Articles avec #travaux agricoles tag

Publié le 16 Juillet 2017

Rédigé par Emile

Publié dans #illustrations, #Travaux agricoles

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Publié le 15 Juillet 2017

Rédigé par Emile

Publié dans #Travaux agricoles, #illustrations

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Publié le 25 Juin 2017

L'inventaire d'arrivée en novembre 1953, la suite : que trouvent Emile et les siens à la métairie ? (2/2)

La section matériel de l'inventaire est riche d'une quantité de mentions qui donnent une idée assez précise de l'environnement qu'Emile et sa famille investissent en 1953.

On trouve ainsi :

2 charrettes en bon état (3 à réparer au frais du patron)

1 semoir

2 brabants

1 herse canadienne

1 rouleau

2 charrues "pesant ensemble 80 kg"

Sont aussi cités, en vrac et non exhaustivement : des pelotes de ficelle, des liens en bon état et usagés, des brosses, des chaînes d'attache pour les boeufs, des trezagats (pour diriger les boeufs lors du labour), 3 jougs de labour, 1 joug à coulisse (qui permettait d'ajuster l'écartement entre les boeufs)

On trouve aussi des anduzats (pour andusac = bêche), des pelles, des fourches, 3 foussous (= houes) ainsi qu'un certain nombre d'autres outils.

Lors de l'inventaire, la métairie a donc été passée au peigne fin pour bien lister tous les éléments, accessoires et outils de travail fournis à la famille de nouveaux métayers.

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Publié le 31 Mai 2017

La taille des mots exprime leur fréquence d'utilisation par Emile au cours du mois de mai 1957

La taille des mots exprime leur fréquence d'utilisation par Emile au cours du mois de mai 1957

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Rédigé par Emile

Publié dans #Travaux agricoles

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Publié le 30 Avril 2017

Les activités de mars et avril 1957 à la métairie d'Emile

Tandis que les premiers rayons du printemps sont encore hésitants à réchauffer la terre lauragaise, Emile et les siens n'ont pas manqué d'activité tout au long de ces deux mois. On s'affaire, on prépare la pleine saison, on joue à cache-cache avec la météo, jonglant d'une activité à l'autre et adaptant sans cesse son emploi du temps en fonction des caprices du temps.

Mars est consacré pour partie à couper du bois.

On laboure et fume la vigne (avec du fumier, bien-sûr, mais aussi du sulfate de fer) et, par sections, on remplace quelques ceps.

On égrène du maïs de la saison précédente dans la perspective de le vendre.

Un retour est opéré au potager : semis des fèves, installation des pommes de terre...

En avril, on commence à préparer les champs pour certains semis (passage de la canadienne, des dentails...) et notamment pour le maïs, ce qui prend beaucoup de temps au regard des mentions nombreuses dans le carnet concerné.

On vend ce qu'il reste de fourrage encore stocké.

Au potager, on installe les baraquets (haricots blancs), on sème carotte, navets, melons et concombres (c'est ainsi qu'on appelle parfois les courgettes).

Le 30 avril, tout est prêt.. On peut voir mai venir !

 

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Rédigé par Emile

Publié dans #Travaux agricoles

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Publié le 5 Mars 2017

Les activités de février 1957 à la ferme d'Emile

Février est par excellence le mois hostile au paysan, le froid ui mord les doigts, les intempéries qui empêchent de réaliser les activités programmées.

Pour autant, dans les carnets d'Emile on ne note évidemment pas d'interruption.

A quoi donc est consacré ce mois ?

Les prestations (dont nous avions parlé ici : http://www.lescarnetsdemile.fr/2017/02/les-prestations-des-details.html ) qui consistent à donner des jour,ées pour la collectivité, en l'occurrence à la commune pour débroussailler les chemins, procéder au curage des fossés et à la taille des haies mobilisent le métayer une bonne partie du mois.

La taille de la vigne est mentionnée à plusieurs reprises.

On épand les intrants chimiques.

Couper du bois est aussi une activité qui remplit bien des jours de février.

Lorsque la météo est vraiment hostile, on nettoie les greniers et fabrique des outils ou des manches pour remplacer les plus usés.

 

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Rédigé par Emile

Publié dans #Travaux agricoles, #Lauragais, #Métayage

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Publié le 1 Février 2017

L'hiver saison morte pour le paysan ? Que nenni ! On s'active, on s'occupe, on s'organise...

On fait des provision de bois. Rappelons que la borde est construit sur le modèle le plus classique du Lauragais et possède une pièce à vivre avec une cheminée immense, la seule pièce de la maison à être chauffée.

C'est aussi la grande période pour tuer le cochon. Outre celui de la maison, on aide aussi parents et amis qui le tuent à leur tour. Les salaisons sont un aliment important du régime alimentaire d'alors. Il faut pour chaque cochon au moins deux jours : un pour le tuer et le préparer, l'autre pour le débiter et réaliser les diverses préparations : saucisse, boudin, jambon etc...

On jette l'engrais chimique et notamment le Super important pour les racines et la croissance des plantes.

Les jours trop rudes, on répare les échelles, les caisses à lapins, les outils qui seront utiles aux beaux jours...

Et bien-sûr, le soin aux animaux lui est continu et il faut plusieurs fois dans le mois aller récupérer du fourrage au stock avec la charrette. Rappelons qu'il est distant de quelques centaines de mètres puisqu'il s'agit d'un hangar près de la maison du propriétaire.

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Rédigé par Emile

Publié dans #Travaux agricoles, #Lauragais

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Publié le 30 Décembre 2016

Retour sur l'année 1956 à la métairie lauragaise d'Emile
Retour sur l'année 1956 à la métairie lauragaise d'Emile

C'est sans doute l'un des derniers soirs de l'année 1956, dans la cuisine, attablé non loin de la grande cheminée qui fume un peu si on ne laisse pas un filet d'air pénétrer par la porte du couloir qui mène à l'étable, alors qu'il vient de rédiger les activités du jour, que Emile relit les pages qu'il a écrites au cours des mois précédents.

Sans doute mesure-t-il la multiplicité et la variété des tâches qu'il a menées avec sa famille, peut-être n'en perçoit-il plus la rudesse, habitué à un labeur contraignant qui use les corps faute de la lente diffusion des progrès agricoles. Les techniques traditionnelles ont encore grand mal à les laisser se diffuser dans le cadre du métayage.

Si l'on égrène les saisons avec lui, en tournant les pages des carnets, on trouve la mention d'un hiver particulièrement rigoureux marqué par la grande vague de froid qui a atteint tout l'hémisphère Nord à partir de début février. Emile a mentionné ainsi tout au long du mois de février "grand froid", "bourrasques de neige", "froid très vif" , "très forte gelée" . Cette période est occupée à tuer le cochon, à de la vannerie et à la fabrique d'outils, râteaux, balais, de "bancs pour laver". Quand le temps le permet, les journées sont consacrées au curage des fossés, à faire du bois.

L'hiver rigoureux a des conséquences  ainsi faut-il refaire un certain nombre de semis dès le printemps. Le froid a eu raison de l'avoine, des pois, des fèves notamment. L'activité reprend ensuite très densément : l'engrais chimique est épandu, le soin apporté à la vigne reprend, les semis puis l'entretien (sarclage et binage) du maïs. Viennent plus tard les fenaisons et les activités manuelles et chronophages de désherbage et de débroussaillage.

L'été1956 s'ouvre sur les moissons, période intense de travaux. Elles occupent le plus clair du temps des métayers en juillet avec dans l'ordre l'orge, le blé puis l'avoine. Elles engendrent des tâches qui découlent les unes des autres : faire les passages pour permettre le passage de la moissonneuse puis réaliser des gerbes (gerboyer) et les entasser et/ou les transporter avec la charrette avant de dépiquer, tâche réalisée au mois d'août.

Les labours occupent ensuite une large partie de l'automne avant les nouveaux semis. Emile mentionne souvent les activités autour des vendanges qui sont réalisées le 9 et le 10 octobre.

Emile se rend-il compte en tournant les pages qu'elles portent aussi le témoignage d'une très importante activité concernant le potager consacré à la subsistance familiale ? Betteraves, pommes de terre, petits pois, fèves, oignons sont cultivés en quantité...`

Porte-t-il son attention sur les nombreuses mentions autour des animaux que la famille élève pour se nourrir mais aussi pour vendre afin de compléter les revenus de la terre dont les récoltes sont partagées à moitié avec le propriétaire ? Le marché de Castelnaudary et ceux de Villefranche ou Puylaurens dans une moindre mesure permettent de réaliser certaines ventes tandis que d'autres se font directement à la métairie.

Le tracteur n'ayant pas fait son entrée dans la cour de la ferme on y trouve les préoccupations concernant les boeufs qu'on change régulièrement par paires auprès du maquignon d'Avignonet-Lauragais ou qu'on essaie de vendre à la foire locale et pour lesquels on s'inquiète lorsqu'ils sont souffrants.

Peut-être Emile, en ce soir de décembre 1956, reprend-il aussi les événements familiaux : les naissances, les mariages ? Au fil des 48 pages du cahier d'écolier consacrées à l'année 1956, il retrouve les évocations des décès qu'il a marquées pour les rendre évidentes d'une croix dans la marge. Sans doute trop fatigué ne choisit-il pas de s'attarder sur le nombre de fois où il a évoqué le vent gênant (plus de cent fois sans compter les vents légers) ?

En refermant son cahier ce soir-là, avant d'aller se coucher après avoir tisonné les braises, il pense peut-être à tout ce qu'il devra mener en 1957 mais sans doute ne se doute-t-il pas que, 60 ans plus tard, on relira encore ses carnets qui évoquent une certaine Histoire du Lauragais et livrent un aperçu de ses traditions paysannes.

 

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Rédigé par Emile

Publié dans #Travaux agricoles, #Tradition, #Lauragais

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Publié le 11 Décembre 2016

Quelques éléments sur les semis de blé dans le Lauragais en 1956

Dans les carnets d'Emile en 1956, le début des semis de blé intervient après ceux de l'avoine puis de l'orge le 16 novembre et ils s'étendent jusqu'au 17 décembre inclus. Les caprices de la météo, une mécanisation encore en développement et les nombreuses autres activités à mener en parallèle (fin des labours, récolte de la betterave, ...) en expliquent la durée assez importante (quatre semaines).

Tout au longs années 1950, la famille d'Emile cultive essentiellement 2 variétés de blé : le blé du Docteur Mazet dit blé Mazet et l'Etoile de Choisy.

L'Etoile de Choisy est le résultat des premiers travaux de sélection végétale de l'INRA et a été inscrite au catalogue français en 1950. Elle allie grande précocité et bonne résistance au froid et sa culture est très prisée dans le Sud-Ouest de la France et l'ouest audois notamment.

Le blé Mazet est une variété apparue en 1935 et présentée comme "un blé de force, de très bonne qualité (faisant) un pain extraordinaire".

Les carnets d'Emile ne permettent pas de déterminer précisément l'assolement ou les surfaces ensemencées proportionnellement aux autres cultures. Cela fait l'objet d'autres documents que nous ne détenons pas.

Au terme de ces semis 56, Emile tire le bilan suivant "Avons semé au total 20 sacs plus 200 kg de la C.A.L.". Rappelons que la C.A.L. est la Coopérative Agricole Lauragaise. Les 200 kg achetés à la coopérative sont de la variété Etoile de Choisy et ont été semés dans leur intégralité au "champ long". La très large majorité du blé semé provient donc encore de la production stockée lors de la récolte précédente.

Même s'ils sont intéressants, on ne peut cependant pas tirer généralité des seuls éléments issus des carnets puisque, rappelons-le, nous sommes dans le contexte très particulier, largement minoritaire et déjà très déclinant de ce mode d'exploitation des terres qu'est le métayage.

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Rédigé par Emile

Publié dans #Travaux agricoles, #Lauragais, #Tradition

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Publié le 4 Décembre 2016

Les activités d'octobre et novembre 1956 à la ferme d'Emile

Emile et les siens vivent ces deux mois d'automne de façon intense : les activités sont nombreuses alors que le temps devient plus frais voire froid et parfois bien capricieux (le vent, toujours le vent... et pas forcément celui qu'on aurait soupçonné, le Cers peut aussi avoir ses humeurs).

Octobre voit un événement important dans la vie locale : les vendanges. On produit ainsi le vin de table consommé tout le reste de l'année et on en vend une partie. On les prépare bien en amont (lavage des comportes, préparation des lieux de stockage...). Les vendanges demandent au moins une grosse journée de travail puis on met le raisin à la cave. Il est coulé et pressé une dizaine de jours plus tard avec un pressoir qui n'appartient pas à la famille (qu'on loue probablement) avant d'être mis en cuves.

Les vendanges sont un travail collectif non seulement de la famille mais aussi de voisins et amis à qui on rendra ces journées de travail en allant les aider en retour. On se loue même à la journée pour vendanger et compléter les revenus.

Les labours sont un autre des labeurs d'octobre. La fréquence des mentions en montre l'importance dans l'emploi du temps mais aussi la longueur, faute de n'être pas encore mécanisé.

Les labours se poursuivront et se termineront en Novembre.

C'est aussi au cours de ce mois que seront réalisés les semis d'avoine, d'orge et bien-sûr de blé.

La récolte du maïs demande un travail conséquent dont la pénibilité (transport des sacs notamment) s'inscrit aussi dans la longueur. Il faudra ensuite le débarrasser de ses spathes (le dépouiller dit Emile). Les cannes de maïs (tronçons dixit Emile)  doivent ensuite être enlevées du champ et brûlées (on en gardera cependant une partie pour donner aux animaux).

On note aussi, pour la consommation familiale, la récolte en quantités importantes des betteraves.

 

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Rédigé par Emile

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Publié le 1 Octobre 2016

Elles pourraient presque se résumer en un seul mot : les labours.

La plupart des récoltes réalisées, il s'agit de préparer la terre pour les semis qui interviendront lors de la saison suivante.La lenteur de leur réalisation s'explique par leur réalisation avec la traction animale.

Bien-sûr, d'autres activités interviennent en parallèle : soin de la vigne, récolte des haricots et des fèves, récolte du fourrage de grain que le vent d'autan a emporté dans le champ des voisins sitôt la coupe réalisée...

Les activités de septembre 1956 à la métairie lauragaise d'Emile

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Rédigé par Emile

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Publié le 3 Septembre 2016

Le mois d'août est consacré à dépiquer les récoltes qui ont été mises en gerbes le mois précédent (blé, orge, avoine...) grâce à une machine spécifique.

On y consacre beaucoup de temps et en outre on va aider les autres exploitants alentours ou la famille à réaliser cette tâche.

La coopérative vient d'ailleurs retirer une partie des grains mis en sacs.

La paille est mise en balles dont une partie est vendue.

On s'occupe de la vigne avec soin (taille...) dont les grappes arriveront bientôt à maturité.

Pour la consommation familiale on récolte aussi les pommes de terre qui ont été produites en grande quantité.

On note aussi le début des labours sur certaines parcelles.

Enfin, un large temps est consacré aux fenaisons : 2e coupe du fourrage, séchage, récolte et stockage pour la nourriture des bêtes.

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Rédigé par Emile

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Publié le 2 Août 2016

Les principales activités menées au mois de juillet 1956 à la métairie

Les moissons occupent le plus clair du temps des métayers en juillet avec dans l'ordre l'orge, le blé puis l'avoine. Elles engendrent des tâches qui découlent les unes des autres : faire les passages pour permettre le passage de la moissonneuse puis réaliser des gerbes (gerboyer) et les entasser et/ou les transporter avec la charrette avant de dépiquer, tâche réalisée au mois d'août.

Les fenaisons débutées en juin se poursuivent.

Les soins (binage, sarclage) apportés à la vigne et au maïs mobilisent aussi une partie du temps.

L'élevage pour la vente et la consommation familiale ainsi que l'entretien du jardin sont aussi très régulièrement mentionnés.

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Rédigé par Emile

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Publié le 17 Juillet 2016

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Rédigé par Emile

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Publié le 7 Juillet 2016

Avec un peu de recul sur les carnets d'Emile, il est possible de faire émerger du quotidien des métayers au mois de juin les principales activités qui ont occupé leur temps :

- la première quinzaine du mois de juin est occupée par les fenaisons. Couper le foin, le faner, le charger sur des charrettes et le stocker. L’alimentation du bétail en est pour partie tributaire.

- désherbage, débroussaillage : les champs, les chemins, les abords de la maison nécessitent un travail conséquent de désherbage lorsqu'on y procède à la main comme c'est le cas chez Emile. Cette activité est ainsi mentionnée à de multiples reprises.

- entretien de la vigne

- sarclage et binage du maïs : l'activité est menée à la houe pour éviter le développement des mauvaises herbes qui pourraient étouffer le maïs et lui soustraire une partie de son eau. Cela permet en outre de contrer un peu l'évaporation de l'eau des couches profondes, le maïs ayant de grands besoins en la matière.

- début des moissons : l'orge est moissonné par un engin tiré par le tracteur (il faut au préalable faire les passages aux abords du champ, cet appareil étant déporté par rapport au tracteur), il faut ensuite gerboyer (faire les gerbes)et, après séchage, il faudra en extraire le grain à vendre et/ou stocker et récupérer la paille.

- semis (salades) et entretien des cultures du potager (betteraves)

Récapitulatif des principales activités menées au mois de juin 1956 à la ferme

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Rédigé par Emile

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