Publié le 8 Mars 2021

Jeudi 8 mars 1951 - Les neiges de mars

Pluie dans la nuit et neige tout le jour

Avons fait de la farine avec le moulin à vent et égrené des charbons blancs

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Publié le 7 Mars 2021

Mercredi 7 mars 1951 -  Dindes et poules couveuses

Gelée vent marin un peu froid

Le matin avons clôturé un coin dans l'étable pour y mettre les dindes et poules couveuses. Le soir avons commencé à attacher la vigne vieille. Les femmes ont lavé la lessive. Camille Puget est venu souper.

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Publié le 6 Mars 2021

photo Bruno Alasset

photo Bruno Alasset

Mars et ses fantaisies météorologiques s'installent. Les verts tendres explosent, les fleurs fragiles tentent une sortie. L'occasion de retrouver les dictons occitans de ce mois printanier...

 

Troneire del mes de març emplena barricas et barricots

Tonnerre du mois de mars remplit barriques et tonnelets 

 

Març marçeja si que non tot l'an goteja

Mars est pluvieux sinon toute l'année goutte.

 

Son flors del mes de març

Ce sont des fleurs du mois de mars (des espoirs fragiles)

 

Març marçal, un jorn de bon e l'autre mal

Quand mars est mars, un jour est bon et l'autre mauvais

 

Març ventós, abril plejós fan le bordier urós.

Mars venteux, avril pluvieux font le fermier heureux.

 

Si vous connaissez d'autres dictons, expressions ou proverbes sur ce mois, n'hésitez pas à me les adresser. Nous complèterons la petite collection de ce post ensemble au fur et à mesure. Vous pouvez m'écrire à lauragais@lescarnetsdemile.fr 

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

Pour retrouver facilement ces posts et les voir dans leur ensemble vous pourrez cliquer sur la nouvelle catégorie du blog : Lauragais agricole d'autrefois ou sur l'onglet en haut de page. Ils seront également écrits en bleu pour les distinguer des posts du quotidien de la vie d'Emile

 

 

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Publié le 6 Mars 2021

Mardi 6 mars 1951 - 1400 plants de vigne

Gelée beau temps

Avons fini de tailler les vignes. Emile Pagès de la Chartreuse est venu chercher 1400 plants de vigne. Yves est allé tuer le cochon à Borde Neuve du Tivoli. Les femmes ont fait la lessive

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Publié le 5 Mars 2021

Lundi 5 mars 1951 - fonte de la neige

Vent marin léger fonte de la neige

J'ai taillé la vigne jeune. Camille et Paulette sont aux Betousses pour finir de faire la saucisse.

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Publié le 4 Mars 2021

Dimanche 4 mars 1951 - de la neige sur le Lauragais

Vent marin et neige jusqu'à midi fonte le soir avec pluie

Le matin j'ai tondu les queues aux boeufs. le soir je suis allé me faire tailler les cheveux aux Bourrel chez Eugène et suis arrivé à la Garrigue pour voir le petit de René Dagada. Camille et Paulette sont allés tuer le cochon aux Berdoussez chez sa tante Mimi.

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Publié le 3 Mars 2021

Photo coll.JC Rouzaud

Photo coll.JC Rouzaud

Juillet 1952 - Une journée d’été caniculaire, le fracas mécanique de la batteuse, la poussière qui colle aux corps en sueur, les gerbes qui se délient, les sacs lourds de grain, les balles de paille qui s’empilent… Le jour des battages, las batesons, n’est pas un jour comme les autres.. On s’affaire dans la cour de la métairie sous un soleil de plomb…

 

A découvrir dans le nouvel épisode de Ceux de la Borde Perdue

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Publié le 3 Mars 2021

Samedi 3 mars 1951 - la luzerne, le sainfoin et le ventilateur

Pluie tout le jour pendant une heure à la nuit et vent marin

Le matin avons passé au ventilateur quatre sacs de luzerne et 135 kg de sainfoin le soir avons égrené les charbons blancs

Yves ets allé aider à tuer le cochon à son frère Henri en Gaumès

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Publié le 2 Mars 2021

Vendredi 2 mars 1951 - vendre les lapins

Gelée vent d'ouest froid beau temps

Le matin j'ai remonté le vélo de Fine que j'ai peint. Le soir avons continué à tailler la jeune vigne. Fine Camille et Paulette sont allés à Villefranche vendre 10 lapins à 500 f pièce.

Etienne Mandou est venu avec le camion chercher 20 sacs de 50 kg vendus à 21 francs.

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Publié le 1 Mars 2021

Jeudi 1er mars 1951 - gelée

Gelée vent d'ouest très froid

Avons continué à tailler la jeune vigne. Anna Puget est venue nous voir l'après-midi.

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Publié le 28 Février 2021

Mercredi 28 février 1951  - réparer les vélos

Vent d'ouest froid

Le matin avons continué à peindre et réparer les vélos. Le soir avons fini de tailler la vigne vieille et relevée les buissons de la haie de la vigne. Commencé à tailler la vigne jeune

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Publié le 28 Février 2021

Retrouvez les Carnets d'Emile et la Borde Perdue sur les réseaux sociaux ou proposez vos témoignages

Depuis bientôt 5 années, les Carnets d'Emile recueillent la mémoire de l'agriculture et de la vie paysanne d'antan dans le Lauragais, au coeur de l'Occitanie et vous proposent au quotidien d'authentiques carnets d'un métayer dans le Lauragais des années 50.

Si vous avez des témoignages, des documents photographiques, des anecdotes, des recettes traditionnelles, des dictons sur la vie rurale dans les fermes et métairies lauragaises des année 30, 40 ou 50, n'hésitez pas à me les faire parvenir à  ou à me contacter pour publication sur ce blog : lauragais@lescarnetsdemile.fr ou 06 25 54 93 45

Vous pouvez aussi retrouver les Carnets d'Emile sur Twitter : @carnetsemile ou sur Instagram: lescarnetsdemile

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Ceux de la Borde Perdue est un web roman feuilleton sous forme de saga qui raconte la vie d'une famille de métayers dans les années 50. Chaque mercredi depuis juillet 2020, vous pouvez retrouver un nouvel épisode sur www.bordeperdue.fr.

Sur Twitter : @Borde_Perdue

Enfin sur Facebook, retrouvez les pages consacrées à ces deux sites sur mon compte (Sébastien Saffon)

@ bientôt !

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Publié le 27 Février 2021

archives personnelles

archives personnelles

Un mariage à la campagne... l'événement dans une métairie demandait beaucoup de préparatifs. Du menu au hangar de réception, rien n'était laissé au hasard (pas même l'étable). Ce sont les souvenirs savoureux des préparatifs que nous narre aujourd'hui Aimé Boyer.

Élaborer le menu

"La première étape était de trouver une cuisinière qui, le jour du mariage, ferait la cuisine et se mettre d’accord dur ses émoluments. Il fallait ensuite fixer le menu, en accord avec les deux familles, acheter toutes les fournitures pour accompagner les produits de la maison.

On prévoyait ainsi les poules pour le bouillon, les ingrédients pour la farce. On envisageait aussi de un veau ou un agneau, quelques jours avant mais pas trop tôt car il n’y avait pas de chambre froide, ni frigidaire. On réservait les poulets, les pintades et on commandait le poisson : sandre ou brochet. On mettait de côté les œufs pour la mayonnaise et la crème.

Je garde un souvenir ému des hors d’œuvre : les œufs mimosa ou aux anchois. Pardon si j’en oublie...

Dans les bordes, il y avait souvent un four à pain, bien sûr. Le grand-père prenait parfois en charge la fabrication du pain pour cette noce et surtout la madeleine qui allait servir à la fin du repas à éponger la crème.

Préparer les fagots pour porter le four à température, le pétrin, mélanger le blé - le porter au préalable - chez le meunier ! Tout ce qu’il fallait pour réussir cette tâche : du savoir-faire….

Préparer la borde

Quelques jours avant on avait formé des équipes avec des amis, des voisins, en répartissant les rôles pour tout préparer autour de la maison. D’abord le vacher et la basse-cour. Il fallait également que l’écurie soit bien propre. En effet, avant de se mettre à table, les anciens allaient souvent faire un tour dans l’étable. C’est là qu’on estimait la capacité de traction de la borde.

Pour réunir ces grandes tablées, on choisissait parfois le hangar si le grenier était trop petit pas facile d’accès. Pas de souci, on savait faire ! Les repas des battages, des vendanges, pour tuer les cochons, lors des deuils lorsque les gens venaient de loin et bien d’autres…

Quelques jours avant, on avait fait le tour chez les voisins, avec la charrette, pour aller chercher des tables, des tréteaux, des chaises, des nappes, quelques bassines, casseroles, couverts, etc…

La veille du grand jour

Tout le personnel de service était de bonne heure sur le pont : battage, plumage parage… Chacun avait sa charge sous la houlette de la cuisinière. Cela se faisait dans une ambiance joyeuse de discussions et de rires.

Les jeunes gens prenaient part avec les anciens à la mise en place : par exemple pour poser des draps tout autour avec des courdils pour cacher le petit tas de foin ou un vieux mur etc…  Au préalable, tout le matériel avait été sorti du hangar.

Venait le moment de poser les tables, caler les bancs, installer les nappes, décorer avec des guirlandes selon l’imagination de chacun quelques fois on recommençait… Pour l’événement, les jeunes filles fabriquaient des roses en papier, des guirlandes, que les garçons venaient chercher pour les poser.

Dans la cuisine, la veille du grand jour, il y avait l’équipe qui plumait et une autre préparant le repas du jour pour nourrir tous les participants à midi. Si on avait prévu l’abattage de gros agneaux ou veaux, une équipe était à la découpe, au parage.

A midi/13 heures, on mangeait la soupe, la cochonnaille, une sauce préparée avec des abats et morceaux récupérés le matin même de bonne heure. Rien ne se perdait. Quelques fruits pour le dessert. On entamait parfois la barrique prévue pour le lendemain. S’il y avait du café, il y avait aussi le pouce. On commençait à célébrer les futurs époux qui participaient à ces préparatifs entrecoupés par la venue du coiffeur ou l’essayage des tenues.

On était impatients. Le lendemain serait un jour de fête."

Je remercie Aimé Boyer pour ce témoignage tellement précieux.

 

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Publié le 27 Février 2021

Mardi 27 février 1951 - le vélo de Joséphine

Pluie tout le jour

Avons démonté et peint le vélo de Joséphine. J'ai réparé le paravent du concasseur

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Publié le 26 Février 2021

Lundi 26 février 1951 - 50 sacs d'avoine vendus

Vent d'ouest et pluie presque tout le jour

Suis allé à Castelnaudary pour vendre 50 sacs d'avoine. Je l'ai vendu à Mandou Etienne à 21 francs le kg. Mesal de Caraman est venu chercher 50 sacs de maïs pour le patron et 10 pour nous les sacs de 75 kg. Il nous a payé les 10 à 43 f le kg. Donné 32250 f.

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Publié le 25 Février 2021

Dimanche 25 février 1951 - une grande corbeille

Pluie dans la nuit et la matinée vent d'ouest froid

J'ai fini un panier et j'ai fait une grande corbeille

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Publié le 24 Février 2021

Lauragais d'antan : d'une borde à l'autre
Juillet 1952 - Les battages s'annoncent. La cour de la métairie ne tardera plus à être le théâtre du grand fracas mécanique qui séparera grain et paille. Les préparatifs vont bon train... Les destins eux-aussi sont mouvementées : des changements radicaux se profilent à moins que le destin ne s'en mêle une fois encore...
Un nouvel épisode de Ceux de la Borde Perdue

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Publié le 24 Février 2021

Samedi 24 février 1951 - un visiteur à la veillée

Un peu de pluie dans la nuit et le soir à quatre heures

Le matin avons ventilé et empoché 10 sacs de maïs le soir avons continué à tailler la vigne. Quand il a plu j'ai commencé un panier. Françoise Bressolles de St Jean est venu àa la veillée.

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Publié le 23 Février 2021

Vendredi 23 février 1951 - vendre les sacs à Caraman

Beau temps. Suis allé à Villefranche. J'ai vendu 10 sacs de maïs à 43 f le kg à Mesal de Caraman. Le soir avons continué à tailler la vigne vieille.

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Publié le 22 Février 2021

Jeudi 22 février 1951 - ventiler le maïs

Vent d'ouest assez fort pluie dans la nuit

Gaston Lanegrasse est venu pour ventiler le maïs 55 sacs vendus à Vaissal de Caraman 40 le kg. Marie ma soeur est venue, elle a couché ici. Yves est allé aider à tuer le cochon à la Courège chez Jaseraud.

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Publié le 21 Février 2021

Mercredi 21 février 1951 - le cochon à St Jean

Rafales de vent d'ouest avec pluie

Je suis allé avec Fine aider à tuer le cochon 220 kg  à St Jean

Camille a continué à tailler la vigne vieille.

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Publié le 20 Février 2021

photo coll.Nardèse

photo coll.Nardèse

 A la métairie, les occasions de jeux pour les enfants étaient multiples. Les plus grands, en âge d'aider, se voyaient confier des tâches dans les champs ou pour le soin des animaux ou encore des tâches domestiques. Lorsque la famille était nombreuse, les aînés veillaient souvent sur les cadets surtout lorsque les gros travaux accaparaient les parents à certaines périodes de l'année. Berthe se souvient de son enfance dans les années 50 à la métairie :

"En ce qui concerne les jeux des enfants de tous les jours, ce n'était pas très compliqué les aînés veillaient sur les plus petits, on jouait beaucoup avec les animaux domestiques, les chiens en particulier, à la corde à sauter, à la marelle, au ballon, on faisait du vélo. Les filles jouaient avec une dinette souvent agrémentée de bouts de vaisselle cassée, d'une vieille casserole, de vieux couverts, avec de l'herbe, des graines, de la terre qui étaient les denrées alimentaires !

A l'intérieur on jouait beaucoup aux petits chevaux, au jeu de l'oie, aux dames ou aux cartes surtout avec les grands frères et le papa. On avait de petits trésors que l'on trouvait dans la fameuse lessive "Bonux".

On lisait aussi les premiers livres de la bibliothèque rose, les livres de classe ou l'on découvrait la géographie, les sciences naturelles. Les grandes soeurs apprenaient à la plus petite à broder ou à tricoter et même à faire de la pâtisserie. C'était un quotidien simple, sans beaucoup de moyens... mais qu'est ce qu'on était heureux en famille le soir au coin du feu avec une poêlée de châtaignes grillées !"

 

Merci à Berthe - et à sa famille - pour ses souvenirs et les photos, formidables témoignages de la vie à la borde autrefois.

Ce post fait partie de la série sur le Lauragais agricole d'autrefois. Vos contributions seront les bienvenues comme rappelé dans ce post-ci : Ecrivons ensemble le Lauragais agricole d'autrefois (cliquer dessus)

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Lauragais d'antan (117) : jeux d'enfants à la borde
Lauragais d'antan (117) : jeux d'enfants à la borde
Photos coll. Nardèse

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Publié le 20 Février 2021

Mardi 20 février 1951 - une foire à Montmaur

Vent marin

Avons continué à tailler la vigne vieille. Camille et Paulette sont allés à la Foire de Montmaur. Fine aussi

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Publié le 19 Février 2021

Lundi 19 février 1951 - faire un panier

Pluie le matin. J'ai fait un panier. Le soir avons continué à tailler la vigne vieille.

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Publié le 18 Février 2021

Dimanche 18 février 1951 - du monde à dîner

Pluie légère presque tout le jour

Philippe Sacaze de Naudet son gendre sa fille et Alain et Martine ses petits sont venus.

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