Publié le 12 Octobre 2020
Publié le 11 Octobre 2020
Publié le 10 Octobre 2020
Le chat se faufile dans les conversations comme dans l'entrebâillement des portes, doucement sans faire de bruit. Voici quelques dictons occitans utilisés autrefois dans le Lauragais et qui le célèbrent.
Bon gat torna a l'ostal
Un bon chat revient à la maison
Qui vol pas noirir son gat, noirirà les rats
Qui ne veut pas nourrir son chat, nourrira les rats
Far prèner un gat per una lèbre
Faire prendre un chat pour un lièvre
Vendre una gato dins un sac
Vendre une chatte dans un sac (tromper sur la marchandise)
Les gats fan pas de gosses
Les chats ne font pas des chiens.
Far d'uèlhs a un gat
Faire des yeux à un chat
Mise à jour, contribution d'Aimé Boyer :
Un gat emmitanat a pas jamai ratat.
Un chat avec des mitaines n'a jamais attrapé de rat. (dicton pour les maladroits ;-)
Si vous connaissez d'autres dictons, expressions ou proverbes sur ce thème, n'hésitez pas à me les adresser. Nous complèterons la petite collection de ce post ensemble au fur et à mesure. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr
Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)
Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile
Publié le 10 Octobre 2020
Averses froid
Le matin avons ensaché de l'orge pour Mr Castaing et le soir dépouillé 24 saches de maïs pour Castaing
Publié le 9 Octobre 2020
Publié le 8 Octobre 2020
Beau
Avons ramassé 34 saches de maïs roux au champ de la Ginelle
Chargé le dernier fourrage 4e coupe
Publié le 7 Octobre 2020
Tandis que les activités hivernales s'intensifient pour les métayers nouvellement installés à la Borde Perdue, les propriétaires les observent, se questionnent sur cette famille mystérieuse...
Tous les épisodes sont à retrouver sur http://www.bordeperdue.fr
Sur mobile, rejoignez la Borde Perdue avec ce lien : http://wix.to/K8DKC_k. Vous avez déjà l'appli ? Utilisez ce code d'invitation : ABCBPZ
Publié le 7 Octobre 2020
Brume le matin
Le matin nous sommes allés voir un semoir chez Besombes. Le soir coupé des tronçons sous le jardin. Henri d'Estève est venu chercher 14 canards de la part de Madame
Publié le 6 Octobre 2020
Publié le 5 Octobre 2020
Publié le 4 Octobre 2020
Pluie toute la nuit
Avons réparé 2 caisses à lapins et soutiré 2 demi-muids de vin qui avait bouilli sans grappe
Lacroux des Casses est venu chercher la charrette et la jardinière qu'on lui a vendu 2000 F
Paulette est allée à Toulouse avec sa mère
Publié le 3 Octobre 2020
Depuis plus de quatre ans, vous suivez les Carnets d’Emile en Lauragais. C'est la vie d’un métayer en Lauragais et de sa famille dans les années 50 qui vous est ainsi donnée à lire grâce aux écrits quotidiens laissés par mon grand-père.
Lors des nombreuses causeries que j’ai données à travers le Lauragais et auxquelles vous m’avez fait l’honneur de participer les uns et les autres, j’ai pu recueillir de nombreux témoignages sur cette vie paysanne.
Le temps qui passe semblait peut-être l'avoir effacée de nos mémoires. Bien au contraire, vous avez su me raconter, à votre tour, vos souvenirs de ce temps jadis. Depuis août 2019, ce blog est devenu participatif grâce à la page Lauragais d'Autrefois : grâce aux photos, témoignages et rencontres, ce sont près d'une centaine de posts qui témoignent de ce Lauragais rural d'antan.
Alors, continuons ensemble.
Racontez moi votre Lauragais agricole d’autrefois fait de vos souvenirs et de ceux des membres de votre famille, de votre entourage amical aussi.
La période qui nous intéresse est celle du XXe siècle d'avant les année 70.
Anecdotes, méthode de travail, météo, mécanisation, élevage, vendanges, vie quotidienne et familiale, religion, mode de vie, moulins, difficultés dans les travaux, acceptation des changements liés à l’arrivée des progrès techniques, fêtes, veillées, traditions, entraide, recettes traditionnelles parfois oubliées, proverbes en français ou occitan, photos d’époque ou photos d’objets et d’outils d’époque sont autant de sujets (et d’autres encore !) qui nous intéressent ici. Vous pouvez aussi vous laisser inspirer par les sujets abordés par Emile au quotidien.
Vous pouvez prendre contact avec moi ou m’envoyer ces éléments à l’adresse mail suivante: lauragais@lescarnetsdemile.fr
Je publierai ces éléments sur la page dédiée que vous connaissez bien pour compléter le portrait de ce Lauragais d’antan que nous avons plaisir à évoquer ensemble. Comme pour les pages d’Emile, je garderai l’anonymat des noms de famille si vous le souhaitez.
Poursuivons l’aventure d’Emile ensemble !
Sébastien
Publié le 3 Octobre 2020
Publié le 3 Octobre 2020
Aimé Boyer m'a fait parvenir ce témoignage, celui de sa naissance telle qu'on la lui a racontée :
"Je suis né l’année où Hitler a pris le pouvoir en Allemagne, en 1933.
On m’a dit que ce jour-là, il y avait beaucoup de neige. Il n’y avait pas de téléphone et moi j’ai décidé qu’il fallait aller voir. Mon père est allé chercher le voisin, A.B., faire appel aux voisins c’était fréquent et incontournable en ce temps-là.
Un long chemin enneigé et semé d'embûches pour prévenir le médecin
A. B après avoir salué ma mère et vu la situation, est parti à Caraman à 12 km pendant que son épouse est restée, prête à devenir en sage femme.
Le trajet ne fut pas simple. Il a pris le vélo mais au bout de quelques kilomètres, il l'a jeté dans le fossé et a continué à pied car il y avait vraiment trop de neige.
En outre, il n’y avait pas de chemin pour aller jusqu'à la route. Pour la rejoindre, ils y allaient en sabots, changeaient de chaussures, et cachaient les sabots sous un buisson, une racine d’arbre. Malgré ces précautions, quelques farceurs déplaçaient parfois les sabots, il fallait rentrer pieds nus.
Il n’y avait pas non plus de pont pour traverser le ruisseau, les attelages passaient à gué ; il fallait attendre que l’étiage soit modéré. Pour traverser à pied il y avait une passerelle, un arbre couché en travers du ruisseau, équarri à la hache, une branche d’acacia, ou autre bois, bricolé en guise de parapet ou bien, dernière solution, il fallait faire un grand détour.
Pendant tout ce temps, mon père alimentait le feu pour que la maison soit chaude quand l’enfant arriverait. On ne savait pas le sexe du nouveau venu. Il portait aussi de temps à autre de la braise dans un chaudron dans la chambre, il n’y avait pas le chauffage central. Le feu était alimenté par de grosses bûches ou arbres fendus avec les coins et la masse et bien-sûr du petit bois. Le feu tenait une grande place dans les maisons surtout en agriculture pour avoir l’hiver de l’eau chaude et faire cuire toute la nourriture.
Notre brave voisin, après un long trajet compliqué, est enfin arrivé chez le docteur qui n’était pas là ; il était route de Saint Anatoly pour aider à la naissance de N., qui est devenu plus tard mon copain de classe et de jeunesse.
Après, sans doute un remontant, en l’honneur du nouveau venu, ils ont repris la route via Caraman et se sont arrêtés au cabinet du docteur pour refaire la trousse de matériel médical stérile.
Et tous ces événements se sont passés au petit matin. Je n’ai jamais su, comment ils étaient venus à pied ou à cheval. Ma mère assistée par la voisine, se faisait beaucoup de souci et commençait à trouver le temps long.
Un enfant est né
Enfin ils sont arrivés, et le docteur s’est occupé tout de suite de ma mère, et de moi. Je me garderai de détailler tous les gestes qui suivent une naissance, juste vous dire q’on m’a enveloppé dans des langes en tissu que mon père avait pris soin de réchauffer, pendus au dossier d’une chaisedevant le feu.
Je suis né pauvre, dans une chambre sans chauffage, et sans lumière.
Le bon docteur et notre dévoué voisin n’avaient pas déjeuné quand tout a été terminé et moi endormi. Vers dix heures, mon père a fait réchauffer une soupe de pain tranché en fines lamelles tirées de la marque de deux kilos, sans doute du boudin, saucisse car en décembre on avait souvent rangé le cochon.
Et pendu au plafond, ceci raconté par le docteur plus tard, quand j’allais à l’école : une pleine grille de moineaux ; mon père n’était pas braconnier mais l’hiver, comme l’a chanté Jean Ferrat, « la caille et le perdreau, et la tomme de chèvre… En dessert sans doute des noix, amandes, noisettes et l’incontournable confiture maison, du vin tiré de la barrique du fond de la cave.
Pour l’occasion, mon père a ouvert une bouteille de prune de l’année, histoire de goûter. Il n’y avait pas de café.
La longue histoire de la bouteille
Cette bouteille a une longue histoire : il la rouverte pour mon baptême en famille et aussi pour ma communion solennelle, j’y ai alors eu droit avec un sucre. Et quand les parents de mon épouse sont venus pour la première fois, il y avait projet de mariage, avec de généreuses explications du parcours de cette bouteille. J’ai pu en boire à mon tour mais j’étais alors un homme."
Mes sincères remerciements à Aimé pour ce témoignage
Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)
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Publié le 2 Octobre 2020
Publié le 1 Octobre 2020
Vent d'autan
Le matin passé l'avoine pour semer et le soir chargé un peu de fourrage, 4e coupe. Bonnet a essayé de nous dépiquer le fourrage de grain mais nous n'avons pas pu.
