Publié le 17 Juillet 2020

Dimanche 17 juillet 1960 - la machine

Beau chaud

Avons mis de l'ordre autour de la maison

Le matin je suis allé voir la machine de Faugères à Pezet à Souilhanels

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Publié le 16 Juillet 2020

Samedi 16 juillet 1960 - l'herbe et le maïs

Beau

Le matin coupé de l'herbe autour du maïs 

Le soir nettoyé le fossé au petit champ sous le pont

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Publié le 15 Juillet 2020

Vendredi 15 juillet 1960 - autour de la maison

Pluie le matin

Mis de l'ordre autour de la maison et nettoyé le chemin de la Ginelle

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Publié le 14 Juillet 2020

Jeudi 14 juillet 1960 - du verger au jardin

Brumeux

Labouré la vigne, travaillé au jardin

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Publié le 13 Juillet 2020

Mercredi 13 juillet 1960 - vigne, orge, avoine...

Fini de biner la vigne. Charrié des arbres à la Ginelle.

Henri d'Estève est venu chercher 72 kg d'avoine  et 67 kg orge

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Publié le 12 Juillet 2020

Mardi 12 juillet 1960 - la vigne

Beau

Fini des sarcler la vigne et continué à la biner. ?? les arbres que l'on a arrachés

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Publié le 11 Juillet 2020

Lundi 11 juillet 1960 - les saches de la C.A.L.

Brumeux frais

Charge 1 remorque dernier fourrage et continué à sarcler la vigne

Je suis allé chercher 200 saches à la CAL*

*Coopérative Agricole Lauragaise

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Publié le 10 Juillet 2020

Lauragais d'Autrefois (87) : le bois des bordes

Dans les baux de métayage, une partie était consacrée au bois des exploitations dont les métayers ne pouvait jouir à leur guise. Il était important que la propriété soit entretenue que les arbres ne soit ni dangereux, ni un obstacle aux culture.

Voici l'exemple d'un article issu d'un bail :

 

Peupliers, chênes, sapins étaient utilisés comme bois de charpentes des maisons. 

"On disait souvent « Casse dreit  pibol cochat » (Chêne debout Peuplier couché) règle incontournable, pratiquée par les charpentiers.

Le bois était très utilisé et travaillé dans les fermes pour équiper les étables : les bat-flancs, les mangeoires en chêne ou construire des cabanes pour loger la basse-cour. L’hiver on fabriquait des outils agraires : des rouleaux, des herses, etc.. Les masses, les mals pour fendre le bois

On creusait des mangeoires dans des troncs d’arbres. J’ai vu mon grand-père avec le vilebrequin, la gouge, la masse en bois et la hachette. On fabriquait aussi des passerelles pour traverser les ruisseaux et bien-sûr, des échelles de toutes longueurs. J’en oublie sûrement…" précise Aimé Boyer

 

Le bois de chauffage

C'était l'unique moyen de chauffage grâce aux cheminées qui trônaient dans la pièce principale des métairies. Selon les contrats, le propriétaire avait l’exclusivité de la parcelle de bois, le métayer avait les baliveaux, les buissons utilisés pour construire les clapiers et la moitié des branches quand le propriétaire vendait la coupe et qu’il fallait après cela nettoyer la parcelle.

"Tous les arbres des limites des champs étaient tolérés pour le métayer. Tout au long de l'année, on veillait en effet à ce que ces arbres n'aient pas de branches basses sur leurs troncs afin d'aérer les cultures et aussi laisser grossir le bois de tête qu'il fallait élaguer, émonder dans un système de rotation annuel que dictait le bon sens." On avait aussi la possibilité de prendre à couper à mi-fruit une parcelle de bois d'un propriétaire voisin", ajoute encore Aimé.

 

L'élagage 

Il poursuit : "Avec une échelle de bois et la hachette, il m’est difficile de décrire la méthode de taille, ni même je ne pourrais pas vous le montrer. Vous dire qu’une fois finie, l’entaille faite avec la hachette était lisse et permettait une cicatrisation rapide de la taille (Contrairement à la scie, ou la tronçonneuse) 

Il fallait faire attention de ne pas laisser des crochets, des bouts qui dépassaient sinon les voisins ne manquaient pas de nous demander en riant si c’était pour pendre les jambons"

                                     

Anecdote 

" A mon retour du régiment, après avoir salué ma mère avec des pleurs de joie. Je suis allé rejoindre mon père qui élaguait des trembles au fond du pré. Après la joie des retrouvailles, en remontant a la maison, je lui ai dit que l'après-midi, je viendrais l’aider. Il a souri. 

Et après une petite sieste, j’ai pris mon échelle, ma hachette.Tape- ci, tape-là, mes bras se sont rapidement ankylosés.J’ai compris, pourquoi mon père avait souri : j'avais perdu l'endurance et la force nécessaires."

 

Nous reviendrons prochainement sur le bois pour évoquer les meubles et certains essences.

                                                     

Merci à Aimé Boyer pour son témoignage précieux.

Si vous avez vous-aussi des souvenirs liés à ces travaux du bois, n'hésitez pas à me les adresser. Nous les publierons ici. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile

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Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois, #Occitanie, #Lauragais

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Publié le 10 Juillet 2020

Dimanche 10 juillet 1960 - avant l'heure

Beau chaud

Soigné le dernier fourrage 

Nous sommes allés au 14 juillet à Montmaur

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Publié le 10 Juillet 2020

Samedi 9 juillet 1960 - déchaumer, sarcler

Brumeux

Déchaumé le champ sous la rigole et sarclé la vigne

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Publié le 8 Juillet 2020

Vendredi 8 juillet 1960 - émonder des arbres

Vent de cers froid

Le matin émondé des arbres au champ noir pour laisser passer la machine. Le soir ramassé le dernier fourrage et sarclé la vigne.

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Publié le 7 Juillet 2020

Jeudi 7 juillet 1960 - des sacs d'avoine, des balles de paille d'orge

Orageux

porté 72 balles de paille d'orge à Faugères qui nous a ramassé. Chargé une remorque de fourrage et déchaumé.

La CAL * a retiré 52 sacs d'avoine pour Castaing.

* Coopérative Agricole Lauragaise

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Publié le 6 Juillet 2020

Mercredi 6 juillet 1960 -  déchaumer encore

Brumeux

Continué à déchaumer et ramassé du fourrage

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Publié le 5 Juillet 2020

Lauragais d'Autrefois (86) : souvenirs des premières moissonneuses-batteuses (suite)

Suite à la publication concernant les premières moissonneuses-batteuses (ici), Aimé Boyer m'a adressé ses souvenirs. Ils constituent un témoignage très éclairant quant à cette transition.

" Oui l'arrivé de la moissonneuses-batteuses a ouvert un changement radical des comportements des agriculteurs.
La pompe à graisse, tous les matins, le filtre à air et la vérification de la tension des courroies et chaînes ont fait de l'agriculteur un mécanicien à part entière.

Se sont multipliés les trousseaux de clés : plate, à pipe, cliquets, les crics, les palans. Quant aux marteaux, ils étaient déjà la!
Bref, la modernisation agricole...  Finies les colles de battage sur le sol que nous avons déjà évoquées et qui apportaient, malgré le travail, du lien social.
La modernisation était un mal nécessaire. L'agriculteur devenait un entrepreneur.

J'ai conduit une Massey- Haris dans les années 52/53 avant de partir au régiment.
Les premières moissonneuses, on faisait les sacs sur la machine ! Une fois pleins, on les posait sur une glissière que l'on déclenchait tout les trois sacs pour les déposer au sol. Ces sacs étaient mal attachés et pesaient presque tous 100 kilos. On était balloté en tous sens, choqué au rembarres, se cognant la tête à la trémie, en équilibre sur une jambe en montant et sur l'autre en descendant. Le Lauragais n'est pas renommé pour être plat...

A la tombée de la nuit il fallait ramasser les sacs, pour les mettre à l’abri : c’était un travail très pénible. Heureusement plus tard sont venues les trémies pour faire en vrac. Et tout le travail à deux ou trois hommes, consistait à ramasser la paille, la charger à la fourche, c'était très lourd, la mettre à l'abri ou faire un pailler. Pour faire ce travail on formait des petites colles avec deux ou trois voisins.

C'est à peu près à la même période, il me semble, que sont arrivées les ramasseuses à maïs tractées et aussi faire les sacs sur la machine un rang." 
 

Merci à Aimé Boyer pour son témoignage et à Jean-Claude Rouzaud pour la photo transmise. Il s'agissait de la 1ère moissonneuse-batteuse menée par le fermier du château de Montmaur probablement dans les années 50.

 

Si vous avez vous-aussi des souvenirs des moissons d'antan, des premières moissonneuses-batteuses ou des anecdotes liées à ces travaux, n'hésitez pas à me les adresser. Nous les publierons ici. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois, #Occitanie, #Lauragais

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Publié le 5 Juillet 2020

Mardi 5 juillet 1960 - des règlements

Beau chaud

Soufré la vigne, chargé une remorque fourrage et en coupé

Déchaumé le champ long. J'ai réglé Pech

8880 kg x 11 = 97680

Labour Garoste 0,65 x 12000 = 7800

Mr Pierre est arrivé

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Publié le 4 Juillet 2020

Lundi 4 juillet 1960 - du Bortène et de la bouillie Marques pour la vigne

Beau

Coupé du fourrage. Le matin je suis allé à Castel chercher des produits pour la vigne et le soir sulfaté. Fait 10 rangées à la vieille au Bortène à raison de 1kg pour 70 litres. Le reste 2kg de bouillie Marques pour 60 litres

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Publié le 3 Juillet 2020

Dimanche 3 juillet 1960 - dans la belle-famille

Averses orageuses

Nous sommes allés à Roou

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Publié le 2 Juillet 2020

Samedi 2 juillet 1960 - les poireaux

Orageux

Le matin fini de monter l'orge. le soir coupé de l'herbe autour des champs sous la rigole. Planté des poireaux

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Publié le 1 Juillet 2020

photo : coll. J-C Rouzaud

photo : coll. J-C Rouzaud

Nous avons souvent décrit ici les moissons dans les années 40 et 50 avec le passage de la faucheuse, les gerbes, les tabels... Ce long travail estival s'est trouvé fortement réduit à l'arrivée de la moissonneuse-batteuse non seulement dans sa durée mais aussi dans la peine physique du travailleur. Pour autant subsistaient la poussière, la chaleur écrasante des débuts d'été et arrivaient aussi les ennuis mécaniques encore plus redoutés lorsque le temps devenait menaçant...

Merci à Jean-Claude Rouzaud pour la photo transmise. Il s'agissait de la 1ère moissonneuse-batteuse menée par le fermier du château de Montmaur probablement dans les années 50.

 

Si vous avez des souvenirs des moissons d'antan, des premières moissonneuses-batteuses ou des anecdotes liées à ces travaux, n'hésitez pas à me les adresser. Nous les publierons ici. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr 

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Publié le 1 Juillet 2020

Vendredi 1er juillet 1960 - déchaumer

Commencé à déchaumer sous le chemin des Clauses. Battu le champ d'orge sous la rigole. 42 sacs. Porté 20 à Castaing

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Publié le 30 Juin 2020

Jeudi 30 juin 1960 - les ballots de paille

Chaud orageux

Charrié les ballots de paille. E, avons poté

84 paille Avoine

84 paille orge      Faugères

84 Durand Paille avoine

40 paille orge

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Publié le 29 Juin 2020

Mercredi 29 juin 1960 - Vers Narbonne-Plage

Beau chaud

Biné la vigne, chargé une remorque de fourrage et en coupé au champ du Poste. Huguette est allée à un voyage à Narbonne Plage.

Mr Michel est arrivé.

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Publié le 28 Juin 2020

Mardi 28 juin 1960 - presser de la paille

Beau

Fini de sarcler la vigne et pressé de la paille avec la machine de Faugères

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Publié le 27 Juin 2020

Petit focus sur les floraisons de saison comme nous l'avions fait il y a quelques semaines grâce à Marilys Benoît que je remercie.

 

En ce tout début d'été, nous allons évoquer les floraisons de la deuxième moitié du printemps en lauragais.

 

« Au mes de mai, cada casse met sans huèlhas ». Au mois de mai, chaque chêne met ses feuilles. Le chêne pubescent (cassou), aux feuilles velues sur leur face inférieure, est fréquent. Ses feuilles sont marcescentes, c'est à dire qu'elles restent sur l'arbre tout l'hiver, desséchées, et tombent lors de la pousse des jeunes feuilles.

 

Dans les pelouses ou les bords de routes, de nombreuses espèces fleurissent en mai-juin.

 

Le coquelicot s'annonce début mai, notamment dans les champs et dans les lieux en friche, et le dicton dit : « Quand la cap-roseta es florida, l'oèlha es gandida ». Quand le coquelicot est fleuri, la brebis est à l'abri de l'hiver.  Les pétales, en infusion, aident à l'endormissement. La floraison s'étale jusque fin juin.

 

Sur les pelouses ensoleillées, l'urosperme ou lampistrelle commune, étale ses capitules jaune vifs, souvent lavés de rouge à l'extérieur.

 

Les marguerites sont présentes mêlées au lotier corniculé  (boulumague, cap-arrous, lotgèr, pinausel) 

 

Il n'est pas rare de profiter du glaïeul des moissons et de ses fleurs rose fuschia. 

Les dernières orchidées sont en fleur en mai, telle la surprenante serapia lingua  , la loroglosse à odeur de bouc, bien nommée  et l'anacamptis pyramidale 

 

 

Mai a vu la floraison d'arbustes dans les haies et bords de bois, comme le cornouiller sanguin (esclamè y sanguî). Ses rameaux, cueillis en hiver, étaient utilisés pour la confection d'objet de vannerie. Le troène des bois (ligoustrè, bretoina,berdét, trogue) est aussi de la partie , ainsi que l'églantine (galabardo, salabarda, arrouméc, gabardé, arrosèr sauvatge), dont les fleurs sont prisées par le cétoine doré. 

 

Textes et photos Marilys Benoît

 

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Publié le 27 Juin 2020

Lundi 27 juin 1960 - se coucher tard

Orageux

Nous sommes arrivés à 1h 1/2 de Ramonville.

Relevé de la vigne

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