histoire de goûter. Il n’y avait pas de café.

La longue histoire de la bouteille 

Cette bouteille a une longue histoire : il l'a rouverte pour mon baptême en famille et aussi pour ma communion solennelle, j’y ai alors eu droit avec un sucre. Et quand les parents de mon épouse sont venus pour la première fois, il y avait projet de mariage, avec de généreuses explications du parcours de cette bouteille. J’ai pu en boire à mon tour mais j’étais alors un homme."

​​​​​​​

Mes sincères remerciements à Aimé pour ce témoignage

 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois

Repost0

Publié le 3 Décembre 2022

Mercredi 3 décembre 1952 - le brouillard ou le vent

Brouillard épais et pluie fine le matin. Le soir vent d'ouest très froid.

Avons continué à labourer pour la paumelle au champ des aygalots.

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 2 Décembre 2022

Mardi 2 décembre 1952 - Julie à moto

Beau temps chaud

Avons tué les oies 24. Gaston est venu en prendre 12. Julie est venue et Anna de Roou nous aider. Je suis allé porter Julie le soir avec la moto. 

Avons continué à labourer pour la paumelle avec les trois brabants.

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0

Publié le 1 Décembre 2022

Lundi 1er décembre 1952 - labourer pour la paumelle

Vent marin calme

Avons labouré pour la paumelle et fini le champ derrière la maison

Voir les commentaires

Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

Repost0