Publié le 19 Avril 2020

Merci à Christelle Marty pour son attention

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Publié le 19 Avril 2020

Mardi 19 avril 1960 - le vin de presse

Frais

Nous sommes allés tuer un cochon à Roou.

Pech a retiré 36 balles de paille. Transvasé le vin de presse.

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Publié le 18 Avril 2020

Nous évoquerons la vie rurale des années 50, modes de vie, traditions et les Carnets d'Emile dans la matinale de Radio Présence (97.9 Toulouse ou sur le site de Radio Présence ) avec Isabelle O'Neill. Ce sera le mardi 21 avril à 7h37. 

Les Carnets d'Emile dans la matinale de Radio Présence le 21 avril

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Publié le 18 Avril 2020

Lundi 18 avril 1960 - les saches de maïs

Froid

Fini d'arranger le bord de la vigne et descendu 20 saches de maïs de la Ginelle 

Sorti de la pierre du champ de la Ginelle. Mr Géli est venu nous voir

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Publié le 17 Avril 2020

Dimanche 17 avril 1960 - La communion et Piroulet

Froid

Huguette a fait la 1ère communion privée. Beau-père et mère et mémé de Montmaur sont venus dîner.

Nous sommes allés voir Piroulet* à Montmaur

* incarné par le très populaire comédien et humoriste toulousain Georges Vaur

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Publié le 16 Avril 2020

Samedi 16 avril 1960 - les bords de la vigne

Averses

A vous fait du rangement autour de la maison et travaillé au bord de la vigne

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Publié le 15 Avril 2020

Photo d'illustration Bruno Alasset Insta : bruno31290

Photo d'illustration Bruno Alasset Insta : bruno31290

Louis Bruno était agriculteur en Lauragais, fermier plus exactement. Retraité, il a consigné ses souvenirs dans des cahiers que sa famille partage avec nous aujourd'hui. Dans un précédent post (ici), nous avons découvert sa description des différentes structures des exploitations lauragaises. Aujourd'hui, nous nous intéresserons à la première partie de l'énumération qu'il a faite des travaux printaniers. 

En mars, vignes et prairies

"Courant mars, revigorés par l'allongement des jours et le soleil printanier, on reprenait du service à l'extérieur, taille , travail et remise en état de la vigne, semis des prairies temporaires à renouveler, trèfle violet, sainfoin et même lotier sous couvert d'une céréale de préférence l'orge moins envahissante que le blé ou avoine. Sarclage à la herse légère et roulage général si le sol était assez ressuyé. Cette dernière opération avait pour but de plomber le sol soulevé par les gelées hivernales et favoriser le tallage des cultures ; histoire de se dégripper un peu les muscles du dos on accordait aussi un petit binages manuel aux fèves rescapées de l'hiver."

Les engrais

"N'oublions pas de mentionner quelques épandages d'engrais chimiques de printemps certes en bien moindre quantité que de nos jours, manuels bien-sûr suivant le principe des semis de graines. Superphosphate 20 % en poudre sur les prairies de fauche, attention les yeux ! Surtout avec un peu de vent. 

Sulfate d'ammoniaque ou ammonitrate 20 % sur les blés. Les sacs ou "balles" pesaient 100 kg. L'opérateur en prenait un chaque coup le tiers dans son sac-semoir passé autour du cou, il fallait avoir du muscle et serrer les dents outre cela on n'avait pas oublier de mettre en terre les plants de pommes de terre. "

En avril

"C'était le moment de reprendre les labours d'hiver bien disloqués par les gelées. Les terres étaient d'une finesse à vous donner envie de marcher pieds nus et la structure du sol impeccable du fait d'un tas de facteurs trop longs à citer et aussi discutables mais il n'en est pas moins qu'il en est rarement de même à ce jour malgré les moyens existants." 

La suite des travaux de printemps vus pas Louis Bruno à suivre dans un prochain post

Un immense merci à Daniel Bruno - ainsi qu'à Christiane et Jean-François Bruno - pour avoir partagé les écrits passionnants de Louis.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

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Publié le 15 Avril 2020

Vendredi 15 avril 1960 : semer les barraquets

Frais

Fini de semer la betterave. Semis de barraquets* et concombres. Arraché des ravenelles dans le blé. Nettoyé le fossé sous le jardin. André Jeanjean est venu nous voir.

Paulette est allée au dentiste.

* haricots blancs en occitan

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Publié le 14 Avril 2020

Jeudi 14 avril 1960 - semis de betterave

Bruine

Travaillé aux bords de la pointe. Semé de la betterave. Henri d'Estève est venu

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Publié le 13 Avril 2020

Mercredi 13 avril 1960 - la visite chez le dentiste

Vent de cers

Fini de labourer les bords de la pointe

Commencé à semer la betterave

Paulette est allée au dentiste

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Publié le 12 Avril 2020

Mardi 12 avril 1960 - labourer avec les boeufs

Vent de Cers froid

Fini d'arranger les fils de fer de la vigne. Le soir labouré les bords à la pointe avec les boeufs

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Publié le 11 Avril 2020

Photo d'illustration Bruno Alasset Instagram : bruno31290

Photo d'illustration Bruno Alasset Instagram : bruno31290

La période pascale dans la campagne lauragaise des années 50 revêtait un caractère particulier au regard des traditions religieuses qui l'accompagnaient. En l'absence de moyens de transports, on organisait l'emploi du temps. Les nombreux travaux printaniers dans les champs, à la vigne, à l'écurie qui jalonnaient cette période nécessitaient une organisation rigoureuse si la famille souhaitait assister aux célébrations religieuses.

 

Voici les souvenirs d'Aimé Boyer, métayer :

   

"Que de kilomètres parcourus pour la religion. J’habitais à deux kilomètres du village, et au bord de la route. Mais d’autres familles se situaient à cinq ou six kilomètres. Et, comme ils n’étaient pas au bord de la route, ils devaient prendre leurs chaussures à la main pour en changer et laisser les sabots sous des racines d’arbre ou d’un gros buisson.

Le matin des Cendres, avant d’aller à l’école, on passait à l'église pour assister à une messe basse qui était une messe non chantée suivie de l’imposition des Cendres avec lesquelles on nous faisait une croix sur le front. Je me souviens que nous l'effacions avant d’arriver à l’école, pour ne pas être moqués."

 

Des Rameaux jusqu'à Pâques

" Huit jours avant Pâques, on prenait quelques rameaux de laurier, à défaut de buis, pour les faire bénir, à la mémoire de l’entrée du Christ dans Jérusalem et de sa Passion. Au retour avant de rentrer le bouquet, on en laissait la moitié dehors ; il ne fallait pas le rentrer dedans car il devait être distribué dans les champs l’après-midi, pour protéger les récoltes. Le reste, un brin posé dans chaque pièce sans oublier l’écurie, les volières, et même la cave. Le reste était stocké dans l’armoire en cas de deuil, de maladie etc...

Tout au long de la semaine Sainte, nous rejoignions souvent l'église pour le chemin de croix, la veillée pascale, les temps de prière Beaucoup de kilomètres à pied et d’allers-retours de la ferme au village et de longues conversations joyeuses sur le chemin.

Pâques était un moment très attendu, une grande fête dans les familles lauragaises. Bien sûr un bon repas partagé clôturait cette période pascale après la messe du jour de Pâques."

 

En attendant, les Rogations, bénir les culture et les travaux des champs

"Trois jours avant l’Ascension, on allait en procession bénir les cultures, les travaux des champs (les deux premiers jours étaient consacrés à la campagne). Sur les routes du Lauragais il y a des croix érigées et posées sur des socles de 1m.50 environ. Les familles paysannes les aménageaient en guise de reposoir : un linge blanc, un Christ, une image pieuse, un bouquet de fleurs, ce dont on disposait ; c’est là que la procession se retrouvait parfois même en passant à travers champs. Le troisième jour des Rogations était souligné par une messe, avec une procession sur la place du village, devant la Croix des Missions. C’était ainsi à Caraman, je me souviens. À chaque reposoir il y avait des offrandes, des produits de la ferme."

 

Merci à Aimé Boyer pour ses souvenirs si précis et évocateurs.

 

Si vous avez des témoignages sur la vie rurale dans les fermes et métairies lauragaises des année 30,40 ou 50, n'hésitez pas à me les faire parvenir ou à me contacter je les publierai : lauragais@lescarnetsdemile.fr ou 0625549345

 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois, #Occitanie

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Publié le 11 Avril 2020

Samedi 11 avril 1960 -les fils de fer de la vigne

Fini de racler les patates. Arrangé les fils de fer de. la vigne. Paulette et les petites sont arrivées de Roou.

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Publié le 10 Avril 2020

Les Carnets d'Emile ont fait l'objet d'un reportage de Clémence Fulleda diffusé dans les journaux de France Bleu Occitanie.

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Publié dans #Presse, Médias, Interventions

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Publié le 10 Avril 2020

Dimanche 10 avril 1960 - les Rameaux, le baptême

Brumeux 

Nous sommes allés au baptême d'Alain P. à Roou

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Publié le 9 Avril 2020

Samedi 9 avril 1960 - bientôt le baptême

Vent d'autan tourné

Fini de passer le canadien pour la 2e fois aux terres de maïs. Sarclé les patates

Camille est venu chercher Paulette et Régine pour le baptême d'Alain

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Publié dans #emploi du temps

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Publié le 9 Avril 2020

photo Coll. famille Nardèse

photo Coll. famille Nardèse

La période de confinement que nous vivons depuis quelques semaines est-elle inédite ? Elle l'est par sa dimension, sa durée et son étendue. Cependant, en faisant quelques recherches, on s'aperçoit tout de même que, dans les campagnes lauragaises, des périodes d'isolement ou de quarantaine ont été vécues en différentes circonstances provoquées non seulement par la maladie mais également par les aléas climatiques (neiges importantes, inondations...). Passage en revue de ces situations exceptionnelles...

1952 : la fièvre aphteuse

La fièvre aphteuse est cette épizootie que redoutent les éleveurs. C'est une maladie virale qui touche bovins, ovins, caprins, porcins et plus largement tous les animaux à sabots fendus. Elle est d'une grand contagiosité et a pour les éleveurs des terribles conséquences économiques.

Dans la période qui nous préoccupe sur ce blog, deux vagues sont à noter : l'une en 1938 et l'autre en 1952. Elle se manifestait par une température élevée, des aphtes et une surproduction de salive. Parfois les animaux atteints maigrissaient et s'ils parvenaient à s'en remettre, c'était rarement le cas pour les plus jeunes.

Elle n'était pas transmissible à l'homme ou alors rarement et avec des symptômes assez bénins.  

L'inquiétude suscitée par la contagion amenait alors les autorités à mettre en quarantaine certaines fermes ou métairies atteintes pour ne pas que se répande le virus d'un élevage à l'autre. La famille entière, réunie, vivait alors à l'isolement.

Aimé Boyer se souvient de l'épisode de 1952 :

" On déplorait beaucoup de pertes de jeunes bovins, les maisons étaient mises à l'isolement quarante jours durant.

Pour porter les prélèvements au laboratoire, on sollicitait les gendarmes qui étaient chargés de cette tâche. Il n'y avait pas de téléphone aussi pour communiquer, on avait posé une caisse dans la haie à la limite dela propriété. Un chiffon blanc déposé en vue signalait un besoin des habitants. C'était leur seul lien avec l'extérieur, leur seul moyen de communication bien ténu. Nous qui n'avions pas nos animaux atteints allions voir et prenions en charge : besoin de médicaments, de provisions ou autre... On reposait le torchon qui servait de signal quand le service était rendu. Aucun produit bovin ne devait sortir de la ferme, fumier compris. Des pédiluves étaient installés. C'était bien compliqué surtout que ces animaux comme les boeufs de trait ne pouvaient plus travailler. "

 

Dans les carnets d'Emile, on trouve la mention suivante de la main de Jean, le père d'Emile, datée du 27 février 1952 :

Paulette Durand, sa belle-fille, confirme la difficulté de ces moments  :

"En février 1952, j'ai accouché de ma première fille. Nous avons été très inquiets, c'était un bébé prématuré et fragile. Dans l'étable nous avions boeufs et vaches atteints de la fièvre aphteuse que le vétérinaire venait à peine de diagnostiquer. Les visites ont donc été proscrites et la plus grande prudence était de mise. Même le docteur pour venir ausculter le bébé prenait mille précautions pour s'approcher de chez nous en changeant notamment de chaussures à distance."

 

Quelques jours plus tard , dans le carnet on confirme la difficulté de la situation :

 

Les gendarmes sont venus pour établir un rapport sur la situation sanitaire. Etaient alors mises en quarantaine, les seules exploitations touchées par la maladies. Cependant, la période n'a pas duré plus d'un mois et le jeune bovin a été la seule perte. Les boeufs se sont remis et ont repris le travail pour passer la herse dès le 12 mars. Les visites à la ferme ont recommencé fin mars.

 

1956 : la neige et le froid

 

D'autres situations dues à la météo conduisaient parfois à des isolements forcés. Comme lorsqu'il y avait beaucoup de neige.

Paulette Durand se souvient :

"Certains hivers, la neige était si importante qu'il nous était impossible de quitter la ferme. Nous étions isolés du monde tant que la neige ne fondait pas, cela ne serait en général pas plus de quelques jours. En 1956, le grand froid nous a compliqué la vie. Les températures étaient telles que la glace sur la mare supportait le poids des boeufs et nous avions bien du mal à la casser chaque matin pour les abreuver."

Berthe Tissinier confirme :

"Durant cet hiver 1956 le confinement a dû être forcé et naturel mais dans les fermes il y avait de quoi subsister : du lait, des légumes secs, des volailles, des cochonnailles, du confit, du vin et de l'eau de vie !

On faisait du millas qui servait de pain et de dessert, les confitures de l'été, on faisait du beurre avec la crème de lait que l'on remuait pendant des heures dans une grande conserve, chacun à tout de rôle la secouait, cela vous faisait les bras !

La vie n'était pas la même qu'aujourd'hui, on allait chez l'épicier moins souvent. Et dès qu'on le pouvait, on s'entraidait entre voisins.

Le problème principal était pour avoir la visite d'un médecin si quelqu'un était malade..."

Des isolements qui ne duraient guère mais coupaient bel et bien les familles du reste du monde durant quelques jours...

 

Merci à Berthe, Paulette et Aimé pour leurs éclairages précieux.

 

Si vous avez des témoignages sur ces périodes particulières vécues dans les fermes et métairies lauragaises, n'hésitez pas à me les faire parvenir, je les publierai : lauragais@lescarnetsdemile.fr ou 0625549345

 

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Publié le 8 Avril 2020

Vendredi 8 avril 1960 - vendre 2 lards à Villefranche

Vent d'autan

Avons vendu à Villefranche 2 lards 24 kg à 200F le kg

Passé le canadien pour la 2e fois au champ des la Ginelle . Sarclé des p. de terre

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Publié le 8 Avril 2020

Un lecteur de ce blog m'a adressé un mail concernant la grippe asiatique qui a sévi dans le monde en 1957 et plus particulièrement en France à la fin de l'année.

Le virus grippal avait commencé à se répandre en Chine en janvier pour atteindre les États Unis en juin et arriver en Europe au début de l'été. Il ne se montra réellement actif en France qu'au cours de l'automne, favorisé par la météo. Il pouvait dégénérer en pneumonies et oedèmes pulmonaires.

L'Europe n'avait pas été confrontée à ce type d'épidémie depuis la grippe espagnole de 1918 aussi certaines des es mesures prises furent insuffisantes ou mal adaptées Par exemple le vaccin protégeait contre la souche H1N1 or le virus était issu de la souche H2N2 de la grippe A.

Alain Belaud se souvient : " La grippe asiatique de 1957-58 clouait au lit des familles entières. La solidarité des voisins (guéris ou non encore touchés) s'organisait pour donner à manger aux bêtes et laisser une casserole de tisane."

Si on opère un retour en arrière dans les Carnets d'Emile, la famille ne fut pas épargnée par cette épidémie.

La première de la maisonnée à être frappée fut la grand-mère d'Emile, Léonie. De santé fragile, l'évolution de sa maladie nécessita 4 visites du docteur Izard. Emile nomme cette grippe, la "grippe mauvaise". Elle intervient dans un contexte particulier puisque sa femme Paulette attend leur deuxième enfant pour la fin de l'année.

Le 17 novembre 1957, Emile écrit :

Un mois plus tard, en décembre, ce fut à son tour d'être souffrant, à un point tel qu'il ne pouvait pas travailler. Il resta à l'intérieur une semaine durant, dans le même temps sa belle-mère Anna la contracta également obligeant Paulette à faire des allers-retours entre les deux métairies pour prêter main forte.  La solidarité familiale était un élément important. On note au cours de cette semaine là de plusieurs visites du docteur Izard au chevet du malade.

On estime à 100000 environ le nombre de victimes françaises de cette épidémie. A la métairie d'Emile, on n'en déplora cependant aucune, le rétablissement fut long mais se fit dans de bonnes conditions pour tous.

Pour aller plus loin, un article de Libération:

La grippe asiatique de 1957

Merci à Alain Belaud pour cette suggestion et les éléments qu'il m'a adressés.

 

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Rédigé par Emile

Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois, #Occitanie

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Publié le 7 Avril 2020

Jeudi 7 avril 1960 - déchausser la vigne

Vent d'autan

Fini de passer le canadien au champ sous le jardin. Fini de déchausser la vigne et de préparer pour la betterave.

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Publié le 6 Avril 2020

Mercredi 6 avril 1960 - la betterave et les terres de maïs

Vent d'autan

Continué à passer le canadien pour les terres de maïs. Préparé pour la betterave.

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Publié le 5 Avril 2020

L'article de Marine Pons dans la Voix du Midi Lauragais au sujet des isolements, quarantaines et confinements.

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Publié le 5 Avril 2020

Mardi 5 avril 1960 - tuberculiner les boeufs

Vent d'autan - Fait les fosses pour les tomates. Semé du salsifis.

Continué à passer le canadien. Paulette est allée laver à Roou. Le vétérinaire de Revel est venu tuberculiner* les boeufs nouveaux

* injecter en sous-cutané de la tuberculine pour détecter les sujets allergiques aux bacilles tuberculeux

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Publié dans #emploi du temps, #agriculture

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Publié le 4 Avril 2020

Lauragais d'Autrefois (55 et 56) : l'histoire de Pépé (in extenso)

Vous êtes nombreux à m'avoir écrit au sujet de l'histoire de Pépé publiée ici en 2 épisodes. La voici publiée in extenso.

Pierre Touja - dit Pépé - m'a contacté pour me confier son histoire, l'histoire d'une enfance singulière au coeur du Lauragais des années 30 et 40. Elle est jalonnée de journées ensoleillées au bord du Canal du Midi mais aussi d'un accident qui a changé le cours de son destin. Je l'ai mise en mots en espérant lui avoir été fidèle.

"Je suis né dans le Lauragais des années 30, à Gardouch, alors que mes parents n’étaient encore que de très jeunes adultes. Le vert Canal du Midi y glisse lentement entre les arbres tel un serpent calme. Mes grands-parents y habitaient. 

Mon père, Etienne, pour gagner sa vie et la nôtre, participait à divers travaux saisonniers à la journée : fenaisons, battages, vendanges…  Il louait sa force, ses bras et l’énergie de sa jeunesse dans les bordes alentours alors que la mécanisation, timide, avait décidé de se faire attendre encore un peu. Ma mère, Germaine, faisait des ménages, de l’entretien dans les maisons dont les familles voulaient bien la solliciter. 

Monsieur Robert, l’instituteur du village, un homme très apprécié, leur faisait le cadeau de son amitié bienveillante. Cet homme était membre du conseil d’administration du château de Dabeaux à Aurignac où étaient alors accueillis et scolarisés des enfants qui avaient des difficultés familiales. 

 

L’enfant caché

Il offrit à mes parents l’opportunité inespérée d’avoir du travail pour chacun d’eux : Etienne mon père s’occuperait de la ferme et entretiendrait le château, ma mère Germaine y serait femme de maison, cantinière, lingère… Une condition difficile leur fut cependant imposée, une condition intenable pour de jeunes parents : les enfants ne pourraient les y accompagner. 

Mon très jeune frère fut confié à des amis toulousains provisoirement et moi, du haut de mes trois ans, je devins  l’enfant caché du château. Lorsque nécessaire, dès que les pas du directeur résonnaient dans les couloirs, je me dissimulais sous les grandes marmites de la cuisine, dans les creux du bois que mon père aménageait sur la charrette lorsqu’il rentrait des bûches et mille autres cachettes encore. 

 

Le drame

Un enfant caché n’en reste pas moins un enfant et alors que ma mère était occupée à laver du linge, j’échappai par une journée ensoleillée à sa surveillance et courus dans le pré retrouver mon père qui fauchait. Il était occupé à enlever le foin qui obstruait la bielle de la faucheuse lorsque je m’approchai. Les vaches qui tiraient l’engin eurent un mouvement et le drame se noua dans l’instant : ma jambe gauche fut sectionnée sous le genou.

On me conduisit dans l’urgence à la clinique de Saint Gaudens, le foin jugulait un peu l’hémorragie en faisant une sorte de tampon.

Aujourd’hui avec les progrès de la médecine d’urgence sans doute aurait-on sauvé ma jambe mais on me sauva bien plus ce jour-là puisqu’on me conserva la vie..."

 

Grandir

Et c’est ainsi que je grandis à Dabeaux au fil des ans sans plus être un enfant caché. Les effectifs du château grossirent et on eut plus que jamais besoin de mes parents. Mon enfance fut rendue singulière par mon absence de jambe et les tentatives que l’on fit pour la compenser furent couronnés de succès très mitigés. Les prothèses pouvaient alors peser jusqu’à 8 kg, ce qui est bien lourd pour le dos fragile d’un jeune enfant en plein croissance. Pour ne pas le léser davantage, on revint quelques temps à des béquilles de fortune d’une fabrication simple et rudimentaire.

L’enfance reprit bien vite ses droits. Je rentrais souvent à Gardouch passer quelques vacances chez mes grands-parents, ma tante et mon oncle qui me choyaient. L’insouciance chevillée au corps, j’avais cependant conscience d’avoir un statut un peu spécial. Je lisais souvent dans le regard de mes camarades la curiosité que mon état leur inspirait.

 

Des étés insouciants

L’été, nous nous baignions à l’abreuvoir au bord du Canal. Robert Boulech, l’instituteur, nous recommandait d’attendre que les péniches s’éloignent car leurs fonds plats soulevaient la vase mais nous étions trop impatients et replongions aussitôt. Aux voûtes de Villefranche, nous organisions des concours de natation et, malgré mon handicap, je me débrouillais plutôt bien à ma grande fierté.

 

Une opération dans la cuisine

L’adolescence venant, la croissance de ce qui restait de tibia et de péroné devenait dangereuse et provoquait des risques de blessures sur le moignon. Nous consultâmes le docteur Paul Izard qui estima qu’une nouvelle opération devenait nécessaire. On ne m’en dit pas grand-chose sur l’instant. On essaie toujours de préserver les enfants des peurs qu’on pourrait leur provoquer.

Un jour on m’indiqua que le vendredi suivant, je ne mangerais pas ou alors rien d’autre que du chewing gum . La date de l’intervention redoutée avait enfin été fixée.

La cuisine de mes grands-parents fut, ce jour-là, entièrement recouverte de draps tendus. Je me souviens encore de l’arrivée la voiture du professeur toulousain. Sur la galerie, une table avec un piètement métallique avait été solidement fixée.

Il était flanqué de son assistante qui ne fit pas montre d’une bienveillance débordante même au moment de m’endormir à l’aide d’un masque à l’éther. « Respire, petit, respire », m’encourageait le docteur Izard. Sa présence me réconfortait grandement.

Et c’est ainsi que je fus opéré dans la cuisine gardouchoise de mes grands-parents par un bel après-midi. Dehors le soleil brillait.

La convalescence dura quelques temps. On prit le plus grand soin de moi.  On me nourrit de pigeon pour me rendre mes forces et, pour me distraire, ma tante me promenait grâce à une brouette dans son jardin au bord du canal.

 

Les années passant, l’adolescent laissa place à l’homme. Et tout au long de ma vie, j’ai pu voir les progrès de la technologie médicale et les prothèses qui sont devenues de plus en plus perfectionnées, légères et ergonomiques. Comme elle est loin cette première prothèse si lourde dont on m’harnachait et qui me déformait le dos. Je garde de ces années le souvenir d’une enfance singulière au cœur du Lauragais avec en point d’orgue cette opération, un vendredi après-midi dans une cuisine villageoise.

 

Merci à Pierre Touja pour sa confiance

 

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Publié le 4 Avril 2020

Lundi 4 avril 1960 - le décavailloneur

Brumeux plus dans la soirée

Commencé à passer le canadien au champ de la Ginelle la pluie m'en a sorti.

Fini de passé le décavaillonneur* à la vigne

* ou décavaillonneuse. Décavaillonner consiste à labourer entre les pieds de vigne pour supprimer notamment les adventice (mauvaise herbe)

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Rédigé par Emile

Publié dans #agriculture, #emploi du temps, #Occitanie

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