Publié le 25 Novembre 2020

Vendredi 25 novembre 1960 - arranger les pierres

Beau chaud

Avons arrangé de la pierre devant la porte . Mon beau-père est venu souper

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Publié le 24 Novembre 2020

Jeudi 24 novembre 1960 - De la pierre, encore

Brumeux

Avons porté 3 remorques de pierre devant la porte

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Publié le 23 Novembre 2020

Mercredi 23 novembre 1960 - 3 remorques de pierre

Pluvieux 

Avons porté 3 remorques de pierre devant la porte. Les Seloudres sont venus chercher 4 kg 500 de foie de canard à 2300 le kg

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Publié le 22 Novembre 2020

Mardi 22 novembre 1960 - des canards et de la pierre

Orage dans la nuit

Avons tué 25 canards mulards

Sont venus nous aider ma belle-mère, Lucienne et Julie

Avons arraché de la pierre pour mettre devant la porte

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Publié le 21 Novembre 2020

Lundi 21 novembre 1960 - labourer avec le brabant

Commencé à labourer à la milliaire sous le jardin avec le brabant 

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Publié le 20 Novembre 2020

Dimanche 20 novembre 1960 - la messe des combattants

Vent d'autan

Le matin nous sommes allés à la messe des combattants à Airoux.

Après-midi nous sommes allés à la Castagne

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Publié le 20 Novembre 2020

photo d'illustration

photo d'illustration

Parfois le propriétaire de la métairie en possédait plusieurs, pour coordonner et superviser certains travaux, il avait un régisseur. Voici le témoignage au sujet de ces rapports - pas toujours simples - entre régisseur et métayers dans le lauragais d'autrefois que nous confie aujourd'hui Aimé :

"Le lavage des barriques au château fait partie des travaux que devait le métayer au bailleur. Comme la granda Bugada,  couper et fendre le bois, nettoyer les greniers ou encore tailler les haies du parc ou même approvisionner l’eau des citernes du château. etc…

La granda bugada, la lessive a été détaillée dans Ceux de la Borde Perdue (voir https://www.bordeperdue.fr/post/chapitre-14-a-la-granda-bugada )

Laver la futaille faisait partie de ces corvées.! Pour avoir du bon vin, il fallait aussi avoir des récipients propres non seulement à la décuvaison mais aussi dans le courant de l’année car il fallait transvaser deux ou trois fois.

D'abord, le régisseur venait la veille avec son petit chapeau et ses bottes de cheval bien cirées.

Après avoir fait un tour dans l’écurie,  il nous disait : "demain on lave les barriquessans demander si l'on pouvait. Donc à l’heure dite, le lendemain, nous allions à la cave où un copieux petit déjeuner nous était proposé. Au menu : boudin, jambon, lard, quelquefois un fromage, un fruit du verger du château, et du vin à volonté

Il y avait aussi bien-sûr la marque de pain, dans laquelle chacun coupait une tranche, avec son propre couteau  du type Opinel ou autre...

Eh oui, le couteau faisait parti de la panoplie du paysan, car avec la traction animale, il arrivait  parfois d'avoir à délier les attelages  en urgence  : charrette, renversée, rouleau coincé à un arbre, essaim de guêpes...

Il fallait couper les juilles (lanière servant à attacher le joug sur la tête des boeufs) qu’on réparait plus tard avec des rivets plats, le marteau, le pli de la charrue renversé en guise d’enclume, sans oublier l’alène (poinçon) pour faire le passage pour le rivet.

Nettoyer la futaille consistait à vider un ou deux seau d’eau dans la barrique par l’orifice qu'on appelait infonil . Quelquefois, on faire descendre une chaîne à l'intérieur pour décaper le tartre. On l' attachait avec un fil de fer coincé avec la bonde et replié sur celle-ci.

On se mettait sur le côté de la barrique, une main à chaque tête, on faisait balancer. Celle-ci étant oblongue, ce geste n’était pas trop pénible. Une fois lancée, elle se balançait presque seule, il n’y avait plus qu’a changer les mains de place pour la faire tourner, sur place.

Après plusieurs tours il fallait la vider après avoir enlevé la bonde : on la faisait rouler sur une échelle couchée au sol ! Ceci était répété deux ou trois fois. Ici le régisseur intervenait, il sentait dans la barrique. S’il avait un petit différent avec un métayer, il la lui faisait laver plusieurs fois ! Ce qui n’arrangeait pas les rapports.

Le foudre de 500 litres était plus difficile à manoeuvrer : l’ovale de l’ellipse était plus court, il fallait se mettre à deux et bien s’entendre. 

Tout au long de ce travail, chacun avait son verre du déjeuner et allait de temps en temps au robinet de la barrique sans restriction."

 

Sincères et amicaux remerciements à Aimé Boyer pour le partage de ses souvenirs.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

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Publié le 19 Novembre 2020

Samedi 19 novembre 1960 - à Revel

Pluie le matin

Je suis allé à Revel commander une pompe à la BP

Après avons fini une caisse pour les lapins

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Publié le 18 Novembre 2020

Lauragais d'antan : isolement en Lauragais en 1952

En février 1952, la fièvre aphteuse envahit les étables lauragaises (et plus largement en France). Certaines bordes sont mises en quarantaine, un confinement difficile à vivre quand les animaux sont à l'arrêt et les travaux dans l'attente.

A lire ici : https://www.bordeperdue.fr/post/chapitre-18-isolement-en-lauragais

Ceux de la Borde Perdue, un web roman feuilleton au coeur du Lauragais...

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Publié le 18 Novembre 2020

Vendredi 18 novembre 1960 - 3 remorques

Beau

nettoyé le bord au champ du jardin et rentré 3 remorques de betterave 

Mis une plaque au chemin de la Ginelle

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Publié le 17 Novembre 2020

Jeudi 17 novembre 1960 - la betterave

Pluie après-midi 

Le matin avons arraché de la betterave

Le soir travaillé à faire une cage pour les lapins

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Publié le 16 Novembre 2020

Mercredi 16 novembre 1960 - 10 sacs de blé

Semé leblé au champ de la Ginelle mis environ 10 sacs

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Publié le 15 Novembre 2020

Mardi 15 novembre 1960 - milliaire

Brumeux

Avons fini de préparer la milliaire de la Ginelle

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Publié le 14 Novembre 2020

Lauragais d'Autrefois (103) : le chemin dans les expressions occitanes

Chemin faisant (camin fasent), l'auteur de ces lignes se demanda quelles expressions et dictons occitans il pouvait cueillir au bord de la route. En voici un petit florilège :

 

Le que court sus un camin peiregos es un asard se ne trabuca pas.

Celui qui court sur un chemin pierreux, c'est un hasard s'il ne trébuche pas.

 

Se l'ivèrn sièc son camin, arriva a Sant Martin.

Si l'hiver suit son chemin, il arrive à la Saint Martin.

 

Vielh coma un camin.

Vieux comme un chemin.

 

A la sant Marti, la lèbre es pel cami, a Nadal la lèbre es al pè de l'ostal.

A la Saint Martin, le lièvre est dans le chemin, à Noël il est au pied de la maison.

 

Esser per camins et carrièras

Être par voies et par chemins

 

Si vous connaissez d'autres dictons ou proverbes sur la route, le sentier, le chemin qui étaient usités en Lauragais, n'hésitez pas à me les adresser. Nous complèterons ce post ensemble au fur et à mesure. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Publié le 14 Novembre 2020

Lundi 14 novembre 1960 - une batterie à plat

Beau

Rouzau est venu pour le tracteur que la batterie est à plat. Le soir hersé à la milliaire du champ de la Ginelle

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Publié le 13 Novembre 2020

Dimanche 13 novembre 1960 - Chez le docteur

Beau

Le matin je suis allé à Villefranche chez Izard pour Régine.

Après dîner nous sommes allés à la Castagne 

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Publié le 12 Novembre 2020

Samedi 12 novembre 1960 - des semelles orthopédiques

Pluie

Nous sommes allés à Castel faire mettre des semelles orthopédiques pour Régine. Payé 1760 F

Payé Rouzau 7565

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Publié le 11 Novembre 2020

Lauragais d'antan : confinés en février 1952

Février 1952, se retrouver en quarantaine à la borde en raison d'une épizootie renforce la promiscuité et exacerbe les sentiments. Les activités de l'exploitation doivent pourtant se poursuivre...

Basée sur des faits réels, la fièvre aphteuse de 1952, l'histoire de Ceux de la Borde Perdue résonne aujourd'hui 

A retrouver ici :

https://www.bordeperdue.fr/post/chapitre-17-les-confinés-de-la-borde-perdue

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Publié le 11 Novembre 2020

Vendredi 11 novembre 1960 - de l'ordre aux hangars

Brumeux

Mis de l'ordre aux hangars et arrangé la herse

Réglé les battages de Faugères

12 ha 70 céréales x 7000 = 88.900

2ha 1/2 x 8000 = 2000

108.900

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Publié le 11 Novembre 2020

Jeudi 10 novembre 1960 - 45 sacs de 50 kg

Vent d'autan

Avons jeté 45 sacs de 50 kg de Super au champ de la Ginelle

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Publié le 10 Novembre 2020

Mercredi 9 novembre 1960 - labourer et déchaumer

Pluvieux

fini de labourer les bords au champ de la Ginelle et commencé d'y passer la déchaumeuse. La CAL a retiré le dernier maïs Castaing 57 saches

Visite Izard *

 

* le médecin de famille

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Publié le 8 Novembre 2020

Mardi 8 novembre 1960 - les labours de la milliaire

gelée

Fini de labourer à la milliaire de la Ginelle

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Publié le 7 Novembre 2020

Lundi 7 novembre 1960 - la charrette de fourrage et le vin

Pluie le matin

Avons descendu une charrette de fourrage de la Ginelle. Bonhoure nous a pris 512 litres de vin à 35F le litre =17820 F

Avons mis une baladeuse aux poulaillers

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Publié le 7 Novembre 2020

photo coll. Rouzaud

photo coll. Rouzaud

Cette photo adressée par J.C. Rouzaud a été prise lors d'un concours de labour en 1957 ou 1958 à l'ancienne coopérative du Marès sur la commune d'Avignonet-Lauragais.

Au cours de ces épreuves qui peuvent mener les lauréats jusqu'au concours national en se qualifiant au fur et à mesure des étapes locales, départementales puis régionales, les concurrents font montre de leur savoir-faire. La régularité des sillons, leur profondeur, leur précision sont autant de critères évalués au regard du temps donné pour l'épreuve.

En France, le premier concours national fut lancé en 1954. A l'époque où la mécanisation était en plein développement, c'était aussi un moyen de réunir les agriculteurs pour parler et échanger sur ces techniques nouvelles et la pratique du métier en plein évolution. Les tracteurs se sont en effet démocratisés dans les campagnes après la 2nde Guerre Mondiale grâce au plan de modernisation et d'équipement de l'agriculture notamment.

Le ministère éditait notamment des brochures pour inciter à investir dans un tracteur (voir ci-après).

Sur le même thème, labours profonds et charrue balance, voir article précédent ici : http://www.lescarnetsdemile.fr/2020/08/lauragais-d-autrefois-91-les-labours-profonds-et-la-charrue-balance.html

Merci à J-C. Rouzaud pour la photo partagée.

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doc. coll. S.Saffon
doc. coll. S.Saffon

doc. coll. S.Saffon

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Publié le 6 Novembre 2020

Dimanche 6 novembre 1960 - le cimetière

Nous sommes allés au cimetière à Montmaur. Après souper, nous sommes allés à la Castagne.

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