Publié le 14 Mars 2020

Le canal du Midi par B.Alasset (Insta : bruno31290)

Le canal du Midi par B.Alasset (Insta : bruno31290)

Pierre Touja - dit Pépé - m'a contacté pour me confier son histoire, l'histoire d'une enfance singulière au coeur du Lauragais des années 30 et 40. Elle est jalonnée de journées ensoleillées au bord du Canal du Midi mais aussi d'un accident qui a changé le cours de son destin. Je l'ai mise en mots en espérant lui avoir été fidèle.

"Je suis né dans le Lauragais des années 30, à Gardouch, alors que mes parents n’étaient encore que de très jeunes adultes. Le vert Canal du Midi y glisse lentement entre les arbres tel un serpent calme. Mes grands-parents y habitaient. 

Mon père, Etienne, pour gagner sa vie et la nôtre, participait à divers travaux saisonniers à la journée : fenaisons, battages, vendanges…  Il louait sa force, ses bras et l’énergie de sa jeunesse dans les bordes alentours alors que la mécanisation, timide, avait décidé de se faire attendre encore un peu. Ma mère, Germaine, faisait des ménages, de l’entretien dans les maisons dont les familles voulaient bien la solliciter. 

Monsieur Robert, l’instituteur du village, un homme très apprécié, leur faisait le cadeau de son amitié bienveillante. Cet homme était membre du conseil d’administration du château de Dabeaux à Aurignac où étaient alors accueillis et scolarisés des enfants qui avaient des difficultés familiales. 

 

L’enfant caché

Il offrit à mes parents l’opportunité inespérée d’avoir du travail pour chacun d’eux : Etienne mon père s’occuperait de la ferme et entretiendrait le château, ma mère Germaine y serait femme de maison, cantinière, lingère… Une condition difficile leur fut cependant imposée, une condition intenable pour de jeunes parents : les enfants ne pourraient les y accompagner. 

Mon très jeune frère fut confié à des amis toulousains provisoirement et moi, du haut de mes trois ans, je devins  l’enfant caché du château. Lorsque nécessaire, dès que les pas du directeur résonnaient dans les couloirs, je me dissimulais sous les grandes marmites de la cuisine, dans les creux du bois que mon père aménageait sur la charrette lorsqu’il rentrait des bûches et mille autres cachettes encore. 

 

Le drame

Un enfant caché n’en reste pas moins un enfant et alors que ma mère était occupée à laver du linge, j’échappai par une journée ensoleillée à sa surveillance et courus dans le pré retrouver mon père qui fauchait. Il était occupé à enlever le foin qui obstruait la bielle de la faucheuse lorsque je m’approchai. Les vaches qui tiraient l’engin eurent un mouvement et le drame se noua dans l’instant : ma jambe gauche fut sectionnée sous le genou.

On me conduisit dans l’urgence à la clinique de Saint Gaudens, le foin jugulait un peu l’hémorragie en faisant une sorte de tampon.

Aujourd’hui avec les progrès de la médecine d’urgence sans doute aurait-on sauvé ma jambe mais on me sauva bien plus ce jour-là puisqu’on me conserva la vie..."

(à suivre)

 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Publié le 13 Mars 2020

Dimanche 13 mars 1960 - un bal à Montmaur

Pluie le matin

Nous sommes allés au bal à Montmaur

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Publié le 12 Mars 2020

Samedi 12 mars 1960 - le maïs, les balles de paille et la chirurgicale

Vent d'autan.

Travaillé au bois. 

Pech a retriré 2000 kg maïs épis pour nous à 28 F -5600 payé - et 97 balles de paille à 3F 4600 F

Payé la chirurgicale* 170.NF.44

 

* l'assurance

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Publié le 11 Mars 2020

Vendredi 11 mars 1960 - du bois pour le propriétaire

Beau orage le soir 

Avons coupé du bois pour la G.

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Publié le 10 Mars 2020

Jeudi 10 mars 1960 - La livraison d'engrais

Averses

Nettoyé du bois pour la G.

La CAL a livré 

1000kg ammoniaque 

1500 kg Super

Payé à moitié avec C. (nb : le propriétaire)

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Publié le 9 Mars 2020

Mercredi 9 mars 1960 -  brûler les sarments

Pluie orage le soir

Fini de tailler la vigne et brûlé les sarments

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Publié le 8 Mars 2020

Mardi 8 mars 1960 - la taille de la vigne et le docteur

Pluie 

Continué à tailler la vigne

Visite I. pour Mémé

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Publié le 7 Mars 2020

Photo coll. famille Nardèse

Photo coll. famille Nardèse

 

La force mécanique entraînée par les animaux de trait permettaient un travail essentiel des sols. Les charrues contribuaient à aérer les sols pour faciliter la minéralisation des matières organiques, à les ameublir pour permettre le bon développement des racines et à enfouir la fumure.

Comme dans d'autres domaines, les années 50 ont vu l'accélération de l'utilisation des intrants chimiques.

 

Les engrais organiques étaient très utilisés dans les bordes et dans les fermes puisque le animaux qu'on élevait en étaient à l'origine. "Les différents fumiers n'étaient que la copie de la terre qui les avait produits, se souvient Aimé. Si la terre était riche, le fumier l'était et vice versa..."

Selon les sols, leur utilisation plus ou moins intensive, les macro-élements (azote N pour le développement des parties aériennes de la plante, phosphore  P - résistance et développement des racines - et potassium K pour la floraison et les fruits) devaient être ajoutés pour le bon développement des plantes car les assolements précédents pouvaient les avoir épuisés.

 

"On n'utilisait pas tous les fumiers de la même manière en raison de leurs compositions différentes. Celui des vaches et cochons ou brebis était utilisé surtout pour l'humus, celui des pigeons était idéal pour les vigne d'ailleurs on voit bien encore dans les régions de vignobles qui nous entourent, les pigeonniers. Celui des poules, la gallinassa, convenait bien pour les patates."

 

Les intrants chimiques développés depuis la fin du XIXe siècle ont pris leur expansion à ce moment-là : l'agriculture s'intensifiant, les élevages étant parfois moins nombreux, l'abandon des bêtes de trait, l'impulsion des coopératives agricoles ont contribué à leur donner leur essor.

Aimé se souvient " Je me suis installé avec mon épouse  en 1961 en fermage,(30 hectares) et j’ai été confronté à ce problème de fumure, d’autant que j’avais vidé l’étable.

J’ai fait faire des analyses de sol, et j’ai essayé de coller à la dure réalité des besoins : lAzote sous plusieurs formes ,l’acide phosphorique Saint Gobain, la potasse avec des scories potassiques issues des cendres des hauts fourneaux du Nord. Il ne fallait pas de vent et c'était infernal car nous n’avions pas de douche. Rapidement ces potasses ont été remplacés par des granules.

Puis on a vu se développer des compositions de diverses formules conjuguant des mélanges de ces trois composantes avec des formules adaptées aux plantes.

Nous étions devenus des pionniers avec de gros investissements. Cela nous a engagé dans la marche irréversible de la modernisation agricole avec l'appui de la recherche et des engins de plus en plus perfectionnés".

 

Merci  à Aimé pour son éclairage et à la famille Nardèse pour la photo.

 

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Carte publicitaire d'époque (doc. personnel)
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Publié le 7 Mars 2020

Lundi 7 mars 1960 - le fourrage

Brumeux

Avons monté du fourrage sur la grange. Taillé la vigne

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Publié le 6 Mars 2020

Dimanche 6 mars 1960 - rouler l'orge

Vent d'autan pluie à la nuit

Le matin j'ai passé le rouleau de Clauzel sur l'orge . Nous sommes allés dîner à Roou

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Publié le 5 Mars 2020

Samedi 5 mars 1960 - 3 sacs et demi

Beau - Avons semé 3 sacs et demi d'orge à la pointe

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Publié le 4 Mars 2020

Vendredi 4 mars 1960 - l'orge de la pointe

Beau - avons préparé la pointe pour démarre de l'orge

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Publié le 3 Mars 2020

Jeudi 3 mars 1960 - les sarments

Vent de cers - Payé chez Rouzaud la réparation du pont du tracteur 82479 F

Approché les bords du côté des Ouritz. Ralassé des sarments

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Publié le 2 Mars 2020

Mercredi 2 mars 1960 - semer les vesces

Fortes averses - semé des vesces et fait la curage pour les melons. Nettoyé les bords au champ de la G. Castilles et M. Sacaze sont venus pour les vaches.

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Publié le 1 Mars 2020

Mardi 1er mars 1960 - le jardin

Beau - Tiré les bords à la pointe. Fini de jeter l'ammonitre au blé dur.

Travaillé au jardin.

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Publié le 29 Février 2020

Lauragais d'Autrefois (53) : tuer le cochon, dernier jour (épisode 4, tuar le pòrc)

La troisième jour de la fête du cochon. S'il se fait avec un effectif plus réduit n'en demeure pas moins très occupé.

voici, le concernant, les souvenirs d'Aimé.

 

"On s'occupe de la cuisson du salé. Les morceaux ont été mis au sel, la veille. Le matin on monte le chaudron, on y fait fondre la graisse .

On pose les morceaux de salé, en prenant soin de faire tomber l’excédant de sel, en tapant les morceaux sur le bord de la grasala.

On a préparé bien propres les salssiers (récipients en terre cuite vernis, pour stoker des denrées alimentaires.

 

Pendant ce temps, on coupe des longes de viandes réservées ainsi qu’une partie de foie pour les passer à la machine avec la grille fine. Pour faire le pâté. Déjà sur un coin de la table trônent les conserves en fer, elles sont propres et prêtes à être remplies. Bien-sûr,  cela se fera quand on aura assaisonné après l’avoir mélangée la chair à pâté. Ces boîtes une fois remplies on les apporte chez le forgeron du village qui a une machine à sertir. au retour on pose ces boîtes bien calées avec des chiffons dans la lessiveuse pour les cuire et les stériliser.

 

La veilles, après souper, les hommes ont mis le jambon au sel. Deux ou trois hommes prennent alors un grand torchon préparé à cette fin, on pose une couche de sel puis le jambon. Enfin, on remonte doucement le torchon sur les côtés pendant qu’un autre pose une couche de sel de manière étanche tout autour entre le torchon et le jambon. Avec une grosse aiguille de bourreliers et de la ficelle de cuisine., on coud méticuleusement.Auparavant on n’avait pas oublié de poivrer copieusement autour de l’os et de toute la partie découverte, sans couenne.

 

On a aussi mis la cansalade, et le lard dans du sel et poivre, avec beaucoup d’attention, ces morceaux seront entreposées dans la maison, dans une pièce aérée, pendus.

Il reste enfin à se mettre au nettoyage de la maison et des dépendances, à la lessive des torchons et tabliers et au rangement de tout le matériel."

Merci à Aimé pour son témoignage et à Christiane Bruno pour le cliché.

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Publié le 29 Février 2020

Lundi 29 février 1960 - Orage de février

Vent d'autan - Orage

Avons semé 150 kg de pommes de terre. Passé le rouleau au blé. Paulette est allée à Castel. 

Catastrophe d'Agadir*

* Il est rare qu'Emile mentionne des faits d'actualité. Il fait référence ici au séisme d'Agadir (Maroc) qui a fait  cette nuit-là 15000 morts.

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Publié le 28 Février 2020

dimanche 28 février 1960 - payer le médecin

Vent d'autan

Le matin j'ai payé I. venu pour Mémé

11 visites et radio 18300

1 pour nous 1200

Papa est allé voir une vache chez C.

Labouré le jardin de Stapin.

Nous sommes allés à la cavalcade de Castelnaudary. Mémé Marie des Casses est venue

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Publié le 27 Février 2020

Samedi 27 février 1960 - les fagots de bois

Beau chaud - Approché les bords à la points et charrié les fagots de bois.

Tante Marie est venue.

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Publié le 26 Février 2020

Jeudi 25 février 1960 - Dix petits porcelets

Vent marin chaud - Continué à Tailler la vigne

La truie a mis bas 10 porcelets. Huguette s'est fait tailler les cheveux. Visite I.*

* le médecin

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Publié le 26 Février 2020

Vendredi 26 février 1960 - la taille de la vigne

Beau chaud

Continué à tailler la vigne

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Publié le 24 Février 2020

Mercredi 24 février 1960 - tailler la vigne

Vent d'autan. Le matin descendu le dernier fourrage de la G. Commencé à tailler la vigne. Camille C. est passé nous voir.

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Publié le 23 Février 2020

Lauragais d'Autrefois (52) : Y aura-t-il de la neige à la borde ? (la nèu a la bòrda)
Lauragais d'Autrefois (52) : Y aura-t-il de la neige à la borde ? (la nèu a la bòrda)

La neige n'est pas d'une fidélité exemplaires aux coteaux du Lauragais . Aussi lorsqu'au cours d'un hiver, elle fait son apparition et reste un jour ou deux l'événement est de taille...

Dans les métairies, dans les années 40 et 50, on avait tôt fait d'organiser quelques parties de rires et de glissades avec l'aide de bâtons bien choisis et des douelles de tonneaux en guise de planches de ski.

La neige, furtive apparition, surtout au mois de février...

  • Nèu de febrièr es coma d'aiga dins un panièr, se s'ajoca coa coma una cloca

La neige de février est comme de l'eau dans un panier, si elle s'installe elle couve comme une glousse.

  • Al mes de febrièr, la nèu cocha pas sul fumièr.

La neige de février ne passe pas la nuit sur le tas de fumier.

Voici quelques scènes des hivers d'antan grâce aux photos de la famille Nardèse que je remercie pour ce partage.

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Lauragais d'Autrefois (52) : Y aura-t-il de la neige à la borde ? (la nèu a la bòrda)
Lauragais d'Autrefois (52) : Y aura-t-il de la neige à la borde ? (la nèu a la bòrda)

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Publié le 23 Février 2020

Mardi 23 février 1960 - une bonbonne de vin

Averses 

Tirer les bords au champ de la G.

J'ai porté une bonbonne de vin à la Tiquet.

Henri Rouquet est venu.

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Publié le 22 Février 2020

Lundi 22 février 1960 - l'orage de février

Beau- Orage tonnerre le soir

Jeté l'ammonitre sur le blé mais la pluie m'en a sorti. Préparé pour les pommes de terre.

2e piqûre de Régine

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