Publié le 27 Janvier 2021

Lauragais d'antan : quand s'annoncent les moissons...
Juin 1952 - Les champs blondissent en Lauragais. Orge et blé arrivent à maturité... A la borde, on prépare les moissons... On égrène régulièrement les épis entre ses doigts pour déterminer le moment idéal pour la récolte...
Un nouveau chapitre de Ceux de la Borde perdue à découvrir ici...
 

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Publié le 27 Janvier 2021

Samedi 27 janvier 1951 - deux vieux saules et neuf porcelets
Samedi 27 janvier 1951 - deux vieux saules et neuf porcelets

Beau temps chaud vent marin froid à la nuit

Avons coupé deux vieux saules à la vigne

La truie de cabas a mis bas 9 cochons.

Le soir avons émondé les ormeaux du champ du jardin pour clôturer le jardin

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Publié le 26 Janvier 2021

Vendredi 26 janvier 1951 - les fagots

temps doux, pluie à la nuit

Le matin suis allé à la foire à Villefranche, le soir avons fini de faire les fagots au bois

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Publié le 25 Janvier 2021

Jeudi 25 janvier 1951 - les fagots

Temps doux averses le soir

Avons continué à scier du bois et à faire des fagots

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Publié le 24 Janvier 2021

Mercredi 24 janvier 1951 - l'Hers

Vente marin léger - Joséphine est à la Chartreuse pour faire la saucisse. Moi je suis allé tuer le cochon chez Jean-Marie Pagès à la métairie de l'Hers

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Publié le 23 Janvier 2021

Photo coll. Serge Arnaud

Photo coll. Serge Arnaud

Nous avons déjà évoqué ici les animaux de trait. Voici quelques photos de différents contributeurs assorties du témoignage d'Aimé Boyer qui éclaire de ses souvenirs la période avant le tracteur où la force motrice des campagnes était constituée par ces différents animaux :

"Chez nous, les vaches étaient utilisées au même titre que les bœufs. Les bœufs étaient lents mais plus puissants. Les vaches plus légères, plus rapides, mais elles contribuaient en plus au renouvellement du troupeau, à la production de lait et de viande.

Une bête de trait, il fallait la dresser. Ce la se faisait, au fil des semaines, avec savoir-faire et patience. Au sevrage, on choisissait l’animal en fonction de la qualité de ses géniteurs. Il fallait veiller à la forme des cornes d l’animal lors de leur développement -comme pour les dents aujourd’hui -  avec un appareil que mon père avait fabriqué avec une vis, qu’on réglait un peu tous les jours, sans forcer. Ainsi à l’âge d’être attelée, le joug ne les blessait pas.  Un peu plus tard, on habituait les oreilles à la corde, pour que l’animal supporte ensuite les guides, le moment venu. Quelques temps avant de poser le joug de travail, on les habituait à la jouate et on les mettait en appairage avec une vache dressée.  Cela demandait beaucoup de tendresse et de patience.

S’il y en a qui parlent aux oreilles des chevaux, d’autres parlaient alors aux oreilles des vaches. 

Les bœufs, eux étaient plus lents mais puissants. Le brabant, la faucheuse lieuse – le seul engin agraire qui a résisté une fois attelé au tracteur – étaient tractés par les bœufs. On les employait aussi pour débarder des arbres. Pour labourer la vigne, ils avaient la tête beaucoup plus haute, cela permettait de passer avec le joug à coulisse au dessus des piquets.

             Ces attelages de traits avaient un nom, pour les boeufs Le Mule,  Le Marelh    (Occitan de Caraman

             Pour les attelages de vaches     La Falbe, la Marelha   

Ces noms correspondaient à la position, à leur poste de travail. J’ai oublié qui était l’animal de base (à gauche) chargé de suivre le sillon tracé et particulièrement pendant le labour en planche. Pour la faucheuse, c’est l’animal de droite.

Pour les autres travaux non pas d’obligation de base (Le brabant, l’allairre la canadienne)

Le cheval, lui, est plus rapide. La faneuse la bineuse, le râteau,  travailler au milieu de la vigne, apporter les produits alimentaire au marché, se déplacer avec la carriole et d’autres encore étaient des tâches qui lui convenaient. 

 Le médecin,  le vétérinaire, le boulanger , eux, étaient équipés d’un cheval.

L’âne et le mulet étaient utilisés surtout par les producteurs de légumes, le rémouleur , le rétameur.

Et tous les ans, le passant qui vendait des pierres à briquets, des lacets, des mèches amadou entre autres et qui entretenaient le lien rural."

 

Merci à tous les contributeurs des carnets d'Emile pour le partage des ces photographies : famille Nardèse, Aimé Boyer , Laure Pagès, Serge Arnaud, Christiane et Jean Françoise Bruno, Jean-Claude Rouzaud, Bernard Bnnaval. Merci Aimé pour le témoignage.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

Photo coll. Nardèse

Photo coll. Nardèse

Photo C et JF Bruno

Photo C et JF Bruno

Photo Aimé Boyer

Photo Aimé Boyer

Photo Laure Pagès

Photo Laure Pagès

Photo coll. JC Rouzaud

Photo coll. JC Rouzaud

Envoi de Bernard Bennaval, le ramassage des "camborles" de maïs à Prunet 1952

Envoi de Bernard Bennaval, le ramassage des "camborles" de maïs à Prunet 1952

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Publié le 23 Janvier 2021

Mardi 23 janvier 1951 - A la Chartreuse

Vent marin léger. Suis allé avec Joséphine aider à tuer le cochon à la Chartreuse 200 kg. Camille et Paulette sont allés en Estève

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Publié le 22 Janvier 2021

Lundi 22 janvier 1951 - la foire de Villefranche-de-Lauragais

Beau temps

Suis allé à la foire de Villefranche. Le soir j'ai fini de couper les arbres au grand bois pour les piquets de la vigne

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Publié le 21 Janvier 2021

Dimanche 21 janvier 1951 - rendre visite au bébé

Brume légère beau temps

Sommes allés avec Fine à Labastide d'Anjou voir Robert Rouquet

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Publié le 20 Janvier 2021

Lauragais d'antan : les secrets de la vigne en été
Juin 1952 - Relever la vigne pour que la récolte n'en soit que plus belle. Une tâche importante à laquelle Léonce apporte beaucoup de soin... Mais à l'ombre de l'ormeau, au moment de la pause, se murmurent des secrets...
Un nouvel épisode de Ceux de la Borde Perdue #lauragais #occitanie

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Publié le 20 Janvier 2021

Samedi 20 janvier 1951 - les piquets de la vigne

Brume le matin vent d'ouest

Avons continué de couper les arbres pour faire des piquets pour la vigne

Maria Sacaze de Nodet est venue inviter Camille et Paulette pour tuer les cochons dimanche prochain

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Publié le 19 Janvier 2021

Jeudi 19 janvier 1951 - le vivier et les fagots

Vent d'ouest très fort. Avons fini de clôturer le vivier le soir avons fait 100 faits de bois au grand bois 

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Publié le 18 Janvier 2021

Mercredi 18 janvier 1951 - une échelette pour charrette

Vent d'ouest très fort et pluie le matin

J'ai fait une échelette pour charrette. Le soir avons clôturé autour du vivier.

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Publié le 17 Janvier 2021

Mercredi 17 janvier 1951 - le dernier grain

Beau temps - Avons fini de mettre de l'ordre aux cochons que nous avons tués

Le soir Gaston est venu chercher le dernier grain

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Publié le 16 Janvier 2021

Photo coll.JC Rouzaud

Photo coll.JC Rouzaud

Dans les Carnets d'Emile, pas une semaine sans que les boeufs, force motrice de la métairie, ne soient évoqués... Dans Ceux de la Borde Perdue (http://www.bordeperdue.fr), on voit à quel point les trois paires de boeufs sont sollicitées pour les travaux quotidiens.

Ils sont si importants dans le travail des bordes d'autrefois qu'ils ont même venus se glisser dans les dictons du quotidien. En voici quelques-uns...

 

Uròs coma un buòu a la grupia

Heureux comme un boeuf à la mangeoire

 

S'i entendre coma un buòu a ratar

S'y entendre comme un boeuf à rater (chasser les rats)

(expression qui existe aussi avec le cochon)

 

Buòu vielh fa rega dreita

Vieux boeuf fait raie droite

 

Los jorns alongan : per Nadal d'un pè de gal, per l'an nòu d'un pè de buòu

Les jours allongent : pour Noël d'un pied de coq, pour l'an neuf d'un pied de boeuf. 

 

Les buòus se menan per las banas, les òmes per la lenga

Les boeufs se mènent par les cornes, les hommes par la parole.

 

S'as pas de buòu fa laurar l'ase

Si tu n'as pas de boeuf, fais labourer l'âne 

Grand merci à JC Rouzaud et S. Arnaud pour les photos.

Si vous connaissez d'autres dictons ou proverbes sur les boeufs qui étaient usités en Lauragais, n'hésitez pas à me les adresser. Nous complèterons ce post ensemble au fur et à mesure. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Envoi de S. Arnaud

Envoi de S. Arnaud

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Publié le 16 Janvier 2021

Mardi 16 janvier 1951 - la saucisse

Beau temps avons continué à faire la saucisse. Le soir Borde et Alegri sont venus chercher 245 balles de paille à 3f 25 le kg.

Avons mené la jeune vache au taureau à Segadènes pour la 2e fois ........ le 17 janvier

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Publié le 15 Janvier 2021

Lundi 15 janvier 2021 - le jour du cochon

Pluie fine toute la matinée

Avons tué les cochons 195 kg chacun

Sont venus nous aider Louis et Claude Rey Elie Anna et Camille Puget Emile et la grand-mère de la Chartreuse Florentine et Françoise de Saint Jean Jean_marie et Noé de l'Hers

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Publié le 14 Janvier 2021

Dimanche 14 janvier 1951 - une naissance

Pluie vent d'ouest assez fort

Le matin avons préparé tout pour tuer les cochons demain. Le soir j'ai fini de réparera la charrette vieille.

Henri Rouquet Marcel Bacharan Alfred et Mimi et Richard Cazeneuve sont venus nous annoncer la naissance de Robert Rouquet fils de Henri Rouquet et Lucienne.

Emile de la Chartreuse est venu coucher

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Publié le 13 Janvier 2021

Lauragais d'antan : le mois de juin dans les champs...

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Publié le 13 Janvier 2021

Samedi 13 janvier 1951 - porter un veau avec l'auto

Brume le matin assez beau temps le soir

Camille et moi sommes allés à Revel avec Gaston Lanegrasse qui nous a porté un veau avec l'auto. Nous l'avons vendu 220 F le kg. Il pèse 161 kg, on nous l'a payé 35500 francs. Avons pris 9 paires de poules que nous avons vendues 8, 7 et 690 la paire. En toute 6700 F. Yves est allé tuer le cpchon chez son frère René à Gardouch

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Publié le 12 Janvier 2021

Vendredi 12 janvier 1951 - vendre les poules

Vent d'autan tourné à la nuit. Camille Paulette et moi sommes allés à Villefranche vendre 15 paires de poules à cause de la mortalité à raison de 8 et 900 F la paire

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Publié le 11 Janvier 2021

Jeudi 11 janvier 1951 - le champ des aigalots

Vent marin assez fort. Suis allé voir Gaston pour nous entendre pour vendre le veau. Suis passé pour les inviter pour tuer les cochons En Touzet à la Chartreuse en Estève à l'Hers et à Roou. Camille et Yves ont pelleversé les coins du champ des aigalots.

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Publié le 10 Janvier 2021

Mercredi 10 janvier 1951 - la charrette vieille

Vent marin fort. Avons fini de réparer la charrette vieille. 

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Publié le 9 Janvier 2021

Photos coll. NardèsePhotos coll. Nardèse

Photos coll. Nardèse

Tuer le cochon était un événement important de la vie des campagnes lauragaises, nous avons évoqué cela en détail l'année dernière (voir : Tuer le cochon ).

Caler la date n'était pas simple au coeur de l'hiver : il fallait que non seulement le saigneur soit disponible - or, il avait fort à faire d'une borde à l'autre - mais aussi tous ceux qui étaient susceptibles d'aider car l'entreprise était d'envergure.

Voici un document qui témoigne de cette organisation. Marie écrit à ses parents et à son frère Jean et sa belle-soeur Fine (Joséphine) pour les inviter à participer. Pour rappel, Jean est celui dont vous lisez le carnet tous les jours depuis début janvier.

"Labastide 5 janvier1949

Bien chers parents

Je viens vous rappeler en deux mots que nous tuons le cochon lundi 10 donc nous comptons sur vous.

Ancely en a deux le même jour cela fait que nous le tuerons un peu matin mais enfin si Jean n'est pas là pour le tenir nous commencerons il s'agirait qu'il soit là pour lui aider à le nettoyer Quant à Fine qu'elle vienne dès qu'elle pourra. Je ne parle pas de papa et maman je sais qu'ils ne viendront pas.

Je vous quite en espérant que vous êtes en bonne santé. Nous avons reçu une carte de Camille il nous dit qu'il va bien aussi.

A lundi je vous embrasse

Marie"

On lit dans ce document la nécessaire organisation de cette journée. Jean était censé venir aider à tenir le cochon lorsqu'il serait tué. De bonne heure puisque le saigneur en a programmé deux dans sa journée. Fine les rejoindrait dès que possible : il est facile d'imaginer que ce serait après les longues corvées matinales liées aux soins des animaux de la ferme qu'il fallait nourrir notamment.

Les parents eux sont dispensés de cette journée du cochon car il faut bien que quelqu'un veille sur la borde en l'absence de Jean et Fine.

 

Je remercie la famille Nardèse pour ses fabuleuses photos. Le courrier est une archive personnelle.

 

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Archives personnelles
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Publié le 9 Janvier 2021

Mardi 9 janvier 1951 - le champ des artichauts

Brouillard vent d'autan très fort à la nuit. J'ai continué à remonter la charrette vieille. Eux ont travaillé aux bords du champ des artich

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