Publié le 7 Mai 2020

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Publié le 7 Mai 2020

Samedi 7 mai 1960 - Planter les tomates

Beau sec 

Planté les tomates. 200 F la douzaine

Ramassé et mis en tas. le fourrage derrière la maison. Coupé le fourrage

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Rédigé par Emile

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Publié le 6 Mai 2020

Lauragais d'Autrefois (69) : ces dictons occitans du joli mois de mai et des hautes herbes

Quelque proverbes et dictons de saison à l'heure où les bords des champs fleurissent...

Mai fa la faba pro que la trobe plan sarclada.

Mai fait la fève pourvu qu'il la trouve bien sarclée.

En mai, plèja del matin diu pas empachar de partir.

En mai, la pluie du matin ne doit pas empêcher de partir. (elle ne dure pas)

Maissanta èrba jamai no creva.

Mauvaise herbe, jamais ne meurt.

Es pas aquel que ganha le fen que le manja.

Ce n'est pas celui qui gagne le foin qui le mange. (en référence à l'ouvrier ou au métayer et au propriétaire des terres)

Se fa pas fais de tota èrba mai se fa garlanda de tota flor.

On ne fait pas faix de toute herbe mais on fait une guirlande de toute fleur. (toute herbe n'est pas bonne pour le bétail mais on peut faire des décorations de toute fleur)

Mise à jour (merci à JC Escude via K.Sou)

Borron de mai emplis le chai 

Bourgeon de mai emplit le chai

 

Si vous connaissez d'autres dictons ou proverbes sur le printemps, le joli mois de mai, les mauvaises herbes, n'hésitez pas à me les adresser. Nous complèterons ce post ensemble au fur et à mesure. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Lauragais d'Autrefois (69) : ces dictons occitans du joli mois de mai et des hautes herbes

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Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois, #Occitan, #Occitanie

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Publié le 6 Mai 2020

Vendredi 6 mai 1960 - le ballet des charrettes

Beau sec

Déchargé une remorque de fourrage

Chargé une remorque de fourrage derrière la maison,

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Publié dans #emploi du temps

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Publié le 5 Mai 2020

Jeudi 5 mai 1960 - les chargements

Beau sécheresse 

Porté une remorque de fourrage à Pech 1900kg

                                              tare remorque 635

                                                            total  1265

Coupé du fourrage et chargé une remorque la première

Insémination de la vache du milieu 

 

 

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Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

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Publié le 4 Mai 2020

Mercredi 4 mai 1960 - la remorque de fourrage et l'avoine

Beau gelée 

Chargé une remorque de fourrage sur la grange pour la porter à Pech. Ramassé et mis en tas le fourrage derrière la maison. Semé les haricots.

Pech a réglé l'avoine 840kg x 30 = 25200

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Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

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Publié le 3 Mai 2020

Mardi 3 mai 1960 - semer les melons

Vent d'autan sec - Avons semé les melons

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Publié le 2 Mai 2020

Photos coll. Nardèse

Photos coll. Nardèse

En cette période particulière, nous continuons notre exploration du lien social dans les campagnes d'autrefois. Après ce post passant en revue quelques occasions de rencontres (voir ici), les photos partagées par Berthe nous ont rappelé les fêtes locales d'antan (voir là). Aujourd'hui voici les souvenirs d'Aimé concernant les journées de fêtes locales et patronales lorsqu'elles ont repris après la 2nde Guerre mondiale :

 

"Après la guerre, les bals des fêtes patronales qui s'étaient interrompus dans chaque village du Lauragais ont repris. Nos aînés qui avaient été privés de ce plaisir simple en étaient heureux. 

 

Des pistes de danse herbeuses

Les pistes de danse étaient parfois précaires : souvent dans l’herbe. Quelques fois  cependant les balochants (genre de comité de fêtes) avaient enlevé l’herbe comme on faisait pour battre les fèves avec le rouleau en bois.

Inconvénients majeurs : s’il pleuvait, c’était la boue, s’il faisait sec, c’était la poussière. Peu importe : avec un orchestre de quatre ou cinq musiciens, ces inconvénients ne décourageaient pas les jeunes de l’époque. Il faut dire que c’était une occasion de rencontres qui se terminait parfois par un mariage.

Chacun espérait  y trouver l’âme sœur ou l'esprit frère. 

Lors des fêtes patronales , il  y avait une messe suivie par les croyants et d’autres moins croyants par esprit de partage. S'ensuivait un recueillement au monument aux morts de la commune.

 

Un repas de fête, des invitations

Pour l'occasion, on avait invité les parents qui habitaient dans les communes voisines. Un bon repas festif était partagé : on y servait soupe de poule farcie,  fois gras.  La poule découpée se mangeait avec une pointe de moutarde, le filet de bœuf avec de la sauce madère, le tout ccompagné du vin de la ferme, en dessert la crème à la louche accompagnée de sa madeleine faite maison, cuite au four de campagne. On l'agrémentait parfois d’un petit vin blanc acheté à l’épicerie du village. Le café, lui était plus rare et on n'tait pas bien riche. Une petite prune s'ensuivait.. La discussion animée et joyeuse tournait autour de la famille, des évènements incontournables, on parlait un peu de politique. Tout cela dans un esprit bon enfant.

Chacun repartait, avec la promesse de se revoir bientôt.

 

Des bals l'après-midi et en soirée

Les plus jeunes allaient au bal de l’après midi. Le soir le bal reprenait, les anciens accompagnaient alors les jeunes et particulièrement les jeunes filles. On y dansait la polka ou encore le quadrille, 

Dans les villages les plus grands,  il y avait deux ou trois jours de fêtes. Et des Manèges, Des stands de tir, à la carabine etc…  

D’autres organisaient des jeux collectifs Quelques communes organisaient des bals le 14 Juillet, d’autres le 11 Novembre."

 

 

Merci à Berthe Tissinier et Aimé Boyer

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Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois

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Publié le 2 Mai 2020

Lundi 2 mai 1960 - première coupe de fourrage et water closet

Gelée beau sec

Avons commencé à couper du fourrage au champ derrière la maison. Avons fini de faire et de placer un water closet

Monsieur Pierre est arrivé

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Publié dans #emploi du temps

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Publié le 1 Mai 2020

Dimanche 1er mai 1960 - à la pêche

Gelée - Beau sec

Le matin je suis allé à la pêche. Le soir on est allé au cimetière aux Cassés. Henri d'Estève est venu.

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Publié dans #emploi du temps

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Publié le 30 Avril 2020

Samedi 30 avril 1960 - fin des semis de maïs

Froid beau - Fini de semer le maïs 4417 au champ de la Ginelle

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Publié dans #emploi du temps

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Publié le 29 Avril 2020

Vendredi 29 avril 1960 - poursuite des semis

Froid - Continué à semer du maïs au champ de la Ginelle et passé le cultipaker. Les Seloudres sont venus

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Publié le 28 Avril 2020

Jeudi 28 avril 1960 - Changement de variété de maïs

Beau sec - Le matin semé du maïs IOWA 4417 au champ de la Ginelle le soir passé le cultipaker

Sarclé des patates

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Publié dans #emploi du temps

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Publié le 27 Avril 2020

Mercredi 27 avril 1960 - le début des semis de maïs

Beau sec - commencé à semer du maïs semé le champ du jardin Blanc Hybride 706. Après souper y ai passé le cultipaker de Fabre

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Publié le 26 Avril 2020

Dans un extrait récent des carnets, le jeudi 21 avril 1960, Emile a noté que Monsieur Pech est venu retirer des balles de paille.

Voici l'authentique photo de ce camion envoyé par Jean-Claude Rouzaud :

Les nombreuses mentions consacrées aux pailles et fourrages témoignent de l'importance que cela revêtait pour le paysan des années 50. Ils constituaient litière et nourriture pour le bétail. 

A la signature d'un contrat de métayage, leur volume stocké était estimé à l'arrivée du preneur et figurait dans l'inventaire annexé au contrat et il devait y en avoir autant à leur départ. 

Voici l'extrait du contrat de la métairie d'Emile :

Et de l'inventaire d'arrivée à la métairie :

Les fenaisons occupaient une grande partie du printemps et constituaient un long travail pénible. Entre le début du printemps et l'automne, s'échelonnaient ainsi 4 coupes. Il fallait faucher, laisser sécher et ramasser avec une charrette qui faisait de multiples allers-retours jusqu'au champ avant de les stocker. L'inquiétude majeur concernait les caprices météorologiques qui pouvaient tremper le foin. 

Voici une faucheuse, photo d'Aimé Boyer :

Cette photo envoyée par Berthe Tissiner et déjà publiée ici, rappelle ces travaux :

Lorsqu'on le pouvait, on en vendait une partie pour un revenu complémentaire.

Aimé Boyer se souvient :

"Le marchand de foin était habituellement sur le marché, au cours de l’hiver et rentrait en contact avec d’habituels vendeurs, du surplus de fourrage. Les vignerons du Languedoc Roussillon ne produisaient pas suffisamment de fourrage pour alimenter les chevaux qu’ils utilisaient pour travailler leurs vignes, Les foins et fourrages du Lauragais, région voisine, leur convenaient parfaitement.

Bien-sûr, avant l'achat définitif, le marchand  venait se rendre compte sur place de la qualité l'année. Pour vérifier, il enfonçait, sa main dans le tas de fourrage, le sentait, regardait sa couleur avant de  proposer un prix, Mais si le prix ne convenait pas, il allait un peu plus loin dans le tas, reprenait une poignée et parfois annonçait  un prix plus élevé,

L'affaire se discutait ensuite dans la cuisine, on  s’attablait et on discutait à bâtons rompus devant l’incontournable bouteille de vin. On concluait la vente. Puis, il venait chercher en vrac avec un camion ou bien venait le mettre en balles avec la presse à foin déjà décrite dans les Carnets d'Emile."

 

Cette presse à foin à bras, nous avait été décrite ici, par Emile Teysseyre :

"Le foin était transporté en vrac durant très longtemps, ce qui n'était guère pratique. Les Américains nous ont apporté ces presses à foin que l'on remplissait de foin avant que deux hommes assurent la remontée d'une plateforme qui compressait le foin. Un véritable travail de force qui nécessitait d'actionner deux leviers latéraux. Il fallait ensuite manuellement, avec une aiguille adaptée faire passer le fil de fer à travers la botte réalisée pour la lier en 5 endroits."

 

Emile en avait fabriqué un modèle réduit dont voici le cliché :

En voici une photo lors d'une démonstration adressée par Jean-Claude Rouzaud :

 

 

Enfin, voici une presse photographiée grâce à l'association Le Pastel :

 

 

L'article consacré aux battages, grâce au témoignage d'Aimé, présentait la façon dont les balles se faisaient grâce à la presse (voir ici) et comment elles étaient stockés : sous les hangars lorsque c'était possible et en élaborant un pailler pour le surplus (voir ici).

En voici une photo proposée par Berthe Tissiner :

Pour finit petit lexique occitan bien imparfait sur cette thématique (rappel les -a finaux se prononcent o) :

fourrage : la pastura

le foin : le fen

la paille : la palha

le fenil : la fenial

le pailler : le palhèr

faucher : dalhar

 

 

Merci à Berthe Tissinier, Jean-Claude Rouzaud, Aimé Boyer, Emile Teysseyre, l'association le Pastel.

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Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois, #Occitan, #Occitanie

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Publié le 26 Avril 2020

Lundi 26 avril 1960 - la grande lessive

Beau sec - Fini de passer la herse aux terres de maïs

Lessive à la Ginelle

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Publié dans #emploi du temps

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Publié le 25 Avril 2020

Dimanche 25 avril 1960 - le costume de la foire de Castelnaudary

Beau sec - Passé le canadien

Nous sommes allés à Castelnaudary J'ai acheté un costume à 26000 F

Paulette est allée au dentiste

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Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

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Publié le 24 Avril 2020

Samedi 24 avril 1960 - la visite au cimetière

Beau frais - Nous sommes allés au cimetière à Montmaur

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Publié dans #emploi du temps

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Publié le 23 Avril 2020

Vendredi 23 avril 1960 - le canadien et la canadienne

Beau frais

Repassé le canadien* au champ de la Ginelle et la canadienne* sous le jardin

* outils agricoles aratoires

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Rédigé par Emile

Publié dans #emploi du temps

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Publié le 22 Avril 2020

Voici le lien pour réécouter l'interview d'Isabelle O'Neill que je remercie pour son accueil 

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Rédigé par Emile

Publié dans #Presse, Médias, Interventions

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Publié le 22 Avril 2020

Photo coll. Nardèse

Photo coll. Nardèse

Dans le post précédent (voir ici), nous évoquions le lien social dans les campagnes d'antan. Parmi les événements qui réunissaient la population d'une commune, nous avions cité les fêtes locale.

Berthe, nous en propose ici une illustration avec les photos de la fête locale à Saint-Germier (31) au tout début des années 60.

Elle se souvient du déroulement de cette journée : 

"La fête locale avait lieu le premier dimanche du mois de mai.

Je me souviens que ce jour là pratiquement tout le village était réuni sur la place autour de la Mairie, et de l'école attenante

Après la messe il y avait la cérémonie au monument aux morts avec le capitaine de gendarmerie de Villefranche suivi bien sûr de l'apéritif dansant.

Ensuite chacun rentrait chez soi pour le repas qui était ce jour là très festif. On invitait aussi le plus proche voisin, à midi chez l'un, le soir chez l'autre.

L'après-midi un bal musette, un stand de tir et roulette avec plein de petits trésors à gagner !

Partie de pétanque sur la place et s'il faisait beau l'on dansait carrément sur la place alors que l'orchestre se trouvait à l'intérieur.

A 19 h apéritif et à 21 h bal à nouveau mais jusqu'à minuit..."

Lauragais d'Autrefois (66) : une fête locale
Lauragais d'Autrefois (66) : une fête locale
Lauragais d'Autrefois (66) : une fête locale
Lauragais d'Autrefois (66) : une fête locale

Les photos qu'elle a retrouvées montrent aussi la jeunesse du village qui se réunissait durant les soirées d'hiver autour des premiers tourne-disques pour danser le twist qui venait d'arriver en France.

 

photos coll. Nardèse
photos coll. Nardèse

photos coll. Nardèse

Mes remerciements à Berthe Tissinier pour ce partage.

 

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Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois

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Publié le 22 Avril 2020

Vendredi 22 avril 1960 - le hangar et l'assolement grêle

Beau brumeux

Repassé la vigne

Passé le canadien au fond du champ du jardin. Nettoyé le hangar. Jaury de St Paulet est venu faire l'assolement pour l'assurance grêle

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Publié dans #emploi du temps

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Publié le 21 Avril 2020

Jeudi 21 avrils 1960 - herser la vigne

Brumeux

Mis 600 kg super ammoniaque au champ sous le jardin et 300 kg à la vigne.

Commencé d'herser la vigne

Pech a retiré 29 balles de fourrage 3e coupe

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Publié le 20 Avril 2020

Cavalcade à Baziège (photo coll.Serge Arnaud)

Cavalcade à Baziège (photo coll.Serge Arnaud)

Le confinement que nous observons en raison du coronavirus depuis le 17 mars met en évidence l'importance du lien social dans notre quotidien. Si les moyens modernes - numériques notamment - permettent de garder le contact, ils ne pallient pas complètement l'absence d'échanges directs. 

Dans les campagnes d'antan, les occasions d'échanges humains étaient moins fréquentes mais la sociabilité avait cependant un certain nombre d'occasions de s'exprimer : travail, commerce, religion, liens familiaux et amicaux... En voici quelques exemples...

Foires et marchés

Même si les métayers avaient développé, comme on l'a souvent vu ici, une autoconsommation importante (potager, élevage...), la famille se rendait à un rythme hebdomadaire au moins au marché. On y vendait de la volaille et cela permettait, grâce à l'argent gagné, de faire des courses d'appoint(sel, sucre, etc...). 

Le marché, les foires constituaient des lieux de socialisation importants. On y rencontrait ses connaissances, amis, familles, voisins et on y échangeait des nouvelles, on y parlait métier, avancées de travaux, famille quand on ne négociait pas l'achat ou la vente de bestiaux.

Les fêtes de village

Lors de la fête de son village ou de manifestations traditionnelles (voir illustration), souvent à la belle saison, il était de tradition d'inviter une partie de la famille pour un repas parfois deux. Ainsi, une partie de la famille était reçue le dimanche à midi, l'autre  le soir. En effet, dans une même métairie, on veillait à ce que quelqu'un soit toujours présent pour le soin à apporter aux animaux. En conséquence, un roulement s'instituait pour se rendre à l'invitation, qui au "dîner" (repas de midi en Occitanie), qui au "souper " (repas du soir) après être allé au bal. 

En dehors de ces moments, on prend également visite de temps à autre, pour prendre quelques nouvelles lorsqu'on a l'occasion de passer à proximité de la ferme d'une connaissance.

La religion

Se rendre à la messe, aux célébrations pour Noël (voir ici) ou Pâques fournissait aussi l'occasion d'échanger sur le parvis de l'église ou d'échanger sur le chemin lorsqu'entre voisins on gagnait ainsi le village souvent à pied en l'absence de moyens de transport (voir ici). A cela s'ajoutent les mariages, communions, baptêmes  qui réunissent famille et connaissances proches. Pour les enterrements, les proches mais aussi plus largement la communauté villageoise vient témoigner de leur soutien à la famille endeuillée. 

L'entraide lors des travaux

Les grands événements annuels amenaient familles, voisin, amis à se réunir pour s'entraider. On se rendait ainsi les journées ce qui amenaient à se fréquenter souvent : moissons, battages, vendanges, cochons, canards nécessitaient de la main d'oeuvre.

Des posts consacrés à ces grands travaux (voir post sur les battages  par exemple ou celui sur le cochon ) émanent de longues journées de travail mais aussi de grandes parties de fous-rires et de moments de convivialité autour de grandes tablées joyeuses.

L'entraide se mettaient en place lorsqu'un accident ou une maladie survenait dans une métairie, on apportait de l'aide ou on soignait le bétail lorsqu'un paysan était alité dans la maison voisine (voir ici).

Les prestations, ces journées dues à la municipalité dans le cadre du paiement en nature de la taxe vicinale réunissaient aussi quelques jours par an les hommes du village pour tailler les haies, entretenir, haies, chemins et fossés (voir ici).

Les veillées hivernales

Après les emblavures, il était de coutume de se réunir de temps à autre le soir pour échanger des nouvelles, jouer à la manille ou à la belote le temps d'une soirée amicale (voir article à ce sujet ici).

Pour les familles paysannes du Lauragais, le lien social était donc  un élément essentiel de vie quotidienne et régulièrement entretenu en différentes occasions tout au long de l'année. Ces échanges, réunions et rencontres, nous n'en avons noté ici que quelques exemples, relevaient de relations de travail, amicales ou familiales et ce maillage constituait le tissu social, essentiel à la vie rurale.

Si vous avez des témoignages, des photos de la vie d'antan dans les fermes et métairies lauragaises, n'hésitez pas à me les faire parvenir, je les publierai : lauragais@lescarnetsdemile.fr ou 0625549345

 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Scène de village à Montmaur 1950, photo coll. JC Rouzaud

Scène de village à Montmaur 1950, photo coll. JC Rouzaud

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Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois, #Occitanie, #Lauragais

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Publié le 20 Avril 2020

Mercredi 20 avril 1960 - le fourrage et la paille

Beau frais

Avons emballé 29 balles de fourrage 2279 kg x 13 F = 29627

et il a retiré 145 balles de paille = 6680 kg

Tante Marie a pris 2 paires de pigeons.

Paulette est allée faire la saucisse à Roou.

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