Publié le 7 Avril 2021
/https%3A%2F%2Fstatic.wixstatic.com%2Fmedia%2Fc6ae26_2bd3ae5a4406439aa486c6d4a4331331~mv2.png%2Fv1%2Ffit%2Fw_1000%2Ch_1000%2Cal_c%2Ffile.png)
Chapitre 38 - La vie, Louise...
Trois semaines s'étaient écoulées depuis que Louise avait quitté la Borde Perdue. Elle en avait d'abord ressenti un déchirement indicible, une de ces douleurs qui vrillent le coeur et cette ...
Les carnets d'Emile en Lauragais
Les carnets d'Emile sont les souvenirs de mes aïeux, métayers dans le Lauragais, qui consignaient chaque jour le labeur familial sur un journal de bord. Nous sommes en 1951 au coeur de l'Occitanie. Je recueille aussi la mémoire des traditions, des méthodes de travail, du quotidien au fil des saisons grâce à des documents authentiques (blog participatif)
Publié le 7 Avril 2021
/https%3A%2F%2Fstatic.wixstatic.com%2Fmedia%2Fc6ae26_2bd3ae5a4406439aa486c6d4a4331331~mv2.png%2Fv1%2Ffit%2Fw_1000%2Ch_1000%2Cal_c%2Ffile.png)
Chapitre 38 - La vie, Louise...
Trois semaines s'étaient écoulées depuis que Louise avait quitté la Borde Perdue. Elle en avait d'abord ressenti un déchirement indicible, une de ces douleurs qui vrillent le coeur et cette ...
Publié le 7 Avril 2021
Temps lourd pluie à deux heures de l'après-midi
Avons labouré et déchaussé aux 900 jeunes plants de vigne. Le soir j'ai fait un cageot pour les poulets. Après souper je suis allé à Roou tailler les cheveux à Elie Puget
Publié le 6 Avril 2021
Publié le 5 Avril 2021
Ciel couvert - Avons continué à déchausser la vigne vieille jeune. Le soir j'ai mené la truie de Revel au verrat en Metchou. Après souper, je suis allé régler le compte au Tivoli avec Lanegrasse.
Publié le 4 Avril 2021
Beau temps - Avons mis le fil de fer aux 9 rangées de la vigne jeune et le soir commencé à déchausser la jeune.
Le matin suis allé à Villefranche chercher 20 kg de fil de fer galvanisé à 80 f le kg Chez Castell. Payé 1600 F
Publié le 3 Avril 2021
La suite du mariage racontée par Aimé Boyer... La cérémonie a eu lieu (voir ici), place au repas aujourd'hui...
"Voilà le cortège ! Les mariés sont en tête, quelques enfants gambadent sur les côtés, les parents sont mélangés et traînent un peu à l’arrière, les jeunes restent collés aux nouveaux époux.
Tous sont accueillis par l’équipe de serveuses et serveurs en tabliers blancs attachés autour de la taille, une serviette jetée sur l’épaule. On s’embrasse, on se présente, la rencontre est conviviale.
Aux questions posées, des réponses sont nécessaires. Il est prévu une pièce dans la maison ou une table dans la salle de réception qui n’est autre que le hangar, rappelons-le, pour poser les sacs à main, les mantilles, et autres vestes.
Il y a aussi les commodités : généralement il y a une cabane au fond du jardin ou, la veille, des toilettes ont été construites avec des longues branches de saule, appuyées au mur borgne de la ferme, c’est-à-dire à l’Ouest. Une bâche ficelée, un trou creusé dans la terre, à la bêche, aménagé à la Turque et pour les hommes, la haie de la vigne.
Pour se laver les mains, s’il n’y a pas de puits, une bassine est posée sur une comporte renversée à côté de la charrette, un essuie-main pendu à celle-ci.
Il est plus de midi lorsqu’on on s’installe dans le hangar aménagé pour l’occasion. Selon la disposition des tables, les mariés prennent place au milieu, les jeunes autour d’eux, le couple d’honneur en face. Pour les autres invités, chacun s’organise, par affinités On faisait rarement un plan de table. On sent une certaine excitation. Tous les évènements depuis le matin ont ouvert les appétits.
La salle et la table sont accueillantes, je ne parlerai pas des couverts. Quelques bouquets de fleurs, la pièce montée, les poissons, le vin, le pain. S’il n’est pas coupé, les hommes se chargent de cette tâche avec leurs Opinel. Un vin de noix, de pêche ou un pastis fabriqué maison est proposé.
Quand tout d le monde est en place, même s’il y a quelques retardataires, on enlève les poissons et la pièce montée.
La danse des soupière fumantes commence, parfume l’atmosphère, le bruit des cuillères qui battent le fond des assiettes, font taire un instant le brouhaha des conversations. A la plonge, on se prépare au premier assaut des soupières. Les radis roses, le saucisson le jambon, sont déjà sur la table, faisant presque partie du décor.
Il y a à l’entrée une table ou sont posés tout le service de table : couverts, verres. Pour un remplacement rapide s’il y a quelques bris involontaires. Les conversations reprennent de l’ampleur, et ça ne va faire en baissant. Quelques enfants sortent déjà de table.
Le caviste assure au remplacement des bouteilles vides.
Dans les cuisines, règne une ambiance chaude. L’affaire est sérieuse : maintenir le feu, la braise…
L’assaisonnement est un geste très important, Les préposés aux soins des animaux donnent un coup de main mais il ne faut pas trop compter sur eux, à une heure donnée il va falloir aller garder les vaches, faire téter les veaux. Quelques hommes vont venir tout à l’heure, pour donner leurs appréciations, leurs avis.
A la noce le couple d’honneur passe, pour prendre les noms des personnes intéressés pour les photos, le groupe, le couple. On paye maintenant, ou on paiera plus tard, il faut tout noter,
Un évènement nouveau ? Un serveur vient parler au garçon d’honneur : l es musiciens sont arrivés.
On invite les musiciens, on les applaudit et ils vont s’installer. Quatre comportes tournées a l’envers, une ou deux portes posées dessus, une guirlande tout autour - du grand art - les chansons commencent à peine, des histoires. Le dessert ne va pas tarder, les serveurs débarrassent les salières, les couverts le pain.
Les chansons sont accompagnées par un musicien, l’ambiance est mise. Tant que les enfants ne sont pas là, quelques chassons dites paillardes fusent. Les assiettes à dessert sont apparues avec un petit chou tiré de la pièce montée.
Puis les soupières reviennent avec leurs louches, c’est la crème. Je ne vous dirai pas le nom de cette crème mais je peux vous dire que c’est très bon avec la madeleine cuite au four à pain. Des gâteaux secs Variés, quelque fois il y a aussi des oreillettes, friandises typiques du pays d’Oc ! Il y a, posées sur la table, quelques bouteilles de vin blanc. Les cuisiniers viennent saluer et sont longuement applaudis
C’est le moment que choisissent les musiciens pour ouvrir le bal de la noce. Les jeunes abandonnent leur dessert, pour s’enlacer et s’en donner à cœur joie. Marches, scottishs, mazurka, java, valses, et l’incontournable quadrille avec ses « cinq figures » dansé par groupe de quatre. Typique du pays d’Oc là encore. Les musiciens ont leurs clarinette, saxophone, cornet à piston, un tambour... ambiance champêtre. Il va y avoir de la poussière dans le hangar !"
A suivre...
Un grand merci à Aimé Boyer pour ce témoignage
Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)
Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.
Publié le 3 Avril 2021
Petites rafales de pluie - Le matin avons curé le fossé qui descend la vigne. Le soir avons ramassé des genêts pour faire des balais et des gaules pour faire de la palissade des dindons
Publié le 2 Avril 2021
Pluie tout l'après-midi
Le matin avons commencé à labourer la jeune vigne. Le soir j'ai fait trois niches pour pigeons.
Publié le 1 Avril 2021
Beau temps - Sommes allés avec Joséphine sur le cimetière à Montmaur. Moi j'ai dîné à en Touzet et Fine à la chartreuse
Camille et Paulette sont allés sur le cimetière aux Casses