Publié le 31 Août 2019

Lundi 31 août 1959 - Un souvenir

Commencé à labourer au champ long. Repassé la canadienne aux pommes de terre. Eliette est allée faire photographier les petites

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Publié le 30 Août 2019

Dimanche 30 août 1959 - une fête

Beau - Nous sommes allés à la fête à Labastide

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Publié le 29 Août 2019

Lauragais d'Autrefois (10) : Les battages à Baziège (MàJ)

Nous avons évoqué à plusieurs reprises les battages avec le témoignage de Paulette D. (ici) et les éléments indiqués par Aimé B. (), voici pour les illustrer deux formidables clichés confiés par Serge A. qui concernent les battages à Baziège. On y relèvera sans peine un certain nombre des éléments évoqués dans les deux témoignages précédents.

Je remercie l'ami Serge d'avoir répondu à l'appel lu dans la Voix du Midi (article ici) et La Dépêche du Midi (article là). D'autres clichés qu'il a bien voulu m'adresser au sujet d'autres moments de la vie agricole suivront.

Mise à jour du 31/08 Témoignage d'Aimé B. en réaction à la photo:

"Tous ces sac posés au sol, à la fin de la journée, il fallait les rentrer pour les mettre à l'abri.

Pour le charger sur l'épaule, on se mettait à deux. Le porteur prenait le sac par la poignée liée. L'autre saisissait le sac par dessous et, avec un ou deux balancements convenus, le porteur se retournait et passait sous le sac.

Posé sur l'épaule droite ou gauche, selon l’habitude de chacun, il fallait souvent le monter par un escalier, quelque fois une échelle bancale puis le déposer sur le lieu de stockage en le laissant couler de l'épaule. On distinguait les sacs du patron, ceux réservés pour le boulanger, ou encore ceux destinés à la semence.

On en déposait aussi dans le hangar accessible au camion de la coopérative qui venait ensuite les récupérer"

Je renouvelle mes remerciements à Aimé pour ce nouveau témoignage très éclairant.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile.

Lauragais d'Autrefois (10) : Les battages à Baziège (MàJ)

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Rédigé par Emile

Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois

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Publié le 29 Août 2019

Samedi 29 août 1959 - Les 9 cinquièmes

Chaud - fini à midi de dépiquer à la Marotte. Battu les haricots 9 cinquièmes. Coupé le fourrage au champ noir

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Publié le 28 Août 2019

Vendredi 28 août 1959 - La Marotte

Forte chaleur - Dépiqué à la Marotte

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Rédigé par Emile

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Publié le 28 Août 2019

Depuis plus de trois ans, vous suivez les Carnets d’Emile en Lauragais. C'est la vie d’un métayer en Lauragais et de sa famille dans les années 50 qui vous est ainsi donnée à lire grâce aux écrits quotidiens laissés par mon grand-père.

Lors des nombreuses causeries que j’ai données à travers le Lauragais et auxquelles vous m’avez fait l’honneur de participer les uns et les autres, j’ai pu recueillir de nombreux témoignages sur cette vie paysanne.

Le temps qui passe semblait peut-être l'avoir effacée de nos mémoires. Bien au contraire, vous avez su me raconter, à votre tour, vos souvenirs de ce temps jadis. Alors, aujourd’hui, c’est à vous que je voudrais à faire appel pour créer une nouvelle page de ce blog. Racontez moi votre Lauragais agricole d’autrefois fait de vos souvenirs et de ceux des membres de votre famille, de votre entourage amical aussi.

La période qui nous intéresse est celle qui part de la 2nde Guerre Mondiale jusqu’à la fin des années 60.

Anecdotes, méthode de travail, météo, mécanisation, élevage, vendanges, vie quotidienne et familiale, religion, mode de vie, moulins, difficultés dans les travaux, acceptation des changements liés à l’arrivée des progrès techniques, fêtes, veillées, traditions, entraide, recettes traditionnelles parfois oubliées, proverbes en français ou occitan, photos d’époque ou photos d’objets et d’outils d’époque sont autant de sujets (et d’autres encore !) qui nous intéresseront ici. Vous pouvez aussi vous laisser inspirer par les sujets abordés par Emile au quotidien.

Vous pouvez prendre contact avec moi ou m’envoyer ces éléments à l’adresse mail  suivantelauragais@lescarnetsdemile.fr 

Je publierai ces éléments sur une page dédiée du blog pour compléter le portrait de ce Lauragais d’antan que nous avons plaisir à évoquer ensemble. Comme pour les pages d’Emile, je garderai l’anonymat des noms de famille.

Poursuivons l’aventure d’Emile ensemble ! 

Sébastien

Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois

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Rédigé par Emile

Publié dans #Lauragais, #Occitanie, #Lauragais agricole d'autrefois

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Publié le 27 Août 2019

Jeudi 27 août 1959 - les haricots et les patates

Forte chaleur - Arraché et chargé les haricots. Fini de ramasser les patates 35 sacs

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Publié le 26 Août 2019

Mercredi 26 août 1959 - déchaumer le sainfoin au moulin du poivre

Orageux - Fini à 11h de dépiquer à la G. Le soir déchaumé le sainfoin sous le moulin du poivre

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Rédigé par Emile

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Publié le 25 Août 2019

Les Carnets d'Emile sont les souvenirs de travail - pour l'essentiel - d'un métayer qui consignait chaque soir, au terme de sa journée de labeur, non seulement le relevé de ses activités mais aussi les conditions météorologiques ou encore quelques événements familiaux.

Ce témoignage est rendu exceptionnel aussi bien par sa densité que par sa rareté... Densité car cet homme, dans la continuité de son père, a écrit chaque jour de sa carrière son travail de paysan, saison après saison, année après année, avec des mots simples, une écriture soignée et une constance remarquable. Rareté car il n'est pas si fréquent dans le monde paysan des années 50 qu'un métayer s'intéresse à l'écrit et s'astreigne avec une telle régularité à cet exercice. Le caractère exceptionnel est encore renforcé par le fait que la métayage est, au milieu du XXe siècle, un mode d'exploitation déjà presque obsolète (seulement 3,4% des exploitations en 1954 selon l'INSEE).

Cet homme, c'était notre grand-père. Il ne s'appelait pas tout à fait Emile mais il était si pudique qu'on comprendra qu'on lui conserve ici son anonymat. C'était un taiseux mais un taiseux qui écrivait. Alors, bien-sûr, on ne trouvera pas au longe des pages d'envolées lyriques pas plus que colériques : quelle que soit la situation, les sentiments, on ne les dit ni ne les écrit, on les tait. On ne s'intéresse qu'aux faits puisque ces carnets ont une fonction réelle, celle d'être une mémoire de travail à laquelle on se réfère souvent.

Et puis qu'importent les lieux pas tout à fait précis, les noms anonymés, ce qui compte c'est la force de son témoignage. Elle se révèle intacte dépeignant par petites touches au fil des lignes noircies dans de vieux cahiers d'écolier toute la difficulté d'être un miéjaïre. Quand on est un métayer, on partage le produit des quelques hectares qu'on travaille avec leur propriétaire. Les petites parcelles viennent se nicher entre les coteaux joufflus du Lauragais et la rigole qui serpente vers le partage des eaux à Naurouze. Aussi, pour faire vivre les 4 générations qui habitent sous le même toit, il faut déployer une énergie sans pareille et que chaque membre de la famille participe de la petite entreprise. L'élevage permet de se nourrir et de compléter les revenus ; le potager lui, se déploie en des dimensions conséquentes.

C'est tout cela qu'Emile écrit en creux : le portrait d'un Lauragais aujourd'hui disparu, l'esquisse d'un métier exigeant empesé de ses traditions qui voit pourtant les progrès se multiplier au coeur des années 50. L'exploitation dans le cadre du métayage y accèdera mais à un rythme nettement plus lent.

Ces carnets ont longtemps reposé sur les étagères familiales, ils permettent ici, sous la forme d'un petit blog, d'évoquer ce Lauragais d'autrefois dont les paysages actuels portent encore les traces. Un dialogue à travers le temps...

S.

Les Carnets d'Emile ou les souvenirs de mon grand-père dans le Lauragais des années 50
Les Carnets d'Emile ou les souvenirs de mon grand-père dans le Lauragais des années 50
Les Carnets d'Emile ou les souvenirs de mon grand-père dans le Lauragais des années 50
Les Carnets d'Emile ou les souvenirs de mon grand-père dans le Lauragais des années 50

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Rédigé par Emile

Publié dans #Lauragais, #Tradition, #Métayage

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Publié le 25 Août 2019

Mardi 25 août 1959 - Dépiquer

Brumeux - dépiqué à la G. 256 sacs de blé

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Rédigé par Emile

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Publié le 24 Août 2019

Lundi 24 août 1959 - les pommes de terre

Orage à 5h avec forte pluie - Ramassé 22 sacs de pommes de terre. Nous sommes allés à la fête à Airoux.

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Publié le 24 Août 2019

Lauragais d'Autrefois (9) : Le Lauragais de la vigne et du vin
Lauragais d'Autrefois (9) : Le Lauragais de la vigne et du vin

Le Lauragais a longtemps accueilli de la vigne. Si aujourd'hui n'en subsiste presqu'aucune trace, au milieu du XXe siècle, chaque exploitation agricole a sa parcelle de vigne pour produire le vin de table que la famille consomme tout au long de l'année. C'est non seulement une boisson importante pour le travailleur mais également un moyen de cultiver le lien social.

Les surfaces consacrées à la vigne sont limitées et rares sont les exploitations qui en font commerce. Les documents présentés sont issus d'une exploitation vinicole de 7 hectares, ses autres parcelles étant consacrées à la polyculture. Outre le livre de cave, on voit la comptabilité, la répartition horaire des ouvriers ou encore, et c'est plus anecdotique, les documents annonçant la vérification de la ligne téléphonique qu'on possède déjà.

La vigne demandait un soin tout particulier et était une préoccupation constante des familles comme on le voit au nombre important de mentions qui figurent dans les carnets d'Emile. Déchausser, tailler, attacher, sulfater, soufrer, vendanger, fouler, presser, couler le vin... l'année entière est jalonnée par les étapes qui accompagnent le raisin du cep à la table.

Je remercie Laure P. pour les clichés des documents exceptionnels patiemment retrouvés.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Lauragais d'Autrefois (9) : Le Lauragais de la vigne et du vin
Lauragais d'Autrefois (9) : Le Lauragais de la vigne et du vin
Lauragais d'Autrefois (9) : Le Lauragais de la vigne et du vin

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Publié le 23 Août 2019

Dimanche 23 août 1959 - Des invités pour la fête

Brumeux pluie dans la soirée - Fête à Airoux. Sont venus dîner Mon beau-père tante et oncle en esthète, soupé tous les jeunes

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Publié le 22 Août 2019

Samedi 22 août 1959 - les rastélades

Brumeux - Ramassé les rastélades* 5e coupe

Vendu un veau repoupet à Revel 18000 F

* occitanisme : les rastelades, ce qui a été réuni avec le râteau, ratissé

 

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Rédigé par Emile

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Publié le 21 Août 2019

Vendredi 21 août 1959 - ventilateur

Orageux pluie - Le matin déchargé le fourrage. Le soir passé la graine de fourrage au ventilateur. Avons eu 126 kg de propre.

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Rédigé par Emile

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Publié le 20 Août 2019

Document Laure P.

Document Laure P.

Suite à la publication de l'article concernant les boeufs et le tracteur (ici), voici quelques précisions et une photo apportées par Aimé B. :

Ces boeufs sont peut-être des gascons. Ils sont équipés de moscals (de l'occitan mosca, la mouche) sur le front. On les leur installait pour les protéger de l'agglutinement des mouches au coin des yeux, là où les glandes lacrymales suintent.

La présence de ces mouches agaçait fortement les bêtes, les obligeant à donner de nombreux balancements de tête, pour faire fuir les insectes. Cela leur était désagréable pour travailler.

Ces moscals étaient des pièces tressées avec de petites cordes. Le plus souvent, ils étaient confectionnés à la maison durant l'hiver au coin du feu mais on en trouvait aussi dans le commerce.

Ils étaient composés de mailles larges, avec des franges, laissant une bonne qualité de vue à l'attelage.

L' agulhada (aiguillon) que tient le laboureur servait évidemment à faire avancer les boeufs mais aussi à nettoyer la charrue par intermittences des ronces ou de la terre qui s'accumulaient sur le versoir.

Enfin, la photo ci-dessous représente le mécanisme fixé sur le timon (asta en occitan) à la jonction de la charrue, il était utilisé pour pallier la position de traction de l'attelage, tête basse ou tête haute.

Je remercie Laure P. pour les clichés confiés et Aimé B. pour ses précieux éclairages.

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Photo Aimé B.

Photo Aimé B.

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Publié dans #Lauragais agricole d'autrefois, #Occitan

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Publié le 20 Août 2019

Rédigé par Emile

Publié dans #Presse, Médias, Interventions

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Publié le 20 Août 2019

Jeudi 20 août 1959 - 236 sacs

Vent d'autan - orage la nuit - Fini de dépiquer en Touzet. 236 sacs de blé. Chargé le fourrage 3e coupe derrière la maison.

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Rédigé par Emile

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Publié le 19 Août 2019

Mercredi 19 août 1959 - la 3e coupe de fourrage

Vent d'autan - Ramassé le fourrage 3e coupe derrière la maison. Après dîner dépiqué en Touzet. Pierre G. nous a dépiqué le fourrage de grain

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Rédigé par Emile

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Publié le 18 Août 2019

Les boeufs (1957) et le tracteur (Deering... des années 30), petit paradoxe à la Lauragaise (clichés confiés par Laure P.)
Les boeufs (1957) et le tracteur (Deering... des années 30), petit paradoxe à la Lauragaise (clichés confiés par Laure P.)

Les boeufs (1957) et le tracteur (Deering... des années 30), petit paradoxe à la Lauragaise (clichés confiés par Laure P.)

Si les tracteurs ont essentiellement essaimé dans les campagnes lauragaises comme ailleurs en France après la 2e guerre, leur apparition s'est faite progressivement en fonction du type d'exploitation et des moyens financiers des familles.

Chez les métayers comme Emile, ils font leur apparition assez tard dans les années 50 lorsque propriétaires et métayers trouvent un accord permettant pour les uns de financer son achat, pour les autres d'en assurer l'entretien (L'arrivée du tracteur chez Emile).

Les documents fournis ici sont issus d'une même exploitation agricole du Lauragais et montrent la coexistence longue du tracteur et des boeufs : le tracteur présenté est un McCormick-Deering datant des années 30 environ et la photo représentant le travail avec les boeufs date, elle,  de 1957.

Les boeufs sont restés longtemps dans les exploitations agricoles car ils permettaient de passer avec des outils dans des endroits plus étroits (par exemple entre les rangées de vigne) et on ne s'aventurait pas encore avec le tracteur sur les "penchants" pour ne pas prendre trop de risques. Cette coexistence dure souvent jusque dans la première partie des années 60.

Je remercie Laure P. pour les clichés confiés.

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Publié le 18 Août 2019

Mardi 18 août 1959 - Biner la vigne, payer ses factures

Beau chaud - Fini d'emballer le fourrage 60 balles et il l'a retiré. Fini de couper le fourrage derrière la maison et biné la vigne. j'ai payé F de battre l'orge 1ha 20 : 9000 F

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Publié le 17 Août 2019

Lundi 17 août 1959 - le fourrage de grain

Beau - Le matin coupé du fourrage derrière la maison et le fourrage de grain. Emballé du fourrage pour Pech 36 balles

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Publié le 17 Août 2019

Rédigé par Emile

Publié dans #Presse, Médias, Interventions

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Publié le 16 Août 2019

Dimanche 16 août 1959 - Une fête au village

Beau - Nous sommes allés à la fête à Montmaur

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Rédigé par Emile

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Publié le 16 Août 2019

La faux à main qui servait à l'extrémité de la presse (Photo Aimé B.)

La faux à main qui servait à l'extrémité de la presse (Photo Aimé B.)

Le témoignage de Paulette D. a bien décrit la scène du battage (Souvenirs des battages). Je me souviens aussi de ces journées.

Le matériel classique du battage était constitué d’un tracteur, d’un batteur, d’une presse et d’un caifat (caisse à outils).

La presse était un engin tout en longueur qui récupérait la paille qui tombait du batteur.

Elle était poussée verticalement  à l'intérieur par un engin qu’on appelait le cap d’ase (tête d’âne si on traduit littéralement) et tout de suite tassée par le piston qui la poussait horizontalement.

Il y avait la un mécanisme complexe, mais efficace. Utiliser cette presse pouvait mobiliser jusqu’à 5 personnes. Cette partie du travail n'était pas forcément pénible physiquement mais rendue difficile à cause de la poussière, on n'avait aucun répit. Il arrivait parfois que les enfants de la ferme soient employés à cette tâche. C'était mon cas lorsque j'avais 11 ou 12 ans et j'étais contrarié si quelqu'un occupait déjà ce poste. J'étais fier de pouvoir être utile et prendre part au travail.
L' homme qui s’occupait du matériel de battage était appelé le mécanicien. C'est lui qui envoyait sans hésitation dans la paille tassée l’aiguille, qui traversait de l'autre côté de la cage. L’aiguille était équipée d’une gorge de chaque côté qui permettait de passer le fil de fer.

Il y avait un préposé qui enfilait un fil de fer, adapté pour ce travail, et de l’autre côté, un autre repassait le fil dans la dernière aiguille engagée. Enfin un dernier, liait les deux extrémités des deux fils de fer nécessaires pour faire une balle rectangulaire.

A l’autre bout de la presse, munie d'une faux à main, une dernière personne séparait les balles.

Pendant la Guerre 39-45, il n'y avait plus du fil de fer. On achetait des rouleaux de câble au marché noir. Il fallait défaire ces câbles, les séparer pour récupérer des fils individuels : on obtenait des fil vrillés. Il fallait les tendre avec un appareil que nous avait fabriqué le forgeron.

A cette période de notre Histoire de France, le matériel de battage était parfois actionné par une Locomobile, chauffée au bois.

Tout ce matériel était déplacé d'une ferme à l'autre avec des boeufs en l'absence de tracteur. Parfois il y avait aussi des branchements électriques établis directement au pylône le plus proche avec des crochets fixés au bout de longs bambous, et branchés à un gros moteur électrique posé sur un chariot.

En ce qui concerne les prestations (Les prestations ou la taxe vicinale), je me souviens, alors que je devais avoir 6 ans, que mon père y a participé avec les voisins. Ce devait être juste avant 1940. Ils ont réalisé l’empierrement du chemin qui va d’Auriac-sur-Vendinelle au Falga. Je me souviens de l’énorme cylindre et du marteau aux côtés arrondis pour casser les cailloux.

Témoignage d’Aimé B.

Je remercie Aimé d'avoir répondu à l'appel lu dans la Voix du Midi de cette semaine ainsi que pour toutes les précisions et détails qu'il a bien voulu m'apporter ainsi que les photos envoyées.

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Appareil  étirer le fil de fer (photo Aimé B.)

Appareil étirer le fil de fer (photo Aimé B.)

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Rédigé par Syndicat

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