Articles avec #metayage tag

Publié le 12 Février 2020

coll. L. Pagès

coll. L. Pagès

Les mentions relatives à l'aviculture sont fréquentes dans les carnets d'Emile. L'élevage des poules, poulets, canards et oies tient en effet une place importante dans l'économie familiale.

On commande fréquemment des poussins à la Coopérative Agricole Lauragaise qu'on élève pour, d'une part nourrir la famille, mais aussi les vendre et compléter ainsi les revenus de l'exploitation. Chez les métayers, le revenu n'est en effet que dans la moitié de la récolte, l'autre moitié étant pour le propriétaire des terres. Certains habitués viennent directement les acheter à la métairie mais on en vend aussi beaucoup au marché de Castelnaudary (11) qui a lieu chaque lundi. Il ne faut guère plus de quelques semaines et, certes, beaucoup de soins pour amener un poulet à être vendu.

D'autre part, les poules pondeuses fournissent les œufs que l'on vend à raison de plusieurs douzaines par semaine aux clients fidèles.

A la saison d'automne, commence la période du gavage des canards gras. Les canards ont été élevés depuis la fin de l'été en plein air puis durant 3 semaines sont gavés avant d'être vendus prêts  être transformés ou, selon le choix de l'acquéreur, déjà transformés. Les confits, les foies gras, les salés sont autant de savoir-faire que l'on met ainsi en valeur. Selon les métairies, on fait le choix de gaver les canards, des "mulards" pour la plupart, au maïs blanc ou au maïs jaune.

Certaines exploitations sont davantage tournées vers les oies, ce n'est pas le cas chez Emile, où l'on en élève quelques-unes chaque année mais une moindre proportion.

On peut également encore trouver chez certains quelques dindons ou pintades.

Cet élevage avicole est alors, pour l'essentiel, dévolu aux femmes. Les fermières ont ainsi en charge toutes les tâches de soins, nourrissage, abattage, transformation et vente qui concernent ces animaux et complètent de façon importante le revenu de l'exploitation confiée aux métayers.

Petit lexique occitan :

  • La volaille : la polalha
  • la poule : la pola, la galina
  • le coq : le pol
  • le poussin : le poleto
  • le canard : le tiron
  • le dindon : le piòt
  • la dinde : la piòta
  • la pintade : la pinta o la pinca
  • l'oie : l'auca
  • le jars : l'auc o le gabre
  • l'oeuf : l'uòu

Je remercie Laure Pagès, Christiane et Jean-François Bruno et Marie-Pierre Guisiti pour les documents.

 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

doc personnel

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Coll. C et JF Bruno

Coll. C et JF Bruno

Une bibliographie d'époque (doc. MP Guisti)

Une bibliographie d'époque (doc. MP Guisti)

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Publié le 28 Décembre 2019

Lauragais d'Autrefois (38) :  Un inventaire d'arrivée à la métairie (1/2)

Dans un précédent post, nous avons évoqué la façon dont se passait les changements de métayers au mois de novembre lorsqu'un nouveau contrat était signé (ici). Parmi les tâches incontournables, il en était une minutieuse parmi d'autres : réaliser l'inventaire d'arrivée. La métairie était passée au peigne fin avec le propriétaire pour recenser chaque outil, chaque élément dans les moindres détails. Nous allons prendre pour exemple l'inventaire d'arrivée à la métairie lauragaise d'Emile qui donne un aperçu de cette méticulosité nécessaire pour les deux parties. Nous y consacrerons deux posts.

Dans un vieux cahier d’écolier, on trouve un inventaire daté du 1er novembre 1953 réalisé l’arrivée d'Emile et des siens et sans doute adossé au bail fraîchement signé.

La première page comporte dans la marge les mentions bœufs, paille, fourrage et terres.

Six bœufs se trouvent ainsi dans l’écurie. Ils figurent en tout premier dans l’inventaire. Simple hasard ou position hiérarchique dénotant le caractère fondamental des bêtes de trait pour réaliser la plupart des travaux ? Le tracteur n’est arrivé chez Emile qu’en 1957 contribuant ainsi à la diminution du cheptel qui passe de 6 à 2. 

Ces bœufs, en 1953, mentionnés par paire, sont âgés de 10, 5 et 7 ans. On précise même que l’un d’entre eux, parmi les plus âgés, présente un léger vésigon (variante de vessigon). Il s’agit le plus souvent d’une enflure qui se forme à l’articulation du genou, sorte de tumeur synoviale. Le poids de ces bœufs est indiqué (toujours pour la paire) et varie de 1390 à 1590 kg, ce qui équivaut à des bêtes de 700 à 800 kg environ.

On trouve d’ailleurs régulièrement des tickets de pesée au fil des pages des carnets (voir exemple datant de 1957).

Sont aussi évaluées avec précision les quantités de paille et de fourrage stockées dans les bâtiments à l’arrivée de la famille : 315 balles de paille et environ 225 mètres cubes de fourrage. Leur importance est d'ailleurs confortée par des références multiples dans le bail. Souvent le métayer arrivant à l’automne était venu s’assurer durant l’été précédent du bon déroulement des opérations de stockage de ces éléments précieux. En effet, la négociation des contrats était largement anticipée d’une année pour assurer une transition et une continuité les plus fluides possibles.

De la même manière une partie des terres seulement est ici inventoriée et notamment celle qui est ensemencée de fourrage grande luzerne et cela représente un peu plus de 8 hectares , l’exploitation en comporte pour rappel 38.

Dans cet inventaire, deux autres pages sont ensuite consacrées au matériel grand comme plus petit voire anecdotique où la langue française se mêle à de savoureux occitanismes… Nous y reviendrons dans un prochain post pour continuer la visite de la métairie d'Emile...

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Lauragais d'Autrefois (38) :  Un inventaire d'arrivée à la métairie (1/2)
Lauragais d'Autrefois (38) :  Un inventaire d'arrivée à la métairie (1/2)

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Publié le 25 Août 2019

Les Carnets d'Emile sont les souvenirs de travail - pour l'essentiel - d'un métayer qui consignait chaque soir, au terme de sa journée de labeur, non seulement le relevé de ses activités mais aussi les conditions météorologiques ou encore quelques événements familiaux.

Ce témoignage est rendu exceptionnel aussi bien par sa densité que par sa rareté... Densité car cet homme, dans la continuité de son père, a écrit chaque jour de sa carrière son travail de paysan, saison après saison, année après année, avec des mots simples, une écriture soignée et une constance remarquable. Rareté car il n'est pas si fréquent dans le monde paysan des années 50 qu'un métayer s'intéresse à l'écrit et s'astreigne avec une telle régularité à cet exercice. Le caractère exceptionnel est encore renforcé par le fait que la métayage est, au milieu du XXe siècle, un mode d'exploitation déjà presque obsolète (seulement 3,4% des exploitations en 1954 selon l'INSEE).

Cet homme, c'était notre grand-père. Il ne s'appelait pas tout à fait Emile mais il était si pudique qu'on comprendra qu'on lui conserve ici son anonymat. C'était un taiseux mais un taiseux qui écrivait. Alors, bien-sûr, on ne trouvera pas au longe des pages d'envolées lyriques pas plus que colériques : quelle que soit la situation, les sentiments, on ne les dit ni ne les écrit, on les tait. On ne s'intéresse qu'aux faits puisque ces carnets ont une fonction réelle, celle d'être une mémoire de travail à laquelle on se réfère souvent.

Et puis qu'importent les lieux pas tout à fait précis, les noms anonymés, ce qui compte c'est la force de son témoignage. Elle se révèle intacte dépeignant par petites touches au fil des lignes noircies dans de vieux cahiers d'écolier toute la difficulté d'être un miéjaïre. Quand on est un métayer, on partage le produit des quelques hectares qu'on travaille avec leur propriétaire. Les petites parcelles viennent se nicher entre les coteaux joufflus du Lauragais et la rigole qui serpente vers le partage des eaux à Naurouze. Aussi, pour faire vivre les 4 générations qui habitent sous le même toit, il faut déployer une énergie sans pareille et que chaque membre de la famille participe de la petite entreprise. L'élevage permet de se nourrir et de compléter les revenus ; le potager lui, se déploie en des dimensions conséquentes.

C'est tout cela qu'Emile écrit en creux : le portrait d'un Lauragais aujourd'hui disparu, l'esquisse d'un métier exigeant empesé de ses traditions qui voit pourtant les progrès se multiplier au coeur des années 50. L'exploitation dans le cadre du métayage y accèdera mais à un rythme nettement plus lent.

Ces carnets ont longtemps reposé sur les étagères familiales, ils permettent ici, sous la forme d'un petit blog, d'évoquer ce Lauragais d'autrefois dont les paysages actuels portent encore les traces. Un dialogue à travers le temps...

S.

Les Carnets d'Emile ou les souvenirs de mon grand-père dans le Lauragais des années 50
Les Carnets d'Emile ou les souvenirs de mon grand-père dans le Lauragais des années 50
Les Carnets d'Emile ou les souvenirs de mon grand-père dans le Lauragais des années 50
Les Carnets d'Emile ou les souvenirs de mon grand-père dans le Lauragais des années 50

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Rédigé par Emile

Publié dans #Lauragais, #Tradition, #Métayage

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Publié le 20 Juillet 2019

Lauragais d'autrefois (1) : être ingénieux, assurer les tâches du quotidien

Ce cliché représente un moulin à farine fabriqué par le père d'Emile au début des années 50. La force motrice en était le vent (on distingue les ailes), il était installé sur une charrette pour pouvoir être déplacé, réorienté, mis à l'abri.

Ce post constitue le premier de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Publié le 9 Janvier 2019

Rédigé par Emile

Publié dans #Lauragais, #Métayage, #Occitanie

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Publié le 10 Décembre 2018

image d'illustration

image d'illustration

La métairie dans laquelle vivent Emile et les siens est bâtie sur le modèle le plus répandu dans le Lauragais. L’habitation et les dépendances, en pierre, sont ainsi construites dans la longueur, en un seul corps. Le facteur climatique prévaut : la construction est orientée d’Ouest en Est dans le sens des vents dominants, Cers et Autan.

Le corps principal du bâtiment, présente une large porte à 2 battants qui permet d’accéder à l'étable, après avoir traversé latéralement un couloir. L'étable accueille les 6 bœufs de trait (puis deux seulement après l'arrivée du tracteur), ainsi que quelques vaches, veaux., repoupets. Cette disposition permet de jeter un œil aux bêtes en rentrant dont on a vu, ici, l'importance de leur rôle dans l'exploitation familiale y compris après l'arrivée du tracteur.

Au dessus, sur le plancher se situe un grenier qui permet le stockage de foin pour nourrir les bêtes, d’où son nom, la fenial. On y accède par une échelle de meunier puis une trappe qui se soulève en tirant sur une corde.

Si l’on suit le couloir de béton en pente douce, on arrive dans la pièce à vivre de la maison. Elle abrite la cuisine dont le sol est recouvert de tommettes rouges, un buffet, une cuisinière à charbon, une grande table et une cheminée monumentale avec un foyer immense. Le tirage de cette cheminée n’est pas de qualité et nécessite paradoxalement, même au plus froid de l’hiver, de laisser la porte du couloir entrouverte pour éviter un enfumage copieux de la maison.

Au fond de cette même pièce, un escalier de bois permet d’accéder à l’étage. Un couloir sombre dessert 4 chambres, l’une d’entre elles a été cloisonnée pour être divisée en deux à la naissance de la 2e fille du couple, l’espace y est donc assez exigu.

L’éloignement de la cheminée et son fonctionnement loin d’être optimal font que lorsque surviennent de grands froids hivernaux, du givre peut apparaître la nuit à l’intérieur des carreaux avec la condensation due à la respiration. Le plumon, ce gros édredon rempli de duvet de canard ou d’oie, n’en est que plus essentiel.

Dans la longueur du bâtiment, à l’Est, « côté vent d’autan » comme on disait, se situe un hangar, au sol en terre battue, qui abrite un lavoir en ciment.

On trouve à l’Ouest, « côté vent de Cers » cette fois, un hangar ouvert et attenant au bâtiment principal permettant d’abriter du matériel agricole. Enfin une dernière construction, plus basse, aux murs en pierre très épais et percée d’une seule ouverture, est dénommé « cave ». Comme son nom l’indique on y stocke les tonneaux de vin de la récolte familiale annuelle.

La cour est vaguement empierrée et une grande partie est herbeuse sur laquelle divaguent des volailles.

Près d’un immense ormeau, un autre bâtiment de pierre, en face du corps principal de la ferme, les y abrite pour la nuit. Il reçoit aussi les canards, on les gave à l’intérieur, la saison venue. Des boxes séparés, qu’on appelle soutes, permettent d’accueillir et élever les porcs.

Au fond de la cour près du champ, un vieux poste électrique abandonné permet de loger des clapiers pour y élever des lapins.

Un chemin vert, bordé de quelques noisetiers, descend en pente douce vers le puits situé une centaine de mètres plus bas, la mare et le potager qui est pourvu d’un bassin qui permet l’arrosage des semis et plantations.

C'est dans cet espace très délimité avec des zones dédiées à chaque aspect de l'exploitation familiale que vivent et travaillent Emile et sa famille.

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Rédigé par Emile

Publié dans #Lauragais, #Occitanie, #Métayage, #Travaux agricoles

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Publié le 27 Août 2017

Du Lauragais (photo Bruno Alasset)

Du Lauragais (photo Bruno Alasset)

Au moment où Emile rédige ses carnets, en 1957, le métayage est un mode de faire-valoir des terres en important déclin. Cela dure depuis le début du XXe siècle et s'est accéléré en 1947 avec la mise en œuvre du statut du fermage et du métayage. Selon l'INSEE, en 1954, le "bail à colonat paritaire" ne concerne plus que 3,2 % des exploitations agricoles.

Cela rend le témoignage d'Emile, à travers ses carnets, encore plus précieux. On y trouve des éléments de l'emploi du temps d'Emile et de tous les membres de sa famille car chacun a un rôle précis à jouer dans le labeur quotidien.

Les années 1950 constituent une période de modernisation intensive et accélérée de l'agriculture. A travers les carnets d'Emile, on voit comment une exploitation basée sur un mode de faire-valoir déclinant et assortie (empesée ?) d'un certain nombre de pratique héritées de la tradition vit sur un rythme lent et différent des autres.

L'exploitation est grande de 31 ha. Dans ce type de contrat, il est prévu que "le possesseur d'un bien rural le remet pour un certain temps à un preneur qui s'engage à le cultiver sous la condition d'en partager les produits avec le bailleur". (art L462-1 du Code Rural)

Le contrat de la famille d'Emile concerne évidemment les produits de la terre mais également la vigne. Dans d'autres contrats de ce type, on pouvait trouver la mention de paniers de légumes hebdomadaires, des canards gras. Ce n'est pas le cas ici, Joseph le père d'Emile a négocié le contrat strictement. Il est seulement prévu, hors contrat et contre rémunération, d'élever annuellement un cochon pour la famille du bailleur, on leur prépare aussi les salaisons.

Dans une exploitation où foisonnent les tâches relatives à la terre, à l'élevage mais aussi au très grand potager ou encore à la vigne, chaque membre de la famille a son rôle à tenir et ses tâches propres pour que soit prospère ou du moins correcte l'économie familiale.

C'est ce que, chaque jour, Emile a consigné dans ses carnets et qui nous parvient à travers les décennies...

Un soir dans le Lauragais (Photo Bruno Alasset)

Un soir dans le Lauragais (Photo Bruno Alasset)

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Rédigé par Emile

Publié dans #Métayage

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Publié le 5 Mars 2017

Les activités de février 1957 à la ferme d'Emile

Février est par excellence le mois hostile au paysan, le froid ui mord les doigts, les intempéries qui empêchent de réaliser les activités programmées.

Pour autant, dans les carnets d'Emile on ne note évidemment pas d'interruption.

A quoi donc est consacré ce mois ?

Les prestations (dont nous avions parlé ici : http://www.lescarnetsdemile.fr/2017/02/les-prestations-des-details.html ) qui consistent à donner des jour,ées pour la collectivité, en l'occurrence à la commune pour débroussailler les chemins, procéder au curage des fossés et à la taille des haies mobilisent le métayer une bonne partie du mois.

La taille de la vigne est mentionnée à plusieurs reprises.

On épand les intrants chimiques.

Couper du bois est aussi une activité qui remplit bien des jours de février.

Lorsque la météo est vraiment hostile, on nettoie les greniers et fabrique des outils ou des manches pour remplacer les plus usés.

 

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Rédigé par Emile

Publié dans #Travaux agricoles, #Lauragais, #Métayage

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Publié le 20 Septembre 2016

Les carnets d'Emile évoquent très souvent l'élevage des animaux.

Il n'entre pas dans le contrat des miejaïres (nom occitan des métayers qui signifie celui qui partage à moitié) en dehors d'un cochon engraissé, abattu et traité en salaisons pour la famille du propriétaire.

Lapins, oies, canards, poules, poulets, cochons (cinq par an environ), vaches, pigeons sont élevés pour assurer la subsistance de la famille qui vit sous le même toit et ne l'oublions pas réunit ainsi 4 générations.

Le nourrissage, le nettoyage, le soin des animaux sont plutôt dévolus aux femmes, de même que le gavage des oies et des canards. Les hommes interviennent lors des travaux de force. Ces activités indispensables occupent ainsi un temps important de l'emploi du temps familial.

Une partie de cette production est ainsi vendue soit directement à la ferme pour un certain nombre d'habitués soit sur les marchés et notamment ceux de Castelnaudary ou encore Puylaurens. Ainsi, par exemple, pour une centaine de canards gras produits et abattus annuellement, une trentaine sont destinés à la consommation familiale, les autres à la vente.

A partir de 1956, on note des commandes importantes d'aliments pour animaux spécifiques à la Coopérative Agricole Lauragaise, signe d'une intensification des productions sortant ainsi l'exploitation du simple élevage traditionnel mené jusque là.

L'enfant au milieu de la basse-cour (archives personnelles)

L'enfant au milieu de la basse-cour (archives personnelles)

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Rédigé par Emile

Publié dans #Métayage

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Publié le 27 Juillet 2016

Le documentaire de Jean Luc Prince "Saint Anatoly, une vie paysanne" retrace les activités de 2 jumeaux Germain et François, métayers dans le Lauragais en 1993 et 1994 lors de leur dernière année d'exercice. Cela se déroule près de 40 ans après la rédaction des carnets d'Emile mais la philosophie de travail, les techniques employées, les façons de faire en sont directement héritées..

(merci à S. pour la suggestion)

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Rédigé par Emile

Publié dans #Métayage, #Lauragais, #Tradition

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