Publié le 24 Août 2020

Mercredi 24 août 1960 - le relevage du tracteur

Vent d'autan

Commencé à labourer sous la Perrière 

Je suis allé chez Malrieu faire arranger le relevage du tracteur que des tirefonds avaient cédé

Coupé du fourrage au champ du Poste

Paulette est allée à Roou.

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Publié le 23 Août 2020

Mardi 23 août 1960 - le joint du tracteur

Vent d'autan

Fini de labourer à 6h du matin 3 ha

Je suis allé chercher le tracteur chez Rouzau qui avait un joint qui perdait

Chargé du fourrage 3e coupe

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Publié le 22 Août 2020

Un tracteur à chenille (Photo coll. Nardèse)

Un tracteur à chenille (Photo coll. Nardèse)

Dans les écrits d'Emile, on voit régulièrement que les labours sont confiés à une entreprise surtout dans les périodes où le tracteur est absent. Aimé Boyer nous raconte comment cela se passait :

 

"Les charrues balances permettaient la réalisation du labour à plat. Quand une partie de la charrue était dans la terre, l’autre est en l’air grâce à un système de glissière. Actionné par la force du tracteur, l'appareil changeait de position grâce à un sytème proche du balancier.

Dans le Lauragais elles était équipées de deux socs de chaque côté et de deux roues, qui constituaient l’axe de la balance. 

Le tracteur à chenille qui les tractait avait deux caractéristiques essentielles à savoir pour la première, un rayon de braquage très court sur une roue bloquée et la deuxième résidait dans l'adhésion au sol. (voir ici une vidéo de démonstration)

 

L'entrepreneur mandatait un chauffeur pour le tracteur et un conducteur pour la charrue qui se remplaçaient.Il y avait un volant de chaque côté avec un siège.

L’agriculteur dont on labourait la terre était là pour accrocher et décrocher la charrue au tracteur grâce à un câble d’acier torsadé.

Équipé d’un gros anneau. en arrivant au bout du sillon, le tracteur donnait un petit coup de marche arrière qui permettait de décrocher et poser le câble sur la charrue en l’air.

Après avoir tourné, le tracteur revenait se mettre en place, l’agriculteur accrochait l'anneau en passant et venait se positionner pour aider à basculer la charrue. Pendant que le conducteur  était venu se positionner sur la charrue en l’air, le tracteur sans s’arrêter, déclenchait le mécanisme de balance. Le conducteur s’appliquait à faire aller les roues au plus près de la tranche du guéret (nb : dans un champ labouré, terre non encore labourée). Le tracteur positionné sur le guéret suivant l’inclinaison du champ tenait  la charrue au plus près de la tranche.

A minuit on procédait à un changement d’équipe. Ils venait remplacer la première équipe jusqu'à midi. L’agriculteur se débrouillait pour avoir un remplaçant, cela pouvait durer deux ou trois jours.. Quel calme quand tout cela était terminé... Le labour à plus de 40 centimètres produisait de grosses mottes qui allaient fondre avec le gel qui comme l'a dit Louis Bruno et donnait envie de marcher pieds nus…. nous ne nous en privions pas. 

  

A midi lors de la relève on faisait le plein, graissage, nettoyage, remplacement des socs, tourner le carrelé si besoin, et boire un petit jaune, fabriqué maison, avec de l’extrait d’anis et de l’eau de vie,.

Ce type de charrues, était largement utilisé par nos amis vignerons, de l’autre côté de la Montagne Noire."

 

Un immense merci à Aimé Boyer pour ses témoignages toujours passionnants

Merci à Berthe Tissinier pour les photo transmises

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

 

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Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois, #Occitanie

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Publié le 22 Août 2020

Lundi 22 août 1960 - des labours

Vent d'autan

Avons labouré avec le matériel de Garoste. Champ noir sous le chemin des Clauzes et petit champ sous le pont. Maurice Rouquet et Moïse Rey

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Publié le 21 Août 2020

Dimanche 21 août 1960 - La fête et le tracteur

Beau 

Fête à Airoux

J'ai mené le tracteur à réparer chez Rouzau

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Publié le 20 Août 2020

Samedi 20 août 1960 - le tracteur et l'huile

Coupé du fourrage et fini de labourer la pointe et de sulfater. Les Rouzeau sont venus pour le tracteur qui fait de l'huile

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Publié le 19 Août 2020

Le mystère de la Borde Perdue : un nouvel épisode du web roman

Un nouveau épisode est disponible. Adrien Mandoul lève un coin du voile sur les mystères de la Borde Perdue.

A retrouver, ainsi que tous les épisodes précédents sur http://www.bordeperdue.fr

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Publié le 19 Août 2020

Vendredi 19 août 1960 - Sulfater

Beau

Labouré le matin au sainfoin et le soir à la pointe

Sulfaté la vigne

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Publié le 18 Août 2020

Jeudi 18 août 1960 - les sacs de la C.A.L.

Orageux pluie

La CAL a retiré

92 sacs 7383 kg Blé tendre

22 sacs 1773 kg Blé dur

_______________________________

22 sacs 1773 kg Blé dur Castaing

Labouré

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Publié le 17 Août 2020

Mercredi 17 août 1960 - début des labours

Vent d'autan

Commencé à labourer à la pointe

Après dîner je suis allé dépiquer chez Montsarat

Taillé la vigne

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Publié le 16 Août 2020

Photo coll. famille Nardèse

Photo coll. famille Nardèse

Nous opérons aujourd'hui un retour sur une tradition des campagnes lauragaises : la fête de la Saint Roch qui a perduré jusque dans les années 50. Saint-Roch était imploré pour la protection du bétail et des récoltes et cela donnait lieu à des cérémonies annuelles dans nombre de villages du Lauragais.

Aimé Boyer décrit l'une d'entre elles : 

"Le 16 août, on allait avec une paire de bœufs, vaches, chevaux sur la place du village faire bénir les animaux et les récoltes. On choisissait la plus belle paire. Les bêtes étaient cardées, brossées, les queue frisées, un peu de blanc d’Espagne, le joug vernis.

Sur le joug, on déposait un spécimen des cultures : des épis de blé, orge, avoine, quelques pieds de maïs avec leurs cabosses, fèves, tresses d’ail, d'oignons... On agrémentait cela de quelques pieds de luzerne, fétuque etc… et bien-sûr quelques fleurs.

Le tout  était arrangé en forme de couronne posée sur le joug et attaché avec un long sarment de vigne avec ses grappes de raisins. 

On se rendait au village. En route bien-sûr, le convoi s’allongeait, on s’interpellait, on racontait quelques blagues.

En arrivant on s’installait en rond, le prêtre venait en procession, la croix, l’aspersoir et bénissait les animaux un par un, avec les prières adaptées à la situation. Il y avait beaucoup de monde.  La famille se déplaçait  y compris le propriétaire des métairies ou les régisseurs. On déposait l’incontournable panière des offrandes, toujours des produits de la ferme. "

 

Au retour, certaines familles faisaient consommer des éléments végétaux qui avaient été bénis lors de la cérémonie aux animaux qui étaient restés à la borde.

Lorsque cette tradition s'est perdue, elle a toutefois perduré parfois sous une forme plus intimiste avec, ce jour-là, la visite du prêtre dans les bordes qui le souhaitaient pour bénir maison, animaux et récoltes.

 

Un immense merci à Aimé Boyer pour ses témoignages toujours passionnants

Merci à Berthe Tissinier pour les photo transmises

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

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Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois

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Publié le 16 Août 2020

Mardi 16 août 1960 - à la mode...

Beau chaud

Commencé à labourer le sainfoin derrière la maison.

Planté des choux

Papa maman Huguette sont allés à Castel

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Publié le 15 Août 2020

Lundi 15 août 1960 - la fête encore

Nous sommes allés à la fête à Montmaur

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Publié le 14 Août 2020

Dimanche 14 août 1960 - à la fête à Montmaur

Beau Pluie dans la nuit

Nous sommes allés à la fête à Montmaur

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Publié le 13 Août 2020

Samedi 13 août 1960 - le fossé toujours

Beau chaud

Fini d'araser le fossé au champ derrière la maison de la Ginelle

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Publié le 12 Août 2020

Lauragais d'Autrefois : nouveau chapitre de la Borde Perdue

Lorsque les Bourrel, métayers de leur état, s'installent à la Borde Perdue en novembre 1951, ils espèrent y trouver de meilleurs conditions de travail, une vie plus apaisée. Louise qui a bien du mal à trouver sa place dans la famille la trouvera-t-elle enfin ?

Le quatrième épisode intitulé "le malheur, ça donne soif" est maintenant disponible ainsi que les premiers épisodes.

Ceux de la Borde Perdue est un web roman feuilleton qui se déroule au coeur du Lauragais, dans le monde des derniers métayers au début des années 50. A suivre sur : http://www.bordeperdue.fr

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Publié le 12 Août 2020

Vendredi 12 août 1960 - araser le fossé

Fortes averses 

Chargé une remorque de fumier et nivelé le fossé qu'on a arasé derr

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Publié le 11 Août 2020

Jeudi 11 août 1960 - les remorques

Vent d'autan orageux pluie

Ramassé et chargé une remorque de fourrage 3e coupe 

Sorti une remorque de fumier au champ long

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Publié le 10 Août 2020

Mercredi 10 août 1960 - déchaumer encore

Vent d'autan

Redéchaumé le champ sous le chemin des Clauzes et celui du Roc

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Publié le 9 Août 2020

Mardi 9 août 1960 - la vigne et le blé

Beau 

Le matin déchaumé la pointe

Le soir je suis allé fini de dépiquer chez Faugères 

Fini de biner la vigne

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Publié le 8 Août 2020

Coopérative Agricole de Baziège Photo confiée par Serge Arnaud

Coopérative Agricole de Baziège Photo confiée par Serge Arnaud

Louis Bruno était agriculteur en Lauragais, fermier plus exactement. Retraité, il a consigné ses souvenirs dans des cahiers que sa famille partage avec nous aujourd'hui. Dans de précédents posts (ici et ), nous avions découvert sa description des travaux de printemps puis les activités de début d'été (). La semaine dernière, il racontait les moissons (voir ici), voici ses écrits concernant les battages.

"Le battage était assuré par des entrepreneurs possédant un ou plusieurs matériels lesquels comprenaient un tracteur pour le déplacement et l'entraînement de l'ensemble, une batteuse et une presse à lier la paille en balles.

Chaque entrepreneur possédait sa clientèle et se déplaçait à tour de rôle de borde en borde fournissant les machines précitées, 4 hommes dont un responsable qui conduisait et 3 empailleurs, le reste du personnel nécessaire soit 15 personnes minimum émanait d'un groupe de voisins travaillant en entraide mutuelle. C'était un travail pénible et éprouvant sous les chaleur torride et dans la poussière de l'aube au crépuscule mais auquel on participait volontiers étant donné l'ambiance conviviale et gaie qui régnait entre amis, jeunes et vieux, copains et copines.

Ce travail durait de 40 jours à 2 mois suivant les années et le volume des récoltes, les rendements ne dépassaient guère les 15 à 20 hectolitres l'arpent malgré les progrès de la recherche génétique sur les variétés déjà amorcés. Une partie de la récolte était stockée au grenier, futures semences, besoin domestique, échange blé plain avec le boulanger ou règlement en nature des services du forgeron (affutages divers). 

Le restant était vendu aux négociants ou livré aux coopératives qui déjà se créaient petit à petit par exemple succursales de la CPB Rue Ozenne Toulouse CAB Baziège CAL Castelnaudary laquelle lançait également avec le syndicat Agricole Audois les premières entreprises de gros labour, chenillard Caterpillar traînant les charrues balance trisocs Carrière-Guyot.

Parallèlement à ce travail capital qu'était le battage que faisait-on à la borde en ce mois d'août ?"

Nous le découvrirons dans quelques temps lors d'un prochain post consacré aux écrits de Louis Bruno.

 

Sur le même sujet retrouvez les battages vus par Aimé Boyer , Berthe Tissinier ou encore Paulette Durand. Je les remercie encore pour ces contributions précédemment publiées. (Cliquez sur leurs noms pour retrouver chaque post)

Un immense merci à Daniel Bruno - ainsi qu'à Christiane et Jean-François Bruno - pour avoir partagé les écrits passionnants de Louis.

Merci à Serge et Berthe pour les photo transmises

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

Les battages Photo confiée par Berthe Tissinier

Les battages Photo confiée par Berthe Tissinier

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Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois, #Occitanie, #Lauragais

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Publié le 8 Août 2020

Lundi 8 août 1960 - la 3e coupe de fourrage

Coupé du fourrage 3e coupe derrière la maison et commencé à sortir du fum

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Publié le 7 Août 2020

Dimanche  7 août 1960 - Dépiquer

Je suis allé tout le jour dépiquer chez Faugères 

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Publié le 6 Août 2020

Samedi 6 août 1960 - Dépiquer au Segala

Fini de déchaumer pour la 2e fois le champ long

Le soir je suis allé dépiquer chez Faugères au Segala 

Biné la vigne

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Publié le 5 Août 2020

Lauragais d'Autrefois : un nouvel épisode de la Borde Perdue est disponible

Lorsque les Bourrel, métayers de leur état, s'installent à la Borde Perdue en novembre 1951, ils espèrent y trouver de meilleurs conditions de travail, une vie plus apaisée. Louise qui a bien du mal à trouver sa place dans la famille la trouvera-t-elle enfin ?

Le troisième épisode intitulé "Le chapeau de feutre et l'inventaire" est maintenant disponible ainsi que les premiers épisodes.

Ceux de la Borde Perdue est un web roman feuilleton qui se déroule au coeur du Lauragais, dans le monde des derniers métayers au début des années 50. A suivre sur : http://www.bordeperdue.fr

Vous pouvez retrouver sur le site dédié un épisode par semaine. N'hésitez pas à le faire savoir.

Ci -dessous, l'article consacré à ce projet par la Voix du Midi :

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